Bulletin des vrais chrétiens orthodoxes

sous la juridiction de S.B. Mgr. André

archevêque d'Athènes et primat de toute la Grèce

NUMÉRO 80

MARS 1998

Hiéromoine Cassien

Foyer orthodoxe

66500 Clara (France)

Tel : 00 33 (0) 4 68 96 1372

 SOMMAIRE
NOUVELLES

PAQUES DANS UNE ÉGLISE RUSSE

EN FACE DE GOLIATH

LE PELERINAGE D'ÉPHESE N'EST PAS MARIAL MAIS APOSTOLIQUE

SAINT SUAIRE DE TURIN

EXPLICATION

UN AUTRE SOURIRE DE SAINT NECTAIRE

QUESTIONS ET RÉPONSES

LETTRE

L'ETAT DE BONHEUR RELATIF

Ne dis pas : "Il m'est impossible d'influencer les autres" car si tu es chrétien, il est impossible que cela ne se produise pas. Il est plus facile pour la lumière de devenir ténèbre que pour un vrai chrétien de ne pas rayonner.

saint Jean Chrysostome

NOUVELLES

Je me retrouve un peu comme un écolier qui mâche son crayon ne sachant comment faire son devoir. C'est toujours vers la fin quand il s'agit de boucler le bulletin que c'est le plus difficile surtout cette fois-ci où il n'y a pas grand-chose comme nouvelle. On n'a même pas eu d'hiver.

C'est encore un peu tôt pour le bulletin de Pâques mais puisqu'il me reste un peu de temps libre (demain je ne sais pas si je pourrai dire la même chose), je termine et envoie ce numéro.

Entre-temps un autre bulletin a vu le jour, mais cette fois-ci uniquement sur internet : "Maran Atha", une revue pour les jeunes, puisque j'anime maintenant, en plus de notre site "VCO", un site pour la jeunesse chrétienne.

Il ne me reste qu'à vous souhaiter un bon Carême afin de vous rendre digne de la Résurrection de notre Sauveur Jésus Christ et avec Lui de toute la création.

votre hm. Cassien

PAQUES DANS UNE ÉGLISE RUSSE

Heinrich Strumpf

(lettre du front, de l'Est)

Pâques 1942

Chère épouse,

Je ne trahis certainement pas un secret militaire, en t'écrivant que notre troupe se trouve quelque part dans la Russie immense. Mais je veux te raconter un véritable mystère qui m'est arrivé à ces Pâques.

Tu as certes lu que la plupart des russes considèrent les allemands comme libérateurs du joug bolchevique. Mais à nous, les allemands, il est interdit de lier amitié avec les russes. Aucun contact n'est souhaité. Ainsi, la population affamée et apeurée se tient à l'écart de nous. Le peuple russe continue dans son deuil, sa pauvreté et son abandon.

A cette époque, le vent glacial du nord traverse l'infinité du pays et les perce-neiges ne sonnent que timidement le début du printemps. Quand le soleil fendra-t-il la couche de glace qui couvre le pays et les coeurs refroidis ?

Hier, j'étais inquiet et il me fallait aller dehors loin du quartier obscur afin de voir le ciel au-dessus de moi. J'avais le mal du pays et mes yeux cherchaient l'étoile du soir, car je savais que toi aussi tu regardais vers notre étoile et je sentais qu'en haut, notre amour se rejoignait, en haut près de Dieu.

Un bruit m'effraya soudain. Depuis le clocher, j'entendis un murmure et des chants. Des cierges brillaient. La lumière se promenait entre les hommes, femmes et enfants. Le portail de l'église était ouverte. Un gémissement traversait la foule. Des yeux langoureux se tournaient vers le sanctuaire et tout le monde s'avançait vers le portail. Un choeur d'hommes en allégresse accueillait la procession. Je me mêlais à eux. Il nous est interdit, aux allemands, d'assister à une liturgie russe, mais une force irrésistible m'attirait dans cette église inconnue.

La densité de la foule faisait peur. Mais l'église enluminée et la piété des gens me faisait tout oublier. A côté de moi, fortement inclinées, il y avait des femmes qui se signaient sans cesse. Des hommes négligés portaient leurs cierges dans des mains tremblantes et des larmes ruisselaient sur leurs barbes hirsutes. Des enfants se tenaient devant l'iconostase qui sépare le sanctuaire d'avec le nef. Leurs yeux brillants se tournaient d'une icône à l'autre et la brillance d'or sur les icônes se reflétait dans ces jeunes visages.

De nouveau se faisaient entendre les douces voix de la chorale composée d'hommes. Je comprenais les paroles chantées. C'étaient les mêmes paroles que tous les chrétiens du monde entier connaissent et qui nous touchent tous : l'évangile de la nouvelle de Pâques.

Une émotion presque tangible nous pris. Soudain, s'ouvrit la porte centrale de l'iconostase. Des hommes habillés en habits solennels en sortirent. Ils portaient des icônes et des chandeliers et quelqu'un tenait, comme un trésor, l'évangéliaire doré dans ses mains. Le prêtre portait un riche vêtement en brocart. La procession traversait l'église et le portail se ferma derrière elle.

Dehors, devant l'église, tonnait la parole salvatrice de la bouche du prêtre : Christ est ressuscité !

A l'intérieur criait, chantait, exaltait le peuple comme réponse : Il est vraiment ressuscité !

Pendant que la procession retournait dans l'église, le peuple chantait plein de ferveur, de douceur et d'amour le chant de pâques comme le pouvait jaillir seulement du coeur du peuple russe. Tout le monde tenait ses bougies vers ceux qui entraient sans faire attention à la cire qui coulait. Tout à coup, le prêtre vint vers moi, moi le soldat étranger, me regarda calmement dans les yeux, m'embrassa et me donna le baiser fraternel, disant : "Christ est ressuscité !" Troublé, je répondis en allemand : "Ja, ja, Christ ist erstanden !" et comme rien d'autre me venait à l'esprit j'ajoutais : "Alléluia" . Le prêtre alla de l'un à l'autre et embrassa tout le monde. Le russe à ma gauche, le russe à ma droite surmontèrent d'abord leur timidité et dans un humble geste inexprimable m'embrassèrent. Ensuite, tous les autres hommes vinrent vers moi. Tous me serrèrent contre leur coeur car tous étaient mes frères.

Une petite mère me mit un oeuf dans la main et vers la fin, mes poches furent pleines d'oeufs. Les pauvres donnaient à l'étranger - à l'ennemi. Non, nous ne sommes pas ennemis, nous sommes frères en Christ ressuscité.

C'est ainsi que j'ai vu l'âme du peuple russe. Elle est pleine de mystères. Mais un peuple qui aime autant et si humblement Dieu sera libéré un jour de ses chaînes et deviendra de nouveau messager du message joyeux de Pâques. C'est cette espérance que je voudrais partager avec toi.

Ton Henry

Nous devons savoir qu'un acte divin, s'il était compris par la raison n'aurait plus rien d'étonnant. La foi n'aurait aucun mérite si la raison humaine le montrait explicable.

saint Grégoire le Grand (Homélie 26)

EN FACE DE GOLIATH

Ceux qui, dans leur jeunesse, ont appris le cathéchisme à l'école se rappellent, certes, l'histoire de David et de Goliath, comment le jeune David tua avec sa fronde le géant Goliath, mettant sa confiance en son Dieu et non dans l'épée, la lance et le javelot.

C'est bien pour nous donner un exemple que l'Histoire sacrée nous a conservé cette épisode. Pourquoi ce qui est arrivé à David ne peut arriver à nous aussi ? Le Dieu de David est notre Dieu aussi et Il sait nous secourir dans notre lutte contre le diable, le monde et la chair.

Goliath et les Philistins sont une image du monde actuel lequel nous devons affronter sans cesse. N'ayons ni peur ni honte devant les moqueries que nous subissons pour le Nom du Christ. Que les faibles moyens dont nous disposons ne nous fassent pas douter non plus, car c'est dans notre faiblesse que la Force de Dieu se manifeste, comme dit L'Apôtre. Si nous ne luttons pas pour le Christ et son Église, qui le fera ? Ce ne sont pas nos moyens - faibles du point de vue humain - qui doivent nous retenir, et encore moins l'apparente force du monde. Notre foi en Dieu est plus forte que le monde et cette foi saura lutter avec nos faibles moyens tel David avec sa fronde. Si le monde a bien plus de moyens que nous, il n'a pas notre force. Toute sa force n'est qu'apparence. Ce qui compte n'est pas la force et les moyens mais le contenu. Que valent les moyens les plus modernes et sophistiqués de communication si on n'a rien de sensé à dire ? Mieux vaut s'exprimer simplement et sans ambages, et c'est la vérité qui donnera le prix.

En même temps, il ne faut pas rester inactif, car si le monde progresse, c'est premièrement à cause de nous les chrétiens qui ne faisons pas notre devoir et qui désertons le monde.

Quand je dis monde, c'est un terme collectif qui veut dire plusieurs choses à la fois. Dans la Bible, ce mot "monde" apparaît plus souvent. "Vous êtes dans le monde mais vous n'êtes pas de ce monde." "Si le monde vous hait." "Il en sera de même à la fin du monde." "Et le monde ne L'a point connu." "L'Esprit de vérité, que le monde ne peut recevoir."

Le monde c'est tout ce qui est athée, opposé à Dieu et, dans une moindre mesure même, les croyances teintées d'humanisme, de rationalisme et tant d'autres -ismes (tous des produits humains) qui ignorent la Transcendance de Dieu, le mystère de la croix, la vie mystique de l'Église.

hm. Cassien

Que le jeûne soit accompli avec mesure. Et qu'il soit observé pour la discipline de l'âme et du corps, comme nous l'avons reçu de la tradition. Que celui qui n'est pas capable de jeûner ne se permette pas d'innovation, mais qu'il reconnaisse que c'est par sa faiblesse personnelle qu'il adoucit le jeûne et qu'il honore par l'aumône ce qu'il ne peut accomplir par le jeûne. Dieu n'a nul besoin des gémissements de celui qui s'est ainsi acquis les larmes des pauvres qui plaident pour lui.

saint Pierre Chrysologue

LE PELERINAGE D'ÉPHESE N'EST PAS MARIAL MAIS APOSTOLIQUE

Irène Economidès

Éphèse, cette ancienne ville grecque de l'Ionie (Asie-Mineure), située juste en face de l'île grecque de Samos, devient un grand centre de pèlerinage dès l'antiquité chrétienne, car elle fut évangélisée par les deux grands apôtres : saint Paul et saint Jean l'évangeliste. La tombe de ce dernier, se trouve au sommet de la colline d'Éphèse, qui domine la ville antique, au milieu de la grande basilique construite sur l'ordre de l'empereur de Byzance Justinien 1e au VIe siècle. cette basilique si importante consacrée à saint Jean l'évangeliste était un grand pèlerinage de toute la chrétienté jusqu'au XVe siècle quand elle fut détruite par Tamerlain. (Ses ruines ont été restaurées par le byzantiniste grec Georges Sotiriou en 1880-1965).

Ni la tradition apostolique, ni les sept conciles oecuméniques (d'autant plus le IIIe concile oecuménique d'Éphèse en 431 a.J.C.), ni les saints pères de l'Église ne mentionnent l'existence d'un centre de pèlerinage marial à Éphèse.

L'idée qu'à Éphèse existe la maison et la tombe de la Mère de Dieu est une légende du catholicisme romain, qui a commencé au XIXe siècle. Cependant il y a des preuves inébranlables pour ceux qui veulent connaître la vérité.

La sainte Vierge n' a été jamais à Éphèse et elle ne fut pas enterrée là. Selon le Grand Synaxaire saint Jean l'évangeliste commença son oeuvre apostolique en Asie-Mineure après la fin de la vie de la sainte Vierge sur terre. Car comme nous avons du Nouveau Testament le Seigneur de gloire l'avait indiqué, au moment de la crucifixion, comme protecteur de sa mère. C'est pourquoi saint Jean la conduisait chez lui à Gethsémani, où il habitait (Jn 19,27). Il ne pouvait pas, étant son protecteur, l'avoir avec lui pendant des voyages apostoliques, puisque les voyages à l'époques étaient dangereux. La Dormition de la sainte Vierge eut lieu à Gethsémani (Jérusalem) en 57 a. J.C. et l'arrivée de saint Jean à Éphèse en 69 de notre ère.

Donc la maison et la tombe de la sainte Vierge étaient à Géthémani. Il s'agit de la tombe où elle fut ensevelie par les saints apôtres et d'où elle fut montée aux cieux le troisième jour. C'est un lieu de pèlerinage très important pour les orthodoxes. cette tombe de la sainte Vierge que nous visitons dans le jardin de Gethsémani était sa tombe de famille, dans une immense grotte où étaient enterrés aussi ses parents et saint Joseph.

L'hymnographe byzantine du "15 août" nous transmet d'une façon poétique une phrase de la sainte Vierge : "Enterrez mon corps dans le village de GethémaniÉ" Saint Jean Damascène qui a écrit tant de textes se rapportant à la sainte Vierge, ne nous dit rien d'une maison ou d'une tombe de la sainte Vierge à Éphèse. Ni le patriarche de Jérusalem Juvénal, qui avait pris part au Ve concile oecuménique de Chalcédoine (en 481), à qui se réfère saint Jean Damascène.

D'autres sources qui prouvent que l'idée des catholiques romains à propos de la présence de la sainte Vierge à Éphèse est fausse, sont les suivantes :

1) "L'Itinéraire d'Etherie". Elle écrit dans son livre de pèlerin : "J'irai prier au tombeau de saint Jean à Éphèse," sans mentionner du tout une maison ou une tombe de la saint Vierge à Éphèse;

2) Le compte de Roquiny du Fauel dans son livre : "Trois mois en Orient" (Paris 1871) mentionne la maison et la tombe de la sainte Vierge à Gethémani et ajoute : "l'autre idée d'Éphèse manque de preuves et n'a pas de base."

3) Les auteurs Cabrol et Leclerq, dans leur "Dictionnaire d'Archéologie chrétienne" (p. 135) à la référence sur saint jean, écrivent : "Le IIIe concile oecuménique d'Éphèse ne mentionne aucunement la tombe de la sainte Vierge à Éphèse. Et cela semble bizarre, si la tombe était vraiment là."

4) Beaucoup de documents de Sultans (époque de l'occupation turque en Terre Sainte) mentionnent la tombe de la sainte Vierge à Jérusalem, comme le document du sultan Sélim le Téméraire (1517), qui avait conquis Jérusalem. Il mentionne : "La tombe en dehors de la ville de la "dame Marie".

Il y a aussi des références d'autres catholiques romains de notre temps :

1) "La tombe de la sainte Vierge à Jérusalem" par P. Barnabé d'Alsace O.F.M. missionnaire Franciscain, 1903.

2) "Ni Éphèse, ni sainte Vierge Kapoulou, mais Jérusalem", par Jean Marta, missionnaire apostolique, ed. Jérusalem (1910).

3) Dans l'album sur les fouilles en Terre Sainte, à propos de l'inauguration de la basilique de l'Agonie à Gethémani, il y a le renseignement suivant : "Les Croisés pendant la procession, qui a précédé la dernière attaque, se sont arrêtés devant la tombe de la sainte Vierge." (p. 17) A la page 18, on ajoute : "Ils ont restauré la tombe de la sainte Vierge." (Cette restauration est la façade au style gothique de la tombe de la sainte Vierge marie comme nous la voyons aujourd'hui à Géthsémani.


Note :

Les turcs, à l'occasion des préparatives pour les célébrations du jubilée de deux milles ans de la Naissance du Christ, se préparent à gagner beaucoup d'argent en présentant au monde chrétien ce faux pèlerinage de la sainte Vierge à Éphèse. Donc il faut renseigner à temps le monde de cette fausseté.

SAINT SUAIRE DE TURIN

Il a été décidé que la conservation du Linceul se fera dorénavant dans une caisse d'acier et de verre, où il sera étendu sur toute sa longueur dans une atmosphère de gaz neutre avec un contrôle par ordinateur de l'hygrométrie et de la température et de toutes les conditions dans lesquelles il sera maintenu. L'ensemble représentant une somme de 3 500 000 F offerts par une entreprise italienne. Ainsi le saint Suaire ne sera plus ni déroulé, ni déplié, ni remué, ni abîmé.
Daniel Raffard de Brienne (Lecture et Tradition n° 250)

EXPLICATION
du chapitre treize de l'Apocalypse de saint Jean
par Monsieur Pantazis de Larissa, instituteur

(suite)

7. Et il lui fut donné de faire la guerre aux saints et de les vaincre. Et il lui fut donné autorité sur toute tribu, tout peuple, toute langue et toute nation.

Explication

Et non seulement contre le saint peuple des chrétiens il a été donné à ce roi des Turcs de combattre et de vaincre, mais dans toute tribu, toute langue et toute nation il lui est donné pouvoir contre ceux qui sont proches de Dieu.

Texte

8. Et tous les habitants de la terre l'adoreront, ceux dont le nom n'a pas été écrit dès la fondation du monde dans le livre de vie de l'Agneau qui a été immolé.

Explication

Non pas tous ces chrétiens-ci et d'autres hommes d'autres peuples qui habitent sur cette terre, mais seulement ceux dont les noms ne sont pas écrits dans le divin livre des vivants; ceux qui ont apostasié et ont rendu un culte à la religion mahométane, et aussi bien ceux qui l'ont fait de leur plein gré, mûs par eux-mêmes, que ceux qui, de force et sous menace, sont devenus turcs, afin que de cette façon se manifeste qui étaient les chrétiens fermes en leur foi et patients dans les épreuves, menaces et supplices ottomans. C'est pourquoi le saint dit plus loin : "C'est ici la persévérance et la foi des saints." Et certes, ils furent saints et ils le sont, tous les chrétiens qui, supportant les assauts des féroces Agarènes avec patience et action de grâces à Dieu, sont restés et restent fermes dans leur foi.

Texte

9. Si quelqu'un a des oreilles, qu'il entende ! 10. Si quelqu'un mène en captivité, il ira en captivité; si quelqu'un tue par l'épée, il faut qu'il soit tué par l'épée. C'est ici la persévérance et la foi des saints.

Explication

Ici le saint prédit la vengeance que Dieu exercera sur les Agarènes sanguinaires, c'est-à-dire leur massacre, la captivité et la ruine totale qu'ils subiront de la part de la nation blonde, surtout lorsque la Ville Impériale sera prise par eux et ainsi ils seront châtiés à cause de la captivité, l'effusion de sang et l'anéantissement qu'ils avaient occasionnés chez les chrétiens dont la patience et la foi s'étaient ainsi manifestées lors de la captivité et l'effusion de sang. Le saint prédit cette vengeance encore plus clairement au chapitre dix-huit ainsi : "Payez-les comme ils vous ont payé" etc. et par le fait que les phrases de l'Apocalypse sont obscures et énigmatiques, il incite le lecteur à être attentif et à s'efforcer de comprendre, en disant ceci : Si quelqu'un a des oreilles, qu'il entende !

Texte

11. Puis je vis monter de la terre une autre Bête, qui avaient deux cornes semblables à celles d'un agneau, et qui parlait comme un dragon.

Explication

De même que le midi s'appelle la mer, ainsi l'occident se dit aussi la terre du couchant, d'où est sortie et monté la Bête à deux cornes dont nombreux exégètes de l'Apocalypse disent qu'elle est l'Antichrist à venir, en qui les Hébreux, qui l'attendent comme le Messie, veulent croire, et dont tout ce qui a été dit dans le présent chapitre, sera dit et jusqu'à la fin, avec des mots de sens propre et sans allégorie, selon les exégètes susdits. Si par hasard quelqu'un voulait traduire ceci de façon allégorique, et penser qu'il s'agit du pape qui a provoqué le schisme de l'Église, le mot aurait été plus convenable, car celui-ci est le précurseur et le modèle de l'Antichrist à venir, tous les deux ayant deux cornes semblables à celles de l'agneau. En d'autres termes, tous les deux, sous forme de brebis, bons et doux en apparence, comme les agneaux, sont des loups ravisseurs des âmes. De cette sorte-là est l'ensemble des autres hérétiques, des impies, des athées et des francs-maçons, lesquels aussi sont montés de la terre du Couchant et ont enrichi les préludes de l'Antichrist. Ils ont l'apparence de la foi, ils sont appelés chrétiens, mais ils renient ce qui en fait la force, comme dit l'Apôtre.

Deux cornes possède donc la Bête qui monte de la terre : les deux cornes sont les deux pouvoirs que possède le Pape : l'un , celui de l'Église intérieure, portant la croix sur le pied et se disant sans péché et chef de l'Église, et l'autre, l'extérieur, celui de l'épée royale qu'il porte en tant que roi, et avec ces deux pouvoirs, il heurte avec ses cornes les chrétiens orthodoxes qui ne respectent pas les dogmes papistes, et déguisé en agneau, donc en tant que grand-prêtre et vicaire du grand Maître Christ, parle comme un dragon, blasphémant contre la foi orthodoxe, comme bouche de cet autre dragon spirituel, Satan.

Texte

12. Elle exerçait toute l'autorité de la première Bête en sa présence, et elle faisait que la terre et ses habitants adoraient la première Bête, dont la blessure mortelle avait été guérie.

Explication

L'autorité qu'a la première Bête, donc le roi des Turcs, sur ses sujets chrétiens, de les forcer à renier leur foi en Christ, c'est cette même autorité et cette même violence qu'utilise le papisme contre les chrétiens orthodoxes dans l'impiété et la cacodoxie papistes du huitième concile impur et illégal ratifié à Florence qui a eu pour effet la persécution des orthodoxes comme schismatiques comme cela s'est produit au temps du règne de Marie-Thérèse, comme cela est bien connu. C'est ainsi qu'agit le papisme, la deuxième Bête, exerçant toute l'autorité de la première Bête, c'est-à-dire Mahomet et il l'exerce en présence de cette Bête, car le roi des Turcs aime que les chrétiens soient détestés et persécutés par le papisme, car ainsi ils ne quittent pas son royaume où ils subissent les lourdes tributs et autres persécutions, pour aller se réfugier au royaume voisin des papistes. Donc, avec les persécutions et afflictions que le papisme inflige aux chrétiens, il les décide à rester sous le joug ottoman, obéissant à la première Bête, c'est-à-dire au roi turc. Au temps où Constantinople était menacée d'être assiégée par le sultan Mehmet, si le pape voulait donner l'aide et l'alliance aux chrétiens, il ne voulait pas qu'ils se prosternent devant la première Bête, c'est-à-dire le sultan Mehmet dont ils ont été vaincus et dont la blessure mortelle avait été guérie.

UN AUTRE SOURIRE DE SAINT NECTAIRE

Il y a de cela quelques mois, peut-être un an, j'avais rendu compte dans le bulletin d'un signe étonnant de saint Nectaire. L'autre soir, je me trouvais en présence de mes deux enfants, Elie (4 ans) et Ioana (18 mois). Elie me demandait de parcourir avec lui les pages d'un album photo, celui de mon voyage de noces en Grèce, il y a 8 ans. L'album se termine par des images de saint Nectaire (icône, reliques, photographies...). Quand nous avons refermé l'album; Ioana avait tiré de la bibliothèque la biographie du saint et l'avait posé sur la table du salon, le même livre rouge dont il était question dans l'histoire que j'avais précédemment rapporté. Ioana n'a jamais rien appris sur saint Nectaire, pas même le nom, ni l'existence même de ce livre.
Par les prières de saint Nectaire Seigneur Jésus Christ aie pitié de nous !

QUESTIONS ET RÉPONSES

(via internet)

É et maintenant depuis un mois que je suis sur le Web j'arrive vers vous. Pourquoi, je n'en sais rien, vous êtes le premier à qui j'ai adressé un message et vous m'avez répondu.

Question :

Pensez vous que l'Église doit rester à part de l'État et représenter purement le pouvoir spirituel ?

Réponse :

Dans l'orthodoxie l'Église travaille idéalement en synergie avec l'état. Elle s'occupe du spirituel et l'état du temporel. Ce n'est pas une complicité ni une soumission mais une collaboration. Mais quand l'état s'oppose à l'Église, comme c'était le cas dans les pays ex-communistes alors l'Église doit s'en séparer comme l'a fait l'Église de catacombes. Dans le papisme il y a eu toujours le césaro-papisme ou le papo-césarisme, ce qu'on n'a jamais toléré dans l'Orthodoxie.

 

Question :

Et j'en profite pour vous poser une question, souvent Origène est cité d'une manière plus ou moins négative, mais je n'ai pas encore eu le temps d'approfondir mon étude dans tous les domaines de l'Orthodoxie et ce que je vois sur lui de manière éparse ne précise jamais la cause de la méfiance qui lui est vouée. Qu'a t'il fait au juste ? si vous pouviez m'éclairer en quelques mots. Et qu'entendez vous plus précisément au niveau d'Evagre sur son intellectualisme ?

Réponse :

Origène était un très grand théologien qui a écrit énormément mais il est tombé dans certaines erreurs qui furent condamnées par l'Église. Il croit à l'apocatastasis c'est-à-dire qu'à la fin de temps tout sera restauré, qu'il n'y aura pas d'enfer. Cela est très rationaliste car l'homme a du mal à concevoir que quelqu'un soit perdu pour toujours. Pourtant l'homme est libre et peut refuser Dieu dans cette vie et dans l'autre. De toute façon, le choix doit se faire dans cette vie car dans l'autre c'est trop tard.

Pour Évagre la perfection consiste dans l'impassibilité. Mais la perfection selon l'Église consiste dans l'amour, dans la foi agissant par l'amour comme dit l'Apôtre. Mais l'impassibilité n'est que le moyen comme la mort sur la Croix de notre Sauveur. Son but était la résurrection qui supposait bien sûr la crucifixion.

Il se peut qu'il y ait d'autres problèmes concernant ces deux pères mais je les ignore ou plutôt je les ai oubliés.

 

Question :

Plusieurs questions me viennent à l'esprit, concernant les anciens-calendaristes. Premièrement je récapitule, si j'ai bien saisi jusqu'au 9 mars 1923 l' Église Orthodoxe était donc une, qui vivait avec le calendrier julien. A cette date un schisme profond sépare les anciens des néo-calendaristes, et dans un sens maintenant vous vous trouvez taxé d'intégrisme. Mes questions sont les suivantes combien êtes vous à travers le monde approximativement ? Où sont concentrés le plus grand nombre d'anciens calendaristes ? Le Mont Athos vit il en totalité avec l'ancien calendrier ou y a t'il des monastère de diverses obédiences ? Où formé vous vos prêtres et y a t'il de grandes divergences avec les autres orthodoxes au niveau de la formation des prêtres ? Cela fait pas mal de question mais comme je suis fortement intéressé et je comprend si vous ne me répondez pas directement car j'ai en encore d'autres.

Réponse :

Jusqu'en 1924 l'Église orthodoxe était une et elle l'est toujours. Il y a eu un ou plutôt plusieurs schismes car dans d'autres pays le même phénomène s'est produit. Lors du schisme, comme chaque fois quand il y a schisme, une partie des fidèles se sont coupés de l'Église. Peu importe qu'il y a eu des évêques et même presque tous les évêques avec eux. Là où est la vérité, la fidélité à la Tradition, là l'Église a continué. Les autres ont bien sûr gardé le nom d'orthodoxes mais cela ne veut rien dire. Après le schisme en 1054 avec les latins, ceux-ci ont continué à se nommer catholiques, chrétiens etc. Les ariens, eux aussi, se considéraient comme orthodoxes.

Maintenant le pourquoi du changement du calendrier. En 1924 des forces obscures ont infiltré dans l'Église. Leurs but était de détruire celle-ci, de se servir d'elle. Ici en pays libres c'était la maçonnerie et consorts et en pays communistes les bolchéviques. Le changement a commencé avec le calendrier. D'autres changements furent proposés mais n'ont pu se réaliser que plus tard et cela continue. L'intention était donc de détruire l'Église et pour cela les fidèles se sont opposés.

L'Église pourrait changer le calendrier en principe si nécessité se présente mais il n'y a aucune nécessité et il n'y aura pas non plus à l'avenir car le calendrier s'est sanctifié par la pratique et en fait partie. L'Église pourtant ne pourra jamais accepter le calendrier papal car il est sous anathèmes qui furent prononcés par des conciles pan-orthodoxes peu après l'introduction du calendrier papal.

Mais le fait de garder le calendrier orthodoxe n'est pas encore un critère d'orthodoxie. L'Église officielle en Russie (d'ailleurs tous les russes) garde le calendrier orthodoxe, mais elle est soumise au régime et en pleine communion avec les nouveau-calendaristes. Même des uniates (catholiques du rite oriental) ont le calendrier orthodoxe. Donc en plus de la question du calendrier, il y a aussi des problèmes politiques liés avec les dogmes et le reste.

Bien sûr on nous traite d'intégristes, des schismatiques et autres. Les calomnies et persécutions n'ont pas manqué depuis le schisme et comme les autres ont le pouvoir de leur côté il est facile de nous maltraiter.

Au Mont Athos tout le monde suit l'ancien calendrier mais presque personne ne suit l'orthodoxie. Ils sont presque tous soumis au patriarche maçonnique et se contentent de paroles protestataires sans faire suivre des actes. Il n'y a que le monastère Esphigmenou qui n'est pas soumis à l'Église de l'état et quelques moines dispersés dans les skites.

Tu désires être délivré des peines et ne pas être écrasées par elles ? Attends-toi à de plus grandes épreuves et tu trouveras la paix. Souviens-toi de Job et des autres saints et des peines qu'ils endurèrent, acquiers leur patience et ton esprit sera consolé.

saint Barsanuphe

LETTRE

(via internet)

Mon cher,

J'ai aussi perdu la lettre avec la question à laquelle je n'ai pas encore répondu. Je tâche d'y répondre de mémoire. D'ailleurs dans des anciens bulletins j'en ai déjà parlé.

Les pères interdisent de prier avec les hérétiques et cette interdiction est toujours valable même si les "oecuménistes" s'en fichent comme pour le reste.

Nous pouvons prier pour eux mais pas avec eux afin de ne pas nous souiller de leurs erreurs. Pendant la divine Liturgie nous ne prions même pas avec les catéchumènes qui pourtant se préparent au baptême. Nous disons "Fidèles, prions pour les catéchumènes" et "Catéchumènes priez le Seigneur". A plus forte raison, cela doit être valable pour ceux qui restent dans leurs erreurs.

Autre chose de prier avec quelqu'un, autre chose de manger, de parler, de se promener avec lui. La prière, c'est ce qu'il y a de plus intime dans un croyant et on le partage pas avec n'importe qui. Dans la vie d'une famille, d'un couple, on ne partage pas non plus tout avec un étranger, même pas avec un ami.

Le Seigneur nous recommande d'être charitable envers notre prochain, de lui faire du bien. Le prochain est, bien sûr, n'importe qui comme c'est montré dans la parabole du Samaritain. La charité ne consiste pas à prier avec lui, mais pour lui, de l'aider dans ses besoins terrestres, de le saluer. "Si vous saluez seulement vos frères, que faites-vous d'extraordinaire ? Les païens aussi n'agissent-ils pas de même?" (Mt 5,47)

Nous n'avons pas non plus le droit de juger notre prochain, car Dieu seul est son juge et voit ce qui est en lui. Mais nous pouvons juger sa croyance qui est objective et visible pour tous comme nous pouvons juger la drogue, le tabac, la prostitution etc. sans juger directement ceux qui s'y adonnent. Je dis directement car indirectement ils sont jugés par nos paroles qui les concernent.

Je sais qu'aujourd'hui on ne comprend plus cela car on confond l'amour véritable avec avec la sentimentalité et le besoin d'affection.

Je ne réponds que succinctement à votre lettre et dans la mesure où je l'ai encore en tête mais je veux bien y revenir si vous avez d'autres questions là-dessus.

Dans l'amour du Christ,
votre hm. Cassien

L'ETAT DE BONHEUR RELATIF
"Bienheureux ceux qui pleurent, car ils seront consolés" (Mt 5,4)

 

Sur la terre, dans ce monde de toutes les souffrances possibles, les larmes sont, d'habitude, signe de douleur, de souffrance. Mais en même temps, elles sont un canal d'épanchement pour la douleur, en procurant une paix et un état de bonheur relatifs.

Il y a, sans doute, des situations où l'homme pleure aussi de joie, mais même en ces cas, c'est toujours une souffrance, une douleur latente qui s'éloigne du coeur, cédant la place à une sensation de bonheur, de joie.

L'effet d'une belle musique, d'une chanson, d'un beau paysage pénètre dans notre système nerveux tout entier, en nous impressionnant souvent jusqu'aux larmes. Les larmes sont des gouttes de perle qui couvrent de rosée l'espace de notre pèlerinage terrestre et qui nous portent en arrière, sur leurs ailes pleines de nostalgie, vers le bonheur du paradis perdu.

Ces larmes sont celles qui purifient, caressent et rendent heureux.

Depuis le péché originel, notre être, au cours des siècles, est devenu un agglomérat de péchés, un amas de morceaux douloureux collés, entrelacés, sur notre âme. Nous sommes devenus les gardiens de notre propre âme emprisonnée.

Chaque homme, au fond de sa conscience, se rend compte de tout cela et, en conséquence, chacun désirerait s'évader de soi-même, s'élever, croître loin de ce conglomérat pécheur qui s'appelle "moi" et devenir plus heureux. Mais cela ne sera possible que par une transformation radicale, par un dégagement des haillons des péchés, par un nettoyage des morceaux de souillure attachés à notre âme.

En ce qui concerne le nettoyage des choses matérielles, c'est bien plus facile car, pour cela, il y a assez de préparations chimiques à notre disposition. Bien sûr, quelques-unes exigent un procédé de lavage plus compliqué, comme par exemple des taches d'encre, de rouille, de sang et de fruits.

Ici, en un autre sens, il faut penser aux taches du fruit interdit qui ont maculé l'âme humaine, comme aux taches du sang de Caïn aussi, qu'en tant de siècles les lois les plus dures n'ont pu éloigner. Il a fallu que le sang du Golgotha vînt pour commencer à laver ces taches ancestrales.

Aujourd'hui, comme jusqu'à la fin du monde, l'élément purificateur est ce sang et cette eau qui se sont écoulés sur la croix au Golgotha.

Mais dans sa Bonté et son Amour infini pour nous les hommes, le Sauveur nous indique encore un élément de collaboration pour la purification et la transformation des âmes, quand Il nous dit que ceux qui pleurent sont heureux, qu'ils vont trouver la consolation de leur vie dans le royaume des cieux, celui du bonheur éternel.

Qu'est-ce que ces pleurs ? C'est la suite d'un processus à l'intérieur de l'âme, dont la conséquence naturelle est les larmes. Malheur à ceux qui pleurent sans larmes ! Ces pleurs sont comme la flamme d'une étuve qui brûle et dessèche affreusement.

C'est le feu comme celui de l'histoire du riche impitoyable et du pauvre Lazare, que Dieu envoie encore vers quelques âmes ici, sur la terre. Le processus de cautérisation purifiante une fois commencé, il ne reste que les larmes du regret jaillies à temps qui apportent la caresse du pardon. Mais beaucoup d'êtres ne possèdent pas ces larmes et alors ils meurent inconsolés, en passant dans la nuit obscure de leur existence future comme des charbons incandescents.

Voilà pourquoi les larmes sont une bénédiction céleste donnée par Dieu pour la diminution de la tension du péché, pour amortir les dettes de notre âme, pour en nettoyer la souillure.

Il y a des êtres qui, à un moment donné, arrivent à reconnaître leur état de pécheurs, à constater qu'ils sont très souillés et engagés sur des voies étrangères, totalement séparées et très éloignées de celles de Dieu, et alors ils commencent à pleurer. Au début, c'est une lamentation intérieure tourmentée, pour qu'ensuite, les portes de l'âme s'ouvrant, celles-ci deviennent un torrent purificateur de toutes les souffrances et des péchés. A ce moment-là, par le rideau des larmes, dans les yeux assombris de celui qui pleure ses péchés, les rayons de la rémission, descendus du regard paternel du Père céleste, brilleront d'encouragement.

De ceux qui peuvent pleurer ainsi, le Sauveur dit qu'ils sont heureux, parce que ces pleurs constituent le messager d'une vie nouvelle, selon le gré et le commandement de Dieu. "Le chagrin est meilleur que le rire, car la tristesse du visage est bonne pour le coeur" (Qo 8,3).

Ce sont les considérations du Sage de la Bible, et, en effet, on rencontre les larmes au long des siècles dans la vie des peuples et des êtres, dans les chaumières comme dans les palais. Le mendiant, de même que le prince, tous deux sont venus au monde en pleurant. David, initiateur du psaume et prophète, se noyant en larmes, s'est adressé à Dieu dans ses grands remords à propos de ses péchés. Le fils prodigue, parmi ses larmes de regret, est rentré et a embrassé son père si affectueux et clément. Le Sauveur, dans sa douleur infinie, a versé des larmes et de la sueur de sang, attristé jusqu'au moment de sa mort pour nos péchés.

Comme il est malheureux et condamné, celui qui ne peut purifier par des larmes les souillures de son âme !

Les larmes sont l'eau bénite de la volonté. De même que la pluie mouille la terre et la rend propre à donner une bonne récolte, de même les larmes émeuvent et attendrissent les âmes les plus pétrifiées, en les adaptant à écouter et suivre les commandements de Dieu, pour l'accomplissement des bonnes oeuvres.

Alors, connaissons et sachons que la douleur et la tristesse ne constituent pas une punition, mais le don purificateur de Dieu, envoyé vers nous pour la purification et pour notre correction.

Les pleurs ne sont pas une accumulation de souffrance, mais déjà le début de l'amortissement de nos dettes envers Dieu.

Laissons couler nos larmes au moment où notre conscience nous dit que notre vie n'est pas celle qu'elle devrait être et pour laquelle Jésus Christ a pleuré et S'est sacrifié sur la croix, car chaque larme de notre remords se transforme en une perle précieuse du châtiment et de la caresse.

père Olivian