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Bulletin des vrais chrétiens orthodoxes sous la juridiction de S.B. Mgr. André archevêque d'Athènes et primat de toute la Grèce |
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Hiéromoine Cassien |
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Vie de l'archevêque Théophane de Poltava
Il y a enfin de bonnes nouvelles de la Grèce. Deux évêques ont été sacrés le 30 et 31 novembre. Il s'agit des hiéromoines André et Chrysostome Syros. Frères selon la chair, mais plus encore selon la foi, ils sont d'origine grecs et ont été élevés à Detroit (USA). C'est là que je les avais connu déjà adolescents, car je logeais souvent dans leur maison et célébrais dans leur chapelle privée les offices. Jeunes encore, nous mettions beaucoup d'espoir en eux. J'espère pouvoir insérer, dans le prochain bulletin, leurs photos comme évêques.
Dans peu de temps je partirai, plaise à Dieu, en Grèce. Dès que la fête de la Nativité du Christ sera passée et que j'aurai terminé la commande des icônes pour l'archevêque. Je pense y rester quelques semaines, car on me demande de décorer notre église paroissiale à Kératea.
Un nouveau livre est sorti depuis peu : "Saints martyrs" (tome 1). Le calendrier pour 1997 est également disponible.
Une fois de plus, l'imprimante me joue des mauvais tours et je termine donc d'imprimer comme je le peux.
Il ne me reste qu'à vous souhaiter une abondante grâce pour les fêtes de la Nativité du Seigneur et la Théophanie.
L'évangile d'aujourd'hui est très simple, mais comme toujours d'une signification profonde : un aveugle,assis sur le bord du chemin, demandant à Jésus qui passait de le guérir, et le Sauveur le guérit.
Un fait historique certes, mais qui est une image de chacun de nous. Non que nous soyons aveugles de corps, mais c'est notre cécité spirituelle qui est visée.
Prendre conscience que notre état n'est pas un état normal mais maladif, c'est la première démarche à faire. Car où est la foi qui transporte les montagnes, l'amour qui supporte tout, comme dit l'Apôtre, l'espérance qui ne se décourage jamais ? Les vices par contre, en commençant avec notre égocentrisme et en finissant avec notre distraction chronique pendant la prière ne font pas défaut. Et c'est surtout notre orgueil qui nous empêche de voir cet état de misère spirituelle qui constitue cette aveuglement.
C'est pourtant bien nous qui sommes assis au bord du chemin de la vie, aveugles et mendiants. Assis au lieu d'avancer, et mendiant quoi ? - les pauvres satisfactions de cette vie pour ne pas dire de nos passions.
La question est si nous sommes maintenant aussi cet aveugle qui s'aperçoit que le Seigneur passe le chemin et qui crie : "Seigneur, Fils de David, aie pitié de moi !" Et sommes-nous aussi cet aveugle qui continue de crier plus fort, en dépit de ceux qui veulent le faire taire, c'est à dire les voix de ce monde ?
Le repentir n'est rien d'autre que de nous voir pécheur, en d'autres termes, malades spirituellement, et de nous tourner vers le Sauveur qui seul peut nous guérir.
Dire sans trêve la prière de Jésus : "Seigneur, Jésus Christ, aie pitié de moi pécheur", dans l'attitude de l'aveugle conscient de son infirmité, voilà la solution en résumé. Le reste de notre vie chrétienne n'est rien d'autre; ce ne sont que les formes qui changent. Chanter à l'église de beaux offices, qui disent la même chose et qui supposent la même attitude, vivre comme moine dont la vie est précisément une vie de pénitence et de prière, se confesser devant le prêtre, tout cela nous ramène à la réalité dont l'aveugle de Jéricho nous est donné comme image.
Et il est écrit de lui, qu'une fois avoir recouvré la vue, il suivit Jésus. C'est bien cela, tant que nous sommes aveugles, nous sommes assis, sans pouvoir avancer et nous ne pouvons que crier au secours. Une fois les yeux de l'âme ouverts, alors nous suivons le Christ en Le glorifiant. Et pas seulement cela, mais même ceux qui nous voulaient faire taire auparavant glorifierons Dieu à cause de ce changement.
Voilà ce que l'évangile d'aujourd'hui nous enseigne et bien plus.
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La pénitence est la fille de l'espérence, et le renoncement au désespoir. |
Né Basile Dimitriévitch Bystov en 1874, il était fils d'un prêtre du village de Podmosh, dans la province de Novgorod et élève des écoles religieuses locales. En 1892, après avoir achevé son instruction au séminaire, il entra, premier sur la liste des admis, à l'académie théologique de Saint-Pétersbourg. D'année en année, il fut premier des étudiants de l'académie. En 1896, il y termina ses études et y resta pour enseigner : en deux ans, il devint hiéromoine. En 1901, il fut élevé au rang d'archimandrite et promu inspecteur temporaire de l'Académie. En 1905, il fut honoré du titre de Maître en Théologie pour son ouvrage : "Le Tétragrammaton ou le Nom divin de Jéhova dans l'Ancien Testament"; et trois ans plus tard, nommé directeur de l'Académie. Cette même année, dans la laure Saint-Alexandre-Nevsky, il fut consacré évêque de Yambourg, et devint le quatrième vicaire du diocèse de Saint-Pétersbourg. La veille de son ordination épiscopale, dans l'homélie adressée aux hiérarques qui le consacraient, il rendit le témoignage suivant : "...Depuis que je suis venu à l'être, j'observe en moi un combat incessant de vie et de mort dans le royaume de l'existence aussi bien naturelle que spirituelle. O combien ce combat était parfois lourd en moi ! Mais que grâces en soient rendues au Seigneur. Ce combat implanta profondément dans mon coeur la vérité salvatrice que moi-même tout seul, je ne suis rien, et que le Seigneur est tout pour moi."
Intérieurement, c'était une âme d'une trempe hautement spirituelle et un grand homme de prière; il en devint très connu, surtout dans la société de la capitale. Il fut même le conseiller spirituel de la famille impériale. Plus tard, il se souvint avec émotion comment il célébra souvent la liturgie les jours de la semaine dans l'église de la cour et comment l'impératrice elle-même et les quatre grandes princesses chantèrent sur le "cliros". La révolution l'atteignit à Poltava dont il était alors l'archevêque et d'où il émigra avec l'Armée blanche, via Constantinople en Bulgarie où il vécut bon nombre d'années.
Concernant la hauteur de sa vie spirituelle, on lit dans les mémoires de H. Y. Kontzevitch : "J'ai appris que pendant des années, il travailla à une intense ascèse, dormant par terre, etc. et ruina sa santé. Il eut la tuberculose et une digestion fragile. Ainsi, pendant ses années d'adulte, il était opposé à une ascèse physique excessive. Sa voix resta toujours très faible. Il était maigre et de petite taille, et il émanait de lui quelque chose de particulier qui suscitait un sentiment de crainte respectueuse. Plaisanteries ou rires devenaient impossibles en sa présence. Il était comme un être non-terrestre, une manifestation de l'autre monde. Les problèmes pratiques de la vie lui étaient étrangers. C'était un homme très instruit. Gouverner un diocèse et s'occuper d'affaires mondaines n'étaient pas sa vocation. Ce fut une grande erreur que de le priver du rectorat de l'Académie de Saint-Pétersbourg où il était à sa place. C'était un grand expert en patrologie et patristique. Étant lui-même un pratiquant de la prière mentale et ayant atteint un haut degré en cette pratique, il connaissait comme personne d'autre l'enseignement des saints pères concernant cette "science des sciences". L'archiprêtre Serge Tchetverikov qui écrivit avec l'higoumène Chariton du monastère de Valaam un livre sur la prière de Jésus, demanda à l'archevêque Théophane de l'accepter comme disciple. Mais le saint homme lui posa comme condition de rompre avec l'YMCA. Cela, le père Serge ne voulut pas le faire.
"Mon mari allait au collège à Poltava et savait combien Monseigneur Théophane était vénéré là-bas par les gens. Quand il venait célébrer à la cathédrale, les marches de l'église et tout le parvis étaient parsemés de fleurs. Ma tante, E. A. N. , allait avec son mari à Poltava et me raconta à son retour l'épisode suivant : A Poltava vivait un couple particulièrement zélé. Ils étaient extrêmement dévoués à Monseigneur. Quand l'homme mourut, sa veuve, en grand deuil, demanda à Monseigneur s'il pouvait la renseigner sur le sort de son mari au-delà de la tombe. Monseigneur lui répondit que dans peu de temps, il donnerait une réponse à sa question. Un certain temps passa et Monseigneur qui avait prié, révéla à la veuve que son mari avait trouvé miséricorde auprès de Dieu.
Un autre événement fut relaté par Vladimir Davidovitch, prince Jévakov, qui plus tard devint l'évêque Joasaph. Il interrogea Monseigneur sur le sort de l'évêque de Bielgorod qui fut trouvé pendu dans la salle de bain de la résidence épiscopale. Son âme était-elle perdue ? Monseigneur dit que cet évêque n'avait pas péri. Qu'il ne s'était pas pendu, que cela lui avait été infligé par des démons. Il se trouva que cette maison avait été reconstruite, et qu'avant, il y avait à cet endroit une église domestique. Or, les constructeurs installèrent, de façon blasphématoire, la salle de bain à l'endroit où se trouvait auparavant le sanctuaire avec l'autel. Lorsque des endroits consacrés sont ainsi profanés, ou lorsqu'un meurtre ou un suicide y sont commis et que la Grâce de Dieu a quitté l'endroit, des démons viennent s'y installer. Que l'évêque ait été coupable ou non de cet acte de blasphème, il s'en trouva victime.

"Lorsque Monseigneur vivait en ermite à Clamart, près de Paris, j'ai eu l'honneur d'assister parfois à la divine liturgie qu'il servait et de participer au repas à sa table où il parlait de la vie spirituelle, l'illustrant par des exemples vivants des saints ascètes. Avec de grands efforts, étant déjà un peu sourd à l'époque, je dévorais, avec une attention soutenue, ses récits, comme s'ils venaient de l'autre monde. Plus tard, ayant appris sa mort, un inexplicable torrent d'amertume me saisit; je pleurai à la pensée qu'un véritable saint avait quitté cette terre, laissant derrière lui un vide spirituel et rendant ce monde gris et fade. A cette époque, j'avais un mal de dents terrible et incessant qui ne me laissait pas en paix. Dans ma souffrance, une lueur d'espoir m'éclaira : je me tournai mentalement vers Monseigneur comme s'il était vivant devant moi et pouvait m'entendre et je le priai de m'aider. Instantanément, la douleur cessa ! Bien que je n'aie jamais douté de sa sainteté, cette intercession miraculeuse était pour moi un signe évident qu'il était en effet un saint de Dieu !"
Ses paroles concernant l'avenir de la Russie souffrante, écrites en 1925 dans une lettre adressée à la même personne, ne sont pas non plus sans intérêt :
Tu m'interroges sur l'avenir proche et les temps derniers. Je ne parle pas de moi-même, mais donne les révélations des startsi. Ils m'ont transmis ce qui suit : La venue de l'Antichrist approche et elle est très près. Le temps qui nous sépare de lui se compte en années ou tout au plus en décennies. Mais avant la venue de l'Antichrist, la Russie doit être encore restaurée, certes, pour peu de temps. Et en Russie, il faut qu'il y ait un tzar, préélu par le Seigneur Lui-même. Il sera un homme de foi brûlante, d'esprit élevé et de volonté de fer. C'est tout ce qui a été révélé à son sujet. Nous attendrons l'accomplissement de ce qui a été révélé. A en juger par de nombreux signes, il s'approche, à moins que le Seigneur Dieu, à cause de nos péchés, ne révoque, ne change ce qui a été promis. Selon le témoignage du Verbe de Dieu, cela arrive aussi.
Mémorable fut aussi le moment où l'archevêque Théophane rencontra un groupe du clergé de "l'Église Vivante" et quelques professeurs libéraux au concile panrusse de Moscou en 1917-18. Pendant toute la durée des travaux du concile, la dispute était incessante entre les adhérents de l'ordre ecclésiastique de la sainte Russie et le clergé moderniste au sujet de la question de savoir s'il fallait mener la vie de l'Église selon l'ancien cours ou s'il fallait faire des concessions à l'esprit des temps et la moderniser. Alors les modernistes vinrent poliment, respectueusement vers l'archevêque Théophane; apparemment, même eux, sentaient en lui un géant spirituel de l'Orthodoxie... "Nous te respectons, Monseigneur, nous connaissons ta sagesse concernant l'Église... Mais les vagues du temps déferlent vite, changeant tout, nous changeant nous-mêmes; on doit bien leur céder. Toi aussi, Monseigneur, tu dois céder aux vagues furieuses... Autrement, avec qui vas-tu rester ? Tu vas rester seul." "Avec qui vais-je rester ?" leur répondit Monseigneur avec douceur. "Je serai avec saint Vladimir, l'illuminateur de la Russie. Avec saints Antoine et Théodose, les thaumaturges du monastère de la laure de Kiev, avec les saints hiérarques et thaumaturges de Moscou. Avec saints Serge et Séraphim et avec tous les saints martyrs, les moines et thaumaturges qui plurent à Dieu et qui brillèrent glorieusement sur le sol russe. Mais vous, chers frères, avec qui allez-vous rester si, même en grand nombre, vous cédez à la volonté des vagues des temps ? Elles vous ont déjà emportés à la mollesse de Kerensky et bientôt elles vous emporteront sous le joug du brutal Lénine, dans les griffes de la bête rouge." Après cette réponse, les modernistes du clergé quittèrent Monseigneur en silence.
Il passa les dernières années de sa vie de reclus en France; il se retira comme ermite à la campagne, dans des grottes. Concernant les conditions des dernières années de la vie de l'archevêque Théophane, "le hiérarque habitant de grotte", le père Théodore écrit :
"Monseigneur mourut pendant les années de l'occupation allemande, dans le village d'Amboise, en France. Ici, nous visitâmes sa modeste sépulture dans le petit cimetière catholique du village, sur une colline. L'agglomération la plus proche du cimetière, avec une vieille église catholique, est à un demi-mile. Quel silence dans ce cimetière ! Il y avait une croix orthodoxe, le nom, les dates. Nous célébrâmes un office pour les défunts avec deux vieilles femmes, ses servantes-novices, peut-être moniales de secrète tonsure. Nous rentrâmes en silence. La route était à deux ou trois miles de là où le hiérarque vivait, dans des grottes calcaires creusées dans la colline.
Il y avait trois grottes plutôt longues et hautes, bien creusées. Peut-être cela lui rappelait-il la vie de saint Paul de Thèbes et saint Antoine le Grand. Dans l'une était l'ex-cellule de Monseigneur qui était aussi son oratoire. Dans l'autre vivaient douze chiens farouches, des dobermans agressifs, capables de déchiqueter un homme en une minute. Le jour, ils étaient attachés. Dans la troisième grotte vivaient des chèvres, des oies et des canards : c'était toute la ferme de Monseigneur. Dans une quatrième grotte, c'était le débarras, où nous vîmes sur le sol un sac de noix, des meubles entassés jusqu'au plafond, des lits, des tables, etc. C'est là que nous nous sommes réfugiés pour la nuit. Dans le jardin, il y avait un puits, quelques arbres fruitiers et sur la colline, une vigne. Il y avait du vin fruité et fort fait maison ainsi que du beurre bien baratté , du lait, du fromage, etc. qui étaient en vente.
Dans la cellule de Monseigneur, nous vîmes deux portraits photographiques de lui; une Bible avec des fleurs séchées dedans, fleurs cueillies près du canal de saint Séraphim à Diveyevo, et d'autres objets sacrés; une boîte avec des reliques, peut-être deux douzaines au moins dans de petits récipients en or; et beaucoup d'autres reliques sacrées..." Telle fut l'intimité de sa dernière demeure terrestre.
Après son saint trépas, exactement le quarantième jour, le juste Monseigneur a apparu à son fils spirituel endeuillé, Joasaph, le futur archevêque du Canada, événement dont ce merveilleux ascète illuminateur du Canada relata ce qui suit et qui est un témoignage de la sainteté de Monseigneur :
"Après la mort de mon merveilleux précepteur, j'étais terriblement affligé... C'était très difficile pour moi et j'ai beaucoup prié pour lui. Et puis, la nuit du quarantième jour après son trépas, j'ai rêvé que je me tenais devant une église magnifique d'où sortait, après l'office, une multitude de hiérarques. J'ai reconnu les grands hiérarques : saints Basile le Grand, Jean Chrysostome, Grégoire le Théologien et beaucoup d'autres; soudain, au milieu d'eux, j'ai vu Monseigneur Théophane ! J'ai couru à lui : 'Monseigneur, d'où viens-tu ?' 'Eh bien, comme tu le vois, nous venons de concélébrer la liturgie ensemble. Viens avec nous. ' Je le suivis. Tout cela eut lieu dans une spacieuse automobile... ou était-ce un bateau ?- qui se mit, pour ainsi dire, à voguer dans l'air. Nous passâmes à côté de monts, forêts, vallées d'une beauté indescriptible, d'églises et de monastères admirables. Mon ancien se mit à me montrer ces demeures et me révéla leur destin : 'Celle-ci sera sauvée, mais celle-là en bas dans la vallée, périra. ' C'était terrible à voir ! Et tout autour de nous, il y avait de beaux jardins et un parfum suave. Je les contemplais avec délice sans me rassasier... pendant longtemps, nous étions ainsi portés dans l'air, au milieu de cette magnificence. Finalement, je ne pus me retenir et je demandai : 'Mais où sommes-nous ?' Monseigneur Théophane me répondit : 'Et pourquoi ne le comprends-tu pas... ? Au paradis !' A partir de ce moment, j'étais rassuré, ayant compris que mon cher précepteur avait été trouvé digne de la béatitude éternelle."
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C'est une grande chose pour l'homme d'abandonner ce qui lui semble juste selon Dieu, et de garder la parole de celui qui l'enseigne selon Dieu. |

Christos, * le saint néomartyr du Christ naquit en Albanie. A l'âge de quarante ans, il fit un voyage dans la Reine des Villes Constantinople et là, il devint jardinier. Un jour, tandis qu'il vendait des pommes sur la place du marché, il conclut un marché avec un Turc pour lui vendre toutes ses pommes. Ils se disputèrent ensuite à propos du prix. Le Turc par vengeance se mit à médire de lui disant que Christos désirait devenir musulman. Il fit donc amener de force le saint devant le juge fournissant aussi trois faux témoins devant la cour. Ils attestèrent que Christos voulait vraiment devenir musulman. Le juge questionna le martyr au sujet de cette allégation. Il répondit avec grand courage qu'il était chrétien qu'il n'avait jamais dit une telle chose et qu'il n'était pas possible qu'il renie l'Orthodoxie même s'il devait souffrir mille tourments.
Alors le juge ordonna que le martyr soit durement fouetté. Ils l'attachèrent et lui donnèrent un coup à la tête qui le fit saigner abondamment. Ils le mirent alors en prison et l'attachèrent au pilori. En ce temps-là, le célèbre moine Kaisarios Dapontes se trouvait dans cette même prison (c'est lui qui témoigna du martyre du saint), et quand il vit le martyr aux fers, il lui apporta son réconfort. Il réussit à le libérer secrètement de ses fers. Il offrit à Christos de la nourriture pour le fortifier mais le martyr ne voulut pas en prendre disant alors : "Pourquoi mangerai-je ? Je ne m'attends pas à vivre, alors je peux tout aussi bien mourir pour mon Christ, étant affamé et assoiffé."
Le martyr donna à ce moine une lime de métal qu'il avait dans sa ceinture. Il le supplia de l'offrir à l'église et de demander qu'ils célèbrent des liturgies divines et qu'ils le commémorent après sa mort. Après cela, on vint chercher le martyr en prison et une fois sorti, on le décapita le même jour. Ainsi le bienheureux Christos reçût-il la couronne du martyre le 12 février 1748. Gloire à Dieu. Amen !
Saint patron de Christian. En Grèce, le nom Christos est donné aussi aux garçons, seulement accentué autrement que le nom du Seigneur.
O Russie, Russie ! La Russie a péché devant Dieu. Le Seigneur avait béni la Russie pour qu'elle donne au monde ce qu'aucun autre peuple n'avait donné. Mais le peuple russe s'est montré ingrat, il a renié Dieu, il L'a abandonné et c'est pourquoi Dieu l'a livré aux démons, qui maintenant la torturent. Les démons sont entrés dans l'âme des gens, comme cela est raconté dans l'évangile, et le peuple de Russie est maintenant possédé du démon... Et tout ce que nous entendons dire sur ce qui se passe en Russie - les oeuvres impies, la lutte contre Dieu, les blasphèmes, tout cela vient de la possession par le démon... Mais cette possession, par la Miséricorde ineffable de Dieu envers ce peuple, prendra fin. Le peuple se repentira et recouvrera la foi. Ce que personne ne prévoit aura lieu. La Russie ressuscitera. L'orthodoxie renaîtra de ses cendres et triomphera. Mais l'Orthodoxie telle qu'elle existait avant, ne renaîtra pas.
Je ne parle pas en mon nom, je ne fais que répéter ce qui a été révélé aux grands Saints de Dieu... Oui, il est dit : "La Russie sera de nouveau !" Le Seigneur fera grâce à la Russie à cause du petit troupeau de fidèles qui se sera maintenu. Le peuple lui-même restaurera en elle la monarchie orthodoxe. Et il installera sur le trône un tsar puissant. Dieu Lui-même le désignera. Il sera le "rénovateur", le "réformateur" de la Russie, comme le fut Pierre, mais il sera animé d'une solide, d'une véritable foi orthodoxe. Il chassera les hiérarques infidèles... Par son intelligence, ce sera un génie, par la pureté de son âme, un saint et par la force de la volonté, un diamant sans failles. Il sera de la dynastie des Romanov par les femmes.
Ce sera un homme à la foi fervente, à l'intelligence brillante et d'une volonté de fer. En premier lieu, il rétablira l'ordre au sein de l'Église orthodoxe, en renvoyant les mauvais évêques, les tièdes et les hérésiarques. Et beaucoup, beaucoup seront renvoyés, presque tous, tandis que de nouveaux évêques, des vrais, à la foi inébranlable, seront établis à leur place...
Ce sera un véritable élu de Dieu, obéissant à Dieu en toutes choses. Il métamorphosera la Sibérie... Mais cette Russie ne durera pas longtemps... Bientôt après commencera ce qui est dit dans l'Apocalypse de Saint Jean !
3. Pour parvenir à toutes ces fins, la musique ecclésiastique byzantine doit être exécutée d'une certaine manière et par des chantres bien qualifiés. Elle doit être, en premier lieu, chantée dans un état d'attention ou d'éveil intérieur, avec crainte de Dieu, dévotion, contrition, humilité. Ainsi, l'important concile in Trullo (691-692) établit, dans son 75e canon, que "ceux dont la tâche est de chanter dans les églises... doivent offrir la psalmodie à Dieu, qui est l'Observateur des secrets, avec grande attention et contrition". Et saint Jean Chrysostome, commentant le verset de saint Paul : "Chantez à Dieu de tout votre coeur avec reconnaissance, par des psaumes, des hymnes et des cantiques inspirés", dit qu'il nous est ordonné ici de psalmodier non simplement avec la bouche, mais dans un état d'éveil intérieur : "car en cela consiste chanter à Dieu - autrement ce n'est que chanter à l'air. Et saint Siméon le Nouveau Théologien dit : "On doit psalmodier, c'est-à-dire prier, avec la bouche, avec crainte et piété et attention". Et plus loin, il remarque : Si on te demande d'être le chef de choeur, n'agis pas avec négligence et paresse, mais avec soin et attention comme si tu semais avec ta voix et ta main les paroles divines à tes frères, en face du Roi de toutes choses, le Christ. Et à un autre endroit il observe que celui qui es devenu humble comme un vrai chrétien doit l'être, "chantera une nouvelle hymne au Seigneur, c'est-dire il rendra grâce à Dieu avec un coeur pur et contrit - car un coeur pur est un coeur qui est contrit et humble. Toute autre forme de psalmodie est vaine et futile. Car celui qui ne psalmodie pas de cette façon, ne peut converser avec Dieu par la prière, même s'il s'y exerce beaucoup. Il psalmodiera et dira ses prières avec la langue, mais son intellect sera pris par les choses qui provoquent la Colère de Dieu".
La langueur dans la psalmodie est condamnée par les pères. C'est évident d'après un des passages que nous venons de citer de saint Syméon, et dans le suivant de saint Maxime le Confesseur (580-662) : "Consacrez-vous sans paresse à la psalmodie et à la prière". Mais le chant forcé et inutilement retentissant est également condamné. Le 75e canon du Concile in Trullo dit : "nous voulons que ceux dont la charge est de psalmodier dans les églises ne vocifèrent pas de façon désordonnée, ni ne forcent la nature en criant.
Jérémie du Sinaï (18e siècle), en paraphrasant l'Échelle sainte de saint Jean Climaque, souligne l'importance de préserver le tempo correct, en psalmodiant ni plus vite, ni plus lentement qu'il ne faut. Il souligne aussi la nécessité de rendre chaque vers "intégralement et parfaitement". Comme la mélodie et le rythme d'un psaume ou d'une ode sert à mettre en relief le sens des paroles et les paroles donnent au rythme et à la mélodie un contenu spécifique et défini, il est important que les deux soient rendus correctement. Chaque vers, chaque phrase, chaque mot doit être chanté de telle manière que le sens du texte ne soit pas altéré ou obscurci. Respirer au moment inopportun, diviser les vers aux mauvais endroits, faire une emphase incorrecte - tout cela doit être évité. C'est important, quand nous nous rappelons les paroles de Paul maintes fois répétées par le pères d'enseigner et d'admonester les uns les autres avec des psaumes, des hymnes et des chants spirituels."
Les historiens de la musique byzantine sont unanimes pour dire que la musique sacrée byzantine était depuis ses débuts entièrement vocale et pas du tout instrumentale. Parmi eux, H. J. W. Tillyard observe que "la musique byzantine était vocale et était chantée par un chantre professionnel ou un choeur entraîné, à l'unisson. On ne se servait pas d'instrument dans l'Église grecque". Et Egon Wellesz remarque : "La musique ecclésiastique byzantine était entièrement vocale... L'usage d'orgues et d'autres instruments était défendu à l'intérieur des églises."
L'exécution de la musique sacrée byzantine par des instruments ou même l'accompagnement du chant sacré par des instruments étaient proscrits par les pères orientaux comme incompatibles avec le caractère pur, solennel et spirituel de la religion du Christ. "Les pères de l'Église, - écrit G. I. Papadopoulos - en accord avec l'exemple de notre Sauveur et des apôtres qui psalmodiaient, établirent que l'on se servît uniquement de musique vocale dans les églises et interdirent strictement la musique instrumentale comme étant mondaine et hédonique, engendrant généralement du plaisir sans valeur spirituelle. Saint Grégoire le Théologien (325-391) nous exhorte : "Prenons des hymnes au lieu des tambours et des sons du théâtre". Et saint Jean Chrysostome, dans son commentaire du verset "O Dieu, je Te chanterai un cantique nouveau, je Te jouerai un psaume sur la harpe à dix cordes" du psaume 143, dit : "Cela veut dire : 'Je Te rendrai grâce'. Mais alors il y avait des instruments de musique sur lesquels ils exécutaient leurs chants sacrés; mais maintenant, au lieu d'instruments, nous nous servons du corps". Et plus loin, commentant le psaume 150, il dit : "Dieu, à cette époque, leur permit [aux Juifs] d'user d'instruments à cause de leur faiblesse... Car dans sa Sagesse, Il conçut de les éveiller de cette façon de leur état grossier, paresseux et découragé. Le fait est que, grâce à la Venue du Christ avec son message d'un homme nouveau et d'une terre nouvelle, les chrétiens sont dans une situation plus favorable que ceux qui ont vécu sous l'ancienne alliance et, par conséquent, on leur demande davantage, on s'attend à ce qu'ils s'élèvent à un plus haut niveau spirituel que les Juifs.
L'usage de l'orgue qui a commencé au moyen-âge dans l'Église occidentale, et l'imitation de cette pratique par certaines églises orthodoxes de notre époque en Occident vont clairement à l'encontre de la pratique des premiers chrétiens et de l'enseignement des pères orientaux.
Dans l'exécution de la musique sacrée byzantine, ce n'est pas seulement tout instrument musical qui était exclu, mais aussi la polyphonie (ou hétérophonie). Comme nous l'avons indiqué au début, la musique sacrée byzantine est monophonique (ou homophonique). Cela veut dire qu'il y a seulement une voix, de sorte que même si beaucoup de chantres participent à la psalmodie, ils chantent tous ensemble "comme si leurs voix sortaient de la même bouche" pour employer l'expression de saint Jean Chrysostome.
Sur ce point encore, les historiens de la musique sacrée byzantine sont d'accord entre eux. Tillyard, que nous avons mentionné plus haut, dit que "la musique byzantine est vocale, d'une seule voix, sans autre accompagnement que le bourdon ou la note tenue"; Wellesz affirme que "la musique ecclésiastique byzantine... qu'elle fût chantée par un ou plusieurs chantres ou par un choeur... était toujours homophonique. D. G. Papadopoulos observe que "la mélodie byzantine, gardant la très ancienne tradition,... procède toujours sur une ligne de sons et n'emploie pas l'harmonie de plusieurs voix comme le fait la musique européenne. Pourtant, même si beaucoup chantent ensemble, ils chantent exactement les mêmes sons - il n'y a pas plusieurs lignes de mélodies différentes pour plusieurs voix.
Il est utile de noter à ce propos que même dans la chrétienté occidentale, la musique sacrée était entièrement monophonique pendant les dix premiers siècles. La polyphonie ou l'harmonisation (comme on l'appelle) du chant byzantin selon les principes occidentaux d'harmonisation et de contre-point, de même que son exécution avec accompagnement d'orgue, est donc entièrement contraire à la tradition de l'Église chrétienne. C'est une innovation qui a été introduite dans les Églises russes au 18e siècle et plus tard, dans d'autres Églises orthodoxes. Elle est le résultat de l'influence occidentale sur l'Orient. Car l'Église occidentale introduisit le chant polyphonique à une date plus ancienne.
Cette innovation qui consiste en la forme de chant harmonisé sur deux ou plusieurs voix, est un changement radical par rapport à la forme extérieure de la musique sacrée byzantine et altère par là même son essence intérieure également. Elle détruit sa pureté et sa sublimité, sa qualité musicale, son pouvoir de susciter la contrition et la transforme en quelque chose qui est plutôt un moyen de plaisir et de divertissement. Les mélodies byzantines, habillées ainsi en parties harmonisées, perdent leur expressivité distinctive, leur rythme spirituel, leur sérieux, leur grandeur spirituelle et partant, leur pouvoir de nous élever et transformer spirituellement.
Le chant monophonique n'est pas seulement le chant qui est en accord avec la pratique de l'ancienne Église chrétienne, mais aussi celui qui convient véritablement au caractère simple, humble et sérieux du Christ et de son enseignement. Car la polyphonie introduit un élément de complexité inutile ainsi que d'ostentation et de légèreté.
Afin d'enrichir et de donner du volume à la mélodie, la musique sacrée byzantine emploie, au lieu de la polyphonie et l'accompagnement d'orgue ou de quelque autre instrument, un moyen plus fin, plus spirituel : l'isocratima ou la note de base tenue. C'est-à-dire, en plus des chantres (psaltai) qui chantent la mélodie, il y a les isocrates (littéralement : teneurs de l'ison ou de la note de base), ou, comme ils sont nommés dans les manuscrits byzantins : les "vastaktai" (littéralement :"porteurs"). Le travail des isocrates consiste à tenir un bourdon sur le son de base du mode sur lequel est chanté la mélodie.
L'"isocratima" ne fait pas qu'intensifier la mélodie, mais souligne en plus le mode sur lequel sont chantés le psaume, l'hymne ou l'ode, et rend la psalmodie plus solennelle et plus puissante. Son usage remonte à la plus haute antiquité chrétienne.
Afin de ménager des moments de repos nécessaires aux chantres et de maintenir l'assemblée dans un état de vigilance intérieure, le chant byzantin emploie l'antiphonie, c'est-à-dire qu'il y a non pas un, mais deux choeurs qui psalmodient en alternance. De cette façon, le chantre ou les chantres psalmodient et l'assemblée ne subit pas l'effet soporifique de la monotonie de la (ou les) même(s) voix continue(s).
La pratique du chant antiphonal peut être retracée aussi loin que les pères apostoliques. D'anciens auteurs, comme l'historien Socrate qui écrivit au IVe siècle, dit que le premier à introduire la psalmodie antiphonale était Ignace, évêque d'Antioche. Cet important père apostolique vécut depuis le milieu du Ie jusqu'au début du IIe siècle et est réputé d'avoir été le disciple de l'apôtre et évangéliste Jean. Au IVe siècle, la psalmodie antiphonale était utilisée en Égypte, Lybie, Palestine, Arabie, Phoenicie, Syrie, Mésopotamie et ailleurs.
De ce que nous venons de dire concernant l'état spirituel nécessaire pour rendre correctement la musique sacrée byzantine, il ressort clairement que le chantre doit être quelqu'un qui est chrétien en fait et non seulement de nom. Il doit posséder la vigilance intérieure, la crainte de Dieu, la piété, l'humilité et la compréhension; une compréhension non seulement de ce qu'il chante, mais aussi du but important qu'il a été chargé de servir. Inutile de dire qu'il doit aussi avoir une voix et une sensibilité musicale supérieures et avoir reçu un entraînement adéquat au chant byzantin.
Toutes ces choses étaient pleinement réalisées par les pères de l'Église de la période la plus reculée. Dans les canons apostoliques du Concile de Laodicée et celui in Trullo, les chantres (psaltai) sont classés parmi les clercs (cleros) et l'on exige d'eux un mode de vie plus strict que les laïcs. De plus, le Concile de Laodicée décréta que "personne d'autre ne psalmodiera à l'église que les chantres réguliers (canoniques)".
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(du XVIe siècle à nos jours). Les oppositions a celle-ci : vers Dieu ou vers la Bête ? par François Marie Algoud. Préface de l'amiral Michel Berger. Avant-propos de Pierre Bernard (député-maire de Montfermeil). Un volume 15 x 24 cm. 532 p. 175 F (+ 35 F de port pour envoi par correspondance) sur demande à SA D.P.F., BP 1, 86190 Chiré-en-Montreuil. François Marie Algoud démontre magistralement dans cet ouvrage que, dans l'ordre de la perversion de l'intelligence et de la corruption des moeurs, "tout se tient". Par un travail de recherche historique remarquable sur plus de cinq siècles, il fait apparaître l'unité du combat de tous les groupuscules et minorités actifs qui tentent de nous imposer un "nouvel ordre moral" à eux. A travers les diverses manifestations d'une perversion des âmes, des esprits et des corps, ce sont la Foi, l'Église et la civilisation chrétienne qui sont visées in fine. La "Bête" s'est frayé un parcours historique derrière la philosophie de Descartes, les loges maçonniques, les sociétés de pensée sous la Révolution, le socialisme, le communisme, le nazisme, le freudisme... jusqu'au féminisme avorteur contemporain. Mais il montre aussi que les chrétiens, hommes de bon sens, défenseurs de la vie et de l'héritage spirituel de Clovis, n'ont jamais abandonné le combat face aux forces sataniques destructrices de l'individu... Au fond, ce livre retrace admirablement le combat des deux étendards : celui diabolique qui a toujours tiré le monde vers le bas contre celui de Dieu qui cherche à élever la France vers le haut dans le prolongement de l'engagement de Clovis. C'est un magnifique outil de travail, comprenant un index de plus de 3000 noms cités. |
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Le catalogue du magasin "La Grande Récré" de Tours propose aux enfants la voiture DBZ, "réplique exacte de la voiture de M. Satan, personnages fournis". La photo montre ce véhicule marqué sur la portière du nom de M. Satan et de son sigle : 666 ! |
Dieu, dès le début, fit l'homme roi de tout ce qui est sur terre, et même de tout ce qui est sous la voûte du ciel : pour l'homme en effet, certes, ont été créés le soleil, la lune et les astres. Et alors ? Étant roi de tous ces êtres visibles, était-il entravé par eux dans la poursuite de la vertu ? Jamais de la vie : tout au contraire, s'il était demeuré dans l'action de grâce envers Dieu qui l'avait fait et lui avait tout donné, il aurait prospéré. Oui, s'il n'avait pas transgressé le commandement du Maître, il n'eût pas perdu cette royauté, il ne se fût pas privé lui-même de la Gloire de Dieu. Mais, puisque c'est ce qu'il a fait, c'est à bon droit qu'il fut chassé, banni, qu'il vécut et qu'il mourut. Et l'histoire que je te raconte, personne, je crois, ne l'a révélée clairement, mais elle a été dite d'une façon obscure. Quelle histoire ? Écoute ce que dit la divine Écriture : "Et Dieu dit à Adam - après la transgression s'entend - : Adam, où es-tu ?". Pour quelle raison l'Auteur de l'univers parle-t-il ainsi ? Sûrement veut-il le faire rentrer dans sa conscience et l'appelle au repentir par ces mots : "Adam, où es-tu ? Rentre en toi-même, remarque ta nudité. Vois de quel vêtement, de quelle gloire, tu t'es privé, Adam, où es-tu ?" C'est comme s'Il disait pour l'encourager : "Allons, réfléchis, allons, pauvre petit, sors de ta cachette. C'est de Moi que tu crois te cacher ? Dis : J'ai péché" - Mais il ne le dit pas - ou plutôt c'est moi qui ne le dis pas, malheureux que je suis ! car cette aventure est la mienne...
st Syméon le Nouveau Théologien (catéchèse 5)
Non, chers adversaires, nous n'acceptons pas l'appellation que vous cherchez à nous imposer de "vieux-calendaristes", car ni notre calendrier avec lequel notre Église vit et nous sanctifie depuis vingt siècles n'a jamais vieilli, ni nous n'avons jamais adopté un calendrier plus vieux que celui qu'utilisait et utilise la sainte Église catholique et orthodoxe de Jésus Christ.
Nous ne sommes pas des "vieux croyants" ou des "sentimentaux"; nous n'idolâtrons pas les jours et nous ne sommes pas attachés au passé. Tout simplement, nous marchons sur les traces de nos pères et mères qui nous ont engendrés par l'évangile. Il nous suffit amplement, par la grâce du Christ, d'arriver à leur stature. C'est avec ce calendrier "non-précis" que se sanctifièrent saint Cosmas d'Étolie, saint Nectaire d'Égine, saint Jean de Cronstadt, saint Gerasime de Céphalonie, saint Seraphim de Sarov, sainte Théoktiste de Lesvos, sainte Marcelle de Chio etc. etc.
C'est avec ce calendrier "erroné" qu'ils se sont sanctifiés, ont versé leur sang pour le Christ, ont confessé la bonne foi, se sont consumés comme des cierges allumés par l'amour du Christ, et ont fait des signes et des prodiges. Mais votre calendrier, qui de nos pères ou mères nous l'a jamais transmis ? Ceci n'est qu'une tradition purement papale, mais nous, "nous n'acceptons pas des institutions papales." Pour nous, le pape n'est ni saint, ni orthodoxe, ni membre de l'Église catholique du Christ. Comment pourrions-nous suivre comme pasteur un étranger et un inconnu ?
Vous, par contre, vous avez adopté quelque chose de nouveau, que vous n'avez pas reçu, qui n'est pas selon la Tradition et c'est à juste titre que vous êtes des "nouveaux-calendaristes" et prenez soin de plaire aux schismatiques et hérétiques de l'Occident plutôt qu'à vos pères qui vous ont engendré dans la foi et vos propres frères.
Ainsi, vous remâchez des prétextes mondains et matérialistes, privés de toute spiritualité et de base théologique. Vous empruntez les arguments scolastiques et rationalistes des occidentaux, concernant "l'adaptation aux besoins contemporains de l'humanité", du "progrès et de l'évolution de la précision scientifique", mais en quoi tout ceci intéresse l'Église, la plus réelle de toutes les réalités ?
Voilà, nous vous avons rendu des comptes par l'écriture et les pères, à savoir pourquoi nous persistons sur la Tradition. Donnez-nous à votre tour une réponse, un argument : évangélique, ecclésiastique, théologique, canonique, qui vous a forcé à innover. Mais comme disaient les anciens philosophes : "Tu ne recevras rien de celui qui n'a rien."
Et parce que vous ne disposez pas d'un seul argument canonique, d'une façon lâche vous vous jetez contre nous par la violence, les persécutions et la calomnie. Esope dit : "Ce n'est point toi qui te moques de moi, mais les lieux."
e. Les "vieux-calendaristes" sont une minorité.
Certes, ceci est inexact. Quatre-vingt pour cent des orthodoxes gardent encore le calendrier orthodoxe, qu'on a pris la mauvaise habitude d'appeler "vieux", tandis que rien dans l'Église ne vieillit.
Dernièrement, l'Église bulgare pressée par le gouvernement communiste, adhéra à l'usage du calendrier papal. Certes, le patriarche de Bulgarie rendra des comptes devant Dieu. Nous ne pouvons pas juger l'homme car nous ne savons pas sous quelles conditions il se trouvait, mais en règle générale, nous disons que le rôle principal d'un patriarche consiste en un OUI ou un NON qu'il doit prononcer tous les trois ou quatre siècles et qui suffit pour changer la face du monde.S'il s'agit seulement pour l'administration, on n'a pas besoin d'être orthodoxe pour cela.
Nous sommes obligés de souligner ici la responsabilité de l'Église d'Hellade et surtout de L'archevêque Chrysostome Papadopoulos et du patriarche Meletios Metaxakis, lesquels, par le précédent qu'ils ont créé, ont donné lieu aux communistes d'imposer le microbe du modernisme sur la sainte Église de Bulgarie, et les fidèles se sont trouvés sans défense.
Ce que dit le moine haghiorète Père Théodorite est très juste : "Quand comprendrez-vous que les Ministères des Affaires Étrangères des différentes puissances constituent les vrais patriarcats, et que souvent les chefs des Églises agissent comme étant leurs subordonnés ?" En effet, du moment où une Église locale peut innover et rester orthodoxe, pourquoi le gouvernement communiste ne pourrait-il pas exiger une telle attitude de la part de l'Église locale correspondante ? Ceci arrivera demain avec toute la Russie et personne ne pourra plus riposter quoi que ce soit.
Voilà aussi pourquoi, bien que le soit-disant "patriarcat de Moscou" ne nous inspire aucune confiance, nous partageons pourtant sa protestation quand, en 1967, les autorités civiles éloignèrent de force l'archevêque légal d'Athènes Mgr Chrysostome (qui n'a jamais signé une démission même pour la forme) et ont imposé l'actuel archevêque Ieronymos, sur la tête duquel est suspendue la destitution et l'excommunication du 30ème canon apostolique.
En tant qu'état libre, la Grèce devait résister à cette ingérence des autorités civiles, tandis que maintenant tout simplement elle a justifié les bourreaux du Kremlin et les persécuteurs de la sainte Église russe, car en vertu de quelle logique les autorités civiles de la "droite" peuvent-elles s'immiscer dans la vie de l'Église par celles de la "gauche" ? Alors la question dégénère du niveau théologique et religieux au niveau politique.
Voilà pourquoi la réponse de la hiérarchie de l'Hellade vers ledit "patriarcat russe" en esclavage se résume à peu près à ceci : "vous n'avez qu'à regarder vos propres affaires, car votre situation est pire", n'est ni orthodoxe, ni juste, ni fraternelle.
En effet, en ce qui concerne les relations entre l'ÉGLISE et l'ÉTAT, dans la papauté nous avons le système "papocésariste" et dans le protestantisme le système "césaropapiste". SEULE l'Orthodoxie connait le système de la "MUTUALITÉ", le seul juste et théologique, d'après lequel le patriarche est citoyen du royaume et le souverain fils de l'Église.
Certes, dans le système orthodoxe, on a souvent remarqué des abus, mais le système en lui-même est orthodoxe et théologique à l'encontre des systèmes occidentaux qui sont théologiquement erronés. Certes, le souverain ou le tsar ont arbitrairement outrepassé les limites de leur compétences. Toutefois parce que le système est juste, bien qu'à travers plusieurs tribulations, ces abus tournèrent en bénédictions (voir les cas Photius-Ignace, Chrysostome-Arsakios etc.).
Depuis le XIXème siècle, quand la nation esclave grecque requit sa liberté, les grandes puissances lui imposèrent un roi bavarois dont le nom était Othon et la religion latine. Il est vrai qu'en tant qu'homme, le roi Othon a fait de son mieux, mais ignorant la CONSCIENCE ORTHODOXE, il confia à son premier-ministre MAURER (également non-orthodoxe) la rédaction de la charte des relations entre l'Église et l'État. Celui-ci trouva un collaborateur précieux - le prêtre grec Théoklète Pharmakides. Celui-ci avait vécu et fait ses études en Europe. De pensée excessivement protestante, il était l'ennemi acharné du patriarcat oecuménique et de la Russie !
Ainsi, en 1833, l'Église d'Hellade se rendit schismatique face au patriarcat oecuménique (jusqu'en 1850) et adopta une Charte selon le
prototype des états occidentaux concernant les relations entre l'Église et l'État. Tandis qu'avant, d'après les principes de la MUTUALITÉ, (dite "byzantine"), les canons de l'Église constituaient des lois pour l'état. Maintenant, les lois de l'État deviennent ... "canons" de l'Église.
Ainsi, la responsabilité de l'Église d'Hellade est grande, car elle crée des précédents au préjudice des autres églises en esclavage qui partagent la foi commune. Nous voyons donc que la réforme de 1924 eut beaucoup de conséquences !
Voilà pourquoi Saint Jean Chrysostome dit dans son commentaire aux Galates : "Voilà avant tout la cause de tous les maux : ne point protester au sujet des petites choses. A cause de cela se sont introduits les plus grands péchés. Les choses minimes ne se corrigent pas adéquatement. Comme pour le corps, ceux qui ne prêtent pas attention aux blessures subissent la fièvre, la gangrène et la mort, de même pour l'âme, ceux qui passent outre les petites choses INTRODUISENT LES GRANDES ! Si, dès le début, ceux qui entreprenaient de transgresser les institutions divines en déplaçant quelque chose, si petite soit elle, recevaient la réprimande adéquate, aujourd'hui un tel hiver ne se serait pas abattu sur l'Église. Qui renverse la plus petite chose de la Foi saine, menace LE TOUT".
Nous ne nous faisons point d'illusions quant à l'avenir de l'Orthodoxie universelle officielle. Aujourd'hui, ils mentent sans honte ceux qui disent que nous constituons une minorité, mais peut-être le temps est-il proche où nous serons vraiment une minorité ! Notre très doux Sauveur ne nous avertit-il pas à ce sujet : "Quand le Fils de l'Homme viendra, trouvera-t-Il la foi sur la terre ?" (Luc 18,8).
Notre mission ne consiste pas à nous assurer une majorité, mais à garder la foi sans souillure, pure et intégrale. Voilà pourquoi nos pères
nous rappellent souvent les paroles de l'Écriture au sujet du "petit troupeau" et du "reste selon l'élection de la Grâce" ! Retenons bien leurs enseignements :
à suivre
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Conversion ? |
N'ayant pas connu personnellement Monseigneur Matthieu Vresthène de bienheureuse mémoire, mais profitant de son souvenir, qui est encore bien frais parmi nos fidèles, profitant également des écrits sur lui, notamment sa Vie, écrite par l'archiprêtre Eugène Tombros, je m'élance à écrire sa Vie, adaptée aux lecteurs francophones. Ce qui m'aide dans cette tâche, c'est avant tout l'héritage que ce saint père nous a légué - l'Orthodoxie dans toute sa pureté et sa splendeur.
Toute au long de l'histoire de l'Église, Dieu a donné des flambeaux, afin d'éclairer et de guider le peuple de Dieu. Monseigneur Matthieu, comme saint Nectaire d'Égine juste avant lui, figure parmi ces chandeliers, et d'autres prennent leur relève heureusement, car le Seigneur n'abandonne jamais son Église, surtout pas aux moments les plus cruciaux, comme ce fut le cas au temps où vécu le bienheureux père Matthieu, quant les forces des ténèbres provoquèrent le schisme des néo-calendaristes.
N'étant plus de cette vie-ci, depuis 46 ans déjà, Monseigneur Matthieu continu pourtant à éclairer et à protéger les fidèles et il reste leur référence par excellence.
Qu'il guide aussi ma main et m'inspire afin de relater sa vie autant que cela se peut, car certes l'essentiel n'est connu que de Dieu qui seul scrute les coeurs de chacun et à plus forte raison celui d'un saint comme l'archevêque Matthieu 1er.

ENFANCE
Né le 1 mars 1861, à Panéthymon en Crète, Matthieu Karpadakis avait pour parents le pieux prêtre Charalampe et Cyriaque son épouse, dont il fut le dixième enfants. Au baptême, il reçu le nom de Georges. A douze ans il perdit son père. Sa mère et son frère aîné Constantin, qui était prêtre, comblaient le désir de son coeur et le conduisirent au monastère de la Mère de Dieu "Source d'Or". Là, il fut présenté à l'higoumène Callinique, qui était en admiration devant la sagesse et la piété du jeune Georges. L'higoumène l'ordonna par la suite lecteur, et l'employa pour les offices divins. Il continua ses études à l'école du monastère. Sa belle voix et son talent pour dessiner en faisaient de lui un chantre et un iconographe au service de l'Église.
Un jour, l'évêque local officiait au monastère et il fut tellement édifié de la tenu du jeune novice Georges qu'il désira à le garder près de lui. Cependant Georges préféra de continuer sa formation dans le calme du monastère.
ÉTUDES A ALEXANDRIE
Pourtant Dieu avait autrement prévu. Un jour ses familiers eurent l'idée de l'envoyer à Alexandrie en Egypte chez des parents aisés, pharmacien de profession, afin de poursuivre ses études là-bas. L'higoumène Callinique l'encouragea et Georges ne savait mieux faire qu'à obéir. Ayant passé donc quatre ans, de 1872 à 1876 au monastère de "la Source d'Or", il partit destination Alexandrie, la ville où tout était pourvu pour parfaire ses études ecclésiastiques. En étudiant à Alexandrie, il travaillait de même comme employé à la pharmacie de ses parents.
Georges demeura pendant trois ans et demi à Alexandrie, travaillant avec intensité et étudiant à l'école secondaire fort renommée de la ville, dans laquelle il termina le premier et se distingua par son caractère.
A JÉRUSALEM
S'apercevant que des groupes de orthodoxes de la colonie grecque se rendaient tous les ans en Terre Sainte à la veille de Pâques, afin de fêter la Pâque au Saint Sépulcre, il pris la résolution de les accompagner. Ainsi, en 1880, Georges se rendit vers la ville sainte où il vénérait les lieux sanctifiés par la Vie terrestre du Sauveur. Il se rendit également au patriarcat afin des présenter ses métanies au patriarche, qui à ce temps fut Théothée. Celui-ci l'encouragea de demeurer à Jérusalem pour y continuer ses études à l'école théologique de la ville. Comme condisciple, il avait Mélétios Metaxakis, le futur patriarche de Constantinople, et Chrysostome Papadopoulos, celui qui devenait par la suite archevêque d'Athènes et instituteur du calendrier papal.
Ayant terminé ses études, après cinq ans, en 1885, il fut ordonné hiérodiacre par le patriarche Nicodème. Comme diacre il servait l'église de la Résurrection pendant une année. Peu satisfait de la vie bruyante dans ce milieu, il décida de gagner le Mont Athos. Muni de la bénédiction du patriarche, il parti pour la Sainte Montagne le 30 avril 1886.
PREMIER SÉJOUR A LA SAINTE MONTAGNE
Après un choix mûr, il se mit sous l'obéissance d'un ancien du nom de Nectaire le Pieux à la Skite de Sainte Anne. Progressant rapidement dans le chemin de la perfection, il fut revêtu du Grand Schème, malgré son jeune âge, le 26 septembre 1886, sous le nom de Matthieu. Son travail manuel consistait entre autre à confectionner des bonnets pour les moines.
Son père spirituel jugea finalement opportun de l'ordonner prêtre. C'est ainsi qu'il partirent ensemble au monastère de Saint Georges, où Matthieu fut ordonné hiéromoine le 26 juillet 1893. Comme tel il fut pendant des années confesseur de la Grande Laure et du skite de Kapsokalyvia.
Ses écrits de ce temps sont nombreux et en parti encore conservés. Au monastère de Simonos Petra, où il confessait de même, il avait comme collège le père Léonce, connu pour ses vertus.
DÉPART POUR NAUPHLIE
Le dimanche de la Tousaint, en juin 1910, le père Matthieu célébre la vigile au monstère de "la Source Vivifiante" et c'est ce monastère qu'il prit comme centre de sa mission laborieuse. Il parcourait la Péloponèse, prêchant le parole de Dieu et confessant les fidèles, pour retourner ensuite au monastère et se replonger dans le recuillement.
RENCONTRE AVEC SAINT NECTAIRE
A cette période, en 1910 exactement, le père Matthieu se rendit à l'école Rizarios dirigé par l'évêque de Pentapole, saint Nectaire. Matthieu avait déjà entendu parlé de saint Nectaire lors de son séjour en Egypte. Il savait aussi du monastère que le saint avait fondé en Egine. Tout cela l'impressionnait grandement rehaussé par l'aspect majestueux et simple à la fois de saint Nectaire. Celui-ci ordonna Matthieu archimandrite par l'imposotion des mains. Comme souvenir il lui donna son epigonation qui est toujours conservé au monastère de l'Entrée de la Vierge au Temple à Kératea. Ensuite ils entretenaient une correspondance abondante.
Le père Matthieu ne resta pas longtemps à Nauphlie. Les envieux pousèrent le métropolite d'Argolite et de Corinthe, Nicandre de l'expulser. C'est ainsi qu'il quitta Nauphlie destination Jérusalem.
à suivre
Sainte Catherine, la grande martyre, était une fille
fort intelligente et qui avait reçue une éducation
soignée. C'est par sa bouche que l'Esprit saint confondit les
150 philosophes. Est-ce grâce à cette intelligence et
cette éducation qu'elle a agit ainsi ou n'est-ce pas
plutôt à cause de sa pureté que l'Esprit saint a
pu se manifester ? C'était bien sa pureté qui a
permit au saint Esprit d'en faire une vase d'élection.
L'intelligence et le savoir , les philosophes en avaient autant sinon
plus, mais la sagesse, un don de Dieu, leur faisait
défaut.
L'intelligence et le savoir, la sainte s'en servait pour exprimer à travers eux la sagesse et la connaissance qui ne viennent de Dieu. Pourtant sans ces facultés et acquis naturels, elle aurait pu également réduire au silence les sages de ce monde. Cela se serait passé autrement mais avec le même résultat.
Voyons saint Spyridon, un rustre achevé, qui en tant qu'évêque continuait à garder ses moutons. Malgré son manque d'instruction et sa simplicité, il confondit les ariens - les autres pères du concile oecuménique n'y réussirent pas malgré leur connaissance théologique. Et c'est cette même pureté du coeur qui avait fait de saint Spyridon le champion du concile.
Dons naturels et connaissances empiriques ne sont donc qu'accessoires, ce qui compte c'est l'acquisition de l'Esprit saint qui s'obtient par la purification du coeur, la pénitence, une vie conforme aux commandements de Dieu.
Concluons avec une phrase de l'évangile où le Christ dit - ce qui résume tout ce que je viens d'écrire : "La sagesse a été justifié par tous ses enfants." (Lc 7,36).
hm. Cassien
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