Bulletin des vrais chrétiens orthodoxes

sous la juridiction de S.B. Mgr. André

archevêque d'Athènes et primat de toute la Grèce

NUMÉRO 31

SEPTEMBRE 1987

Hiéromoine Cassien

Foyer orthodoxe

66500 Clara (France)

Tel : 00 33 (0) 4 68 96 1372

 SOMMAIRE

NOUVELLES

SI LE GRAIN NE MEURT

LA PHYSIONOMIE DE NOTRE SEIGNEUR JÉSUS CHRIST

LE TÉMOIGNAGE DE FLAVIUS JOSEPHE

LETTRE A UN FIDELE

LA PHTORA

LA MARQUE DE L'ANTÉCHRIST

BEAUTÉ CACHÉE ET VOILÉ


NOUVELLES

Depuis avril 1986, nous n'avons pu imprimer d'autres bulletins pour des causes multiples.

Après le triste schisme de Lavardac nous avons fait beaucoup de démarches stériles afin d'ouvrir une chapelle ou un foyer près de Montauban. L'archevêque même est venu récemment afin de bénir nos projets. Espérons que Dieu aura enfin pitié de nous et nous aidera pour un lieu de réunion et de culte.

En été, j'étais en pèlerinage en Grèce pendant un mois avec quelques fidèles. Juste avant le départ, le 25 juin, fut baptisée à l'hermitage Joëlle Quinta, et il y a à peine une semaine, le 30 août, fut également baptisée sa fille Lucie. Que notre Seigneur Dieu les affermisse et les garde dans la vraie foi ! Plaise à Dieu, je partirai pour un certain temps en Grèce après l'envoi du bulletin. Je pense revenir pour quelques semaines, un peu avant Noël.

Hm.Cassien

Heureux celui qui T'aime, Seigneur,

et son ami en Toi et son ennemi à cause de Toi !

saint Augustin

SI LE GRAIN NE MEURT

La tendance à rejeter la création terrestre, le corps, le sexe, etc. comme étant mauvais, a existé à travers des siècles, et plus d'une hérésie en fut teintée, telles que le manichéisme, le catharisme, etc. A l'heure actuelle, on tombe plutôt dans l'autre extrême, considérant tout comme permis et bon. L'enseignement et l'expérience orthodoxes en revanche se tiennent juste au milieu et nous apprennent que rien de ce que Dieu a créé n'est mauvais en soi. Seuls la perversion du démon et le péché de l'homme l'ont rendu mauvais. Il ne s'agit donc pas de rejeter purement et simplement ce que Dieu a créé, mais de le purifier - une purification qui passe par la croix. En d'autres termes, il faut rectifier ce qui est mauvais afin qu'il ressuscite pur et transformé par la Grâce.

Pourtant, ne rêvons pas de restaurer la nature d'avant la chute, le paradis terrestre - il est gardé par l'ange flamboyant. Notre tâche consiste à viser directement au même but qui était proposé à nos premiers parents - la déification.

L'amour humain, par exemple, doit cesser de se replier sur soi-même, d'être égocentrique, d'être enfermé dans le plaisir et la possession. L'amour vrai ne peut exister en dehors de Dieu, et cet amour-là sera don, communion, partage, en laissant intacts la liberté, le mystère de l'être aimé.

L'amour humain comme tel est une impasse : ce sera la souffrance continuelle ou l'échec. La seule issue, c'est la transformation par la Grâce. Cette transformation ne consiste pas en un rejet mais en une purification salutaire, en crucifiant nos passions égoïstes. Quand je dis amour humain, je pense aussi bien à l'amour des parents, des époux, des amis, qu'à tout autre objet vers lequel l'amour peut nous porter.

A cette purification, tout chrétien est appelé, qu'il soit moine ou laïc. Le but est le même pour l'un et pour l'autre - seul les moyens diffèrent. Le renoncement radical du moine ne doit se faire qu'en vue d'une purification, comme l'usage légitime que fait le laïc ne doit pas exclure cette purification.

Ce que nous avons promis au moment du baptême ou lors de la profession monastique (considéré comme second baptême) reste à réaliser par la suite jour après jour. Et cette réalisation se fait au fond de nous-mêmes, dans notre être tout entier. Quand nous aurons crucifié le vieil homme, l'homme du péché, et revêtu l'homme nouveau, alors nous aimerons vraiment, tel le Christ qui nous a aimés jusqu'à donner sa Vie pour nous sur la croix.

Mais une fois purifié, il ne s'agit pas de s'installer ici-bas, nous avons dit que le paradis terrestre est fermé, mais un continuel dépassement doit se faire et c'est ce dépassement qui nous gardera dans la pureté. Ce dépassement tend vers l'Infini, et n'a donc pas de limites. «Devenez parfaits comme votre Père céleste est parfait», dit le Christ. Cette même tension ne nous permet pas de nous arrêter sur tel ou tel niveau culturel ou social, amical etc. Il faut vivre entièrement dans ce monde mais comme des passagers, sans s'y installer. Ce monde passe avec l'amitié humaine, les liens de sang, la patrie terrestre, etc. Seul reste ce qui porte le sceau de l'éternité.

«Et Jésus pleurait», relate l'évangéliste Jean, lors de la résurrection de Lazare. Le Christ, pur de toute passion et exempt de péché, n'avait nullement anéanti sa sensibilité, son affection, sa nature humaine.

En nous purifiant, tout notre être prend son plein essor. Une fois que nous sommes unis à Dieu, déifiés, notre vocation a atteint son but, celui pour lequel Dieu nous a créés et appelés.

hm. Cassien

C'est la connaissance qui produit l'amour.

Nicolas Cabasilas

L'une des armes employées encore par l'ennemi contre la religion chrétienne consiste à nier l'existence historique de la personne du Christ, à en faire un mythe. Voici un témoignage contre ces attaques :

 

LA PHYSIONOMIE DE NOTRE SEIGNEUR JÉSUS CHRIST

par Ponce Pilate, gouverneur de Judée

 

La lettre ci-dessous se trouve à la bibliothèque Cesarini à Rome. Elle fut envoyée à l'empereur Tibère par Publius Lendulus, gouverneur de Judée avant Pilate.

«J'ai su, ô César, que tu as envie d'apprendre ce que je t'écris maintenant, concernant un homme très vertueux s'appelant Jésus Christ et que le peuple considère comme prophète et ses disciples même comme Dieu, disant qu'Il est le Fils de Dieu, Créateur des cieux et de la terre, et de tout ce qui se trouve et existe sur celle-ci. En vérité, ô César, on entend tous les jours des choses extraordinaires concernant ce Christ. Il ressuscite les morts et guérit des maladies d'une seule parole. C'est un homme de taille moyenne, beau de visage, paré de majesté, surtout en ce qui concerne le visage, ce qui fait que ceux qui Le regardent de face sont obligés de L'aimer tout en Le craignant. Il a la chevelure de la couleur des noix mûres jusqu'à la hauteur de ses oreilles. De là jusqu'à ses omoplates, elle devient de la couleur de la terre, mais plutôt brillante. D'autre part, elle se divise sur le dessus de la tête et au milieu, selon la coutume des Nazaréens.

Son front est lisse et serein, son visage sans rides ou taches, son nez et ses lèvres très réguliers. Sa barbe est fournie et de la même couleur que la chevelure, elle n'est pas longue et se divise au milieu. Son regard est grave, inspirant la crainte et ayant la force d'un rayon de soleil. Personne ne peut L'observer attentivement. Quand Il reprend quelqu'un, Il fait peur, et ce faisant, Il pleure. Il est aimable et gracieux avec sérieux. L'on dit que l'on ne L'a jamais vu rire, mais plusieurs fois en pleurs. Ses mains et ses avant-bras sont beaux. Dans ses conversations, Il plaît à tous. Il est modeste et a la plus belle allure du monde. Il est beau comme sa mère qui est la plus belle femme jamais vue en ces lieux.

Cependant, si ta Majesté, ô César, désire Le voir, informe-moi et je te L'envoie tout de suite.

Tous à Jérusalem s'émerveillent de sa sagesse; bien qu'Il n'ait fait aucune étude, Il possède toutes les sciences. Il marche pieds nus et tête découverte. Beaucoup rient en Le regardant mais ils tremblent et L'admirent dès qu'ils se trouvent en face de Lui. L'on dit que jamais un tel homme n'est paru en ces lieux. En vérité comme me disent les Hébreux, jamais un enseignement comme le sien n'a été répandu. Beaucoup des Juifs Le considèrent comme Dieu, certains autres me disent qu'Il est ennemi de ta Majesté, ô César, et ces Hébreux malveillants me dérangent de diverses façons.

L'on dit qu'Il n'a jamais attristé quelqu'un, mais qu'Il a plutôt fait le bien. Tous ceux qui L'ont connu disent qu'ils ont reçu des bienfaits de sa part.

Cependant, à ta Majesté, ô César, je suis dévoué et empressé d'obéir; ce que tu ordonnes sera exécuté.»

 

A Jérusalem, la 7e Indiction, lune 11.

A ta Majesté, très fidèle et très obéissant Publius Lendulus, Gouverneur de Judée.

LE TÉMOIGNAGE DE FLAVIUS JOSEPHE

«Vers cette époque surgit Jésus, homme sage, s'il faut vraiment L'appeler homme. Car Il faisait des choses miraculeuses et enseignait aux hommes qui reçoivent la vérité avec plaisir, et Il gagna à sa cause de nombreux Juifs et aussi de nombreux Grecs. Il était le Christ. Et lorsque, sur l'accusation des hommes les plus importants parmi nous, Pilate L'eut condamné à la croix, ceux qui L'avaient aimé les premiers ne connurent pas de cesse; car Il leur apparut le troisième jour de nouveau vivant, car les prophètes divins avaient prédit cela et dix mille autres choses miraculeuses sur son compte. Et même maintenant la tribu des chrétiens nommée d'après Lui n'est pas éteinte.»

(Josèphe, l'historien juif, naquit à Jérusalem en 37-38 et mourut vers la fin du siècle.)

La Gloire de Dieu c'est l'homme vivant, tandis que la vie de l'homme est la vision de Dieu.

saint Irénée de Lyon
LETTRE A UN FIDELE

Mon cher en Christ,

Vous faites bien de faire des remarques dans votre lettre concernant mon comportement. Je sais qu'à cause de mes péchés, je gâche beaucoup, et si j'opte pour une chose plutôt que pour une autre, ce ne sera jamais la perfection.

Mais je pense qu'il faudra un peu ouvrir notre horizon. Si je reste ici à l'hermitage et attends que les gens viennent se faire baptiser, je peux toujours attendre. Dans notre monde actuel, il faut bien faire des concessions. Mais ne faisons aucune concession en matière de foi, comme dit saint Marc le Noble, tout en faisant une large économie dans nos relations humaines. Je sais qu'on risque toujours de provoquer le scandale. Tant que notre conscience est en paix et que nous vivons selon les deux commandements d'amour, «que se scandalise qui veut se scandaliser», comme dit l'Apôtre.

Vous vous rappelez la lettre de Lavardac où je fus traité de Don Quichotte et pire encore. Mais dois-je maintenant réviser ma vie à cause de ce pamphlet ? Dois-je suivre les loups-pasteurs, faire une sélection entre les personnes à évangéliser, me plier à la vie moderne, etc. ? Nous avons comme critère l'évangile et la Vie du Christ. Voici ce que j'y trouve :

Au puits de Jacob, quand le Christ demandait à boire à la Samaritaine, ne risquait-Il pas de provoquer un scandale, d'allumer le feu ? C'était une femme qui n'en était pas «à son coup d'essai» car elle avait déjà eu cinq maris, et en plus, elle était Samaritaine, une impure. Mais la suite donna raison au Christ car elle devint même une sainte, - sainte Photine la Samaritaine.

Le Christ n'allait-Il pas dans la maison de Zachée le Publicain ? Ne mangeait-Il pas avec les publicains et les pécheurs ? Les pharisiens s'en scandalisaient comme toujours, et Jésus leur répliquait : «Ce ne sont pas ceux qui se portent bien qui ont besoin de médecin, mais les malades». (Luc 5,31). Un peu plus loin dans l'évangile, on le traitait de gourmand et de buveur, ami des publicains et des pécheurs. Mais l'évangéliste poursuit : «Ainsi la sagesse a obtenu raison de la part de ses enfants» (Luc 7,35). Juste après, il y a l'épisode de la femme pécheresse qui lava, en pleurs, les Pieds du Christ. De nouveau, une occasion de scandale pour un pharisien qui se disait en lui-même : «S'Il était prophète, Il saurait qui et de quelle sorte est la femme qui Le touche, attendu qu'elle est une pécheresse». (Luc 7,39). Et Jésus le corrigea par une parabole lui montrant que ce n'est pas l'état dans lequel vivait cette femme auparavant qui comptait mais ce qui se passait en elle au moment présent.

Le Christ n'était-Il pas ami de Lazare et de ses soeurs Marthe et Marie ? Ne pleura-t-Il pas quand son ami Lazare mourut ? L'amitié et la richesse ne sont pas mauvaises comme telles, mais la façon dont nous vivons peut les rendre mauvaises. Rien dans la vie n'est mauvais si ce n'est ma conscience chargée de péchés.

Dans le contexte où nous vivons, il faut viser à long terme. Certes, si nous ne cherchons que des adeptes pour notre cause, alors faisons comme les sectaires, faisons du «porte à porte», distribuons des tracts, etc. Il y aura du monde dans nos églises. Mais je ne sais s'ils seront vraiment heureux et s'ils auront compris quelque chose à l'Orthodoxie. Le plus souvent, il faut faire ce que j'appelle le précathéchisme, descendre bien bas pour chercher la brebis perdue. Il faut se faire faible avec les faibles comme dit l'Apôtre Paul. Il ne s'agit nullement de devenir mondain ni de mettre l'Église à la remorque du monde. Mais s'asseoir au puits et demander un verre d'eau même si nous n'avons pas soif.

Quand je vais chez les hippies je dois employer parfois une extrême économie : manger dans une assiette que le chat vient juste de nettoyer, voir des choses qui datent d'avant la chute au paradis, etc. Mais, si je fais le bilan, je me rends compte qu'aussi bien eux que moi en avons tiré un bénéfice. J'avais fait un premier pas vers eux, et voici que ce sont eux qui viennent maintenant vers moi, comme c'était le cas juste avant-hier, où un couple était là sans but utilitaire, par simple amitié ou besoin spirituel. C'est en forgeant qu'on devient forgeron, et je sais bien que l'expérience me manque encore, que je fais parfois un faux pas. Mais le Seigneur sait nous protéger, rendre droit ce qui est tordu, pourvu que notre action soit faite avec une intention droite et avec discernement.

Vous prierez donc que notre Dieu m'élève à la hauteur de ma tâche et que je ne scandalise personne pour une raison juste.

Bien à vous
hm. Cassien


LA PHTORA

 

de saint Jean Damascène

(dans La Foi orthodoxe, chapitre 28)

Le mot Phtora a deux significations. Il signifie en effet les souffrances humaines comme faim, soif, fatigue, enfoncement de clous, mort etc. En ce sens, disons que le Corps du Seigneur est corruptible puisqu'Il a assumé volontairement tout cela. La phtora signifie ensuite l'achèvement du corps en ses éléments qui le constituaient, c'est la dissolution et la disparition : ce que le plus souvent on appelle la destruction. Le Corps du Seigneur n'a pas subi cette épreuve comme le dit le prophète David : «Tu n'enfermeras pas mon âme dans le schéol et Tu ne permettras pas que ton Saint voie la corruption.» (Ps 15,10)


Phtora et psore ne signifient pas la même chose, mais leurs réalités se touchent.

Voici ce que l'homéopathie dit sur la psore :

«Les miasmes chroniques - la psore, la syphilis, la sycose - sont originellement des perversions d'ordre moral. La question de la réceptivité psorique pose des problèmes qui dépassent vraiment, par leur importance et leur profondeur philosophique, le cadre courant des études scientifiques des écoles de médecine. Le domaine qu'elle embrasse est vraiment trop vaste, car il remonte à l'erreur la plus fondamentale de l'homme, le péché originel, véritable maladie première de notre race; j'entends la maladie spirituelle ainsi créée, état primaire à partir duquel toutes les races ont engendré ce que nous pouvons appeler la réceptivité psorique qui, à son tour, a posé les conditions de toutes les autres maladies.»

James Tyler Kent


(Le mot Psore est un terme biblique : psoriasis en latin, lepra en grec et sara'ath en hébreu. C'est un terme collectif qui désigne plusieurs symptômes qui ont la même racine, qu'on peut appeler pareillement.


LA MARQUE DE L'ANTICHRIST

Un nouveau système de Gouvernement mondial est déjà prêt à être installé dans un avenir pas très éloigné. Ce système de gouvernement a été planifié à la réunion de Genève de juillet 1977.

Le nouveau système monétaire qu'on utilisera est imprimé et gardé par le «Marché Commun», et il est sur le point d'être mis en usage. Cet argent sera pour l'usage des banques seulement et non pas pour le maniement des gens. Cet argent sera manipulé par le «Banque mondiale».

Des revues réputées, telles que «U.S. News and World Report», «The Spotlight», etcÉ nous disent que cet argent sera utilisé au lieu de l'argent actuel. Cependant, il sera remis seulement aux banques et déposé à notre nom. En Amérique du Nord, par exemple, chaque habitant recevra seulement un dixième de chaque dollar possédé actuellement. Un pour dix.

C'est le principe du système mondial, de l'Antichrist. Cette «Banque Mondiale» porte un numéro : le 666. Ajoutons que la Sécurité Sociale aussi sera intégrée dans ce système. Tous recevront de nouveaux numéros, et les trois premiers chiffres seront «666».

Ce même numéro, on peut le voir déjà dans le système fédéral des États-Unis, la Banque Mondiale et le Marché Commun européen. Aujourd'hui, déjà, tous les souliers exportés par le Marché Commun portent un insigne à l'intérieur, un cercle avec la tête d'un bélier à deux cornes et la bouche ouverte. Le cercle est divisé par une ligne, et au-dessus, il y a le numéro 666...

Il existe déjà à Bruxelles un gigantesque système d'ordinateurs possédant un numéro pour chaque personne dans le monde ! Ce numéro est constitué de trois groupes de 6 chiffres chacun : «666». Il y a quand même beaucoup de personnes dans le mondeÉ Toutefois, il est prévu que chaque personne (!) recevra un numéro sur la main ou sur le front, qui sera indélébile et invisible, sauf lorsqu'on le reconnaîtra avec quelque appareil électronique qui sera connecté aux enregistreuses d'argent des supermarchés.

Déjà, les supermarchés comme (aux États-Unis) Sears, Montgomery, Burgus, etcÉ, et en France, LeclercÉ ont reçu les enregistreuses. L'appareil électronique pour reconnaître la marque sur la main ou sur le front n'est pas encore installé chez eux, mais leur place réservée pour l'installation future...

Dès le commencement de ce nouveau système, chaque personne possédera son propre compte bancaire. Ensuite, dès ce moment, tout achat se fera par l'intermédiaire de l'ordinateur.

Si l'on examine n'importe quel article vendu dans ces supermarchés, on peut remarquer d'étranges marques composées de franges et de lignes, et un code numérique. Un ami des États-Unis nous a expliqué ces codes informatiques que l'on voit maintenant sur beaucoup de produits. De nombreuses lignes parallèles, 3 paires sont semblables (les 2 premières, les 2 centrales, les 2 dernières) et représentent le chiffre 6, même si le nombre n'est pas écrit dessous. Ce code 666 doit devenir la clé de la banque de données informatiques, à savoir la fameuse «Banque Mondiale» dont le directeur n'est autre que A.W.Clausen (de la Bank of America par ailleurs), haut dignitaire actuel du «Palladian Rite» (gnostique et luciférien, si l'on en croit Jean Lombard dans «Lectures Françaises» de janvier 1985), fondé par Albert Pike ! ...

Nous retrouvons encore une fois la collusion entre Haute Maçonnerie et Finance Internationale en vue de la constitution de cet État Mondial qui consacrera l'asservissement de l'humanité. Le complot contre l'homme se fait de plus en plus précisÉ Mais revenons à nos marques : les trois zones sombres, qui sont souvent à côté de ce code, sont parfois pourvues d'un «F» à côté de la première zone, et d'un «H» à côté de la troisième. On suppose que «F» signifie «Forehead» (front) et «H» signifie «Hand» (main). La zone centrale sans code signifie «sans marquage».

3 premiers chiffres : 666 - code banque

3 chiffres suivants : 116 ??? - code pays (ici USA)

3 chiffres suivants : 205 ??? - code localité

9 chiffres désignant le code personnel fiscal.

En tout, 18 chiffres, soit de nouveau 3 fois 6.

C'est cette marque que peuvent lire les enregistreuses d'argent des commerces pour identifier l'article, donner son prix, faire l'inventaire, etcÉ

La marque sur le front ou sur la main vous identifiera et l'ordinateur fera la transaction de l'achat ou de la vente directement avec la banque, créditant ou débitant votre compte bancaire.

Tous vos achats et ventes seront faits de cette manière.

Sans ce code numéro on ne permettra à personne d'acheter ni de vendre (Cf Apocalypse 13,16-18 et 14,9-11). Si l'on examine un téléphone avec boutons ou touches on remarque qu'il y a au moins un bouton d'extra. Ce bouton sera connecté avec l'ordinateur de la banque. L'ordinateur sera celui qui vous répondra pour vous faire connaître l'état de votre compte bancaire. Précisons que l'ordinateur parlera avec sa propre voix artificielle. L'ordinateur de Bruxelles qui connaîtra tout de toutes les personnes sur le globe parle et compose ses propres paroles. A Birmingham, en Alabama, il y a déjà un prototype de cet ordinateur mais plus petit.

Les banques sont en train d'installer ce nouveau système. Si on ne le croit pas qu'on interroge son banquier. La marque numérique sera tatouée sur le front ou sur la main par le moyen d'un rayon «laser» quand le temps sera propice (l'opération est même indolore). Les machines sont déjà prêtes aux États Unis !

Plus de 22 milliards de chèques sont faits annuellement. Les banques donneront comme excuse qu'elles ne peuvent plus supporter une telle charge. D'après certains, ce nouveau système serait d'abord mis en oeuvre au moyen de la carte jusqu'a ce queÉ le nombre des cartes voléesÉ fasse problème. Alors, tout «naturellement», on trouverait un autre système, qui ne serait autre que le système frontalier ou dextéral. Un autre scénario possible pour faire accepter le marquage serait de créer un état de panique économique dont le seul moyen d'en sortir serait... le marquage.

Concernant les cartes, la meilleure preuve de ce que nous avançons c'est qu'actuellement, les banques françaises (Crédit Agricole, Crédit Mutuel, etcÉ) font pression sur leurs clients pour leur faire préférer la carte au chèqueÉ allant jusqu'à imposer la carte de crédit à tout client comme le Crédit Agricole. Bien sûr, et d'abord en service gratuit...

Cela va tellement vite qu'un journal régional dans sa livraison du 31 Juillet 1984 (Ouest-France N°12692), titrait «qu'un grand pas vers la monnaie électronique était accompli : la carte bancaire unique fin 1985», et en ouvrant le dit journal, à la page 2, après avoir appris que toutes les cartes vont être uniformisées dans tout l'hexagone et qu'elles vont devenir mode de paiement national, pour fin 1985, on peut encore rire du dessin humoristique illustrait l'article (un quidam quête pour de «vieux papiers», un passant se présente et dit : -Vous acceptez les chèques ?)...

Cela va tellement vite que les ondes radiophoniques ont relaté fin Juillet 1984, comme par hasard, qu'un trafiquant de cartes avait monté tout un réseau à Paris et copiait des cartes, ce qui lui permettait de faire des achats sur le compte des autres. De là à dire que le système des cartes n'est plus possible, il n'y a qu'un pas.

On n'en est pas encore au marquage à l'heure où nous écrivons ces lignes mais tout est tellement bien combiné d'avance qu'ont peut presque s'en étonner. Un de nos amis me précise que cela se confirme de tous côtés : on fait des essais de marques au laser sur les mains et sur le frontÉ

A preuve : à l'échelon mondial il est impossible de garder un secret sans fuites; c'est ce qui est arrivé, et certaines erreurs ont été commises qui ont permis de dévoiler le plan d'asservissement monétaire antichristique actuellement en cours.

Dans 6 états américains, des chèques du gouvernement furent envoyés à des citoyens avec la mention : «pour l'endos de ce chèque la personne doit se faire identifier par la marque de la main droite ou la marque frontale». Ne pouvant rien en faire, les banques retournèrent ces chèques. Réponse du gouvernement : «ces chèques ne doivent être utilisés qu'en 1984» (information extraite de «Vers demain»).

Autre chose aussi révélatrice : «En février 1982, une personne de Hagen en Westphalie, ville de la Ruhr, demandait un passeport probablement pour l'Europe). Sur le formulaire fourni pour la demande se trouvaient quelques mentions auxquelles elle ne put répondre. Elle questionna l'employé qui, au lieu d'une réponse lui donna un autre formulaire. Une des questions figurant sur le formulaire était ainsi rédigée : «où désirez-vous recevoir la marque : sur la main droite ou sur le front ?» Mais elle dut rendre ledit questionnaire !

Pour les chrétiens cela signifie que dans un temps proche, nos comptes bancaires, nos valeurs seront bloquées. Nous deviendrons «insolvables» et aussi mis de côté. Les banques et les gouvernements hériteront de nos économies. Pour terminer, certains se demandent pourquoi cela ressemble a ce qui est dit dans l'Apocalypse 13,16-18 et s'il s'agit d'un hasard. Voici ce que dit d'elle-même dans son journal la Communauté Économique Européenne (C.E.E.) : «Le traité de Rome soutient les déclarations des livres d'Ézechiel, de Daniel, et de l'Apocalypse : ce royaume des temps derniers est un nouvel empire romain»

Hasard ou préméditation ?

Enfin, nous offrons à la méditation de nos lecteurs les passages concernés de l'Apocalypse :

«Et la bête réussit à leur faire mettre à tous, petits et grands, riches et pauvres libres et esclaves une empreinte sur la main droite ou sur le front et elle fit en sorte que nul ne put acheter ou vendre, qu'il n'eût l'empreinte, le nom de la bête ou le nombre de son nom. Ici réside la sagesse. Que celui qui a de l'intelligence calcule le nombre de la bête. C'est un nombre d'homme. Ce nombre est six cent soixante-six. " (Ap 13,16-18).

«Et un troisième ange les suivit encore, disant d'une voix forte : "si quelqu'un adore la bête et son image jusqu'à recevoir son empreinte sur son front ou sur sa main, il boira lui-même le vin de la Colère divine, le vin pur versé dans la coupe"...» (Ap 14,9-11).

Félix Causes

Il n'y a de vériable amitié que celle dont Tu formes le lien entre personnes unies à Toi par cette charité que répand en nos coeurs l'Esprit saint qui nous a été donné.

saint Augustin

BEAUTÉ CACHÉE ET VOILÉE

Père Basile

Combien notre coeur doit déborder de reconnaissance envers notre Seigneur et Sauveur Jésus Christ qui, dans son infinie Miséricorde, nous a fait la Grâce de distinguer le bien du mal, la lumière des ténèbres, la vérité du mensonge, le juste de l'erreur. En effet, non seulement Il ne nous doit rien, non seulement Il ne nous doit ni la vie présente ni la vie éternelle, mais en plus Il manifeste son incommensurable longanimité envers nous qui sommes les derniers des hommes. Car si nous étions justes, si nous étions pieux, si nous mettions en pratique ses commandements, si nos intentions étaient bonnes, on aurait pu penser qu'à cause de notre justice, à cause de notre honnêteté, il était juste, il était méritoire qu'Il fasse resplendir sur nous la lumière de sa Face. Mais tout au contraire. Bien que des millions de gens honnêtes, irréprochables selon les critères humains, ayant les meilleures intentions et faisant des efforts méritoires, restent loin de la vérité et, soit défigurent le Christ et Le caricaturent, soit L'ignorent complètement et se perdent dans la plus grande aberration et dans l'absurdité du premier venu qui se présente comme guide, comme apôtre et comme maître spirituel.

Et nous qui vivons dans la paresse, dans l'indolence, dans l'amour du péché, dans notre orgueil et notre vanité, Il nous fait la Grâce suprême de nous montrer ce qui est le plus beau de sa création et de sa rédemption. La beauté de la fille de Sion, la beauté cachée et voilée de son Église qu'Il a acquise par son sang précieux ! Qui aurait prié pour nous ? Qui aurait intercédé en notre faveur ? Qui aurait pu nous obtenir cette grâce ? Ou est-ce qu'Il cherche à démontrer l'abîme de notre culpabilité au jour du jugement d'avoir «méprisé un tel salut» et négligé «de telles promesses» ? Ou est-ce qu'Il nous a choisis, nous, les avortons de sa création, pour montrer l'infini de sa Bonté au monde et tirer vers Lui ceux qui veulent être sauvés ? Ses Voies sont impénétrables et qui aurait pu jamais sonder sa Pensée ? Mais même si nous ne sommes pas aptes à arriver à la hauteur de ce qu'Il nous a révélé, comment au moins ne pas Le remercier de cette lumière qui nous éclaire et nous réchauffe, qui nous guide et nous console, tandis que des millions d'êtres humains se contentent de leur aveuglement ou prennent pour lumière le mirage de leurs illusions et s'enfoncent dans les ténèbres de leurs chimères ! Et non seulement cela, mais même quand ils se mettent en présence de la lumière inaccessible, en face de la vérité révélée en Jésus Christ dans son Église, leur coeur non seulement reste glacial et insensible, non seulement ils restent indifférents, mais en plus cette lumière et cette vérité les irrite et les agace, ils se révoltent et ils se tournent vers les fantasmes de leurs égarements comme les bestioles qui fuient la lumière du soleil pour se réfugier dans la puanteur et la moisissure des trous humides et sombres au-dessous des pierres !

Certes, nous ne les jugeons pas, car comment pourraient-ils prendre plaisir à la lumière du soleil si Dieu ne guérit pas l'infirmité de leurs yeux ? Comment la chenille pourrait jouir de la lumière et du parfum des fleurs sans avoir été transformée en papillon ? Comment pourraient-ils s'épanouir dans la vérité, si la Grâce de Dieu ne change pas leur coeur, leurs sentiments, leur optique, leurs goûts, leur logique, leur entendement ? Personne et rien ne peut effectuer un tel miracle, un tel changement, hormis la Grâce divine ! Ni la naissance, ni l'éducation, ni l'instruction ni la morale ni les bons penchants, ni la philosophie. C'est pour cela que le diable s'acharne à égarer le genre humain, car l'égarement obscurcit l'esprit, renverse la valeur des choses, altère la logique, détruit la faculté d'appréciation de ce qui est réellement beau et bien. C'est la raison pour laquelle les saints pères avaient une telle horreur de l'hérésie, car l'hérésie aliène en profondeur la nature humaine et la dégénère à un tel point qu'elle devient après inapte à reconnaître la vérité.

Le diable ne se gène point de vouloir égarer par l'Écriture même Celui qui en est l'Auteur et essaye de L'égarer en citant des versets bibliques, qu'il s'évertue à présenter comme lui donnant raison. Ainsi donc, nous voyons que, dès le début, le diable essaye de détruire l'Église «de l'intérieur» et suscite de faux pasteurs qui surgissent non de l'extérieur, mais de l'intérieur, comme dit l'apôtre : «ils sont sortis du milieu de nous mais sans être des nôtres». Le diable se présente toujours comme le défenseur de la vérité et le serviteur de la piété. Il ne contredit pas la piété, il essaye de l'altérer, de l'aliéner.

Aux temps de l'hérésie iconoclaste, il y avait beaucoup d'abus de la part de certains iconophiles qui se trouvèrent aux antipodes de l'iconoclasme. Leur vénération des saintes icônes n'était pas basée sur l'esprit de l'évangile mais cette vénération faisait une grande place au paganisme et à la superstition. Il arrivait qu'on fasse dans les églises des fresques représentant des scènes de chasse et autres aberrations. L'attachement à la matière de l'icône était tellement démesuré qu'il y a eu des cas où l'on grattait les peinture dès icônes dans le saint calice pour les mélanger avec la sainte Communion, comme si le Sang très précieux de notre Seigneur n'était pas suffisant pour la sanctification des fidèles et qu'il fallait lui ajouter d'autres éléments.

Le même diable qui avait poussé certains iconophiles vers ces pratiques superstitieuses et idolâtres les précipita vers l'hérésie inverse. Au nom de la piété et de la pureté de la foi et de l'épuration du culte, il leur inspira l'abolition des saintes icônes. Les saints pères théophores n'étaient pas dupes au point de ne pas comprendre cette nouvelle stratégie et cette nouvelle tactique diabolique. La superstition n'était pas suffisante pour égarer les âmes, car malgré la superstition et les abus, la cause de l'icône et de sa vénération : le Christ continuait toujours à subsister. Mais les iconoclastes niaient en eux-mêmes la réalité christique. Ils ne croyaient pas que l'Indescriptible était devenu descriptible, que l'Immatériel était devenu matériel et qu'Il était réellement mort sur la croix pour notre salut. Ils croyaient à un Christ fantomatique, vague et non concret et hypostatique, vu et palpé par les apôtres. D'après la survivance de l'hérésie docète, Christ ne serait pas réellement mort sur la croix dans son Corps pour notre salut, mais attribuait à la mort du Christ des interprétations spiritualistes, mais qui en niaient la réalité. L'hérésie était d'autant plus redoutable qu'elle se présentait sous les apparences de la plus grande piété et du plus grand respect pour les Écritures saintes. N'était-il pas écrit dans le Décalogue même qu'il ne fallait faire aucune image et aucune ressemblance de la Divinité ? Les iconoclastes ne manquaient pas de versets bibliques et d'arguments logiques pour étayer leur théorie. Une armée d'évêques et des prêtres et d'autres ecclésiastiques constituait un concile pour officialiser la nouvelle pratique d'un culte spiritualiste. Les orthodoxes ont vu le danger. Ils auraient pu se résigner et éviter toutes les persécutions, tous ces flots de sang, toutes ces vies humaines. Ils auraient pu penser qu'en dernière analyse, avec icône ou sans icône, ils continuaient à vénérer le même Christ, car les iconoclastes non seulement n'avaient pas touché directement le dogme christologique, mais même au début, ils avaient disposé de tolérer même les icônes, à condition que les orthodoxes soient un peu plusÉ «souples» et admettent de placer les icônes à une certaine hauteur pour que les fidèles ne parviennent pas à les embrasser.

Toutefois les orthodoxes savaient que s'ils avaient consenti, ce serait un recul en matière de foi, car une fois la «pratique» altérée et modifiée l'aliénation du dogme christologique ne serait plus qu'une question de temps. On n'a qu'à étudier le traité de saint Jean Damascène sur les saintes icônes pour comprendre de quelle nature était le déluge de l'iconoclasme qui menaçait d'engloutir toute l'Église !

C'est pour cela qu'ils n'ont admis aucune concession en matière de foi, et que lorsque l'empereur gagné à la cause iconoclaste envoya un officier pour décrocher de la porte du palais royal l'icône du Christ que saint Constantin y avait placée, une jeune moniale, frêle, saisie de l'Esprit qui habitait le prophète Élie, renversa l'échelle et tua celui qui avait osé lever une main sacrilège contre la figure de Celui qui S'est appauvri «dans une figure d'homme» comme dit l'Apôtre.

L'histoire iconoclaste est connue et ce n'est pas notre but d'y revenir, l'iconoclasme fut terrassé sous le triomphe de la vérité évangélique : Le Verbe est devenu Chair et nous avons vu sa Gloire ! Dieu ne peut plus dire comme Il nous disait autrefois : «Sous quel aspect M'avez-vous vu pour en faire une image ?» Car «l'ombre de la Loi» étant passée, le Législateur nous a visités et a habité parmi nous.

Mais l'hérésie iconoclaste se vampirisa et attendit les siècles sombres de la papauté pour se manifester à nouveau en Occident, cette fois sous le règne enténébré de la papauté. La même histoire se répéta mais le diable profita de son expérience antérieure et alla encore plus loin. Comme à Byzance, nous assistons de nouveau premièrement à une décadence de la représentation des choses de Dieu. La lumière de l'évangile ne leur suffisant pas, les papistes retournèrent comme le chien à son propre vomissement, et cherchèrent lumière et inspiration auprès du paganisme et de la Grèce antique. C'est ainsi qu'au nom de l'art et de l'humanisme, on est arrivé à la boucherie de la Chapelle Sixtine, aux angelots aux cuisses rondelettes, et auxÉ «Madones» dessinées sur les modèles des maîtresses des peintres de laÉ «Renaissance». Devant cette mièvrerie et cette carnation, comme l'a dit à juste titre un auteur orthodoxe moderne : «on peut pécher mais pas prier, car si on voulait vraiment prier, il faudrait «fermer les yeux».

Et comme à Byzance, à la déchéance s'oppose un iconoclasme «purificateur» qui, au nom des principes les plus sublimes et les plus nobles, collabora avec le papisme et à l'opposé de lui pour amener l'humanité d'aujourd'hui dans le chaos de l'athéisme, du scepticisme et du matérialisme.

Le protestantisme, ce nouvel iconoclasme, utilisa des moyens plus radicaux que les iconoclastes byzantins. Le diable sait que si l'on ostracise de la prière la communion des saints et la vénération de la sainte Mère de Dieu, Christ est automatiquement défiguré et caricaturé. Ainsi, un beau jour, les gens se rendent compte qu'ils ont perdu l'original et l'a caricature ne leur suffisant plusÉ ils s'en débarrassent.

Ainsi les différents «pasteurs» cherchent dans les «Facultés de Théologie» quelque vague Christ qui leur paraît de jour en jour plus anémique, trop frêle pour être «le Fils prééternel d'un Père sans commencement». Pour les mystiques, les exaltés et les illuminés, ce Christ transparent, éthérique et opaque leur suffit amplement encore. Chacun L'interprète comme il veut et Lui attribue une forme selon ses propres concepts; et quand on se contente de très peu en matière spirituelle, ce n'est pas difficile de se sentir heureux et comblé.

Mais pour celui qui aime approfondir les choses et aller au bout de son raisonnement, le Christ du protestantisme devient abstrait et angoissant. Il donne l'impression d'une figure découpée avec une paire de ciseaux et détaché d'une grande image. Si on L'avait laissé dans l'ensemble de l'image, on aurait découvert qu'Il domine l'image et qu'Il anime tout ce qui L'entoure. Tandis que, détaché du contexte de sa réalité, Il ne Se trouve pas à sa place véritable.

à suivre.

Abba Paphnuce, le vrai disciple d'abba Macaire, a dit: «Il fut révélé au vieillard, au sujet d'un ouvrier, qu'il travaillait sans murmurer et qu'il était dans une grande patience espérant la récompense de la vie éternelle. Et lorsqu'il se fut levé avec promptitude, il me dit : «Lève-toi, suis-moi.» Et lorsque nous eûmes marché, nous arrivâmes à un endroit désert du fleuve, et, comme nous restions assis tranquillement, le vieillard fut ravi dans une vision. Je lui dis avec assurance, comme si j'eusse eu la certitude et l'évidence que par la grâce de notre Seigneur Jésus Christ rien ne lui était impossible : «Mon père, veux-tu que je te dise quelque chose ?» Il me dit : «Mon fils, qu'est-ce ?» Et moi, je lui répondis, disant : «Fais une prière, afin que nous traversions.» Il me répondit, d'un visage plein de joie et d'une bouche pleine de grâce : «Mon fils, imiterons-nous notre Seigneur Jésus Christ ? Recevrons-nous la force du chef des apôtres, Pierre ? (cf Mt 14,29). Pourrons-nous échapper à la vaine gloire des hommes ? Jusques à quand les hommes nous loueront-ils ?» Et quand il eut dit cela, voici que se montra une bête aquatique. Le saint abba Macaire lui dit : «Est-ce la Volonté de notre Seigneur Jésus Christ que tu nous fasses traverser le fleuve ?» Et lorsqu'il eut dit cela, aussitôt la bête aborda au rivage, et, lorsque nous fûmes montés sur elle, elle nous mena de l'autre côté, et, lorsque nous eûmes sauté sur le rivage, mon père abba Macaire lui dit : ¡Fais-toi violence, plonge ta tête et mon Seigneur Jésus Christ te donnera ton salaire.» Lorsqu'elle eut plongé, aussitôt elle réapparut avec un gros poisson; et, lorsque je vis ce grand prodige, je me jetai à ses pieds, étant dans une grande crainte. Mais lui me releva; ainsi nous marchâmes, rendant gloire à notre Seigneur Jésus Christ. Et, lorsque nous nous fûmes approchés du village, nous nous assîmes et notre père, le juste abba Macaire, regardait ceux qui passaient; voici qu'il vit l'ouvrier qui venait vêtu de la grâce de l'endurance. Il dit : «Voici un vase d'élection (cf Ac 9,15) et d'honneur.» Et, s'étant levé devant lui, il l'embrassa et lui dit : «La paix soit avec toi, ouvrier de la onzième heure (Mt 20,6).» L'autre répondit : «Selon la Volonté de mon Seigneur Jésus Christ.» Notre père abba Macaire lui dit : «Comment travailles-tu et de qui reçois-tu ton salaire ?» L'ouvrier lui dit : «Je travaille pour un chef de la terre, et le Roi qui est aux cieux me donne mon salaire.» Mon père abba Macaire lui dit : «Es-tu donc certain qu'il en est ainsi ?» L'ouvrier dit : «Je suis certain de la parole du Maître de la vigne.» Mon père abba Macaire lui dit : «Comment dis-tu cela ?» L'ouvrier lui dit : «Il a dit : 'Appelle les ouvriers et donne-leur leur salaire.' (Mt 20,8).» Et après que nous eûmes ainsi parlé, nous pliâmes le genou, nous fîmes la prière, puis nous nous levâmes et nous marchâmes. Notre père abba Macaire était triste et disait : «Malheur à toi, Macaire, car voici que je ne suis pas certain, comme cet ouvrier mondain, que mon travail a plu à mon Seigneur Jésus Christ, ou même que je suis digne d'un salaire terrestre, à plus forte raison de celui des cieux.» Après cela, lorsque nous fûmes arrivés de nouveau au fleuve, mon père, le saint abba Macaire, me dit : «Mon fils, agissons, nous aussi, comme le font les hommes.» Et, lorsque nous fûmes montés sur le bac, il nous mena à l'ouest. Et, après avoir marché un peu en avant, mon père abba Macaire me dit : «Mon fils, asseyons-nous un peu.» Et, nous étant assis, nous fûmes ravis et je ne m'aperçus de rien jusqu'à ce que nous nous trouvâmes devant la grotte. Je lui dis : «Nous sommes arrivés promptement, mon père.» Il me dit : «Rendons gloire à notre Seigneur Jésus Christ, car celui qui a enlevé Habacuc (Dn 14,35) et Philippe (Ac 8,38-40), c'est lui qui nous a conduits.»