Bulletin des vrais chrétiens orthodoxes sous la juridiction de S.B. Mgr. André

archevêque d'Athènes et primat de toute la Grèce
NUMÉRO 5
SEPTEMBRE 1979

Hiéromoine Cassien

Foyer orthodoxe

66500 Clara (France)

Tel : 00 33 (0) 4 68 96 1372

SOMMAIRE
Nouvelles
Prophéties de saint Cosmas d'Étolie
Lettre ouverte de Mgr. Innocent de Pékin
Vie de saint Gilles
Décret de garder sans innovation ni altération la foi transmise par les saints conciles
Le Jésus de la Tradition

NOUVELLES

J'étais en voyage presque toute l'année et à peine rentré à l'ermitage, je m'apprête à partir aux USA. Je resterai, plaise à Dieu, 2-3 mois en Amérique.

Lors de notre première visite, j'étais resté un mois en Argentine, où il existe déjà une paroisse, mais sans prêtre depuis dix ans.

Nous avons célébré là-bas la divine Liturgie dans une petite chapelle. Plusieurs personnes furent reçues dans notre Église et une petite fille de trois ans fut baptisée du nom de Marie. En suite je suis allé aux États-Unis et au Canada. A Seattle furent baptisés un Américain du nom de Dimas et une fille de l'Inde du nom de Théodora. Plusieurs personnes furent aussi reçues par le saint chrême. A Vancouver et Toronto, j'ai fait une halte chez nos fidèles. A Detroit je suis resté un peu plus longtemps, et nous avons célébré encore la fête de Pâques dans une chapelle privée.

Cette fois-ci, il me faut aller à New York. Un groupe de fidèles se sont séparés de L'ERHF et veulent rejoindre notre Synode. Il faut donc les recevoir et y organiser une paroisse. En même temps j'en profiterai pour repasser à Detroit. Peut-être ferais-je de là ma tournée en Argentine. Sinon il me faudra y aller après Noël, comme l'an passé.

En partant d'ici je m'arrêterai à Hanovre pour célébrer la divine Liturgie, et de l'Angleterre, où je rencontrerai certains de nos fidèles, je prendrai l'avion pour New York.

Voilà mes projets et mes aventures.

À l'ermitage tout va bien, et je fais mes valises avec regret. Cette semaine doivent encore venir des fidèles et des amis d'Autriche et de Lille, et je partirai tout de suite après.

Grâce à la libéralité de nos lecteurs, j'ai pu acheter une nouvelle machine à écrire et donc rendre celle qui nous avait été prêtée. En revenant d'Amérique nous reprendrons notre travail d'édition tant bien que mal.

hm. Cassien

 

La prière Jésus est semblable à une loupe.

Bien concentrée sur le coeur, sans bouger,
elle réchauffe et enflamme finalement,
- par le Soleil de Justice -
les rayons de la grâce.
hm. Cassien
PROPHÉTIES DE SAINT COSMAS D'ÉTOLIE
(1714 -1779)

Les prophéties suivantes concernent la troisième guerre mondiale. Il existe bien sûr d'autres prophéties concernant le même sujet. Il faut distinguer la troisième guerre mondiale d'avec la fin du monde.

Une armée étrangère arrivera, croyant au Christ et ignorant la langue.

Elle demandera des armes. Il faut en avoir deux pour donner l'une et garder l'autre.

Vous irez dormir avec les uns et vous vous lèverez avec les autres.

Vous verrez trois familles dans une maison.

Vous quitterez votre maison pour vous installer ailleurs et d'autres occuperont votre maison.

Vous verrez 40 chevaux attachés à un seul piquet.

Les riches deviendront pauvres et les pauvres mourront.

Une poignée d'or pour une poignée de farine.

Beaucoup mourront à cause de la faim.

Il arrivera un temps où tout le monde sera dirigé par un instrument muet.

Bienheureux serez-vous dans les montagnes car elles vous préserveront de beaucoup de maux.

Vous entendrez mais vous ne verrez pas le danger.

Vous souffrirez trois heures ou trois jours.

Il arrivera un temps où les ennemis prendront même la cendre de votre feu, mais vous ne changerez pas votre foi comme les autres.

Quand il y aura une flotte de mille bateaux en territoire grec, le problème de Constantinople se résoudra.

Cela arrivera subitement.

Il faut avoir un sac de blé prêt, suspendu à la porte. Ce sac vous retiendra lors du départ. Ne le laissez pas. Il faut l'emporter avec vous pour nourrir votre enfant.

Quand vous entendrez que la guerre a déjà commencé, alors elle est tout près.

Tous les villages près de la route souffriront beaucoup.

Les antichrists partiront, mais reviendront.

Vous les poursuivrez jusqu'à "Kokkini Milia".

Ils essaieront de résoudre la problème avec la plume, mais n'y arriveront pas. 99 fois avec la guerre et une fois avec la plume.

Si trois puissances se mettent d'accord, vous ne souffrirez pas.

Si la guerre se résout par la raison, il y aura beaucoup de catastrophes. De trois pays, il n'en restera qu'un.

Il y aura un temps où vous ne recevrez aucune information.

Vous donnerez tout ce qu'on vous demande. Il faudra sauver seulement les âmes.

S'il y a de l'argent dans la rue, on ne le ramassera pas.

Pour un grain de blé on s'entre-tuera.

Le mal va arriver par les gens instruits.

Il arrivera un temps où il n'y aura aucune harmonie entre le clergé et les laïcs.

Le clergé sera pire que les plus impies.

À Constantinople sera versé beaucoup de sang. Un veau de trois ans s'y baignera.

Bienheureux celui qui vivra après la guerre mondiale.

Il mangera avec des cuillères en argent.

Après la guerre mondiale, le loup paîtra avec l'agneau.

Quand la flotte de mille bateaux arrivera à l'accostage, des hommes arriveront qui porteront un gilet rouge et qui combattront pour vous.

Tant de choses arriveront que les mères, par peur, accoucheront avant terme.

Il ne restera pas d'animaux parce qu'ils seront mangés. Mangez-en vous aussi.

Il ne faudra pas construire de grandes maisons.

Il faut faire une clôture afin qu'ils ne puissent pas entrer.

Ils voudront vous imposer un impôt très lourd, mais n'y arriveront pas.

On imposera un impôt pour les poules et les fenêtres.

On vous demandera de faire le service militaire. Sans pourtant réussir (à vous l'imposer).

Quand vous entendrez que la guerre a déjà commencé en bas, alors elle est tout près.

Si la guerre éclate en bas, vous souffrirez peu. Si elle débute en haut, vous serez entièrement anéantis.

Tous les trous et toutes les roches seront pleines de monde.

Cela arrivera subitement. Ou les boeufs dans les champs, ou les chevaux sur l'aire.

C'est triste de vous en parler. Aujourd'hui, demain, nous attendons une grande soif et une immense faim, tellement que nous donnerons des millions de pièces d'or sans obtenir un bout de pain.

Après la guerre, les hommes courront une demi-heure pour trouver quelqu'un qui leur soit frère.

Il ne faut pas planter de vignes, car ils les détruiront.

Il y aura une paperasserie administrative avec un grand avenir en orient.

Tout le monde sera tellement pauvre qu'on prendra des sarments de vigne pour ceinture.

La cause viendra de Deliata.

La France et surtout l'Italie libéreront beaucoup de régions grecques.

Par trois sentiers : Cra, Crapsi et Mousina, passeront beaucoup de troupes pour aller à Constantinople. Il est bon que les femmes et les enfants partent dans la montagne. Ils vous questionneront pour savoir si Constantinople se trouve encore loin. Mais ne dites pas la vérité, car ils vous maltraiteront. Cette armée n'arrivera pas jusqu'à Constantinople, parce qu'ils apprendront la fin de la guerre en chemin.

La libération viendra d'en bas où l'eau se verse.

Le jour viendra où une femme chassera 10 Turcs avec la quenouille.

Il faut maudire le pape, car il sera la cause.

Beaucoup de villages seront détruits. Trois pays deviendront un seul.

Il faut avoir trois portes. S'ils en tiennent une, partez par l'autre.

Même celui qui se cache derrière une porte sera sauvé. Cela se passe très vite.

Il faut prier que ce soit pendant la journée et pas pendant la nuit ; que ce soit en été et pas en hiver.

Les hommes resteront pauvres car ils n'auront aucun amour pour les arbres.

Vers la fin tous les hommes seront nus, car ils deviendront paresseux.

Dans les ports en haut arrivera la catastrophe.

Vous en sauverez d'autres et d'autres vous sauveront.

Vous partirez par les montagnes de gauche et non par la droite.

N'ayez aucune peur dans les grottes.

Cela arrivera subitement. Les chevaux seront attelés et vous partirez.

Cela se passera au huitième (= vingtième) siècle.

Cachez-vous près d'une porte ou près d'une construction, si cela arrive vite.

Beaucoup de choses arriveront. Toutes les grandes ville deviendront baraques.

Il arrivera un temps où le maudit diable sortira de son carcasse. Un pseudo-prophète arrivera un jour. Il ne faudra pas le croire ni être content de lui. Il partira et ne reviendra pas.

Un temps arrivera où tous les chrétiens s'élèveront l'un contre l'autre. Il faut avoir le signe de la croix sur le front pour être reconnu comme chrétien.

Vous verrez voler des hommes dans le ciel tels des oiseaux noirs, qui jetteront du feu sur la terre. Tous ceux qui vivront à cette époque courront vers les tombes en criant : "Morts, sortez-en pour que nous, les vivants, y entrions".

Traduit du grec par soeur Hélène Tsakiroglou


LETTRE OUVERTE À TOUS LES FIDELES DE L'EGLISE DU CHRIST QUI GARDENT FIDELEMENT LE CALENDRIER ORTHODOXE ET LES TRADITIONS DE L'EGLISE UNE, SAINTE, CATHOLIQUE ET APOSTOLIQUE

par Mgr. Innocent de Pékin (suite)

Ainsi, c'est avec une conscience tranquille que nous pouvons garder fermement notre calendrier orthodoxe et notre Pascalie ; ce faisant, nous n'aurons jamais à fêter la Pâque avant les Juifs ou en même temps qu'eux, et nous ne serons pas coupable de la transgression des saints canons.

Nous ne devons jamais oublier que les raisons qui nous obligent à conserver le calendrier orthodoxe sont précisément celles qui ont incité les saints apôtres et les pères du Concile d'Antioche à prendre les décisions concernant la célébration de Pâques, car si nous suivions le calendrier grégorien, nous serions souvent dans l'obligation de célébrer notre fête de Pâques avant la Pâque juive, et celle de leur engeance les maçons, parfois en même temps qu'eux, ce dont nous préserve le Seigneur.

Plus que cela. En passant au nouveau style, la structure entière de la vie de l'Eglise serait perturbée. Ainsi, par exemple, en cette année 1929, la période du jeûne précédant la fête des saints Pierre et Paul aurait complètement disparu. D'après le nouveau style, le 29 juin tombe un samedi, avant la semaine de tous les saints ; il en serait de même des autres périodes de jeûne.

Ceci aurait été de nature à réjouir les faux-frères ; alors pourquoi n'introduisent-ils pas, en même temps que le calendrier catholique, les jeûnes catholiques, et ne se réconfortent-ils pas avec du fromage et des oeufs pendant le carême ?

Nous ne nous opposons pas à ce que les nouveaux stylites introduisent le nouveau style chez eux. Qu'ils fassent ce qu'ils désirent ; qu'ils abrogent les jeûnes, qu'ils fêtent la Pâque avec les Juifs, qu'ils transgressent les canons divins. Que Dieu leur soit Juge ! Mais pourquoi essaient-ils de nous rendre complices de leurs iniquités, et nous obligent-ils par des persécutions cruelles, à devenir parjures des coutumes léguées par les pères, et qui ne sont en contradiction ni avec l'Ecriture, ni avec la Tradition sainte ? L'Eglise a bien vécu jusqu'à la malencontreuse année 1583 suivant le calendrier julien, et personne ne s'en trouva mal ; pourquoi subitement cela est-il devenu gênant ? Après tout, et en toute rigueur, ce n'est même pas le calendrier julien qui est à la base de notre calendrier orthodoxe, ni même le calendrier lunaire, mais le compte hebdomadaire du temps, ce qui apparaît clairement dans nos livres liturgiques, où le calcul tout entier est basé sur la semaine. Depuis la création du monde, nous terminons notre tâche le sixième jour, le septième étant consacré à Dieu. Actuellement, de nombreux pays civilisés ont abandonné le compte du temps mensuel, et tous les calculs s'effectuent suivant la règle hebdomadaire.

N'ayant aucun argument en faveur de la réforme, les nouveaux stylites tentent de nous faire croire, au moyen de la contrainte, à leurs arguments pseudo-savants à l'appui du nouveau style. Ils nous persécutent parce que le calendrier julien serait soi-disant moins exact du point de vue scientifique que ne l'est le calendrier grégorien. Mais qu'ils sachent bien qu'il est plus convenable aux orthodoxes de se laisser guider par la grâce que par la science.

Nous voyons où ont été conduits les occidentaux par leur passion pour la science, comment, pour la servir, ils ont dénaturé la Pascalie, transgressant ainsi les lois de l'Eglise pour le respect desquelles elle a précisément été établie.

Les nouveaux stylites nous persécutent parce que, selon eux, le calendrier orthodoxe que nous observons deviendra tout à fait défectueux d'ici mille ans. Mais qu'ils se rappellent, ces ignorants prétentieux, que le calendrier égyptien antique était bien plus faux encore, ce qui n'a pas empêché la nation ayant possédé la plus grande culture du monde antique, de le suivre pendant des millénaires et de le protéger contre toutes les réformes, par des lois spéciales. Mais au fait, qu'avons-nous à nous inquiéter de ce qui adviendra dans mille ans, quand le Sauveur nous a recommandé de ne pas nous soucier du jour qui vient ? Rien ne dit que la terre même durera autant de temps. A quoi nous serviront les calendriers réformés, si, selon les paroles du Seigneur, le temps même viendra à manquer ?

Mais c'est en vain que nous essaierions de convaincre les obstinés nouveaux stylites. Eussions-nous formulé des critiques encore plus sérieuses qu'ils n'auraient pas écouté davantage les paroles de vérité. Il ne saurait en être autrement, car ils n'ont revêtu que le masque de l'amour et du zèle pour l'Eglise. En fait, ils sont mus par des buts tout différents, et qui sont loin d'être religieux : ils accomplissent les volontés de ceux qui sapent les fondements de l'Eglise du Christ depuis plusieurs siècles. Pour eux, l'introduction du calendrier grégorien n'est pas importante en soi ; ce qu'ils recherchent, c'est l'abolition de notre calendrier orthodoxe, et l'introduction, du même coup, de la discorde et du trouble dans les milieux croyants, l'instauration du schisme et l'extinction de l'amour fraternel. Ils ont levé les bottes sur toutes les pratiques ecclésiales, transmises par les pères, consacrées par le temps, car les serviteurs du prince de ce monde savent bien que notre Eglise orthodoxe est forte, précisément, de ses pratiques. Ils savent parfaitement que les canons divins sont saints et remplis de sagesse, et qu'ils protègent, par un rempart insurmontable, la sainte Eglise de l'esprit purificateur de ce monde, de tous ceux qui ont accepté le sceau de l'antéchrist ; aussi appliquent-ils tous leurs efforts en vue d'abroger les canons ; ainsi la sainte Eglise demeurerait sans gouvernail et deviendrait la proie des tempêtes de ce monde. Les ennemis du Christ ont, sans répit et avec ténacité, sapé les fondements de la sainte Eglise, afin d'ériger à la place une autre Eglise, le sanctuaire de l'humanité autodivinisée, l'église maçonnique, le temple de Satan.

Que personne ne s'imagine que nous combattions à cause des époques, de mois et des jours et que nous souffrions les privations et les persécutions pour les pleines lunes et les équinoxes. Nous combattons pour l'Eglise sainte, nous la défendons contre les forces de l'enfer qui se sont élevées contre Elle. Les ennemis du Christ savent l'importance pour les nations et l'Eglise, des fêtes et des jeûnes à des périodes fixes, obligatoires pour tous ; ils savent que c'est là le principe le plus puissant et le plus liant pour les nations, l'état, et à plus forte raison, pour l'Eglise. Toute la structure de la vie israélite de l'Ancien Testament était érigée sur la base des jours de fête : c'était non seulement l'occasion de cérémonies religieuses, mais également de réformes sociales et de l'aménagement du mode de vie tout entier. Chaque septième année, la terre se reposait, et toute la récolte des terres non cultivées et des jardins fruitiers était mise à la disposition des pauvres et des animaux. A chaque cinquantenaire on libérait les esclaves et on restituait aux propriétaires initiaux tous les terrains qui avaient été cultivés par eux. Ainsi se trouvaient redressés tous les torts sociaux. Aussi les Juifs avaient-ils ressenti une peur immense à l'idée que le Christ était venu abolir leurs fêtes, car cela aurait signifié la perte de leur nationalité (archidiacre Etienne). C'est la raison pour laquelle les saints apôtres ont si fermement institué le remplacement des fêtes juives par des fêtes chrétiennes, et c'est la raison pour laquelle, de nos jours, les athées militants essaient de faire disparaître les fêtes. Déjà le saint prophète Daniel avait prédit par l'action de l'Esprit saint la façon dont les ennemis de Dieu entameront la lutte avec la sainte Eglise, à la manière de battre l'air. Non ! Le Seigneur nous a rendus dignes de combattre pour la sainte Eglise et de souffrir pour son Nom. Honneur et gloire à ceux qui ont souffert les privations et les persécutions, gloire éternelle à ceux qui ont été honorés par le Seigneur d'une fin de martyr. Il n'est rien dans l'Eglise qui soit sans importance, car dans chaque pratique s'est incarné l'Esprit de Dieu qui est la vie et la respiration de l'Eglise. Ceux qui osent s'élever contre les pratiques et les lois de l'Eglise, fondées sur les Ecritures saintes et la Tradition sainte, ceux-là s'élèvent contre l'Esprit de Dieu, et, par là même, ils montrent à tous ceux qui ont des yeux pour voir, de quel esprit ils sont. Il est digne et juste que l'Eglise prononce contre eux l'anathème.

Qu'y a-t-il de plus merveilleux que la divine Beauté ? Quelle pensée a plus de grâce que la Grandeur de Dieu ? Quel désir de l'âme est aussi aigu et bouleversant que celui qui vient de Dieu dans l'âme purifiée de toute malice et disant en vérité de tout son être : "Je suis meurtrie d'amour."

saint Basile le Grand

VIE DE SAINT GILLES

Saint Gilles naquit à Athènes vers 640. Son père Théodorus et sa mère Pélagie étaient plus distingués par leur piété que par la noblesse de leur origine. Les vertus du jeune Gilles faisaient l'admiration de la ville d'Athènes. Il avait relevé un pauvre infirme en le revêtant de son manteau, guéri un malheureux condamné à une mort terrible par la piqûre d'un serpent, délivré en pleine église un possédé du démon. À la mort de son père et de sa mère, saint Gilles donna tous ses biens aux pauvres et fuit loin de sa patrie pour se dérober aux applaudissements populaires.

Saint Gilles s'embarqua sur un navire qui faisait voile vers les côtes méridionales de la Gaule. Après une navigation périlleuse, où il apaisa les flots par sa prière, il aborda aux embouchures du Rhône, à Arles, cette antique métropole de la Gaule Romaine, où sa sainteté éclate par la guérison instantanée d'un malade atteint depuis trois ans d'une fièvre opiniâtre.

Il traverse le Rhône, et remontant au nord vers les premières montagnes, il s'arrête au bord du Gardon dans un repli profond de la vallée; il s'établit dans cette grotte aérienne de la Baume de Sanilhac qu'enveloppe encore aujourd'hui l'austérité du désert et la majesté d'un religieux silence.

Là, il rencontre saint Vérédème ermite, athénien comme lui. Effrayé de la renommée qui l'entoure bientôt dans cette solitude, saint Gilles quitte la double grotte du Gardon, et dit adieu à saint Vérédème qui va bientôt monter sur le trône épiscopal d'Avignon.

Une tradition, que sa haute antiquité nous rend éminemment respectable, nous fait voir saint Gilles franchissant la chaîne des Pyrénées qui le séparait de l'Espagne, et venant s'établir en ermite sur la montagne de Nuria en Catalogne.

Un ancien manuscrit sur parchemin atteste la réalité du séjour de saint Gilles à Nuria; il renferme l'histoire d'une statue en bois de la Mère de Dieu tenant l'Enfant Jésus sur ses genoux que saint Gilles avait ciselée de ses mains, et qui, au moment de son départ, fut cachée dans une grotte, où elle fut miraculeusement découverte en 1079.

Ce livre, cette statue miraculeuse, le récit des miracles opérés par le saint, le nom de la grotte et la fontaine qui coule non loin, tout concourt à attester le passage de saint Gilles à Nuria. Il est peu resté en Espagne.

Après plusieurs longues journées de marche, il arrive à la lisière d'une immense forêt, la forêt gothique, où il trouve le palais des Goths dans une autre caverne appelée la Baume de saint Gilles, près d'une source que les traditions locales appellent la Font Gillienne, et qui coule encore entre la ville et le bois dit de la Ribasse.

C'est dans cette solitude que saint Gilles vint fixer son séjour. Les racines et les herbes de la forêt, avec le lait d'une biche, lui suffisent comme nourriture.

L'image de cette biche est devenue l'attribut distinctif de saint Gilles, et ce symbole gracieux et charmant passa plus tard dans les armes de la cité saint-gilloise.

À cette époque, les Wisigoths étaient les maîtres de la Septimanie. À la mort de leur roi Réceswinth, les principaux seigneurs de la nation élurent pour lui succéder le roi Wamba. Cette élection fut accueillie en Espagne avec le plus vif enthousiasme; mais les seigneurs de la Septimanie ne la virent qu'avec regret. Nîmes se révolta contre son souverain légitime. À cette nouvelle, le roi Wamba accourut avec son armée, et la ville rebelle ne tarda pas à rentrer dans le devoir aux premiers jours de septembre 673.

Saint Gilles ne goûta pas longtemps les douceurs de la solitude. Wamba, accompagné d'une suite nombreuse, résolut de se procurer le plaisir d'une grande chasse après les fatigues du siège de Nîmes. Poursuivant une biche qui s'enfuyait sous les fourrés obscurs, le roi blesse d'une flèche le saint entre les bras duquel elle s'était réfugiée. Ému de pitié et saisi d'admiration en présence du solitaire dont la jeunesse respire la sainteté, il lui donne le vaste terrain qui prit le nom de vallée Flavienne, en souvenir du royal donateur, et lui exprime le désir de bâtir là un monastère.

Les constructions s'élevèrent rapidement, et bientôt le saint, forcé malgré ses répugnances d'accepter la charge d'abbé, et élevé à la sublime dignité du sacerdoce, se vit à la tête d'un fervente communauté. De nombreux disciples accoururent se placer sous sa direction. Ainsi se forma une communauté florissante, reliée dès le principe à la grande famille bénédictine, dont elle devait être pendant huit siècles, une des gloires les plus pures. Dix ans après, en 684, l'abbaye était constituée et saint Gilles allait à Rome en faire donation au Pape. Tandis que saint Gilles gouvernait avec une sage prudence sa famille spirituelle, le vent de la persécution vint s'abattre sur cette maison bénie.

Franchissant les Alpes, les musulmans apparaissent dans notre midi et font partout de terribles ravages. Rempli d'effroi à la pensée des malheurs dont ses fils sont menacés, saint Gilles suivi de tous les siens alla se réfugier à Orléans près du puissant Duc d'Austrasie, Charles Martel.

Saint Gilles attendit le jour où il put rentrer dans son monastère.

Au retour dans la la vallée Flavienne, un douloureux spectacle l'y attendait : un monceau de décombres occupait la place de son monastère. Heureusement la Providence avait ménagé au saint abbé dans la personne de Charles Martel un bienfaiteur aussi puissant que généreux. Grâce aux libéralités de ce prince, cloître et église furent rebâtis.

Saint Gilles survécut peu de temps à la restauration de son abbaye. Chargé de jours et de mérites, il s'endormit paisiblement dans le Seigneur, un dimanche, le 1er septembre de l'année 721.

 

Un ancien a dit : "Les paroles seules ne suffisent pas. On en trouve beaucoup chez les hommes de ce temps. Il faudrait aussi des oeuvres; ce sont elles que Dieu recherche, et non des paroles stériles."

DÉCRET DE GARDER SANS INNOVATION NI ALTÉRATION LA FOI TRANSMISE PAR LES SAINTS CONCILES OECUMÉNIQUES ET LOCAUX

L'ordre parfait, c'est de commencer tout discours ou action par Dieu et de terminer en Dieu, selon le mot de saint Grégoire le Théologien. C'est pourquoi, en ce temps où nous prêchons ouvertement la vraie religion et où l'Église fondée dans le Christ grandit et progresse sans cesse au point de s'élever au-dessus des cèdres du Liban, nous aussi, en commençant avec la Grâce de Dieu tous nos saints discours, nous ordonnons de garder sans innovations et invulnérable la foi qui nous a été transmise par les apôtres choisis de Dieu , qui ont vu et servi le Verbe.

De même que celle des trois cent dix-huit saints et bienheureux pères, qui se sont réunis à Nicée sous le règne de feu notre empereur Constantin contre l'impie Arius et l'hétérothéisme ou pour mieux dire le polythéisme qu'il a enseigné; il nous ont révélé et exposé clairement dans l'unanimité de leur profession de foi la consubstantialité des trois hypostases de la Nature divine; ils n'ont pas permis qu'elle soit cachée sous le boisseau de l'ignorance, mais ont enseigné ouvertement les fidèles à adorer dans une adoration le Père et le Fils et le saint Esprit; ils ont démoli et mis en pièces la croyance à l'inégalité des degrés dans la Divinité et jeté à terre et renversé les jouets enfantins faits de sable par les hérétiques contre la vraie foi.

Nous affirmons de même la foi proclamée sous le règne du feu notre empereur, le grand Théodose par les cent cinquante saints pères rassemblés en cette cité impériale, embrassant leurs déclarations sur la théologie du saint Esprit et rejetant avec les ennemis antérieurs de la vérité le sacrilège Macédonius, parce qu'il a osé effrontément prendre le Maître pour un esclave et préféré comme un bandit déchirer l'indivisible Trinité, en sorte que le mystère de notre espérance eût été incomplet; nous condamnons avec cet homme détestable, engagé contre la vérité, Apollinaire, le maître d'iniquité qui expectora l'opinion impie que le Seigneur assuma un corps sans intelligence, déduisant par là, lui aussi, que notre salut est resté incomplet.

Nous sanctionnons de même, comme un rempart inébranlable de la vraie religion, les enseignements édictés par les deux cents pères inspirés de Dieu, réunis pour la première fois dans la ville d'Ephèse sous Théodose, feu notre empereur, fils d'Arcadius, proclamant un seul Christ, fils de Dieu et fait chair, et croyant la Vierge toute pure qui l'a engendré sans la coopération d'un homme, vraiment et à proprement parler Mère de Dieu et pourchassons comme étant bien éloignée de la réalité divine la radoteuse division des natures de Nestorius, qui proclamait dans l'unique Christ un homme distinct et un Dieu distinct, renouvelant par là l'impiété judaïque.

Nous confirmons aussi la foi gravée en toute orthodoxie par les six cent trente pères choisis de Dieu, dans la métropole de Chalcédoine sous Marcien feu notre empereur ; foi qui apprit aux aux confins de la terre que l'unique Christ, le Fils de Dieu, est composé de deux natures, et est glorifié dans ces mêmes deux natures ; elle a exilé de l'enceinte sacrée de l'Eglise, comme une horreur et une souillure le vain Eutychès, qui avait déclaré que le grand mystère de l'incarnation n'a eu lieu qu'en apparence, et avec lui Nestorius et Dioscore, instigateurs et défenseurs, l'un, de la division, l'autre, de la confusion des natures, qui venant de directions opposées sont tombés dans le même précipice de la perdition et de l'athéisme.

Mais nous connaissons aussi et nous enseignons à nos successeurs comme proférées par le saint Esprit les pieuses voix des cent soixante cinq pères inspirés de Dieu, qui se sont rassemblés dans cette ville impériale sous Justinien de pieuse mémoire feu notre empereur ; ils ont voué par décret conciliaire à l'anathème et à l'abomination Théodore de Mopsueste, le maître de Nestorius, Origène et Didyme et Evagre qui ont réinventé les mythologies païennes et remis en honneur dans les délires et les rêveries de leurs esprits des renaissances périodiques et des transformations de certains corps et de certaines âmes et se sont fourvoyés dans la croyance impie du retour des morts à la vie ; les écrits de Théodoret contre la vraie foi et contre les douze chapitres du bienheureux Cyrille, de même que la lettre dite d'Idas.

Nous confessons aussi de nouveau de garder inattaquable la foi du sixième saint concile, qui fut réuni récemment sous Constantin de sainte mémoire feu notre empereur en cette ville impériale, et reçut plus d'autorité du fait que le pieux empereur avait assuré à perpétuité l'authenticité de ses actes, en apposant à leurs volumes son cachet impérial ; il a déclaré que nous devons croire en toute piété aux deux vouloirs naturels ou volontés et aux deux opérations naturelles dans l'incarnation de l'unique notre Seigneur Jésus Christ notre Dieu, nous voulons dire Théodore de Pharan, Cyrus d'Alexandrie, Honorius de Rome, Serge, Pyrrhus, Paul et Pierre, anciens évêques de cette ville gardée par Dieu, Macaire, qui fut évêque de la ville d'Antioche, Etienne et son disciple et l'insensé Polychrène ; il a gardé par là intacte la doctrine d'un corps connaturel au nôtre du Christ notre Dieu.

 

Celui qui n'est pas spirituel jusque dans la chair, devient charnel jusque dans l'esprit.

saint Augustin

L'abbé Jean le Nain dit un jour à son frère aîné : -"Je veux être sans souci comme les anges, ils ne font aucun travail, mais servent Dieu sans arrêt." Puis il se dépouilla de ses vêtements et s'en alla au désert. Au bout d'une semaine, il retourna vers son frère, et tandis qu'il frappait à la porte, celui-ci demanda avant d'ouvrir : -"Qui es-tu?" -"C'est moi, Jean." Son frère lui répondit : -"Jean est devenu un ange et n'est plus désormais parmi les hommes." Mais il insistait en disant : -"C'est moi!" Son frère n'ouvrit pas et le laissa à se morfondre. Il lui dit enfin en ouvrant la porte : -"Si tu es un homme, tu as encore besoin de travailler pour vivre. Mais si tu es un ange, pourquoi cherches-tu à entrer dans la cellule ?" Jean fit une métanie et lui dit : -"Mon frère, pardonne-moi, car j'ai péché."


LE JÉSUS DE LA TRADITION

(suite)

par P. Bratsiotis

E. Vie publique de Jésus.

Vu que la matière des évangiles synoptiques est sans chronologie pour la majorité des événements, le classement chronologique de toute la matière évangélique devient impossible. Il est indispensable pour cette raison que la narration de saint Jean, le plus historien des évangélistes, soit établie comme base de ce travail, qui procure les appuis d'articulation chronologique les plus nombreux de la vie de Jésus.

1. Durée de l'action publique de Jésus.

Depuis longtemps prédomine un désaccord parmi les exégètes au sujet de cette question, qui a sa cause dans le désaccord apparent parmi les évangélistes à ce sujet. Ainsi les plus nombreux des exégètes, - déjà depuis Eusèbe et saint Jérôme -, admettent une durée pour le moins de trois ans de l'action publique de Jésus. Quelques-uns, - peu nombreux -, la veulent d'un an et d'autres enfin la déterminent de deux ans. On peut retirer l'impression d'une durée d'un an en examinant superficiellement les évangiles synoptiques. Mais dans l'évangile de saint Jean, trois Pâques se distinguent nettement, qui s'interposent de l'apparition messianique de Jésus jusqu'à la Pâque de sa mort et qui présupposent une action de trois ans. Mais, même dans les évangiles synoptiques on n'a pas de difficulté de discerner une action d'une durée plus longue d'un an, parce que son action messianique en Galilée, décrite dans ceux-ci, présuppose un temps plus long et "l'herbe verte", sur laquelle, - d'après saint Marc (voir 6,39) - se sont assis les cinq milles hommes nourris par Jésus, c'est un produit du printemps dans lequel Jésus fut crucifié, étant donné qu'il s'ensuit sa longue marche à travers les frontières de Tyr et de Sidon et de la Décapole, qui se termine sur le mont de la Transfiguration (Mc 7,1-9,2 et ss et Lc 6,1). Il parle d'un deuxième sabbat après le premier sabbat de la fête de Pâque et Jésus apparaît chez le même évangéliste citant ses efforts salutaires répétés à Jérusalem. Étant donné que Jésus d'après ces données citées plus bas, conformément à l'acceptation la plus probable, fondée sur la base de chronologie de saint Luc, apparut en public peu avant Pâque de 28, son action publique aurait duré jusqu'à Pâque de 32, qui coïncide alors très probablement avec le 7 avril, lorsque sa crucifixion eut lieu.

2. Baptême et Tentation de Jésus.

L'action de saint Jean Baptiste, dernier prophète et précurseur de Jésus précéda son apparition publique, conformément aux quatre évangélistes. C'est vers ce Jean que Jésus l'impeccable vint avant de commencer son oeuvre messianique et fut baptisé, non pas parce qu'Il avait besoin de son baptême, mais pour attester ainsi la Mission divine du Baptiste, de même que pour assurer officiellement la charge des péchés de l'humanité et donner simultanément l'occasion à son Père d'annoncer lors de l'Épiphanie, que c'est Lui, son Fils bien-aimé, et au Baptiste de s'en assurer pour qu'il puisse déclarer ensuite que c'est Lui, le Messie. Ainsi le baptême de Jésus fut comme s'il était la cérémonie officielle de son apparition publique. Après ce baptême, Jésus, en tant qu'homme, voulant se préparer pour reprendre la lourde action messianique, se réfugia dans le désert de la Judée, où Il resta en jeûnant durant quarante jours. Il priait aussi certes et étudiait l'oeuvre qu'Il devait accomplir dans l'histoire mondiale. Durant ce temps, Il subit aussi cette triple tentation, laquelle, comparée exactement à l'oeuvre messianique que Jésus devait entreprendre, répondait aux espérances messianiques prédominantes dans le judaïsme de cette époque. La lutte de Jésus dans le désert contre le Tentateur fut le prélude à la lutte à venir, laquelle portera à son comble toute sa Vie privée d'après l'évangile, de même que la victoire dans le désert contre Satan fut, conformément aux évangiles, le prélude à la victoire finale contre lui.

3. Plan de la Vie publique de Jésus.

On peut distinguer cinq périodes de l'action publique de Jésus depuis le Baptême jusqu'à son Ascension :

- La période préliminaire.

- Celle de son Action première en Galilée.

- La période du point culminant de son Action.

- Celle de la crise messianique.

- Celle du triomphe.

Depuis la première période qui est esquissée d'une manière suffisamment nette par le quatrième évangéliste et dont la scène fut surtout la Judée, en partie la Galilée aussi, après le baptême de Jésus et sa tentation, les témoignages considérables du Précurseur pour Lui ont lieu; le résultat immédiat en fut la formation du premier noyau de disciples de Jésus. Jésus passe par Cana en retournant en Galilée, où Il accomplit le premier de ses miracles, comme un front rayonnant de son Action ultérieure. Il se rend à Capharnaüm dont la destination, depuis ce temps-là, était de devenir le centre de son Action publique en Galilée. Il monte ensuite également à Jérusalem pour la fête de Pâque. Il apparaît dans le temple comme Messie pour la première fois, en chassant ceux qui profanaient par leurs achats et ventes "la demeure de mon Père". Il s'entretient avec Nicodème, membre du grand Conseil, en privé, au sujet de la nouvelle vie spirituelle, vers laquelle Il doit guider les hommes. Il part d'ici en pays du Jourdain, où Il séjourne pendant un certain temps en baptisant par l'intermédiaire de ses disciples. Il reçoit le dernier témoignage du Précurseur, et finalement Il retourne en Galilée de nouveau, à travers la Samarie, où son dialogue avec la Samaritaine se déroule; il est bien accueilli en Galilée, parce que son arrivée fut précédée par sa réputation, grâce à ceux qui étaient montés à Jérusalem pendant la fête et y avaient vu ses Exploits. Dans cette province dont les habitants étaient plus purs et plus doux que les Judéens, ils étaient aussi moins influencés par le pharisaïsme rabbinique. Jésus y accomplit la plus grande partie de son Action et sa Prédication prit ici aussi un caractère plutôt séculier comme nous le voyons dans les évangiles synoptiques, auxquels nous devons aussi les renseignements les plus nombreux sur l'Action de Jésus en Galilée. La Galilée devint la région principale de l'Activité de Jésus, durant la deuxième période de sa Vie publique, en ayant comme point de départ l'information de l'incarcération du Baptiste. C'est la période du commencement de l'action du royaume de Dieu, c'est-à-dire de la nouvelle société, dans laquelle dominerait la Souveraineté de Dieu par l'accomplisscement de sa Volonté. Les point principaux de l'Action de Jésus en Galilée pendant cette période sont les suivants : le commencement de la Prédication du Messie dirigée vers les foules du peuple par le même message que le Baptiste : "Repentez-vous car le royaume de cieux est proche", appel définitif, préparation et mission, après mise à l'épreuve des apôtres, la distinction entre la personne et l'oeuvre du Messie Jésus avec son précurseur, l'ordonnance d'un statut du royaume de Dieu dans le célèbre Sermon sur la montagne (Mt 5-7) parallèlement à la prédication sur le règne de Dieu, accomplissement des actions miraculeuses diverses, salutaires pour la plupart pour l'attestation de la vertu miraculeuse de Jésus, réussite de cette Action publique de Jésus auprès du peuple, et parallèlement à son Activité le commencement de la réaction progressive des pharisiens contre Lui, scandalisés par certains points de son Enseignement et sa Vie incompatible avec leurs opinions, et enfin la révélation, depuis le commencement de Lui-même comme Messie spirituel et non temporel.

(à suivre)


Prière des moines d'Optino

Seigneur, accorde-moi de recevoir avec tranquillité d'âme tout ce que m'apportera le jour qui s'avance.

Accorde-moi de me livrer totalement à ta sainte Volonté; à chaque heure du jour, instruis-moi et soutiens-moi.

Quelque nouvelle que je reçoive durant la journée, apprends-moi à l'accueillir avec une âme sereine et la ferme conviction que ta sainte Volonté dirige toute chose.

Dans chaque parole et dans chaque acte, dirige mes pensées et mes sentiments et dans chaque situation imprévue, fais-moi souvenir que toute chose provient de toi et m'est accordée par ta Grâce.

Apprends-moi à me conduire avec franchise et sagesse envers chaque membre de ma famille, ne troublant ni ne blessant personne.

Seigneur, donne-moi la force de supporter la fatigue du jour qui s'annonce et tous les événements de la journée.

Dirige ma volonté et apprends-moi à prier, à croire, à espérer, à souffrir, à oublier et à aimer.

Amen.