Pour être plus clair…disons même plus précis.
Effectivement, les danseuses chaussées de
pointes, ça n'aime pas glisser sur le parquet. Encore plus quand les
espèces de modern-jazz-un peu hip-hop des fois-girls ont lustré le
parquet avec leurs chaussettes.
J'ai jamais
compris pourquoi elles mettaient des chaussettes.
Parce qu'avec des chausettes sur le
parquet, on…glisse. Et quand on glisse, on n'a pas d'appui. Et quand on
n'a pas d'appui, on se casse la
gueule.
J'ai donc 2 suggestions
:
- elles sont idiotes (c'est tout
à fait plausible) ;
- elles ont une
excuse toute trouvée quand elles ratent un truc : "Ouais, mais putain,
ça glisse trop, là, tu vois
!"
Ce qu'on voit surtout, c'est que
t'as qu'à danser pieds nus, Dugenou. Ou, comme nous, mettre de la
colophane…euh, non, ça on oublie, parce que la colophane sur les
chaussettes, c'est pas une bonne
idée.
Comme mon Chéri l'a si
bien expliqué, hier, y'avait plus de colophane pour le cours de pointes.
Damned ! Obligées de tenir l'en-dehors par les adducteurs ! :-)
Donc, ça se présente sous ce
packaging là…

… et c'est de la poudre que l'on verse
dans une caisse en bois généralement, et, effectivement, on va se
frotter les chaussons qui sont sur nos pieds dedans pour … pas glisser
(y'en a combien qui suivent ?).
Mais
ATTENTION, pas n'importe
où.
Les photos
suivantes ont été faites avec une pointe qui a déjà pas mal
souffert de sa condition de "je te monte dessus avec tout mon
poids".
On en met donc
là…
… plein là
…
… et dedans aussi.
Pourquoi ? Parce qu'on ne met pas de collants
avec des pieds mais sans pieds. Alors, pour éviter que la pointe ne glisse,
on met de la colophane sur notre talon (de peau) et sur l'autre talon (de
pointe, à l'intérieur).
Il va
falloir arrêter de dire qu'on va dans notre litière parce que tous nos
gestes sont parfaitement utiles et
calculés.
Et en revenant dans le
vestiaire, une de nous s'est écriée : "J'ai mon ongle qui s'est
enfoncé dans l'orteil. Ça me fait super mal". Et une fille de
répondre "mais rassure moi, t'es la seule à avoir mal comme ça
?"
Je pense que notre silence et nos
têtes ont répondu à notre place.
À sa tête, je pense qu'elle s'est
dit "Mais pourquoi elles se font mal exprès
?"
Mais tu peux pas comprendre : tu
fais du contemporain.
- " Une
conclusion peut-être ? "
- " Oui.
C'était vraiment très intéressant ! "
Publication : Jeu. - Avril 8, 2004 à 11:48 AM