Dans ce chapitre, nous allons exposer les deux technologies actuellement mises en œuvre pour réaliser des écrans pour ordinateurs, les tubes cathodiques et les cristaux liquides. Nous allons également en présenter les caractéristiques techniques les plus importantes.
Types d'écrans
Écrans à tubes cathodiques
Écrans à cristaux liquides
Exercices
Actuellement, le marché propose deux types d'écrans pour ordinateurs :
Dans les moniteurs à tube cathodique, se trouvent :
Sur la figure ci-dessous, on reconnaît la canon à électrons (1) formé par les électrodes, les faisceaux d'électrons avec, autour, le dispositif de balayage (2), le masque (3), la couche luminescente (4) et un gros plan sur cette couche (5).
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Les cathodes et l'anode sont soumises à une haute tension (jusqu'à 25.000 Volt). De ce fait, des électrons sont émis à haute vitesse des cathodes en direction de l'anode. Les électrons sont regroupés en faisceaux et déviés vers l'endroit souhaité de l'écran par un dispositif de balayage. Pour que les faisceaux touchent les pixels avec précision, la couche luminescente se trouve derrière un masque métallique qui contient un trou pour chaque luminophore, trou par lequel les faisceaux doivent passer pour arriver à la couche fluorescente. On évite ainsi que des luminophores voisins du luminophore visé n'émettent eux-aussi de la lumière.
On distingue différents types de masques :
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Le faisceau d'électrons se déplace du coin supérieur gauche de l'écran à son coin inférieur droit et excite les luminophores souhaités. Il se déplace ligne par ligne et revient, à la fin de chaque ligne au début de la suivante. À la fin de la dernière ligne, il revient au début de la première.
La fréquence à laquelle les lignes sont affichées, c'est-à-dire le nombre de passages par seconde du faisceau d'un côté de l'écran à l'autre, est la fréquence horizontale de l'écran.
La fréquence à laquelle les écrans entiers sont affichés, c'est-à-dire le nombre de passages par seconde du faisceau du coin supérieur gauche de l'écran au coin inférieur droit, est la fréquence verticale ou fréquence de rafraîchissement de l'écran. Les postes de télévision ont des fréquences de rafraîchissement de l'écran de 50 Hz (dans le cas des normes PAL et SECAM) ou de 60 Hz (dans le cas de la norme NTSC).
La fréquence de rafraîchissement des écrans d'ordinateur dépend de leur qualité et varie généralement entre 70 Hz et 120 Hz. Plus la fréquence est élevée, meilleur est le confort visuel. À partir de 70 Hz, la plupart des humains ne perçoivent plus de scintillement de l'image. Un bon écran devrait donc avoir une fréquence de rafraîchissement d'au moins 75 Hz.
Enfin, on distingue deux techniques de balayage :
Les critères suivants sont importants pour le choix d'un écran à tube cathodique :
FH = Nlignes × FV
ou encore :
FV = FH ÷ NlignesLes cristaux liquides sont des composés chimiques organiques qui possèdent aussi bien les propriétés de liquides que celles de corps solides.
Un affichage à cristaux liquides est composé de cellules de Schadt-Helfrich (cf. Figure 3). Le côtés intérieurs de deux plaques en verre (2 et 4) sont couvertes d'une couche transparente en ITO (un oxyde métallique à base de zinc). Ces deux couches sont des électrodes. Entre les deux plaques se trouve un cristal liquide (3). Une couche de polymère (un polyimide) rainurée assure l'ancrage des molécules du cristal liquide au repos. En l'absence de tension, ce dispositif produit une rotation du plan de polarisation de la lumière. C'est la raison pour laquelle on parle encore d'un affichage à effet de champ par cristaux nématiques en hélice (en anglais: twisted nematics display ou TN-display). À l'extérieur des deux plaques en verre se trouvent deux polariseurs croisés dont les directions de polarisation forment un angle de 90° (1 et 5). À l'arrière se trouve un réflecteur (6). Selon le type d'application, le réflecteur peut être remplacé par une illumination de fond.
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Lorsqu'une cellule de Schadt-Helfrich est éteinte (absence de tension), la lumière entrante est filtrée par le premier polariseur. Le cristal liquide fait ensuite subir une rotation de 90° au plan de polarisation de la lumière entrante qui peut ainsi passer le deuxième filtre et être réfléchie par le réflecteur. Au repos, le dispositif est donc transparent (en aglais: normally white mode). Par contre, en présence d'une tension entre les deux électrodes, le cristal liquide ne modifie plus le plan de polarisation de la lumière. De ce fait, la lumière filtrée par le premier polariseur, ne passe plus le deuxième et n'est plus réfléchie. Sous tension, la cellule apparaît donc opaque.
Les polariseurs peuvent aussi être alignés. Dans ce cas, la cellule est opaque au repose et transparente lorsqu'elle est soumise à une tension (en anglais: normally black mode). Toutefois, cette solution est rarement retenue, car la première offre un bien meilleur contraste.
Un écran peut, théoriquement, être constitué d'un nombre quelconque de telles cellules. Dans le cas des calculateurs de poche, sept cellules représentent un chiffre. Dans le cas des écrans d'ordinateur en couleur, trois cellules représentent tout juste un pixel (cf. Figure 4).
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Les écrans à matrice active sont composés d'une matrice de pixels réalisés au moyen de la technologie décrite ci-dessus. Chaque pixel a un amplificateur actif, par exemple un transistor à couche mince (en anglais: thin film transistor ou TFT), et des connecteurs électriques. Les transistors à couche mince sont des transistors à effet de champ particulièrement bien adaptés à la production de circuits de surface importante, tels que les écrans d'ordinateur (d'où le nom de moniteur TFT).
Les avantages des écrans à cristaux liquides sont la faible consommation d'électricté, l'absence de toute radiation, la qualité de l'image (claire, absolument stable et sans distorsions), le poids limité et la profondeur réduite.
Les désavantages des écrans à cristaux liquides ont longtemps été le faible contraste, le temps de commutation excessif, l'angle de vision limité et le prix de production élevé. Cependant, grâce à l'évolution constante de la technologie, ces inconvénients sont aujourd'hui largement relativés. Un inconvénient demeure, toutefois: la définition de l'écran est figée à la production et le recours à une autre définition peut produire des pertes de qualité importantes, dans la mesure où de nombreux pixels doivent être interpolés. Aujourd'hui, la technologie des écrans à matrice active est la seule à pouvoir répondre aux besoins croissants en termes de nombre des pixels et décroissants en termes de taille des pixels.
Les critères suivants sont importants pour le choix d'un écran à cristaux liquides :
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