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éditions Quartanier,
poésie, 136 pages, ISBN 2-923400-00-3, 14 €.
Texte de 4e de couverture
«Pan-Europa essaie de donner à lire de la poésie.
à donner à lire et à penser de la poésie.
persuadé que la poésie se pense au moment où elle
s'écrit, et se donne à lire. cependant, pensée
et moments s'étirent dans le temps. ainsi, la première
idée du livre remonte à 1995, me semble-t-il. un certain
temps pour écrire quelque chose. comme une histoire. commune
histoire. une tentative de restitution d'une histoire. les questions
auxquelles tente de répondre Pan-Europa sont celles-ci: comment
construit-on une histoire? quelle histoire nous est-il permis? Pan-Europa
est une tentative poétique de répondre à cette
impulsion narrative, là où, il faut bien le dire, la fiction
du monde a échappé à la poésie - le fait
journalistique a triomphé de son ancienne rivale haïe, la
littérature. tandis que rien, du même coup, ne peut échapper
de la littérature - il suffit de lire.
lisez donc une histoire dans Pan-Europa qui raconte comme une chronologie
du poétique. et une chronique de certains faits. où tout
est merveilleusement poétique, pendant que deux ou trois catastrophes;
au sens propre: cata-strophe si étymologiquement - kata-strephein
signifierait bouleversement, ce qui tourne en dessous. il arrive alors
que, tandis que nous coulons des jours heureux consuméristes,
des tourbillons infernaux tournent sans cesse sous nos pieds. et c'est
de ceux-là dont on parle. dans le même temps, des tourbillons
aériens - hertziens, électromagnétiques, ne cessent
de propager la destruction parousiaque du langage. dont acte. je dis
que la poésie a en charge cela, d'un double point de vue/mire:
critique, et créatif. il faut être plus beau que la bête,
et ne pas se complaire dans le fumier qu'elle ratisse sans cesse pour
nous. mais ce qui est beau est rare autant que difficile, a dit Baruch.
c'est pour cela que la fin du recueil cite la destruction du langage,
son appauvrissement inéluctable - une autre victoire du totaotalitarisme
- et, en quelque sorte, son ornement, son archaïsme, qui fait retour
sur la scansion. fabrice bothereau. à Byssale. 07042005» |