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4ème de couverture : Cette oeuvre collective a été dirigée par Sabine Massenet. Les artistes de ce DVD-rom ont reçu une liste de slogans publicitaires. À eux de s'en emparer et en parlant de ces "messages" qui parient sur le subliminal pour susciter de banales envies de consommations, de transformer cette matière formelle en véritable création. De re-tisser le sens des mots, si mal utilisés qu'ils perdent toute signification, de les malaxer, de les re-aimer. Où on s'aperçoit que pour désenclaver des rêves à bon marché, des injonctions au bonheur préprogrampmé, il faut redevenir simple, aimer le froid, le silencee, l'ironie, ne pas rechercher à plaire à tout le monde. Quand la matière pauvree, fausse de la communication devient matériau artistique, elle donne cette oeuvre poétique, drôle, cruelle, qui nous pousse à fermer les yeux dans le métro, ne plus lire de magazine, zapper les trois quart des émissions télévisuelles, ne regarder que la composition des produits. Pratiquer l'écran noir pour devenir imperméable, mais ouvrir ses écrans aux oeuvres de l'esprit pour vivre son époque dans la conscience de ce que recouvrent ses signes. / Anne-Marie Morice / Emmanuel Adely, Patrick André, Christian Barani, Nicolas Barrié, Patrick Bouvet, Sophie Coiffier, Frédéric Dumond, Sabine Massenet, Marc Mercier, Nicolas tardy, Brigitte Zieger. |
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Premières
impressions : Il est évident que j'apprécie
ce type de travail, et que pour une part, je ne peux que le défendre,
en tant que proposition. Car, il est certain que le travail videopoétique,
ou de poésiecinétique, opère certaines transformations
par rapport aux textualités paginées, et peut de même
poser des questions au poétique. Toutefois, derrière,
cette initiative qu'il faut saluer : certaines questions se posent :
quel est le statut du texte dans une videopoésie ? En quel sens
faisons-nous face soit à de la vidéo, soit à une
simple textualité dynamique ? Quelle relation s'initie du point
de vue critique entre ce qui est créé et ce qui est interrogé
? Ces questions ne sont pas anodines, car je suis déçu
du résultat pour certains travaux . Décu aussi bien du
travail de vidéo-composition, que du rapport à la textualité.
C'est ainsi que le travail de Sophie Coiffier n'est autre qu'un hyper-texte
sans grande originalité. Que celui de Nicolas Tardy, ressemble
beaucoup à un flash, ainsi que celui de Frédéric
Dumond (même si chez Dumond, il y a une certaine recherche formelle
de la dynamique textuelle)... Déception, au sens où, ce
qui fait la teneur de la publicitéé, du slogan, de sa
force de coercition, n'est jamais pratiquement interrogé. Il
n'y a pas de mise en question de la logique esthétique, cognitive
et technologique des processus publicitaires. Ainsi, ce DVD, de bonne
qualité, me semble passer à côté de certaines
questions sur la spectacularisation commerciale, et me paraît
pour une part renvoyer à un certain nombre de présupposés
pour le voir : 1/ accord a priori sur la question de la critique; 2/
supposition que l'on peut questionner la publicité et ses stratégies
sans questionner ses structures et ses dynamiques. En ce sens nous sommes
loin, des tentatives critiques et esthétiques qu'on initiait
en leur époque les situationnistes, et qui est poursuivie à
leur façon par les poètes qui réfléchissent
objectivement sur la composition (poésie compositionnelle) ou
la remédiation (poésie remédiée). Cf. le
dernier numéro de Talkie-Walkie
(La Rédaction, Franck Leibovici, A_K_S, Laurence Denimal, Yves
Buraud, etc...) |
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