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<title>MY RSS Feed</title><link>http://homepage.mac.com/philemon1/Libr_critiK/index.html</link><description>recherche</description><dc:language>en</dc:language><dc:creator>philemon1@mac.com</dc:creator><dc:rights>Copyright 2006 Libr-critique.com</dc:rights><dc:date>2006-07-06T10:27:31+02:00</dc:date><admin:generatorAgent rdf:resource="http://www.realmacsoftware.com/" />
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<lastBuildDate>Wed, 04 Oct 2006 05:43:52 +0200</lastBuildDate><item><title>Des Modernes et des anti-modernes&#x2c; par Fabrice Thumerel</title><description></description><dc:creator>philemon1@mac.com</dc:creator><category>recherches</category><dc:date>2006-07-06T10:27:31+02:00</dc:date><link>http://homepage.mac.com/philemon1/Libr_critiK/page20/page20.html#unique-entry-id-7</link><guid isPermaLink="true">http://homepage.mac.com/philemon1/Libr_critiK/page20/page20.html#unique-entry-id-7</guid><content:encoded><![CDATA[<span style="font:13px Times, Georgia, Courier, serif; "><a href="#" onClick="MM_openBrWindow('http://homepage.mac.com/philemon1/LibrcritiK/thumerel_anti_moderne.html','cuhel','width=600,height=700')">Des modernes et des anti-modernes</a> par </span><a name="prigent1"><span style="font:13px Times, Georgia, Courier, serif; ">Fabrice Thumerel</a>.<br />D&#233;but de l'article :<br /></span><p align="justify">"Mais comment peut-on encore &#234;tre moderne ?, telle est la question que ne cessent de marteler depuis un quart de si&#232;cle tous ceux qui sont demeur&#233;s &#233;trangers aux avant-gardes des ann&#233;es 60-70 ou qui ont pris leurs distances par rapport aux derniers avatars de la modernit&#233;. D&#232;s 1981, dans Le Ruban au cou d'Olympia, le d&#233;j&#224; classique Michel Leiris stigmatisait la &#171;merdonit&#233;&#187;, cette d&#233;rive spectaculaire qui, suivant l'irr&#233;sistible flux capitaliste, tend &#224; confondre modernit&#233; et actualit&#233; : &#171;Notion stimulante mais caduque [...], la modernit&#233; [...] n'a-t-elle pas, camouflet &#224; son nom m&#234;me, cess&#233; d'&#234;tre moderne ?&#187; (Gallimard, p. 248). D&#233;butait une &#232;re souvent qualifi&#233;e de &#171;postmoderne&#187;, o&#249; l'on ne se contentait pas de d&#233;noncer la d&#233;gradation de la modernit&#233; en modernisme &#8212; cette qu&#234;te effr&#233;n&#233;e de la nouveaut&#233; &#8212;, ou encore les exc&#232;s formalistes (purisme) et id&#233;ologiques (activisme r&#233;volutionnaire) : l'heure de la revanche sonnait pour tous les naufrag&#233;s de la vague textualiste, qui s'empressaient de sonner l'hallali des avant-gardes pour claironner le retour &#224; des valeurs s&#251;res."</p><span style="font:12px Times, Georgia, Courier, serif; "><br /></span><span style="font:13px Times, Georgia, Courier, serif; "><a href="#" onClick="MM_openBrWindow('http://homepage.mac.com/philemon1/LibrcritiK/thumerel_anti_moderne.html','cuhel','width=600,height=700')">[Lire +]</a><br /></span><a href="http://homepage.mac.com/philemon1/Libr_critiK/pdf/page22.html" rel="self"><img class="imageStyle" alt="pdfimage" src="http://homepage.mac.com/philemon1/Libr_critiK/page20/files//page20_blog_entry7_1.jpg"/></a> <a href="http://homepage.mac.com/philemon1/Libr_critiK/pdf/page22.html" rel="self">fichier PDF</a>]]></content:encoded></item><item><title>Po&#xe9;thique de l&#x27;amiti&#xe9;&#x2c; &#xe0; propos de la d&#xe9;mocratie chez Prigent&#x2c; par Philippe Boisnard</title><description></description><dc:creator>philemon1@mac.com</dc:creator><category>recherches</category><dc:date>2006-03-23T08:58:38+01:00</dc:date><link>http://homepage.mac.com/philemon1/Libr_critiK/page20/page20.html#unique-entry-id-6</link><guid isPermaLink="true">http://homepage.mac.com/philemon1/Libr_critiK/page20/page20.html#unique-entry-id-6</guid><content:encoded><![CDATA[<div class="image-left"><img class="imageStyle" alt="poethique_amitie" src="http://homepage.mac.com/philemon1/Libr_critiK/page20/files//page20_blog_entry6_1.gif"/></div><p align="justify"><a name="prigent1">Nous</a> inaugurons ici, la publication de petits essais (&#233;ditions Trame-Ouest, collection <strong><em>critiK</em></strong>). Seul le d&#233;but est donn&#233;, pour lire la suite vous pouvez commander aux &#233;ditions Trame-ouest (22 rue pasteur, 62000 Arras) pour le prix de 5 Euros (+1 Euro de port, ch&#232;que &#224; l'ordre de "association Trame-Ouest") ce premier essai. Il comporte 44 pages. ISSN : 2-914557-08-6. Sont donn&#233;es &#224; lire les 2 premi&#232;res parties (les 4 premi&#232;res pages)<br /><br /><p style="text-align:center;"><span style="font-size:13px; font-weight:bold; ">Po&#233;thique de l'amiti&#233; <br />(quelques propos dur la liaison entre d&#233;mocratie et litt&#233;rature chez Christian Prigent)</span><br />[n&#176; HAL-SHS-00009845]<br /><br /></p><p style="text-align:justify;"><span style="font:12px Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif; ">&#171;&#160;</span><span style="font:12px Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif; "><em>la libert&#233; n&#8217;est rien si elle n&#8217;est celle de vivre au bord des limites o&#249; toute compr&#233;hension se d&#233;compose&#160;</em></span><span style="font:12px Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif; ">&#187;<br /></span><span style="font:14px Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif; ">Georges Bataille<br /></span><br /><br /><strong><em>D&#8217;une &#233;trange relation</em></strong> &#8212; Il pourrait appara&#238;tre fort &#233;trange, de voir un po&#232;te comme Christian Prigent, mettre en liaison, la po&#233;sie et la d&#233;mocratie. Liaison au sens o&#249; pour lui, &#171;&#160;<em>dans les obscurit&#233;s, la difficult&#233;, la cruaut&#233; de la po&#233;sie (dans ses pointages du mal et dans sa r&#233;sistance &#224; la d&#233;termination du sens a priori) devraient s&#8217;&#233;noncer all&#233;goriquement quelques motifs du choix d&#233;mocratique</em>&#160;&#187; (<strong>AQBP</strong>, p.41). &#201;trange &#233;nonc&#233;, pour celui qui pose avec radicalit&#233; la question de la modernit&#233; et des modernes, pour celui qui peut dire &#171;<em>&#160;j&#8217;&#233;cris plut&#244;t contre. Contre ce qui reconduit la croyance au lien (verbal, sexuel, social) et donc noue le lien lui-m&#234;me</em>&#160;&#187; (<strong>EdN</strong>, p.211). &#171;&#160;Parlant de livres, je dis seulement&#160;: &#171;&#160;<em>voici les livres dont j&#8217;ai besoin, et voici ceux qui m&#8217;encombrent&#160;&#187;. Il s&#8217;agit d&#8217;affirmer des partis pris, dans leur arbitraire et leur violence</em>&#160;&#187; (<strong>CQM</strong>, p.28). &#201;trange, dans la liaison du terme  de d&#233;mocratie qui semble renvoyer &#224; la tol&#233;rance et de cette cruaut&#233; propre &#224; la revendication moderne. &#201;trange comme cette affirmation de la d&#233;liaison sociale, qui appara&#238;t antinomique avec ce qu&#8217;intuitivement on imagine &#234;tre la d&#233;mocratie. &#201;trange, car ce terme de &#171;&#160;d&#233;mocratie&#160;&#187;, se fait rare dans ses &#233;crits, et pourtant, vient hanter quelques textes, &#233;tant le seul concept politique qui semble en relation fondamentale avec ce que pense depuis plus de 10 ans Prigent de la litt&#233;rature.<br />	On pourrait m&#234;me se demander si ce qu&#8217;il dit de la d&#233;mocratie ne serait pas abusif, un tant soit peu excessif, venant faire effraction de ce qui ne cesse d&#8217;&#234;tre dit pour enclore la d&#233;mocratie dans une d&#233;finition. En effet, la d&#233;mocratie semblerait &#234;tre le lieu m&#234;me de la communaut&#233;, du rassemblement de la concorde, de l&#8217;&#233;galit&#233;. En tout cas, c&#8217;est ce que le politique pr&#233;tend venant garantir la p&#233;rennit&#233; de sa repr&#233;sentativit&#233; et de sa reproductibilit&#233;. C&#8217;est ce que la sph&#232;re politique occidentale revendique, et construit, rabattant la d&#233;mocratie sous le principe de l&#8217;&#233;galit&#233; arithm&#233;tique, la communaut&#233; des fr&#232;res. <br />Mais face &#224; ce discours convenu, cela fait longtemps que certains nous ont appris &#224; en finir avec les utopies morales du politique, avec le dogme de sa fraternit&#233; de droit, cela fait longtemps, oui, Machiavel nous en est t&#233;moin, ainsi que Spinoza, que nous ne voyons plus les hommes tels que l&#8217;on voudrait qu&#8217;ils fussent, mais tels qu&#8217;ils sont et apparaissent&#160;: &#234;tre de passions, de d&#233;cha&#238;nements et de haines, de d&#233;sirs et de jalousies, d&#8217;anxi&#233;t&#233; quant &#224; son existence et &#224; ses devenirs potentiels, de petits ou grand int&#233;r&#234;ts.<br />	Et c&#8217;est pourquoi derri&#232;re cette &#233;tranget&#233; d&#8217;une liaison qui pourrait &#234;tre interdite et rejet&#233;e comme impropre, se cache peut-&#234;tre une question encore impens&#233;e, question de ce rapport entre d&#233;mocratie et litt&#233;rature. En quel sens Prigent, tout en se d&#233;clarant en dissension, peut-il toutefois penser que la disjonction, le parti-pris pourrait fournir une all&#233;gorie de la d&#233;mocratie&#160;?<br /><br /><strong><em>La d&#233;mocratie comme crise du politique </em></strong>&#8212; Pour comprendre un peu mieux ce qui se cache et se tisse dans cette &#233;trange relation, il est n&#233;cessaire d&#8217;analyser en quel sens, peut-&#234;tre, la d&#233;mocratie, loin d&#8217;&#234;tre un &#233;tat politique d&#233;fendu et &#233;nonc&#233; comme celui devant rassembler les hommes en une communaut&#233;, est celui qui a &#233;t&#233; honni, mis au ban des &#233;tats possibles ou des &#233;tats qui raisonnablement conviennent aux hommes. D&#232;s Platon, et jusqu&#8217;&#224; fort r&#233;cemment &#224; travers ce si&#232;cle, la d&#233;mocratie appara&#238;t comme cette impossibilit&#233; du politique au niveau th&#233;orique. Ce que rappelle parfaitement Derrida, dans son livre <strong>Voyous</strong>. La d&#233;mocratie serait l&#8217;&#201;tat impossible, ou bien encore la constitution de l&#8217;impossible de l&#8217;&#201;tat au sens o&#249;, elle pose la question de la libert&#233; et de la neutralisation de tout crit&#232;re de partage de l&#8217;espace politique par sa redistribution et sa responsabilit&#233; proprement individuelle. D&#8217;o&#249; le rejet platonicien, son exasp&#233;ration, face &#224; cet &#201;tat de &#171;&#160;bazar de constitution&#160;&#187;, o&#249; tout un chacun peut se permettre de tout dire, de dire tout ce qui s&#8217;attache &#224; ses d&#233;sirs, sans jamais pouvoir &#234;tre brid&#233;. La d&#233;mocratie, lieu du multiple, de la circulation mol&#233;culaire sans reconnaissance de centre, de la fragmentation, des principes d&#8217;existence h&#233;t&#233;rog&#232;nes, au sens o&#249; tr&#232;s &#233;trangement, d&#8217;&#233;galit&#233;, il n&#8217;y aurait que dans la reconnaissance de l&#8217;alt&#233;rit&#233; de l&#8217;autre, de sa possibilit&#233; de se poser en diff&#233;rence, de diff&#233;rer de la place &#224; laquelle on aurait voulu qu&#8217;il soit. Oui, la d&#233;mocratie, &#224; y regarder de pr&#232;s, serait le syst&#232;me politique impossible, apor&#233;tique par ses contradictions, qui demanderait selon Rousseau d&#8217;&#234;tre des dieux, or Aristote nous l&#8217;a dit par avance, si l&#8217;homme est un &#234;tre politique (zoon politikon) c&#8217;est qu&#8217;il n&#8217;est ni ange ni b&#234;te. De la d&#233;mocratie&#160;: &#224; la fois l&#8217;ange et la b&#234;te, &#224; la fois n&#233;cessit&#233; de reconna&#238;tre cette part irr&#233;ductible du singulier qui s&#8217;actualise par ses d&#233;sirs, se monstrualise, et de l&#8217;autre la possibilit&#233; d&#8217;un lien politique demandant que les singularit&#233;s puissent cohabiter, vivre en bonne intelligence.<br />La d&#233;mocratie, Platon avait raison de le dire d&#8217;embl&#233;e, est le lieu de la perte des partages, de l&#8217;absence de mesure, de l&#8217;in-signifiance d&#232;s lors que rien ne garantit et vient ordonner a priori le sens et sa d&#233;position en signification, l&#8217;effacement de la bonne r&#233;partition, de la r&#233;partition selon un crit&#232;re de partage a priori qui permet de se doter d&#8217;une &#233;galit&#233;. La d&#233;mocratie est ainsi le lieu o&#249; tout peut &#234;tre dit, ou la puissance du dire n&#8217;est jamais selon une instance transcendante, jamais &#233;mascul&#233;e, castr&#233;e de son style, de son stylet, de ce qui en tout dire d&#233;li&#233;, peut faire front, &#233;peronner ce qui est, &#233;branler l&#8217;ordre &#233;tabli. La d&#233;mocratie est le lieu impossible de toute politique voulant encercler le possible en le canalisant dans un simple virtuel, un pr&#233;donn&#233; au niveau formel. Car elle est l&#8217;&#233;tat o&#249; les citoyens peuvent assouvir leurs d&#233;sirs, qui ne correspondent pas aux id&#233;aux de la morale. <br />La d&#233;mocratie est ainsi une institution dangereuse pour le politique car elle l&#8217;ouvre tout simplement au possible non cadastr&#233;, alors que l&#8217;art de la polis est un art de la canalisation, du r&#232;glement des mouvements par des lois, de la mise au ban. La d&#233;mocratie serait ainsi la limite de toute politique de l&#8217;expression, de sa restriction, de son &#233;galisation, de sa possible censure.<br />Ce qu&#8217;aurait peut-&#234;tre aper&#231;u Prigent, dans sa liaison, c&#8217;est en quel sens cette ouverture ind&#233;finie de la d&#233;mocratie &#224; la parole correspond, et est peut-&#234;tre m&#234;me mise en question, par la litt&#233;rature.</p><br /><p><font size="1"><font color="##DDDDDD"><a href="http://technorati.com/tag/christian+prigent" rel="tag">[Christian Prigent]</a> <a href="http://technorati.com/tag/philippe+boisnard" rel="tag">[Philippe Boisnard]</a> <a href="http://technorati.com/tag/po&#233;sie" rel="tag">[Po&#233;sie]</a> <a href="http://technorati.com/tag/essai" rel="tag">[essai]</a> <a href="http://technorati.com/tag/d&#233;mocratie" rel="tag">[d&#233;mocratie]</a></font></p><br /></p>]]></content:encoded></item><item><title>&#xc0; propos d&#x27;une critique d&#x27;Olivier C&#xe9;na dans T&#xe9;l&#xe9;rama&#x2c; par Philippe Boisnard </title><description></description><dc:creator>philemon1@mac.com</dc:creator><category>recherches</category><dc:date>2006-02-24T10:42:48+01:00</dc:date><link>http://homepage.mac.com/philemon1/Libr_critiK/page20/page20.html#unique-entry-id-4</link><guid isPermaLink="true">http://homepage.mac.com/philemon1/Libr_critiK/page20/page20.html#unique-entry-id-4</guid><content:encoded><![CDATA[<p align="justify">Dans le T&#233;l&#233;rama du 1er f&#233;vrier 2006 (n&#176;2925), Olivier C&#233;na, critique t&#233;l&#233;ramiste, une nouvelle fois se distingue par son parti pris, par sa verve emp&#226;t&#233;e de bons sentiments et de visions m&#233;taphysiques. D'Olivier C&#233;na, on sait qu'il s&#233;vit depuis d&#233;j&#224; un certain temps dans ce magazine TV &#224; destination des intellectuels. C'est ainsi que d&#233;j&#224; en 1995, dans le T&#233;l&#233;rama hors s&#233;rie sur la photographie, il d&#233;fendait une photographie humaniste, au sens o&#249; pour lui "<em>l'un des int&#233;r&#234;ts fondamentaux de la photographie (...) peut &#234;tre la r&#233;v&#233;lation du regard universel de l'homme, de son &#233;tat amoureux, de son humanit&#233; possible</em>". Grande d&#233;claration, qui non seulement fait fie de ce que pourrait &#234;tre pr&#233;cis&#233;ment l'Humanisme (celui du XVI&#232;me si&#232;cle), mais qui en plus r&#233;duit l'histoire de la photographie &#224; la premi&#232;re moiti&#233; du si&#232;cle. <br />Dans son article <strong><em>Passer la main</em></strong>, Olivier C&#233;na repart en guerre contre certains processus d'abstraction et d'installation, en prenant comme pr&#233;texte l'exposition <em>Notre Histoire</em>, visible jusqu'au 7 mai au Palais de Tokyo. Dans cet article, comparant l'installation de Kader Attia, proposant un labyrinthe de matraques fix&#233;es &#224; un mur, et de l'autre une peinture de Yan Pey-Ming qui a servi de couverture pour le T&#233;l&#233;rama du nouvel an, et qui repr&#233;sente une main brandissant une matraque, il se lance dans une attaque en r&#232;gle des artistes post-modernes,  artistes sans main, artiste designer, artiste qui aurait perdu, oubli&#233;, le r&#244;le de la main dans la conception de l'oeuvre. C'est en ce sens qu'il &#233;tablit une apologie de la main : "<em>la main, comme le regard, est ce qui d&#232;s la naissance nous accueille ou nous repousse. En art, elle n'est pas qu'un simple outil au service d'un concept. Quel que soit le talent de l'artiste, le geste d&#233;forme, m&#234;me imperceptiblement, r&#233;v&#233;lant la personnalit&#233; de l'auteur</em> (...).<em> La main &#8212; le corps &#224; l'oeuvre &#8212;&#160;dit ce que les mots ne peuvent &#233;noncer. Elle ne ment pas, elle ne triche pas, elle r&#233;v&#232;le : l'&#234;tre, l'humanit&#233; &#8212;&#160;cette empreinte &#233;mouvante sur le mur d'une grotte</em>".<br />La vision qu'il d&#233;fend de l'art, je le souligne d'embl&#233;e, est h&#233;riti&#232;re de l'analyse qu'a pu avoir Heidegger dans <strong><em>Qu'appelle-t-on-penser ?</em></strong> La verve d'Olivier Cena ressemble &#224; celle de la vision ph&#233;nom&#233;nologique de Heidegger, et implique le m&#234;me horizon m&#233;taphysique : "<em>L'oeuvre de la main est plus riche que nous ne le pensons habituellement. La main ne fait pas que saisir et attraper, que serrer et pousser. La main offre et re&#231;oit</em> (...).<em> La main trace des signes, elle montre, probablement parce que l'homme est un monstre.</em> (...) <em>Mais les gestes de la main transparaissent partout dans le langage, et cela avec la plus grande puret&#233; lorsque l'homme parle en se taisant</em>. (...) <em>Toute oeuvre de la main repose dans la pens&#233;e</em>" [p.90, PUF].<br />Pour juger de l'exposition du Palais de Tokyo, Olivier C&#233;na pose ainsi <em>a priori</em> un prisme d'analyse, qui non seulement permet de l&#233;gitimer ou d'ill&#233;gitimer ce qui est pr&#233;sent&#233;, mais qui en fait projette a priori ce que devrait &#234;tre d'abord et avant tout une oeuvre d'art : &#224; savoir qui postule une essence trouvant son incarnation par le seul travail de la main.<br />Il est bien &#233;vident ici que nous pouvons apercevoir une d&#233;marche &#233;pist&#233;mologique qui ne r&#233;fl&#233;chit pas sur sa propre logique. Tout d'abord, Olivier C&#233;na, au lieu de s'interroger sur la d&#233;marche pos&#233;e par l'oeuvre, et non pas seulement par l'artiste, part de pr&#233;suppos&#233;s esth&#233;tiques qui subordonnent toute ph&#233;nom&#233;nalit&#233; artistique &#224; ses propres crit&#232;res de v&#233;rit&#233;. Ici, l'art donc ob&#233;it &#224; une essence, celle de la manoeuvre, qui correspond seulement &#224; certaines d&#233;terminations historiques de sa concr&#233;tion. Il y a une confusion entre d'un c&#244;t&#233; les principes qui peuvent &#233;merger de certaines d&#233;marches et de l'autre la possibilit&#233; de poser une v&#233;rit&#233; en art. Ce qui d&#233;termine certaines d&#233;marches est hypostasi&#233; en tant que crit&#232;re de v&#233;rit&#233;, et vient de l&#224; condamner a priori toute autre d&#233;marche. D&#232;s lors, c'est une inversion de la relation cause/effet qui va commander son discours, ce qui n'&#233;tait qu''effet en tant que discours devient causalit&#233; de tout regard sur les oeuvres qui apparaissent. <br />Ceci le conduit &#224; ne pouvoir s'interroger sur ce qui surgit dans l'art contemporain, notamment celui qui prend forme par les installations. Cet aveuglement l'emp&#234;che de comprendre en quel sens par moment, et notamment aujourd'hui, un certain tournant &#233;pist&#233;mologique en esth&#233;tique est impliqu&#233; par les oeuvres contemporaines qui se constituent au niveau num&#233;rique.<br />Sa d&#233;marche est contradictoire avec ce que tente d'observer, entre autres, Mario Costa, dans <strong><em>Internet et globalisation esth&#233;tique</em></strong> (L'Harmattan) : "<em>La dimension esth&#233;tique de l'&#233;poque qui s'ouvre sera de moins en moins celle de l'art, et s'approchera de plus en plus de celle, que j'ai commenc&#233; &#224; indiquer il y a vingt ans sous le nom de "sublime technologique</em>". Mario Costa, d&#233;fend un tournant &#233;pist&#233;mologique du regard sur l'art, en tant que celui-ci d&#233;pend non seulement de ses conditions &#233;poquales d'apparition (d'o&#249; la n&#233;cessit&#233; de r&#233;fl&#233;chir au d&#233;marche de ready-made depuis Duchamp comme impliqu&#233; par des conditions socio-&#233;conomiques impliquant une interrogation artistique), mais en plus des conditions technologiques de sa propre concr&#233;tion. Ainsi, si Olivier C&#233;na peut mettre en critique l'artiste-concepteur, il t&#233;moigne par l&#224; de sa m&#233;compr&#233;hension de l'usage par exemple des technologies en art, du fait que les oeuvres ne sont plus le r&#233;sultat d'un artiste singulier, mais de r&#233;alisations de groupe, o&#249; le concepteur peut travailler avec informaticiens, avec des graphistes, afin de concr&#233;tiser son projet. <br />De m&#234;me, alors que ce que privil&#233;gie Olivier C&#233;na, tient &#224; la re-pr&#233;sentation, et en cela &#224; une <em>mim&#233;sis</em> qui serait &#224; penser au sens de l'impens&#233; de Hegel (voir sa description de la main de Yan Pey-Ming), l'art au XX&#232;me si&#232;cle s'est consacr&#233; davantage &#224; la question de la pr&#233;sentation. Les installations, comme celle de Kader Attia, ne re-pr&#233;sentent pas, mais pr&#233;sentent, sont des pr&#233;sentations d'abord et avant tout, qui ne correspondent aucunement &#224; la figuration d'une expression. "<em>Les productions</em>" comme le souligne Mario Costa, "<em>ne sont plus caract&#233;ris&#233;es par le symbolique et par les suggestions n&#233;buleuse qui en d&#233;coulent, mais poss&#232;dent une essence cognitive indispensable et claire</em> (...) <em>Le travail esth&#233;tique devient une v&#233;ritable investigation intellectuelle</em>".<br /> Ce qui est alors reproch&#233; aux artistes post-modernes ne peut que faire sourire, car reposant sur une certaine inconsistance &#233;pist&#233;mologique et esth&#233;tique. Tout l'enjeu tient justement &#224; r&#233;fl&#233;chir aux d&#233;marches post-modernes selon une analyse rigoureuse des oeuvres qui apparaissent. Aussi bien, au niveau artistique, qu'au niveau litt&#233;raire.<br /></p> ]]></content:encoded></item><item><title>La guerre des pr&#xe9;fixes&#x2c; encore un effort pour penser la modernit&#xe9;&#x2c; par Philippe Castellin</title><description></description><dc:creator>philemon1@mac.com</dc:creator><category>recherches</category><dc:date>2006-01-26T10:14:00+01:00</dc:date><link>http://homepage.mac.com/philemon1/Libr_critiK/page20/page20.html#unique-entry-id-0</link><guid isPermaLink="true">http://homepage.mac.com/philemon1/Libr_critiK/page20/page20.html#unique-entry-id-0</guid><content:encoded><![CDATA[L&#8217;expression &#171; post-moderne &#187; est d&#233;sormais largement re&#231;ue et utilis&#233;e pour appr&#233;hender les caract&#233;ristiques du monde contemporain. Il s&#8217;agit ici de montrer en quoi cette expression peut para&#238;tre linguistiquement inad&#233;quate pour fournir une repr&#233;sentation de la modernit&#233;, abord&#233;e dans sa relation au d&#233;veloppement des sciences et &#224; leur histoire, depuis le XVII&#176; si&#232;cle. Il va de soi que ce texte laisse en retrait nombre de th&#232;mes et aspects essentiel, la question de l&#8217;art notamment.. Il s&#8217;agit seulement d&#8217;ouvrir un chantier et un d&#233;bat.<br /><br /><a href="http://homepage.mac.com/philemon1/Libr_critiK/page2/page14/castellin_recherche.html" rel="self">[lire +]<br /></a><a href="http://homepage.mac.com/philemon1/Libr_critiK/pdf/page22.html" rel="self"><img class="imageStyle" alt="pdfimage" src="http://homepage.mac.com/philemon1/Libr_critiK/page20/files//page20_blog_entry0_1.jpg"/></a> <a href="http://homepage.mac.com/philemon1/Libr_critiK/pdf/page22.html" rel="self">fichier PDF</a>]]></content:encoded></item><item><title>L&#x27;oeil sociopo&#xe9;tique de J&#xe9;r&#xf4;me Meizoz&#x2c; par Fabrice Thumerel</title><description></description><dc:creator>philemon1@mac.com</dc:creator><category>recherches</category><dc:date>2006-01-23T10:19:00+01:00</dc:date><link>http://homepage.mac.com/philemon1/Libr_critiK/page20/page20.html#unique-entry-id-1</link><guid isPermaLink="true">http://homepage.mac.com/philemon1/Libr_critiK/page20/page20.html#unique-entry-id-1</guid><content:encoded><![CDATA[La m&#233;taphore utilis&#233;e par J&#233;r&#244;me Meizoz dans le titre de son dernier essai, qui offre un clin d'&#339;il &#224; un autre critique genevois, le r&#233;put&#233; Jean Starobinski (L'&#338;il vivant, Gallimard, 1961), convient parfaitement &#224; l'optique choisie : exposer la sp&#233;cificit&#233; d'une sociologie du champ dont la dimension dominante est spatiale, la f&#233;conde intersection entre sociologie et litt&#233;rature, apr&#232;s un si&#232;cle de m&#233;fiance ou d'ignorance r&#233;ciproque. C'est dire que l'auteur prend soin de rappeler les principaux apports du mod&#232;le th&#233;orique progressivement mis au point par Pierre Bourdieu (1930-2002) en une trentaine d'ann&#233;es : l'objectivation du rapport aux mod&#232;les dominants (par exemple, l'historicisation du textualisme permet d'&#233;chapper &#224; la f&#233;tichisation du texte) et l'explication du conservatisme critique (&#171;les cat&#233;gories de la critique litt&#233;raire sont souvent des conceptualisations calcifi&#233;es de po&#233;tiques anciennes qui ont r&#233;ussi&#187; &#8212; p. 42) ; sur le plan m&#233;thodologique, la constitution d'un objet et d'un corpus d'&#233;tude ind&#233;pendamment du syst&#232;me normatif, la construction de l'espace des possibles &#8212; c'est-&#224;-dire des probl&#233;matiques, des valeurs, ou des auteurs en vogue &#8212; comme condition sine qua non de toute analyse des &#339;uvres retenues, la red&#233;finition des notions d'&#171;auteur&#187;, de &#171;genre&#187;, ou de &#171;style&#187;, et, toujours gr&#226;ce au mode de pens&#233;e relationnel, la fructueuse confrontation des textes litt&#233;raires aux autres discours sociaux&#8230; <a href="http://homepage.mac.com/philemon1/Libr_critiK/page2/page14/castellin_recherche.html" rel="self"><br /><br /><br /></a><a href="http://homepage.mac.com/philemon1/trameouest/textelibrecritik/meizoz_1_thumerel.html" rel="self">[lire +]</a>]]></content:encoded></item><item><title>De l&#x27;intellectuel Critique&#x2c; par Fabrice Thumerel</title><description></description><dc:creator>philemon1@mac.com</dc:creator><category>recherches</category><dc:date>2006-01-20T10:24:00+01:00</dc:date><link>http://homepage.mac.com/philemon1/Libr_critiK/page20/page20.html#unique-entry-id-2</link><guid isPermaLink="true">http://homepage.mac.com/philemon1/Libr_critiK/page20/page20.html#unique-entry-id-2</guid><content:encoded><![CDATA[Dans son dernier livre, Les Fils maudits de la R&#233;publique. L'avenir des intellectuels en France (Fayard, 2005), l'historien G&#233;rard Noiriel oppose aux intellectuels de cour et aux proph&#232;tes r&#233;volutionnaires &#8212; dont il fustige ces figures arch&#233;typales que sont pour lui Sartre et Nizan &#8212; ceux qui, par del&#224; leurs divergences, peuvent et doivent se regrouper en communaut&#233; pour mettre leurs savoirs et savoir-faire particuliers au service du d&#233;bat d&#233;mocratique. Il ne fait ainsi que reformuler la position de Pierre Bourdieu, qui disqualifie les intellectuels traditionnels et les faux intellectuels (doxosophes) au profit des intellectuels sp&#233;cifiques, qu'il invite &#224; se r&#233;unir en collectifs.<a href="http://homepage.mac.com/philemon1/trameouest/textelibrecritik/meizoz_1_thumerel.html" rel="self"><br /><br /><br /></a><br /><a href="http://homepage.mac.com/philemon1/trameouest/textelibrecritik/recherche/thumerel_intellectuel.html" rel="self">[lire +]</a>]]></content:encoded></item><item><title>Une limite du principe d&#x27;&#xe9;conomie (&#xe0; propos de Charles Pennequin)&#x2c; par Philippe Boisnard</title><description></description><dc:creator>philemon1@mac.com</dc:creator><category>recherches</category><dc:date>2006-01-18T10:28:00+01:00</dc:date><link>http://homepage.mac.com/philemon1/Libr_critiK/page20/files/archive-0.html#unique-entry-id-3</link><guid isPermaLink="true">http://homepage.mac.com/philemon1/Libr_critiK/page20/files/archive-0.html#unique-entry-id-3</guid><content:encoded><![CDATA[L&#8217;&#233;conomie qu&#8217;elle soit politique, financi&#232;re ou psychologique tente toujours d&#8217;instrumentaliser l&#8217;homme, de s&#8217;en servir comme moyen, ceci par son enfermement dans des cat&#233;gories et en postulant un principe de r&#233;alit&#233; et d&#8217;identit&#233; vis &#224; vis de sa singularit&#233;. L&#8217;individu devient ainsi comme l&#8217;a expliqu&#233; Klossowski, monnaie vivante, tout reste est occult&#233;, toute obscurit&#233; lui est d&#233;ni&#233;e. C&#8217;est l&#224;, entre autres, le triste tableau que dresse Adorno dans Minima Moralia : l&#8217;homme ob&#233;it &#224; la s&#233;lection sociale, et toutes ses relations de m&#234;me d&#233;rivent des seules possibilit&#233;s ouvertes par la soci&#233;t&#233; marchande. &#171; L&#8217;ali&#233;nation des hommes se r&#233;v&#232;le pr&#233;cis&#233;ment &#224; ce qu&#8217;on ne m&#233;nage plus aucune distance (...) maintenant c&#8217;est la droite le plus court chemin entre deux personnes, comme si ce n&#8217;&#233;taient que deux points &#187; . L&#8217;&#233;conomie, et plus exactement les conventions qui r&#233;gissent le lieu o&#249; l&#8217;individu demeure, fait de lui un lieu empli de conventions, qui ob&#233;it aux lois prescrites. Toute vie nue, toute vie d&#233;tach&#233;e de la soci&#233;t&#233; et de son d&#233;ploiement symbolique sont proscrites. <a href="http://homepage.mac.com/philemon1/Libr_critiK/page2/page14/castellin_recherche.html" rel="self"><br /></a><a href="http://homepage.mac.com/philemon1/trameouest/textelibrecritik/pennequin_1_boisnard.html" rel="self">[lire +]<br /><br /></a><a href="http://homepage.mac.com/philemon1/Libr_critiK/pdf/page22.html" rel="self"><img class="imageStyle" alt="pdfimage" src="http://homepage.mac.com/philemon1/Libr_critiK/page20/files//page20_blog_entry3_1.jpg"/></a> <a href="http://homepage.mac.com/philemon1/Libr_critiK/pdf/page22.html" rel="self">fichier PDF</a>]]></content:encoded></item></channel>
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