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Le Presse-Bananes, Bernard Desportes

Cet extrait d'un roman à paraitre de Bernard Desportes est présenté dans le cadre du colloque Bernard Desportes qui aura lieu à l'Université d'Artois le 5 octobre 2006.

Début de l'extrait:
A la suite de cette attaque cérébrale, légère d'après les médecins du centre Wolfgang-Amadeus, un centre de réputation mondiale m'avait dit Croup, mon vieil ami de plus de trente ans – Croup, depuis trente ans, comment une telle horreur est-elle possible ? m'étais-je dit alors que vautré sur le canapé du Dr Ferdière je contemplais son profil avachi en songeant aux fesses rondes et fermes de Volo, le fils du boucher que j'avais pu voir récemment encore entièrement nu dans les douches de la piscine de la rue de la Jonquière où tapinent tant de jeunes garçons à cet âge où l'on s'offre pour rien ou si peu un repas trois cigarettes tant le corps et l'esprit ne songent encore à s'amputer et s'avilir dans des trafics sordides auxquels tous les pouvoirs ont toujours contraint les gens de ce pays, racket, casses, boulots minables, parqués dans des banlieues de merde et de mort spécialement conçues pour toute une vague population brune mal identifiée avec taudis périphériques pour petits blancs foutus qui croupissent de plan social en plan d'urgence tandis que les gavés se gavent de plus en plus graisseux livides énormes et multiplient leurs calculs sordidement dignes d'un Homais côté en bourse d'un huissier ou d'un juge appointé de remise de peines, quinze ans, l'âge d'or avais-je songé plus d'une fois, tout en débitant au Dr Ferdière les babioles et autres sornettes qui me passaient par la tête ainsi que je le faisais depuis plus de dix ans qu'avait commencé ma cure avec lui,
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Demain je meurs, Christian Prigent

Ce texte est un extrait de DEMAIN JE MEURS, à paraître aux éditions POL, en janvier 2007. Christian Prigent nous a fait l'amitié de nous en donner le début. Il avait lu, lors de la manifestation Généalogi-Z 2.0 en décembre 2005 un autre extrait [prochainement en vidéo].

"Aïe zut, djà la rouscaille : ça grommelle ronchon derrière du papier peint. En gros c'est comme d'hab : jour démarre grincheux côté parentèle. D'où : crispation des masticatoires et régurgité de goût dégueulasse dans les glandes de bouche. Question : la geinte vient des placards ou du lieu d’aisance ? Cherche pas à savoir : ça mettrait du noir dans l’aube qu’était claire au saut de ton lit, toi qui prévoyais randonnée cycliste parmi la nature avec la trempette en iode chez les crabes au bout du parcours. Puis la sieste en long parmi les galets et le tressauté des puces de sable pour cuire les boutons qui te grattent le lard et bronzer ta couenne."


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Cracher dans la soupe, Antoine Boute
Cracher dans la soupe [extrait] Antoine Boute

cracher la cruauté le sein de mes amies est à arracher ventre à terre


croûtes à l'affût de barbituriques à l'aisselle le sang menstruel participe 
de violences à famines tout le long du sursis la cruauté même de dire 
oui de dire oui je vais boire ça le liquide pâte même où je crache

processus de déssalinisation de la langue à l’œil oui mais le fric 
dans l'aine de mes amies les filles les filles putes ont pris possession de ça


la cervelle et l’œil le ventre la peau de mon nez j'ai une pute au cerveau


et dans l'oeil également la gorge s'en mêle dédales de viande parcourir 
des plaines et des plaines en compagnie d'amazones sein arraché 
à boire leur sang dans des coupes je crache au liquide bois le liquide


et je dis tiens coupe ta paume regarde-moi et laisse-moi te couper la 
paume et elle également qui me coupe la paume la cuisse du sang essaie


sida qui te prend à être faible tout faible et entier pâle l'aorte gambade


le sexuel timide se met à bouger frotter les berges les berges les corps 
des autres affine la coupe durcie attends-toi pas à ce que pour toi 
le sang coagule gangrène imminente du pénis c'est triste de voir ça 
je suis explosé de cruel débile nage à la manière de pissées viandes et 
couches d'orties constamment constamment la défonce du cèdre 
au cerveau cavaler aux plaines cavaler cavaler aux plaines abdiquer


la violence fait se barbouiller la face jusque loin tu vois la résistance 
de l'os là au fond du corps bouffi de l'autre où tu plonges toi là ta fête à toi

 
la fête c'est la fête la fête toute vraie moi je dis et la pisse à l’œil pisse

 
c'est quoi de plus cruel macaque que de se pisser rire dévorer blanc

 
s'arque alors vas-y arque arque-toi le dos vas-y arque-toi le dos on voit

 
comment les corps se mettent en cascade les palourdes à l'étron le menu 
frotti-frotta mes amies sont toutes guêpes des guêpes à les cuisses le 
sanguin s'infecte je te dis de bouffer alors bouffe je crache nous crachons 
à la bouche lèvre ou bien l’œil de l'autre l'autrui de la gorge duquel


gorge duquel mettre se mettre rancart rendez-vous technique sablé 
avec orties cruelles ta gueule cruelle la défroque est tordue à nos peaux 
la défroque maintient l'aine elle bien basse je te jure ces filles tordent 


elles brassent l'obscénité même avec entendement l'agir sang j'aime sang 
j'aime c'est quoi le pli entre menstrues guêpes les orties et cette paume là 


l’eau déchargée de douleur ou l'autre d'entre elles l'eau monte ici


le charisme en chemin se faire foutre de lumière le feu roucoule 
ou croupit au ventre le feu décharge aux culs chacun sa lessive je bouffe 
les draps les viandes je mange avale j'affectionne de mâcher les entrailles


l'odeur de l'autre pet destruction l’œil cadavre chargé de plaire je plais 
je fais plaire mes amies plaisent et bouffent se font bouffer ça suffit 
non ça suffit pas c'est pas non c'est pas assez c'est pas assez elles pissent 
le rire est aveugle sarclé haut bicoque triviale à se mettre là nez 
groin à l'os de l'autre en tant qu'autre diction de viande en bouche 
j'ai mis la farce à faisander ton pli de peaux là vulve qui parle frotte


les filles et la guerre filles et la gorge la peste et l'occident le citron tord


je mords aux lèvres qui se mettent à parler je frotte ma technique à la 
glaise souches molles de la débandade calculée des coups à prendre des 
avals de liquide le pus se forme à nos paumes que tu coupes nous 
coupons les plissures il s'agit de savoir tendre le ventre la cuisse écarte


et le fric écarte le fric écarte il y a vilaine et fureur à pisser c'est doux 
là contre toi ma peau ta peau tiède mi-tiède ton odeur graisse l'air 


la graisse de l'air n'est pas ce qui sèche le pli le pli ne sèche pas crache 
toi là contre aine et bordels tics occasionnels à se foutre par terre en bas 
grosse tache de sang menstrues asséchées ça y est les amazones au pays
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Beaucoup Mieux seul, Claude Yvroud
Ce texte a été lu à Lodève le 30 juillet à la galerie art en cours. Nous avons proposé à Claude Yvroud d'en publier un extrait sur Libr-critique.

"La douche du matin soude quelques bribes incohérentes de la vie de H.

N toute à sa joie et ne sait pas pourquoi.

F préfère rire de tout pour ne pas se tromper.

Entre temps de l’eau à coulé sous les fenêtres de
D.

Enlève moi mes anneaux
E les uns après les autres que je commence mon numéro !

Aujourd’hui c’est aujourd’hui
A et je n’ai pas à me justifier !

L’air que respire
R est le même pour tous.

M n’est pas omnivore mais insatiable."
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Travail-Hygiène-Propreté, Cuhel
TRAVAIL-HYGIENE-PROPRETE
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Comme Arsène Lupin, Hervé Brunaux
Herve-Brunaux
Comme Arsène Lupin, nous a été donné par Hervé Brunaux lors de sa lecture du 24 février au centre Noroit, en compagnie de Démosthène Agrafiotis et de Christophe Manon.


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Sac rat con, Cuhel

et le verbe s'est fait un peu plus cher…


voici
l'étang où s'réveillent les piètres zozos
réveillonnent
s'révolutionnent
pour faire leur tour de fange
polis aèdes esquintés
envasés dans la clapœtzi
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Meilleurs Voeux / Petites annonces 2006, Agence_Konflict_SysTM
Carte de Voeux (visuelle & sonore) de l'Agence_Konflict_SysTM

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71. Présent, Philippe Beck
extrait de Chants Populaires, que Philippe Beck nous a proposé à l'occasion du festival Généalogi-Z 2.0 qui s'est tenu les 10 & 14 décembre 2005.
[extrait]

Autorité est quelqu’un.
Le masque a de l’air ?
L’air est derrière la personne
autoritaire ?
Et l’autorité des autorités,
comme il y a bâtiment des bâtiments ?
Passé monte.
Masque autoritaire a des fécondités
racontées.
Terre passée a continué.
T. légendée et historiée.

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Similijake, Jacques Sivan
extrait de Similijake, que Jacques Sivan nous a proposé à l'occasion du festival Généalogi-Z 2.0 qui s'est tenu les 10 & 14 décembre 2005.

Visuel :
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Mobile, Vannina Maestri
extrait de Mobiles (ed Al dante), que Vannina Maestri nous a proposé à l'occasion du festival Généalogi-Z 2.0 qui s'est tenu les 10 & 14 décembre 2005

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