.image-left { padding: 5px 5px 5px 5px; border: 2px solid #FF9500; } janv. 2006
janv. 2006
361° de BONHEUR, coll. dirigé par Sabine Massenet
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361° de BONHEUR, DVD collectif dirigé par Sabine Massenet, Collection Le point sur le i dirigé par Giney Ayme, ed. Incidences.
"Le POINT sur le i" dir. par Giney Ayme
Editions incidences
commande : Association incid 90, 1 rue St Mathieu, 13002 Marseille
DVD , ISBN : 2-9520388-3-X, 25€ + 3 € de port
4ème de couverture :
Cette oeuvre collective a été dirigée par Sabine Massenet. Les artistes de ce DVD-rom ont reçu une liste de slogans publicitaires. À eux de s'en emparer et en parlant de ces "messages" qui parient sur le subliminal pour susciter de banales envies de consommations, de transformer cette matière formelle en véritable création. De re-tisser le sens des mots, si mal utilisés qu'ils perdent toute signification, de les malaxer, de les re-aimer. Où on s'aperçoit que pour désenclaver des rêves à bon marché, des injonctions au bonheur préprogrampmé, il faut redevenir simple, aimer le froid, le silencee, l'ironie, ne pas rechercher à plaire à tout le monde. Quand la matière pauvree, fausse de la communication devient matériau artistique, elle donne cette oeuvre poétique, drôle, cruelle, qui nous pousse à fermer les yeux dans le métro, ne plus lire de magazine, zapper les trois quart des émissions télévisuelles, ne regarder que la composition des produits. Pratiquer l'écran noir pour devenir imperméable, mais ouvrir ses écrans aux oeuvres de l'esprit pour vivre son époque dans la conscience de ce que recouvrent ses signes. / Anne-Marie Morice /

Emmanuel Adely, Patrick André, Christian Barani, Nicolas Barrié, Patrick Bouvet, Sophie Coiffier, Frédéric Dumond, Sabine Massenet, Marc Mercier, Nicolas tardy, Brigitte Zieger.

Premières impressions : Il est évident que j'apprécie ce type de travail, et que pour une part, je ne peux que le défendre, en tant que proposition. Car, il est certain que le travail videopoétique, ou de poésiecinétique, opère certaines transformations par rapport aux textualités paginées, et peut de même poser des questions au poétique. Toutefois, derrière, cette initiative qu'il faut saluer : certaines questions se posent : quel est le statut du texte dans une videopoésie ? En quel sens faisons-nous face soit à de la vidéo, soit à une simple textualité dynamique ? Quelle relation s'initie du point de vue critique entre ce qui est créé et ce qui est interrogé ? Ces questions ne sont pas anodines, car je suis déçu du résultat pour certains travaux . Décu aussi bien du travail de vidéo-composition, que du rapport à la textualité. C'est ainsi que le travail de Sophie Coiffier n'est autre qu'un hyper-texte sans grande originalité. Que celui de Nicolas Tardy, ressemble beaucoup à un flash, ainsi que celui de Frédéric Dumond (même si chez Dumond, il y a une certaine recherche formelle de la dynamique textuelle)... Déception, au sens où, ce qui fait la teneur de la publicitéé, du slogan, de sa force de coercition, n'est jamais pratiquement interrogé. Il n'y a pas de mise en question de la logique esthétique, cognitive et technologique des processus publicitaires. Ainsi, ce DVD, de bonne qualité, me semble passer à côté de certaines questions sur la spectacularisation commerciale, et me paraît pour une part renvoyer à un certain nombre de présupposés pour le voir : 1/ accord a priori sur la question de la critique; 2/ supposition que l'on peut questionner la publicité et ses stratégies sans questionner ses structures et ses dynamiques. En ce sens nous sommes loin, des tentatives critiques et esthétiques qu'on initiait en leur époque les situationnistes, et qui est poursuivie à leur façon par les poètes qui réfléchissent objectivement sur la composition (poésie compositionnelle) ou la remédiation (poésie remédiée). Cf. le dernier numéro de Talkie-Walkie (La Rédaction, Franck Leibovici, A_K_S, Laurence Denimal, Yves Buraud, etc...)


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NIHIL, INC._7, Sylvain Courtoux
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Nihil, Inc._7 de Sylvain Courtoux,
éditions IKKO
adresse de commande : IKKO, 25, rue Jacques Louvel-Tessier, 75010 Paris
24 pages , ISBN : 2-916911-02-1, 3€

extrait (début) :
"NIHIL, INC._7

Plusieurs ont exploité vos mondes — TOUS LES CODES TRAQUÉS ONT ÉTÉ COMPROMIS — La révolution sera complète quand le langage sera parfait dit-elle — TOUS LES CODES TRAQUÉS ONT ÉTÉ COMPROMIS — Ils feront certainement exploser l'endroit derrière eux quand leurs préparatifs seront terminés dit-elle — La révolution sera complète quand le langage sera parfait — TOUS LES CODES TRAQUÉS ONT ÉTÉ COMPROMIS — Nous nous obstinons toujours à ne pas vouloir lire les signes d'une catastrophe future dit-elle —Nous connaissons leurs méthodes ce sont les nôtres"

Premières impressions : Extrait d'un travail en cours, que Sylvain Courtoux publie comme un single. Car, à lire les premières lignes, ce qui se révèle dans cette prose, c'est bien évidemment qu'elle travaille à partir de samples, de boucles, de rythmes phrasés qui viennent ponctuer le flux qui se déverse [TU PEUX FOUTRE ÇA EN BOUCLE]. Livre qui se rapproche au niveau de la thématique critique de celui de Jérôme Bertin, même si son rapport est davantage spéculatif, et métacritique. On retrouve ici la hargne et la violence face au monde occidental dominé par les techniques, telle qu'elle a initié fin des années 90 les relations qui se tissèrent dans Poésie-express.


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round 99, Jérôme Bertin
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round 99 jérôme bertin
Editions al-dante
60 pages , ISBN : 2-84761-108-8, 13€

4ème de couverture :

"tirez! il hurle, bon sang mais tirez! tirez donc! shootez-moi ces putains de poules mouillées! (-49)"... guenille punk pousse chariot de bouffé érotique... avec la crosse puis enfonce le canon dans une narine de 46 chante le premier couplet de l'hymne à l'amour et boum!... "tas d'ordures chiens vérolés larves de putes!"

Smith et Wesson, cauchemars, rires et copulations : Jérôme Bertin entrechoque les mots de la violence, de la pornographie et de l'humour. De cette confrontation naît un texte aux prises avec lui-même, une écriture de lutte et d'expérimentations.


Premières impressions : Nous reviendrons sur ce livre lors d'une article, et il y aura aussi une interview qui lui sera consacrée par Sylvain Courtoux. Jérôme Bertin vient de l'horizon de la modernité, de ce qu'elle a donné de plus violent en tant qu'attaques du monde capitaliste et policier. Teen pre teen, que nous avions publié en 2001 traduisait déjà, avant Babylone-centre (Corrridor bleu 2003) cette perspective littéraire, fragmentant le langage, le jouant selon une hyperlittéralité. Dans une langue moins explosée, round 99 se donne comme un cauchemar éveillé, où, la langue se déploie selon l'impulsion de la dimension tout à la fois du sexe et de la violence.



[lire la chronique de P. Boisnard]


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Comment Faire disparaître la terre ? Emmanuelle Pireyre
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Comment faire disparaître la terre ?
Emmanuelle Pireyre
Editions SEUIL, 234 pages , ISBN : 2-02-081987-2, 18€

4ème de couverture :
Parmi les personnages de Balzac figurait la femme de 30 ans, créature accablée, dont le rôle était des plus difficiles à porter. L'auteur, ayant passé la trentaine, s'aperçoit que tout va bien et décide de mettre à jour cette notion en redéfinissant une femme de 30 ans à l'enthousiasme neuf pour l'existence matérielle comme pour l'étude métaphysique.

Comment faire disparaître la terre ? est un livre qui pose des questions contemporaines (comment s'évader si on est prisonnier ? Quels sont les critères pour l'achat d'un pull ? pourquoi boire autant de verres d'eau et si peu de verres de vin ? comment s'orienter dans un lotissmeent de banlieue ?) et y répond en compulsant les documents disponibles, du site internet à la biographie litttéraire ou au feuilleton télé.

Ce texte hybride, poétique, philosophique et déjanté est une tentative sérieuse et désastreuse de la littérature pour être aussi un manuel pratique.

Emmanuelle Pireyre est née en 1969. Elle a publié deux livres aux éditions Maurice Nadeau : Congélations et décongélations et autres traitements appliqués aux circonstances (2000) et Mes vêtements ne sont pas des draps de lit (2001)

Premières impressions :
L'écriture d'Emmanuelle Pireyre, par sa clarté, parvient à créer, comme ce fut le cas avec ses précédents livres, des décalages constants par rapport aux situations classiques, ou à l'appréhension conventionnelle que l'on pourrait en avoir (ex : pp.89-97, sur Hamlet qui devient le prisme socio-psychologique d'une étude de la tristesse en Europe).Par un travail de notules (Enquêtes + définitions + circonstances + fiches + récapitulatifs), elle élabore lentement la réalité où se trouve immergé cette femme de 30 ans. Sans jamais quitter l'écart ironique, ou cynique, décalé, en fait, elle dépasse la simple ego-fiction, pour construire un reflet, parfois absurde, des clichés qui hantent la conscience ("un vrai génie ne s'habille pas en sportswear"). On retrouve en ce sens ce qui fait une partie de la littérature contemporaine actuelle : un formalisme ludique qui se réapproprie des logiques de présentations extra-littéraires, une langue qui a évacué les recherches de la modernité pour se constituer dans une sorte d'immédiate et de spontanée clarté (cf. Nathalie Quintane, Véronique Pittolo). Ce qui est remarquable c'est que cette voie est surtout explorée par des femmes, et que toute semble travailler sur le quotidien, sa matérialité anodine, ses représentations. Est-ce que delà on pourrait prétendre y voir une constante ? Enquête à poursuivre...

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UP, Ronald Sukenick
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UP(roman) Ronald Sukenick
Editions al-dante, 400 pages , ISBN : 2-84761-101-0, 24€
site al dante

4ème de couverture :
"Oui, je suis un puritain dans l'âme, dit Ronnie. Et un petit-bourgeois comme toi. Et un artiste comme Otis, un révolté comme Slade, un raté comme Finch, un juif émasculé comme Bernie, un salaud comme Slim et un jouisseur comme tout le monde, et bien d'autres choses encore, si tu tiens à approfondir ce que je suis dans l'âme..."

Exposant les tribulations intellectuelles et affectives d'une bande de trentenaires à la fin des années soixante à New-York, UP, explore avec un humour vorace les modalités d'une écriture sans entraves.

Ronald Sukenick (1932-2004), auteur d'une dizaine de romans et essais critiques, reçut l'American Book Award (2000) et le Morton Zabel Prize de l'Académie américaine des arts et des lettres (2002) pour son oeuvre novatrice.

Premières impressions :
C'est avec une grande joie que nous accueillons ce roman d'Al dante. En effet, les romans novateurs et de bonne qualité se font rare. En publiant cet auteur, connu et populaire aux Etats-Unis, Al dante permet de faire un lien entre d'un côté la narrativité et de l'autre le travail d'exploration et expérimental qui est davantage relié à la poésie. Selon nous, il paraît urgent en France de défendre la publication de romans expérimentaux, qui tentent d'innover aussi bien au niveau de la langue que des schémas narratifs, au sens où ils semblent bien plus abordables — du fait de l'enjeu narratif — que les expériences poétiques, qui parfois peuvent rebuter.

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JAVA n°27-28

JAVA revue n°27-28
60 pages , ISSN : 2-909951-13-6, 18€

pour commander le numéro :JAVA 116 avenue Ledru-Rollin - 75011 Paris



4ème de couverture :
"JAVA's not DEAD" Gilles Cabut

Premières impressions :
Il semblerait que cela soit le dernier numéro de JAVA, légendaire revue qui a traversé toutes les années 90, sous la direction d'un trio de choc : Jean-Michel Espitallier, Vannina Maestri et Jacques Sivan. Ayant accompagné les dernières annnées du XXème siècle, ils auront permis à de très nombreux auteurs d'apparaître, et de se démarquer de certains hééritages convenus de la modernité. Leur travail sans aucun doute restera comme l'un des plus importants au niveau des revues pour la poésie.

Dans ce dernier numéro : trois dossiers à ne pas manquer : Julien Blaine au superlatif; Joël Hubaut le bonhomme parodie et De la poésie suédoise contemporaine. Ces dossiers entourés tant de textes créatifs (Castellin, Courtoux, Manon, Helissen, Suel, Sivan, Pagès) que de textes théoriques (notamment Christophe Hanna).

Ce numéro s'achèvera sur une énigme, en quelque sorte une private-joke pour les initiés : un texte de Michalski, qui ressemble à s'y méprendre à un texte de Christophe Fiat. Quel est le mystérieuxx inconnu qui se cache derrière ce nom ? Est-il réel ? est-ce un simulacre ? est-ce une variation génétique de Christophe Fiat, un clône qui aurait mal tourné ? Une invention du professeur Tournesol (K$$Ddi E. Rabu), conçue comme arme poétique de destruction masive (APDM) ? Qui le saura, l'enquête continue, n'hésitez pas à nous contacter pour nous donner vos informations.

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