Ven. - Décembre 2, 2005

Économisons l'énergie


Je commence mon congé de Noël, et pourtant, j'ai une petite irritation à passer...

Maudit que je suis écoeuré des conseils pratiques pour économiser l'énergie. Vraiment. Vous savez, les conseils qu'on donne pour impliquer les lecteurs à la fin des articles catastrophistes sur l'état de l'environnement?

«Remplacez vos ampoules incandescentes par des ampoules moins énergivores». Yeah right. Changer une ampoule qui fonctionne très bien à 80 sous contre une ampoule «économe d'énergie» à 4-5$ sinon plus? Pourquoi ne pas attendre qu'elle brûle avant? Pourquoi payer maintenant trop cher une ampoule «écologique» dont le prix baisse et l'efficacité augmente chaque semaine?

Ce qui m'enrage le plus? On gosse les gens sensibles et intéressés qui ont lu l'article jusqu'au bout sur les petits détails, une petite économie par-çi par là - mais ne donne jamais de conseils pour les problèmes énormes et flagrants, de peur d'offenser ceux qui méritent un gros coup de pied dans le cul. On suggère aux gens de faire des efforts et des détours pour des pailles, mais on ne dit rien à propos des poutres.

Est-ce que quelqu'un peut interdire aux ptites vieilles de «doubler ses sacs» pour transporter une boîte de bouffe pour chat? Leur dire qu'avoir un dessous d'évier bourré de sacs en petite boule n'est pas socialement valorisé? Parlant d'emballage, pourquoi ne pas interdire les produits quadri-emballés dans les magasins-entrepôts, les époustouflants emballages cadeaux (MÊME s'ils sont recyclables!)...

Pourquoi on laisse pousser comme des champignons les magasins à un dollar, remplis de produits mal conçus, faits pour être jetés après usage? Le pourcentage de cochonneries qu'on y achète qui se retrouvent à la poubelle dans les 48 heures doit être ahurissant.

On encourage les gens à changer les joints des robinets qui fuient (un détour à la quincaillerie en voiture) pour économiser quelques litres d'eau par semaine. Mais on ne mentionne pas que chaque famille de banlieusards met 20 000 litres d'eau dans une piscine sans pénalité, et surtout, sans que ça coûte un sous de plus de taxe d'eau, c'est normal? Sans compter les arbres qui sont coupés pour faire de la place pour la piscine et pas de feuilles qui tombent dedans? Évidemment, c'est pareil pour les tapons pour qui nettoyer une entrée de cour «à la hose» est un passe-temps.

On suggère souvent d'éteindre les lumières dans les pièces où il n'y a personne. Personne ne suggère d'éteindre les télés qui sont allumées le matin et éteintes le soir, simplement par habitude.

On réglemente tant bien que mal l'arrosage, mais je n'ai jamais entendu parler de contraventions données à ceux qui arrosent "en cachette" le soir - ils sont pourtant facile à repérer: dans les canicules, ce sont les seuls avec du gazon vert (et souvent d'énormes parterres fleuris). On laisse se construire des terrains de golf - immenses désastres écologiques (on rase les arbres, on remplace par du gazon tondu de près, qui demande une quantité astronomique d'eau) à l'usage de quelques privilégiés.

On a interdit le fréon dans les frigos (on se retrouve avec des frigos archi-bruyants qui utilisent un gaz dont on ne connaît pas trop les effets à long terme). Mais on peut toujours acheter les énormes laveuses à linge au profit des laveuses à chargement frontal utilisées partout ailleurs qu'en amérique du nord, parce qu'elles son plus silencieuses, elles abîment moins les vêtements et surtout, elles prennent moins d'eau?

Parlant de frigos, pourquoi on permet la vente de frigos avec des portes immenses qui laissent sortir tout le froid? On fait des blagues sur «vendre des congélateurs aux esquimaux», mais au Canada, pourquoi les frigos n'utilisent pas le froid de l'extérieur dès qu'il fait en bas de zéro l'hiver? Il y a bien des sorties pour l'air humide des sécheuses, pourquoi pas des entrées pour les congélateurs?

Pourquoi on permet la vente de «véhicules sports utilitaires»? Encore mieux, pourquoi ne pas mettre une limite aux dépenses automobiles déductibles dans les entreprises, pour éviter que les représentants utilisent des grossent voitures «parce que c'est la compagnie qui paie»?

Y'a plein d'autres exemples. La quantité de tasses jetables en styromousse qui sont utilisées dans les bureau (certains c'est quatre, cinq tasses par jour, sans aucun remords!) est hallucinante... Tout ça plutôt que prendre la même tasse en céramique. Ceux qui se rasent ou lavent leur vaisselle en faisant couler l'eau chaude continuellement. Les petites natures qui trouvent normal de faire couler la douche cinq minutes avant d'y entrer. Les édifices avec des rangées d'urinoirs qui «flushent» régulièrement jour et nuit, qu'on les utilisent ou non. Les toilettes à 7 gallons par chasse, pourquoi ça n'est pas simplement interdit?

Les fêtes approche, c'est le temps des ridicules décorations gonflables avec des ventilateurs dedans, des tonnes de décorations allumées jour et nuit, des kilos d'emballages de cadeau qui iront directement aux poubelles le 25 décembre. J'emballe mes cadeaux dans du papier journal - c'est de la réutilisation créatrice.

J'ai un gros ras le pompon de voir toute l'énergie gaspillée en campagne publicitaires culpabilisantes "pour l'environnement". Ceux qui s'en calissent paient moins cher à l'achat pour des produits moins efficaces et c'est surtout beaucoup plus simple. J'suis tanné de me sentir mal parce que je jette de temps en temps une feuille de papier à la poubelle et pas dans le bac de recyclage.

Fiou, que de fiel! Je vais justement faire ma vaisselle. J'aimerais la faire à la machine, paraît que ça consomme moins d'énergie. Sérieusement. Évidemment, reste à savoir si la construction et le transport de la machine consomme plus d'énergie que ce qui est économisé pour la durée de la vie de la machine.

Les environnementalistes insistent: il faut arrêter de penser et agir! Mais pourquoi nous empêcher de faire les deux en même temps?

Posted at 04:07 PM    

Lun. - Septembre 19, 2005

«Parce que ça fait cheap» 


J'ai fait plusieurs petites courses en revenant du boulot, refusant au moins 12 sacs en plastique.

Dans un commerce que je ne nommerai pas - imaginez un disquaire au coin Ste-Catherine et Berri - j'ai été horrifié d'apprendre qu'une consigne avait été donnée aux employés de ne plus demander aux clients s'ils avaient besoin d'un sac... Parce que ça faisait cheap. L'employée était aussi gênée que débinée. Je la comprends de ne pas risquer son travail en contestant une consigne aussi rétrograde.

Qui a VRAIMENT besoin d'un sac pour quelques CDs? Un livre? Un DVD?

Il y aurait eu des plaintes de clients. Le représentant-vendeur de sac, j'imagine. Qui s'est empressé d'aller visiter un autre magasin pour se plaindre encore - au volant de son gros SUV.

Mais la consigne fonctionne vraiment: je n'ai pas pensé qu'ils étaient cheap. Je pense plutôt que les patrons sont complètement imbéciles.

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Faire passer une multivitamine avec une bière, c'est mon genre de décadence.

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Il y a des moments de solitude qu'on aimerait partager. 

Posted at 08:05 PM    

Mer. - Avril 20, 2005

Ésotérisme expérimental 


QXCI, qu'est-ce que c'est?

Ok... Un psychologue qui utilise le biofeedback, ça me semble correct. Qui teste 8000 paramètres, bon, ça semble tiré par les cheveux, mais ça passe. Mais qui parle de signature énergétique? Qui teste les allergies? Les vitamines? Le QXCI, quossé ça? On croirait une pub de scientologie, avec un logo de l'Ordre des psychologues du Québec qui semble cautionner le tout!

Y'a des psychologues dans la salle? Ça sent le charlatanisme à plein nez. Si ce n'est pas le cas, j'aurai fait de la pub gratuite pour la madame...

(Publicité tirée du Magazine Le Clap no 122, du 22 février au 7 avril 2005, page 10)

AJOUT: le site du créateur du QXCI confirme mes craintes: c'est de la foutaise ésotérique! 

Posted at 06:47 PM    

Jeu. - Mars 17, 2005

Publicités de cons, courriel d'un lecteur 


Une entrée «fâchée», ça faisait longtemps!

Crisse que je suis tanné des pubs de demeurés.

Les pubs de la compagnie de téléphone mettant en vedettes des «débiles du bon vieux temps», avec des «manières de languages» de sous-doués, qui semblent ne pas avoir encore découvert la roue. Est-ce que les clients qu'ils désirent sont si imbéciles que ça? Au début, c'était un amusant clin-d'oeil aux séries d'époques, mais chaque nouvelle pub me donne l'impression d'éroder le vocabulaire technologique. C'est quoi la prochaine? Je veux un «dring-dring à images qui bougent» plutôt qu'un téléphone portable qui enregistre la vidéo? Les compagnies de voitures vont se mettre à nous vendre des «vroums-vroums» ou des «machines»?

Pourquoi ne pas informer et vulgariser pour que les gens se sentent plus intelligents au lieu de tout rendre nono?

(Si l'argent de leurs pubs allaient en service à la clientèle, je n'aurais pas envie de changer de fournisseur d'accès à internet aussi souvent.)

L'autre campagne qui m'irrite encore plus profondément, mais vraiment profondément, c'est la pub d'épicier avec Guylaine Tremblay qui joue une débile dépassée qui ne comprend rien à ce qui se passe autour d'elle. La plupart des employés d'épicerie sont très gentils, courtois, plein de qualités... Mais à ce que je sache, la plupart des emplois «trop compliqués» décrits dans la pub ne demandent pas une grande capacité intellectuelle - des étudiants font ça comme travail d'été. Chaque fois que je vois la comédienne complètement dépassée par une madame qui fait des entailles dans le pain, ça me fait mal.

Les pubs «On peut vous aider?», c'est pas très fort non plus: «On est là quand vous avez l'air niaiseux!»

Mais c'est vrai, c'est de l'humour, ha ha! Si je n'aime pas l'humour, je suis négatif, je ne suis pas assez intelligent pour comprendre! Les gens aiment ça l'humour, pis les comédiens dans les pubs sont tellement drôles!

Il faut dire que rien ne m'insulte plus que sous-entendre que je puisse être incapable de comprendre quelque chose.

Je suis prêt à acheter n'importe quoi de la prochaine compagnie qui s'adresse à moi comme si j'avais un quotient intellectuel.

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Je me permets de reproduire un courriel que j'ai reçu. Je suis grognon mais généreux, je vais ainsi accorder à son l'auteur l'attention qu'il réclame maladroitement:

A voir la liste de vos restos préférés, on ne peut que
s'étonner du vide de vos propos.

Les blogues sont à l'internet ce que la ¨télé-réalité¨
est à la télévision, c''est à dire : RIEN A FOUTRE
DES INCONNUS QUI PARTAGENT LEURS BIBITTES AUX YEUX DU
MONDE¨.

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Ceci dit... Je peux lui répondre?

Vous n'avez qu'à ne pas me lire, épais. Internet n'est pas une station de radio ou un chaîne de télé: il y a des millions de blogs et encore plus de pages web. Vous n'avez pas d'amis pour vous suggérer un restaurant, c'est pourquoi vous recherchez des suggestions d'inconnus et qu'il vous reste du temps pour m'insulter? Pourquoi ne m'avez vous pas fait part de vos suggestions? Ah, vous ne devez pas en avoir, sinon vous n'en auriez pas cherché... La liste des restaurants que j'aime n'est pas absolue. Où est la vôtre, que je compare?

C'est quand même formidable: vous êtes cité sur un blogue dont vous n'avez rien à foutre. Si vous m'envoyez un autre courriel de commentaires, je saurai que vous continuez à me lire, donc que vous n'avez vraiment, mais vraiment rien à faire de votre vie!

Allez. Masturbez-vous, sortez prendre l'air, appellez un centre d'écoute: ça va vous faire du bien. 

Posted at 11:18 PM    

Dim. - Février 13, 2005

Solidarité mon oeil 


J'y ai pensé toute la journée, j'aurais dû l'écrire avant l'émission...

À l'émission Tout le monde en parle (version Québecoise), on a célébré la fin de la grêve de la SAQ, et on a félicité ceux qui avaient respecté les piquets de grève.

(Partie révisée) Seul problème, l'émission est enregistrée le jeudi matin et la fin de la grève a été votée mardi soir. Les employés sont rentrés au travail le vendredi - lendemain de l'enregistrement. Si le vin a été acheté le mercredi, il a été acheté dans une succursale maintenue ouverte par les cadres.

Solidarité mon oeil. Ça m'enrage, ce genre d'hypocrisie à la télévision.

J'imagine que ce sera l'intro de la prochaine émission. Je soupçonne fortement (sans avoir vu la version française) que beaucoup de «trucs» sont utilisés pour créer l'événement - d'où le titre de l'émission. Après tout, l'émission est une recette française éprouvée qui a été achetée et adaptée. J'imagine que la recette contient plus d'une façon de faire lever la sauce. Avec un peu d'imagination, il est facile de faire des «coups» médiatiques: une fraction de sein de Janet a rapporté des millions de dollars de visibilité gratuite. Quand on a la possibilité de répliquer à cette visibilité, c'est encore plus payant: l'annonce d'une réplique augmentera encore plus de cotes d'écoutes... Et la roue tourne.

J'y ai pensé en remarquant le nombre de pointes de l'animateur sur les expressions ridicules françaises. Répliques sincères ou calquées sur celles de son homologue français, qui lui fait des pointes sur l'accent Québécois?

Je me demande s'il est prévu de mentionner ouvertement l'orientation sexuelle du fou du roi, et si oui, quand? Ça ferait un bon punch. Depuis quelques émissions les sous-entendus deviennent de moins en moins subtils.

J'aimerais vraiment mettre la main sur la recette (ou «bible») de l'émission, ça doit être fascinant.

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Les moquettes coquettes ont tellement bien passé que leur site est planté en ce moment. 

Posted at 11:36 PM    

Sam. - Août 21, 2004

Gogosses de communication 


Ceux qui suivent l'émission vont le voir, mais pour les autres... Au cours des prochaines semaines je présente beaucoup d'appareils de communication... Téléphones, Blackberry, logiciel de contrôle à distance... C'est pas désagréable, mais ça devient rapidement déprimant de s'écrire soi-même d'un appareil à l'autre... Sans compter que mes amis n'ont pas toujours envie de jouer au cobaye pour mes gogosses - prendre en note un numéro bizarre, me rappeler jusqu'à ce que ça marche comme je veux... Même chose pour m'envoyer des courriels... S'écrire à soi-même, c'est vraiment déprimant.

Et c'est en recevant ses courriels en temps réel (annoncés par une joyeuse vibration à la taille) qu'on réalise que les spammeurs devraient être pendus par les couilles, arrosés d'essence, fusillés puis jetés en bas d'une falaise. Ou simplement pouvoir leurs sacrer un coup de pelle pour chaque courriel de pub de saloperies qu'ils nous envoient.

Ouf... Je suis un peu tendu, ça paraît? 

Posted at 08:07 PM    

Sam. - Juillet 31, 2004

Kerry et Duceppe, même combat! 


Bon, les imbéciles s'y remettent. L'aspirant président américain John Kerry s'est fait prendre en photo avec un survêtement stérile alors qu'il visitait la navette spatiale. Les «analystes» s'y donnent à coeur joie pour le tourner en ridicule. Si respecter les règles de propreté est une gaffe, imaginez le scandale si une poussière cause l'explosion d'une navette.

Le même enthousiasme sadique des «commentateurs» pour l'affaire du bonnet de Gilles Duceppe (alors qu'il visitait une fromagerie - qui veut des cheveux dans son fromage?) m'avait découragé: les journalistes n'ont-ils rien de plus intelligent à commenter? Duceppe et Kerry, même combat - contre les imbéciles qui jugent sur les apparences. 

Posted at 03:45 PM    

Lun. - Juin 7, 2004

Formule indigeste 


Imaginez une nouvelle formule de restaurant. C'est tout simple: vous mangez ce que vous voulez et vous sortez sans payer.

L'attrape? À date fixe chaque année vous devez faire votre propre addition. Non seulement vous devez additionner le prix de tous les plats que vous avez mangés, mais aussi calculer la valeur de ce que vous n'avez pas mangé en entier - par exemple, les 3/5 d'une assiette à 14,50$. Une fois fait, vous devez faire un total, ajouter la TPS, la TVQ et le pourboire. Quand c'est fait, vous envoyez le paiement au restaurant.

Cette formule vous demande donc de prendre des notes, ce qui causera une désagréable distraction de votre repas si vous n'avez pas une excellente mémoire.

Car si vous avez oublié quelque chose - un dessert, une entrée, voire un souper en entier - et que le restaurateur s'en rend compte, il vous réclamera des pénalités. S'il le désire, il pourra même vous demander de produire les notes que vous avez prises au cours des dernières années pour les analyser finement. Préparez-vous à souffrir si vos notes ne sont pas claires.

Si vous en avez les moyens, vous pouvez tout simplement engager quelqu'un qui prendra en note ce que vous mangez et qui fera les calculs pour vous.

Les gens honnêtes ne seraient pas favorisés. Plus on calcule soigneusement, plus c'est long et plus le total est élevé.

Les gens malhonnêtes et les aventureux seraient choyés par cette formule: si la vérification du restaurateur n'est pas soigneuse, ils peuvent économiser en oubliant de déclarer certains repas. Si les vérifications sont aléatoires, les chances de s'en tirer ne peuvent être pires que celles du 6/49.

De toute façon, personne ne penserait à laisser le client calculer son addition: c'est beaucoup plus facile à faire pour la personne qui facture que pour la personne qui paie, ça fait aussi partie du «service». En Europe on laisse les gens peser et étiqueter leurs fruits et légumes eux-même, mais je ne sais pas si ça se fait encore.

Vous l'avez vu venir gros comme le bras, mais pourquoi c'est le contribuable qui doit produire sa déclaration de revenus et (pire!) calculer le total de TPS et de TVQ à verser?

Pour mes impôts à payer, j'aimerais recevoir une facture du gouvernement, bordel.

Pour chaque contrat que je fais, je donne mon numéro d'assurance sociale. Est-ce que ça sert à quelque chose? Il me ferait plaisir que les montants (pas les chèques, le chiffre écrit sur les chèques!) que je gagne soient transmis aux deux paliers de gouvernement. Sachant combien j'ai gagné, ils pourront calculer comme ils le veulent le montant d'impôts que j'ai a payer.

Si je n'ai pas à additionner de T4 et autres formulaires bizarres, les ministères du Revenu peuvent bien m'envoyer 52 factures par année. Tant que je n'ai qu'à vérifier le total et le payer s'il me semble correct. Comme je le fais au restaurant... et dans tous les commerces.

Il ne resterait plus qu'à garder à jour son statut social (enfants à charge, etc.) et d'envoyer au gouvernement les montants bruts des déductions qu'on réclame - s'il y a lieu. Mais il n'est pas normal que des citoyens honnêtes (ceux qui déclarent leurs revenus) aient à calculer «50% de la ligne 127 si le conjoint de plus de 65 ans a vécu en dehors du Canada plus de six mois dans l'année».

%?&$?$%?& que j'haïs ça préparer ma déclaration de revenus et calculer les montants de provisions de TPS et de TVQ! Ça me donne des boutons juste de poster mes reçus à ma comptable. Tout ça pour être honnête.

Si on pouvait tout mettre ses reçus et ses relevés dans une enveloppe puis simplement les envoyer au gouvernement... Ce serait le paradis. 

Posted at 08:49 PM     Read More  

Sam. - Mai 29, 2004

Gars compliqué ou fille épaisse? 


@$%$% de @$%@%$% (J'ose pas écrire asti de calisse, mais c'est ce que je pense). Rafaële Germain a un talent extraordinaire: celui de me faire sortir de mes gonds. Ce matin, son article parle de "gars compliqué". Pour elle, un gars compliqué, c'est un gars qui «a peur de l'engagement». $@%$%%$. (J'ose pas écrire tabarnaque)

Elle donne même les règles du «Manuel du gars compliqué». Gars Compliqué qu'elle «acronymise» même en GC, pour faire plus branché.

«Le GC est offert dans tous les milieux et toutes les tranches d'âges. Il est parfois sérieux, parfois drôle, tantôt timide, tantôt extroverti, poète, homme d'affaires, plombier, chauffeur d'autobus, artiste, étudiant. Il y en a des cons et des brillants.»

Calisse Rafaële... Si autant de gars te semblent compliqués, c'est peut-être toi qui ne veux pas comprendre, ou qui préfère ne pas comprendre - c'est moins d'effort intellectuel.

L'amour rend aveugle. C'est possible que tu ne voies pas que le gars se fout de toi. Qu'il ne t'aime pas, ce sont des choses qui arrivent. Qu'il s'intéresse à toi, mais que son coeur est pris par une autre.

Il peut même t'aimer vraiment, qu'il t'Aime, même. Mais que malgré tous vos points en commun, qu'il ne partage pas le même «plan de vie» que toi. Ce n'est pas tout le monde qui obsède sur «une maison en banlieue» et «avoir des enfants» le plus rapidement possible. C'est peut-être même parce qu'il t'aime et qu'il hésite à s'enchaîner avec toi dans une hypothèque et un compte conjoint. Parce que ça le rendrait malheureux, n'en déplaise à ton oppressant besoin de bonheur et de sécurité.

C'est bien s'engager, c'est encore mieux de bien s'engager. Ne pas s'engager à tout prix n'est pas avoir peur de l'engagement.

Ce n'est pas parce qu'un gars ne donne pas les signes que tu veux quand tu veux qu'il est compliqué. Il est humain, c'est tout.

Il me semble que le courrier du coeur de Louise Deschâtelets (dans le Journal de Montréal) reflète des valeurs très conservatrices, mais au moins, on encourage la communication franche, les discussions et l'échange. Pas les prises de position simplistes de petites princesses.

Finalement, Rafaële, si autant de gars te semblent compliqués, c'est peut-être que tu es une FÉ - Fille Épaisse.

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Dans son cahier branché du jeudi - imaginez une mauvaise imitation du Voir pour laquelle on doit payer - La Presse offre un "look de la semaine". Je me demande bien où ils ont trouvé une idée aussi originale. 

Posted at 10:43 AM    

Lun. - Mai 3, 2004

Je t'aime, Rafaële... 


Je rêvasse de ma voisine dans face, et on m'écrit «Ben, qu'est-ce que t'attends? C'est si facile elle est juste en face, traverse, cogne à sa porte, dis lui bonjour, offre lui un café!»

Primo, vous me sous-estimez.

Deuxièmo, je souhaite à tout le monde d'avoir une voisine d'en face comme la mienne, ça donne une raison de se raser et de changer de t-shirt régulièrement même si on est en vacances.

Troisio, vous me donnez une occasion formidable de commenter un article de Rafaële Germain, «Tenter sa chance et perdre la face», paru dans La Presse du Samedi 10 avril. Je t'aime, Rafaële, c'est juste que ce que tu écris me fait grimper dans les rideaux. J't'apprécie d'autant plus que moi aussi je commence à faire réagir pas tout à fait comme je l'aimerais.

Mon résumé de l'article: Tu oses aborder une fille, tu es pathétique. Tu n'oses pas, tu es pathétique. Tu n'es pas certain, tu prends deux minutes pour évaluer la situation? T'es pas un vrai gars, tu es pathétique. L'ironie d'être condamné à être pathétique par des filles qui s'identifient à Bridget Jones...

Vous pensez que j'exagère? À propos du nombre de fois qu'un gars devrait essayer de séduire une fille: «Raisonnablement, un gars - ou une fille - devrait s'essayer une fois, pas plus. Sinon il risque d'avoir l'air fou furieux. Et puis, ça paraît jamais bien quelqu'un qui s'essaie.»

Je cite encore: «Un jeune homme m'a arrêtée dans un party. Il s'est excusé et m'a dit: "Je voulais simplement vous dire que vous êtes très jolie." Eh bien, je ne suis tellement pas habituée à ce genre d'attitude, que j'ai figé» Attitude, c'est péjoratif en français. Ça veut tout dire.

Je cite toujours: «Alors quelqu'un qui s'essaie à répétition, ou d'une manière particulièrement audacieuse (...) on a tendance à la voir comme un désespéré».

Une petite dernière, toujours extrait du même article: «C'est presque certain que la fille va se demander s'il n'est pas dangereux (...) Qu'est-ce qui nous dit que ce gars là ne fait pas ça avec chaque fille?»

Misère. Pour les petites princesses, perdre la face est pire que tout. Elles peuvent proposer, disposer, passer à autre chose - les gars n'ont rien à y redire. Elles en profitent, car elles sont maintenant libres et autonomes. Pourquoi en profiter sainement quand on peut s'inventer des grands méchants loups partout? Quand les gars ne les abordent pas (en fait, c'est souvent quand UN gars ne les abordent pas!), autant les dépeindre comme des déséspérés et des maniaques en puissance que... comme une personne qui aimerait la connaître davantage.

Mais ça implique (par exemple) d'avoir à justifier aux amies qu'on a couché avec le premier soir, une autre chose qui n'est pas bonne pour l'image de la petite princesse. Ou d'avoir à expliquer que ça n'a pas marché. Ou de réaliser le lendemain matin que le gars est un trou de cul. Donc, pour préserver son image, il faut éviter, à moins d'être certain que ça va marcher.

Mais le plus beau de l'article, c'est sa conclusion. Vous me faites confiance pour le résumer? «Mais si le gars a une super bonne job ou est super beau, ou que je suis la seule et unique personne qu'il a abordé comme ça dans sa vie, ou si c'est réciproque, ça va». Oh, tant pis, je cite: «On passe bien des choses aux gens extraordinaires. Même de risquer de perdre la face».

Calisse. Hé les princesses, comment voulez-vous qu'on sache si c'est réciproque sans vous aborder - ce que vous me dégoûtez de plus en plus de faire? Peut-être que par magie ça devrait se sentir? Oui ça se sent, mais personne ne sent et ressent de la même manière. De plus, les effluves de l'amour congestionnent même le nez.

Le vrai problème c'est que les petites princesses ne veulent pas être vues avec un gars qui ne répond pas à leurs critères élevés de sélection. Incapables de ne pas recevoir d'avances, incapables de les accepter, désemparées quand vient le moment de les refuser. Névrosez, mes très chères. Névrosez. Le plus difficile c'est de faire appel à son bon jugement pour évaluer chaque cas au lieu de perdre du temps à imaginer (et tenter d'imposer) des règles strictes pour moins réfléchir.

Heureusement, il y reste au moins une fille qui sait accepter des fleurs avec gentillesse et qui invite même spontanément à monter chez elle pour boire de la bière et manger des chips. J'ai de la chance, elle reste en face de chez moi. Être prudent est nécessaire, mais avoir confiance en l'humanité rapporte. 

Posted at 09:12 AM    


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