Dim. - Novembre 27, 2005

Trucs de séchage et l'évolution du héros 


Un tiers pour protéger l'environnement, un tiers par pingrerie, mais aussi parce que c'est long attendre au lavoir que le séchage se termine, je fais sécher ma lessive «sur la corde» autant que possible. L'hiver c'est moins évident, je fais sécher à l'intérieur.

Coïncidence, j'ai décidé de faire cuire du rôti de porc.

Mauvaise idée.

Mes vêtements sont maintenant imprégnés d'un doux parfum de porc à l'ail.

On est loin des parfums de lavande ou des «Parfums de fraîcheur» des 'assouplissants en feuille.

Misère.

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Il y avait une époque ou les héros étaient héroiques: riches, célebres, dotés de pouvoir incroyables; c'était des princes, des cowboys, des détectives. La vie trépidante des héros nous faisaient oublier la nôtre, plutôt ordinaire.

Il y a eu une période «anti-héros»: Bruce Willis qui souffre tout le long dans Die Hard, John Travolta qui se drogue allègrement dans Pulp Fiction, le bon Henry Fonda en tueur psychopathe dans «Il était une fois dans l'Ouest».

Maintenant, les héros vivent... Une vie presque aussi ordinaire que la nôtre. Je pense à Beigbeder, Houellebecq, l'autofiction en général. Ils sont parmi nous, partagent nos misères (même s'ils sont beaucoup plus riches). Ils couchent rarement avec la fille convoitée à la fin de la soirée - même quand c'est leur femme.

Ils nous racontent tout ça comme si c'étaient nos vieux amis. Mais je n'ai pas envie d'être leur ami.

On ne s'évade plus. Si on se compare, on ne se console même pas.

C'est peut-être pour ça que les «chroniqueurs» sont plus populaires que les journalistes. Avant on suivait les extraordinaires aventures des «envoyés spéciaux» l'autre bout du monde, maintenant on lit le quotidien ordinaire des chroniqueurs - même quand ils sont envoyés à l'étranger. Le blasé est à la mode. L'enthousiasme est louche, voire déplacé.

C'est peut-être pour ça qu'on est rendu à lire le blog d'un type qui offre des conseils de séchage.

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Houellebecq met trop souvent des mots en italique pour faire un effet. 

Posted at 09:54 PM    

Jeu. - Novembre 10, 2005

Rien à voir, reste à lire 


J'peux comprendre pourquoi tant de gens se laisse lobotomiser tranquilement par la télé en arrivant chez eux. Lire demande un effort de concentration, surtout avec la vue de près qui baisse - l'âge. Ça demande aussi d'arrêter de s'en faire - il y a tant de chose qu'on peut faire à part lire, enfin, on en est plus conscient qu'on peut faire autre chose, où pire, qu'on peut faire autre chose.

Jeune, on voudrait changer le monde, mais nos moyens sont réduits. Vieux, nos moyens deviennent énormes - c'est la volonté qui manque. Pire, on constate que même avec des moyens plus grand, les changements qu'on peut apporter dans le monde sont concrètements minuscules à court terme.

Quand le rationnel s'en mêle, on est foutu: recycler un papier c'est bien, le réutiliser pour écrire sa liste d'épicerie avant c'est mieux. Reste que ne pas avoir utilisé de papier au départ serait encore mieux. Reste que de cultiver ses trucs dans sa cours serait mieux que d'acheter des kiwis d'Australie. Mais si tout le monde avait une grande terre, il faudrait raser bien des forêts, sans compter l'étalement urbain.

Dur de réussir à lire en oubliant tout ça. J'pense que je vais allumer la télé à la place.

Pis ne pas oublier de sortir mon bac de recyclage. 

Posted at 08:14 PM    

Dim. - Novembre 6, 2005

Commencer pour en finir 


Désolé pour mon bref décès virtuel.

C'est facile d'écrire sur la mélancolie, la déprime légère (la déprime légère c'est comme la bière légère - on a l'impression que c'est meilleurs pour nous que la déprime régulière), l'ennui. Mais les moments de bonheurs sont plus difficiles a rendre. Ils vont, viennent - quelqu'un a réussi à décrire l'émotion d'un rayon de soleil qui perce les nuages après deux semaines de grisaille, la vue d'un papillon?

On se retrouve seul, à regarder des séries télé. Avec la fin de Six Feet Under, j'en suis à Battlestar Galactica, j'ai aussi renoué avec The West Wing.

Je me suis acheté le dernier iPod, je redécouvre ma musique. J'ai importé beaucoup d'albums dans mon ordinateur sans jamais les écouter attentivement!

Y'a lire, aussi: je viens de terminer La possibilité d'une île, Houellebecq est aussi fascinant que profondément déprimant. J'me souviens d'avoir lu Eleanor Rigby qui parle de solitude alors que je me sentais seul au Japon, La possibilité d'une île m'a parlé d'isolement. Avouer sa solitude à l'étranger passe mieux dans une conversation que d'avouer son envie d'isolement chez soi.

Étonnamment, je m'en sors plutôt bien. Hibernation du cerveau quand la température baisse, le temps que l'hiver passe?

Suffit de commencer à écrire pour finir par écrire de nouveau.

Belle journée d'automne, j'écris au lieu de sortir. Vous me lisez au lieu de faire quoi? 

Posted at 01:46 PM    

Jeu. - Septembre 1, 2005

Coût de l'essence 


Non, je ne vais pas me plaindre du coût de l'essence. Théories de conspiration ou pas, ça reste une ressource non-renouvelable. Normal que les prix varient.

Mais franchement, la couverture médiatique est ridicule. En écoutant les nouvelles ce matin, j'ai l'impression que des gens meurent de faim dans les rues parce que l'essence à augmenté de 35 sous le litre. Est-ce que ce sont les même personnes qui ont volontairement acheté un véhicule sport utilitaire (ou une mini-fourgonnette) qui consomme deux fois plus d'essence qu'une voiture compacte?

Ou ceux qui ce sont volontairement installés en banlieue (toujours à «seulement vingt minutes du centre-ville»), ceux qui doivent prendre leur voiture pour aller au dépanneur chercher du lait?

Comme disait un article de La Presse, une façon simple d'économiser 20% en essence est de ne pas utiliser sa voiture une journée par semaine - en prenant le transport en commun ou en covoiturant.

Y'a aussi se rendre au travail en vélo. Mais arriver un peu gluant (si on est le moindrement en forme, c'est pas si mal) au travail c'est mal vu. Pour contrer les coûts de l'essence, installer des douches dans les lieux de travail?

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J'ai vu avec beaucoup d'émotions «Before Sunset», la suite de «Before Sunrise»: Qu'est-ce qui se passe après une rencontre parfaite? La suite a été tournée 9 ans plus tard, et se passe 9 ans plus tard. Ça m'a rappelé une brève rencontre parfaite, dont j'attends toujours la suite.

Il n'est jamais trop tard pour donner des nouvelles... 

Posted at 08:38 AM    

Jeu. - Août 18, 2005

Les bas instincts se perdent 


Mon toasteur a cessé de fonctionner il y a quelque jours. Problème impossible à décrire en bon français - «la clanche à pogne pu dans le fond». Un beau toasteur modèle de luxe avec des fentes dans lesquelles on peut enfoncer son avant-bras en entier, choisi avec amour, auquel je me suis beaucoup attaché en deux ans. Faut dire que c'est une des dernières choses sans prise USB chez moi.

Plutôt que de suivre mes bas instincts mâles et me jeter dessus à mains nues avec un tournevis entre les dents, je suis allé le porter à un centre de service. Première humiliation: «Le nettoyez-vous des fois, monsieur?» Je savais qu'elle voulait dire «Le videz-vous des miettes qui s'accumulent», mais quand-même: mettre en doute l'hygiène de mon fidèle compagnon du matin, c'est dur à prendre.

Deuxième humiliation quand j'ai demandé le temps que ça pouvait prendre: «Notre technicien vient ici réparer les appareils six heures par semaine». De la façon dont la dame a dit «technicien», j'ai immédiatement imaginé un chimpanzé avec une casquette et un tournevis, je ne sais pas pourquoi. J'ai eu un peu peur. Mais le chimpanzé avec un casquette répare les toasteurs, lui...

Troisième humiliation... Quand j'ai demandé combien ça pouvait coûter... «La semaine dernière quelqu'un avait le même problème que vous, le technicien à juste nettoyé l'appareil, ça a coûté 20$». Misère... Ça en mange des bananes un chimpanzé!

Me laisser écraser les couilles au lieu d'éventrer moi-même le toasteur pour lui faire savoir qui est le boss, jouer dans ses tripes, manipuler un gros tournevis, chercher les vis tombées à quatre pattes sur le plancher et avoir la virile jouissance de remonter le tout, j'ai laissé quelqu'un d'autre le faire. Moumoune.

Je ne pourrai pas refermer avec satisfaction ma boîte à outil, après y avoir rangé fièrement mon tournevis recouvert de miettes de pain brûlées.

Trop de temps devant un écran d'ordinateur et les bas instincts se perdent. Je perds mes réflexes de vrai Homme... 

Posted at 08:17 PM    

Mar. - Mai 17, 2005

Grande Bibliothèque ou Club Vidéo? 


J'ai fait découvrir la Grande Bibliothèque à mon neveu dimanche... C'était moins agréable. C'était plein de blaireaux - des gens qui prennent la bibliothèque pour une garderie (des enfants qui hurlaient partout, des parents qui gueulaient après), qui visitaient en famille, commentaient à tue-tête le moindre détail... «Hon, c'est ben beau... On voé-tu le théyâtre St-Denis?Ginette, REGARRRR! Ginette! ON VOÉ le théyatre St-Denis! GINETTE! Ouain, jusse là! Gaaaarre comm'faut!»

Le même genre de colons qui se croient dans leur salon au cinéma, qui parlent sans gêne pendant les films.

J'ai failli frapper du monde. Heureusement que j'avais le bon exemple à donner à mon neveu. Faire passer un dictionnaire au travers de la gorge d'une grosse madame, ce n'est pas très bon pour le dictionnaire.

Une bibliothèque n'est pas une église, mais quand même: il y a des gens qui essaient de lire.

Une autre chose m'a frappé: la Grande Bibliothèque ne devrait pas être un club vidéo. Il y a des milliers de DVD disponibles en prêt... Alors qu'il y a des milliers de clubs vidéos au Québec. Et tous ont «Elvis Gratton II», la collection de «Un gars, une fille» et «Tigre et Dragon».

Rendre disponible des films «rares» et tous les films québécois, d'accord. Mais les laisser sortir de la GB? Les frais d'achat, de gestion des prêts et de remplacement des DVD usés... Ça m'embête qu'on paie ça avec nos impôts. Une structure bien rodée est déjà établie partout au Québec pour la emprunter des films à des prix abordables (genre, deux films pour 5$ pour trois jours!). On est spécialement gâtés à Montréal: ça va des Super Club Vidéotron pour les films «populaires» aux Boîte Noire pour les films plus «spécialisés», en passant par les Club Vidéo Beaubien et les Blockbusters... Les bibliothèques étudiantes ont des films en prêt gratuits pour les étudiants fauchés qui en ont besoin pour une plus longue période.

Je ne vois pas ce que le stock de films de la GB ajoute à l'accessibilité des films au Québec - même en région.

J'y pense, pour les films québécois rares en consultation sur place, il y a l'ONF, non?

C'est très personnel, mais je pense que l'argent consacrée aux DVDs à la Grande Bibliothèque serait mieux investi dans les livres.

Pour ce qui est des CDs de musique, je suis ambivalent. En 2005, soyons honnête: qui a vraiment besoin d'emprunter un disque pendant trois semaines, simplement pour l'écouter? J'imagine que 95% des gens en font une copie en arrivant chez eux... S'ils ne peuvent pas le faire sur place, avec leur ordinateur portable.

Mais comme il n'y a pas de structure de location de disques abordable bien établie, je peux comprendre que prêter des CD puisse être utile a bien des gens. Côté vente, le choix de CD dans les boutiques est minable dès qu'on s'éloigne des grandes villes - hors des plus grands succès de Star Académie et Boum Desjardins, point de salut...

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Oui oui, je pars toujours bientôt pour Taïwan! 

Posted at 11:12 AM    

Dim. - Avril 24, 2005

Le choc du désoeuvrement 


Ceux qui trouvent ridicule d'étaler ses états d'âme sur le web vont se régaler aujourd'hui.

Le désoeuvrement me frappe fort ce matin. Je n'assume pas encore le rythme de gars en longues vacances. Sans date butoir pour les quelques projets personnels que j'ai, c'est étrangement facile de me garder quelque chose à faire pour le lendemain.

Par exemple, ma liste de chose à faire aujourd'hui (attachez votre tuque):

- Faire la vaisselle
- Poster mes déclarations de revenu
- Faire du ménage
- Courir

Misère. Des activités génériques. Je peux tout remettre ça a demain. Je ne me gêne d'ailleurs pas pour le faire - sinon j'ai peur de me retrouver avec rien à faire pour demain.

«M'asseoir avec un bon livre sur mon balcon», j'aimerais bien, mais ça prend un bon livre. Il est plus facile de s'asseoir sur mon balcon que de trouver un bon livre, même quand il fait froid et qu'il pleut.

«Faire de la bouffe» me tente, mais mon congélateur déborde déjà (je ne regrette pas ma mijoteuse!).

Le problème que j'ai avec «profiter de mes vacances», c'est la partie profiter. Je me sens toujours atrocement coupable quand je tire avantage de quelqu'un, quand je n'en donne pas autant (ou plus) que j'en reçois. C'est pareil avec quelque chose - dans ce cas, des vacances - faut croire.

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J'ai proposé la chanson Libre de droit à Bide et musique. Je serais vraiment flatté qu'elle y soit diffusée! 

Posted at 12:04 PM    

Mar. - Avril 12, 2005

Problème de régularité 


Ce blogue redeviendra lundi prochain un blogue de gars en vacances - dernier enregistrement demain matin, suivi du tournage d'une promo pour mon périple à Taïwan. Ensuite, retour de quelques trucs aux compagnies.

Je n'ai pas écrit très régulièrement ces dernières semaines - j'ai passé presque tout mon temps à l'extérieur, profitant de la température douce.

Ben non, c'est pas vrai. J'ai été pris d'une gastro épouvantable - un problème de régularité un peu plus criant. Avec des nausées. J'pourrais écrire plein de détails aussi croustillants juteux qu'abondants sur le sujet. Car côté description d'excrétions, j'ai la prose facile. J'ai un côlon qu'on croirait dopé s'il participait aux Olympiques! Côté débit, les pipelines sont des poids-mouches malingres alors que mon tube digestif est un poids-lourd au sommet de sa forme! Le boa constrictor ne constricte même pas autant que la cheville de mes intestins!

De toute façon, j'ai trop peur d'attraper un coup de soleil pour sortir vraiment plus l'été. Le temps d'appliquer assez de crème partout et la laisser pénétrer, il est habituellement 18 heures - trop tard pour sortir, temps de préparer le souper.

Je me suis remis à écrire longuement dans mon journal papier. Je garde quelques bébittes juste pour moi.

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Le nombre de minutes que la technologie fait disparaître en totale inactivité cérébrale est incroyable quand on y pense.

Le temps où on regarde l'écran d'un ordinateur quand il redémarre. Les secondes passées à regarder le micro-onde qui termine d'irradier sa bouffe (quand il ne reste que 47 secondes, il est déchirant de commencer une activité, ou de reprendre celle qu'on a interrompue pour regarder le temps restant à la minuterie). Le temps perdu à regarder des pages web se charger. Temps d'attente pour qu'un logiciel démarre.

On ne s'en rend pas compte - comme si une fonction «sauvegarde d'écran» s'activait dans notre cerveau pour éviter que des neurones ne se brisent de façon permanente. Ces absences sont peut-être ce qui sauve la majorité d'une chute irrémédiable dans la mélancolie.

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L'été passé j'avais résolu d'écrire chaque jour pendant cent jours - résolution quasi tenue. Est-ce que je vais reprendre le clavier chaque matin? Une bonne excuse pour ne pas m'enflammer spontanément au contact des rayons du soleil.

Chose certaine, je vais écrire une fois à Taïwan. Vous saurez bientôt où! 

Posted at 08:28 PM    

Sam. - Avril 9, 2005

S'emballer pour l'environnement 


Dans le journal cette semaine, de gentils environnementalistes expliquaient qu'il fallait réutiliser les sacs qu'on nous force à accepter dans les magasins.

Le truc qu'on donnait pour avoir toujours des sacs avec soi? «En garder dans sa voiture».

Pas «dans sa poche», dans sa voiture. Ben oui. Une voiture, c'est tellement écologique. Encourager les gens à faire leurs courses à pied (et donc nécessairement consommer moins) plutôt que de tourner quinze minutes dans le parking pour trouver un stationnement juste devant l'entrée de l'épicerie, c'est trop négatif, ça enlève de la liberté...

J'admire les commerces comme Mountain Equipment Coop qui demandent si on a vraiment besoin d'un sac, plutôt que de systématiquement doubler les sacs de chaque ptit vieux qui achète une boîte de conserve.

Vous n'êtes pas gênés la quantité de sacs en plastique qu'on peut obtenir en une journée de course? Qu'on accumule sous son évier?

Moi oui.

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Je me demande si le trafic d'Internet varie localement selon la météo, et de quel ordre de grandeur. Les belles journées ensoleillées ne doivent pas faire surchauffer les serveurs de courriels.

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Je retourne à Taïwan, pour des vacances technos de rêve et assister au Computex. Plus de détails sous peu - j'ai vraiment hâte, c'est un de mes projets de fou qui est allé encore plus loin que je pensais!

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J'ai feuilleté mes vieux «journaux intimes». En 1998, j'écrivais que je passais beaucoup de temps sur Internet. 

Posted at 07:38 PM    

Ven. - Mars 18, 2005

Autre pub poche 




Qui approuve les concepts des affiche dans les métros? Je trouvais depuis longtemps qu'elles étaient mauvaises et moches, mais celle-ci me fait vraiment péter une coche. (J'ai la mèche courte, ça doit être l'énergie que m'apporte le Greens+. Heureusement, mon pot achève!)

Comment peut-on déféquer sans honte une pub pareille? Les concepteurs du site de la stm? On dirait le site d'un garage de banlieue, fait en 1999 par le neveu daltonien du propriétaire. D'ailleurs, on voit sur la page d'accueil la pub, mais elle est illisible parce que trop petite... Cliquer dessus ne mêne pas à une version agrandie, alors qu'il y en a une en pdf sur le site. Vraiment pas brillant.

La police de caractère choisie est pitoyable. L'accroche est pire: «Blocage de portes illégal retard»? «Blocage de porte retard illégal»? Qu'est-ce que ça veut dire? Que le retard est illégal? Mauvais concept imbécile stupide.

Le gars sur l'affiche est plutôt sympathique, il me donne l'impression d'aider quelqu'un. Rien a voir avec les ptits bums qui retiennent les portes, ou la moitié d'un couple (ou d'une famille) qui veut que l'autre moitié entre aussi dans le wagon.

Pourquoi pas un slogan comme «Cessez d'être retardé», ou «Pas besoin d'être retardé»... Retardé, dans le sens de pas brillant. Vous saisissez?

D'ailleurs, ça sonne déjà comme ça en anglais.

Le bas de l'affiche n'est pas mieux, le nombre d'usager retardés de plus de 5 minutes en 2004. Quelqu'un n'a pas pensé que le total pourrait être plus impressionnant? Je ne sais pas, quelque chose comme «Bloquer la porte 15 secondes cause une heure de retard aux passagers de votre métro»... 

Posted at 09:29 PM     Read More  

Ven. - Mars 11, 2005

Un autre vendredi soir tranquile 


J'ai profité de mon vendredi soir tranquille pour mettre à jour ma page de conseils pratiques sur Windows. N'hésitez pas à me faire part de vos commentaires. Je vous assure, ça règle 80% des courriels que je reçois!

J'ai couru, aussi. Mes poumons ont tenus le coup. Yé.

Je commence L'évangile de Jimmy. 

Posted at 09:49 PM    

Mer. - Mars 9, 2005

Sur la piste de mon marasme 


Un extrait d'une chronique de Wired intitulée "Confortably numb relations":

"...insulated by our headphones and our La-Z-Boy recliners, we are willfully withdrawing from public spaces to wallow in a shallow, self-centered existence where we "consciously avoid ideas, sounds and images that we don't agree with or don't enjoy." And we've begun to prefer convenience to experience, half measures to full immersion."

Ça décrit bien le méchant cercle vicieux qui tente de m'aspirer. Où dans lequel je me laisse simplement tomber?

Ce ne sont pas les invitations à rencontrer du monde extraordinaire qui me manquent. C'est l'envie de les accepter. 

Posted at 10:29 PM    

Ven. - Février 11, 2005

Métrotextuel 


Il est définitivement trop tard pour écrire un autre livre de cul propre urbain. Deux sont en vedette en ce moment, un d'une fille, l'autre(en partie) d'un gars.

(Bonjour India, bonjour Charles! Au plaisir d'entamer une relation textuelle avec vous, peut-être même en personne. J'imagine que vous me lirez, vous devez vous googler, puisque tout le monde le fait!)

J'ai tellement l'impression que le phénomène «métrosexuel» a été créé de toutes pièces par l'industrie des névrosées de LA beauté et de LA mode. J'insiste sur LA, parce qu'évidemment, toute personne qui se respecte sait quel type de bout de soulier (rond, carrés, mi-ronds, pointus) se portent en ce moment, et quelle est LA marque (griffe? mon oeil, ça ne fait que rendre noble l'étiquette publicitaire qu'une compagnie vous fait payer!) qu'il faut porter.

L'égalité des sexes c'est bien, mais si c'est pour payer le prix que les filles paient pour une coiffure (qui coûte quatre fois le prix de ce que je paie et qui n'est jamais à leur goût) et leurs vêtements (on apprend dans nos cours de marketing que les femmes vont - veulent? - payer plus cher leurs vêtements - et pourtant, ils ne font jamais). Je ne vois pas c'est quoi cette subite pression pour que tous les gars soient lisses, beaux et propres de leurs personnes comme Pierre Brassard - (désolé Rafaële). On encourage les hommes à prendre tendrement soin de son corps, se dégorger les pores ou encore acheter de l'exfoliant par litres (ça m'arrache la peau - oui, j'ai essayé). Ça m'agace.

On écrit tellement sur les métrosexuels! Je crois qu'on met une étiquette légère a un profond courant de société. Je pense que je fais partie de la première génération de gars «sensibles» qui a grandi avec la notion d'égalité des sexes, par opposition à ceux qui l'ont appris sur le tard. Je sais que je peux pleurer, que je peux prendre soin de moi, de la même manière que les filles savent qu'elles peuvent conduire un camion et avoir une carrière. Mais savoir qu'on peut n'est pas vouloir pouvoir. Malgré tout, on ressent un malaise quand une rencontre avec une personne célibataire ne se conclue pas par un vigoureux coït. C'est pas parce qu'on peut qu'on doit ou qu'on devrait. Mais on peut, on ne le fait pas. Normal que notre notion de liberté rechigne «Tu pouvais! Tu pouvais!»...

Fait que je me retrouve un vendredi soir seul, à écrire sur mes états d'âme pour les lancer au web au lieu de rencontrer du monde et (par conséquent) me retrouver immanquablement à performer en nouvelle compagnie des positions sexuelles inusitées. D'écrire sur les métrosexuels au lieu... de faire comme la majorité et d'en être un. Qui va faire le premier article sur les métrotextuels, les ptits gars urbains propres et vertueux qui préfèrent écrire sur leurs expériences plutôt qu'en vivre des nouvelles?

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Je me suis acheté une deuxième paire de jeans bleus en un mois. Ça faisait au moins vingt ans que je n'avais ni acheté ni porté de jeans bleus! Est-ce que ça existe encore un jean qu'on peut acheter neuf et bleus, qui se délave tout seul au fil des lavages? J'ai eu l'impression d'acheter des vêtements d'occasion. C'est absurde de délaver et d'abîmer mécaniquement des vêtements. Il faudrait prêter les vêtements neufs à des gens dans le besoin jusqu'à ce qu'ils soient naturellement usés. On pourrait identifier les pauvres au fait qu'ils portent des pantalons neufs!

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Écrit en mangeant un bol de riz blanc mélangé avec une boîte de sardine. Misérable comme image, hein? 

Posted at 08:10 PM    

Ven. - Janvier 21, 2005

15 minutes le matin 


Journée pas de douche. Mon joyeux repaire du plateau est aussi cher que mal isolé, réveillé grognon - la torture d'entrer dans la douche me semble pire que de malodorer un peu aujourd'hui. Mon bureau est isolé des autres, c'est le genre de moments où c'est pratique.

Le blogue de mon voyage au Japon est de mieux en mieux révisé et mis en forme. Je souhaite à tout le monde d'avoir une réviseuse-correctrice motivée - ça aide - et ça ne coûte pas si cher pour le résultat.

Beaucoup de réactions sur ma dernière entrée, «confuse». Si je peux résumer: penser à hier ou à demain, c'est aussi vivre le moment présent. Est-ce que ceux qui affirment constamment «vivre le moment présent» le vivent vraiment ou tentent de s'en convaincre?

J'en ai déjà parlé, mais j'ai lu ce matin le premier volet du Décalogue, une formidable série de bande dessinée. J'avais dévoré la série sans lire le premier livre - heureusement, chaque histoire se tient d'elle même. Mais la beauté de la série c'est la façon dont chaque partie s'entremêle avec les autres pour constituer un tout vraiment costaud.

Hier j'ai eu un coup de vieux - je travaille depuis cinq ans pour la même émission de télévision. À la première émission j'avais plein de cheveux! 

Posted at 10:16 PM    

Mer. - Janvier 19, 2005

Vivre relativement l'instant présent 


Quand est-ce qu'on commence à être ensembles, quand on l'est jamais vraiment? Je ne sais pas où elle est, ni avec qui. Coïncidence, elle ne m'a pas demandé avec qui et où j'allais être. Est-ce parce que «la liberté c'est choisir ses chaînes» qu'on craint autant l'attachement? Parce que les sentiments engourdis mettent du temps à se réanimer qu'il est si long de se détacher?

Il y a ceux qui prétendent saisir les instants présents, mais seulement s'ils se présentent dans le «bon» ordre. L'apparence du libre choix avec en prime la prétention de savoir ce qu'il est bon de faire maintenant - dans l'absolu. La liberté vertueuses, vivre l'instant présent relativement. Ou vivre relativement l'instant présent - si on préfère l'instant au présent. Je vis trop d'instants après. Syndrome du magnétoscope?

Il y a aussi les moments antérieurs - quand on l'a visualisé tellement fort qu'on le vit comme une émission de télé en reprise - c'est agréable, mais on sait comment ça va se passer. Si ça dérape de façon imprévu, c'est comme un «remake»: ce n'est jamais aussi bon que l'original. Dans ce cas, l'original n'existe que dans notre tête. Quand on revoit une série télé ou un film, on décortique les petits détails et on cherche à comprendre ce qu'on a pas compris la première fois. Combien de moments sont vraiment parfaits quand on y pense? «Ne pas tout comprendre», c'est la vie... Pouvoir revoir ou revivre jusqu'à tout comprendre, c'est de la fiction... Qui n'aimerait pas comprendre tout ce qui s'est vraiment passé? Est-ce que ce serait apaisant ou ça rendrait encore plus incompréhensible? Qui choisirait de ne vivre que des histoires explicables et rationnelles, sans magie ni moments de folie?

La majorité n'y pensent pas vraiment dans le fond - heureusement. Ceux qui ressassent les vieux moments découvrent des détails. Avec le temps ça devient difficile, on en invente, parfois des bons, parfois des mauvais. C'est là que ça se gâte, habituellement.

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Juste pour vous rassurer sur le niveau de mes tourments, je vais passer mon vendredi soir à faire une sauce à spaghetti. Je ne vais qu'évoquer le mot «marasme» - je l'ai écrit assez de fois et il ne s'applique pas tout à fait en ce moment. De plus, j'ai résolu d'être agréable cette année. 

Posted at 11:13 PM    

















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