(Le
piano...) PAUL VERLAINE
Son
joyeux, importun d'un clavecin sonore.
(Pétrus
Borel)
Le piano que baise une main fréle
Luit dans le soir rose et gris vaguement,
Tandis qu’avec un très léger bruit d’aile
Un air bien vieux, bien faible et bien charment
Rôde discret, épeuré quasiment
Par le boudoir longtemps parfumé d’Elle.
Qu’est-ce que c’est que ce berceau soudain
Qui lentement dorlote mon pauvre être ?
Que voudrais-tu de moi, doux chant badin ?
Qu’as-tu voulu, fin refrain incertain
Qui vas tantôt mourir vers la fenêtre
Ouverte un peu sur le petit jardin ?
(Romances sans Paroles)
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ぴあの ポオル・ヴヱルレヱン
しなやかなる手にふるるピアノ
おぼろに染まる薄薔薇色の夕に輝く。
かすかなう翼のひびき力なくして快き
すたれし歌の一節は
たゆたひつつも恐る恐る
美しき人の移香こめし化粧の間にさまよふ。
ああ我思ひをばゆるゆるゆする眠りの歌、
このやさしき唄の節、何をか我に思へとや。
一節毎に繰り返す聞えぬ程の REFRAIN は
何をかわれに求むるよ。
聞かんとすれば聞く間もなく
その歌声は小庭の方に消えて行く。
細目にあけし窓のすきより。
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