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Le Monde : 東京都知事がフランス語を侮辱する


まあ、今さらでもないけれど、 一応紹介しておく。石原都知事の小児性は困ったもんだが、東京都の教育にも影響与えているとなれば、困ったでは済まされない問題。石原的馬鹿さ加減が次世 代にも継承されてしまう。

都立大学を去った仏文学者の野崎歓が少し前の日経にこ んなことを書いていた:
都知事発言できになるのは、フランス語教師憎さがフランス文化への侮蔑につながっている点だ。知事若年 の頃の作品は、コクトオやマラルメの引用で飾られていた。『太陽の季節』には初出時、ボーヴォワールの引用が題辞として掲げられていたはず。そこにはフラ ンス文学に対するかなりの憧れがにじんでいたのだが。

ははは、石原慎太郎の『太陽の季節』は当時の文芸評論家(特に仏文系の人 達)に酷評された。都知事はいまでもそれを根に持っているんだね。

掲示板にフランス・コンプレックス丸出しのアホがいる。あいつもその口か な?

Le gouverneur de Tokyo traite le français par le mépris et l'injure
LE MONDE | 07.06.05 | 14h25  •  Mis à jour le 07.06.05 | 14h59
TOKYO de notre correspondant

La mesure dans les propos n'est pas la qualité première du gouverneur de Tokyo, Shintaro Ishihara, connu pour ses formules provocatrices et un populisme xénophobe souvent tourné contre les Chinois responsables, selon lui, de l'augmentation de la petite criminalité.

Dans la même veine, il s'en était pris il y a quelques mois à la langue française : "Inapte au calcul, il est normal qu'elle soit disqualifiée comme langue internationale" , aurait-il déclaré. Propos aussi outranciers qu'injustifiés : l'école mathématique française, reconnue au Japon, a largement contribué, après la seconde guerre mondiale, à la diffusion de cette discipline chez les sientifiques japonais.

Une douzaine de professeurs de français s'apprêtent à attaquer en justice le gouverneur de Tokyo pour diffamation d'une langue qui figure parmi celles des Nations unies. Ce n'est pas la première fois que M. Ishihara est traîné en justice : il a déjà été l'objet d'une plainte déposée par 468 Japonaises à la suite de ses déclarations sur "l'inutilité des femmes après la ménopause" , employant pour désigner celles-ci le terme péjoratif de "baba" (la "vioque" ). Déboutées en première instance, les plaignantes ont fait appel.

Dans le cas des propos sur la langue française, le service de presse de la municipalité n'est pas en mesure de confirmer ou d'infirmer qu'ils aient été tenus, mais aucune mise au point ni démenti n'ont été adressés au quotidien Mainichi, qui les avait publiés. La municipalité n'a pas non plus répondu à une demande d'éclaircissements de son confrère Asahi.

Ce qui aurait pu rester une simple "ineptie intellectuelle" de M. Ishihara, selon la formule d'un de ses adversaires, a suscité une volée de protestations d'enseignants français et de leurs homologues japonais francisants.

Les propos du gouverneur de Tokyo sont d'autant plus alarmants, estiment-ils, qu'ils semblent confirmer le traitement subalterne dévolu à la langue française dans la réforme de l'enseignement concoctée par la municipalité de Tokyo.

Bien que, entre 1999 et 2003, le nombre des étudiants de français ait fléchi de 10 %, 240 000 Japonais l'étudient encore dans 500 des 670 établissements d'enseignement supérieur. Le déclin du français est dû à plusieurs causes : la décision du ministère de l'éducation de rendre facultatif l'apprentissage d'une seconde langue, la focalisation sur l'anglais, exigé par beaucoup d'entreprises, et l'essor du chinois et du coréen.

Philippe Pons
Article paru dans l'édition du 08.06.05

Posted: Sun - June 12, 2005 at 11:48 AM           |  


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