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Paul Chiasson |
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Paul Chiasson & Louise Boudreault
lignage : Pierre, Guyon Denis, Sébastien,
Jacques, Paul
Paul né en 1727, marié vers 1755 à Louise Boudreau. Enfants Basile, Germain, Amant, Rose, Augustin et Anne.Cette famille s'est établie à Rustico, île du Prince-Édouard, après la dispersion. L'un de ses fils Basile était "Capitaine à Beaubassin et ensuite aux îles-de-la-Madeleine. La suite de cette belle famille se trouvera à Chéticamp, au Cap-Breton, dont l'un de ses actuels descendants, le Père Anselme Chiasson, a fait l'héroïque histoire: un bouquin de 300 pages à lire et à faire lire "Chéticamp - Histoire et Traditions acadiennes. Paul, Jean et Basile Chiasson durent venir à Chéticamp vers 1786. Ils eurent leur propre terre légalement concédée par la Charte de 1790. Mais, ils tenaient un contact régulier avec les familles, Chiasson et autres, de l'Ile Saint-Jean, surtout de Rollo-Bay. Ils devaient voyager souvent d"une place à l'autre et n'étaient pas définitivement fixés à Chéticamp. En effet, lors du recensement de 1798 à Rollo-Bay, nous voyons que Paul n'y figure pas. Cependant, Jean et Basile viendront demeurer définitivement à Chéticamp tandis que Paul retournera vivre et mourir à Rollo-Bay. En effet, en 1809, ce dernier vend sa terre de 500 arpents à son fils Joseph. Voir ce qu'on lit sur le contrat de vente du 15 juin 1809: "Moy Paul Chiasson et Lisette Boudrot demeurant à Chéticamp pour plusieurs années et étant en bonne santé sommes destinés de quitter le pays déclare avoir vendu à Joseph Chiasson notre fils la quatorzième partie de la terre que nous avons entre tous les vieux habitants qui est environ cinq cent arpents... nous lui quittons maison et tout ce qui nous appartient..." Paul Chiasson dut retourner à Rollo-Bay dans l'été, car au recensement de M. Lejamtel en septembre de la même année, il est déjà parti. Quelques-uns de ses enfants, comme Jacques, sont demeurés sur l'Ile Saint-Jean où ils ont une nombreuse descendance aujourd'hui. Plusieurs autres sont établis à Chéticamp et y feront souche, ainsi que d'autres Chiasson étroitement apparentés. Dans le recensement de 1798 nous trouvons le nom (Widow Shasong). C'était Louise Boudreau, femme de Paul Chiasson qui décéda vers 1790. Paul était fils de Jacques (dit Moyen) et de Marie Arsenault, qui se trouvaient à Tracadie en 1752. Ce Paul était frère de Jacques (fils) Chiasson (Moyen) qui fut un des premiers habitants de Tignish. Jacques est le bis-aïeul de Mgr Chiasson, D.D., qui pendant trente-cinq ans fut curé de Rustico. A Rustico on ne retrouve qu'un seul des fils de Paul Chiasson. Il se nommait Augustin et il épousa Marie Doiron. Ils eurent un fils Félix, né le 24 août 1812. Augustin Chiasson décéda le 24 mai 1813 à Rustico. C'est la seule famille de Chiasson dont les registres et les autres documents fassent mention à Rustico. Deux filles de Paul Chiasson étaient mariées au Platin: Anne, mariée à Joseph Boudreau et Rose (que l'on appelait souvent Rosalie), mariée à Anselme Aucoin. L'une au nordet de l'allée à Thomas, l'autre au suroît. Quant au vieux Paul Chiasson, nous savons qu'il est retourné mourir à l'Ile Saint-Jean (Ile-Du-Prince-Édouard) avec son épouse Louise Boudreau. Mais nous savons aussi qu'avant de quitter Chéticamp, en 1801, il avait cédé une partie de sa terre à son fils Joseph. Et en 1809, nous trouvons Joseph (à Paul) Chiasson à La P'tite Étang. Il n'est donc peut-être aucunement présomptueux de penser que Paul Chiasson demeurait aux alentours de chez Jean (dit Jeannie à Grégoire à Paul à Joseph au vieux Paul) Chiasson. Paul et Basile son fils, comptent tous deux parmi les quatorze vieux. Tous les deux, avec les douze autres s'étaient engagés jusqu'au point d'adresser une pétition au Gouverneur MacCarmick (Chéticamp dans ces temps reculés faisait partie de la Province of Cape Breton). Cependant, cela ne veut pas dire qu'ils n'entretenaient aucun doute sur leur permanence à Chéticamp. Paul partira. La tradition semble dire que Basile hésita longtemps. Sa femme était une Arseneault. On peut supposer qu'elle avait de sa parenté à l'Ile Saint-Jean. En 1809, Basile demeure sur l'Ile de Chéticamp. Malgré tout, on peut penser que Basile et Adélaïde Arseneault finirent par se fixer par La P'tit Étang. On pourrait croire qu'ils construisirent leur maison quelque part par chez Timothée (à Lubin) Chiasson. En essayant de fixer le lieu d'établissement des quatorze vieux, il faut se garder de partir sur un mauvais pied. C'est ce qui arriverait si l'on partait de la de la grant de 7 000 arpents, la divisant en quatorze parties égales et en installant nos vieux chacun sur sa propriété. Cela serait peut-être très logique et c'est sans doute de cette façon que nous procéderions si nous avions à le faire. Cependant, dans la réalité, les choses ne se sont pas passées ainsi. Des bornes du suroît de la grant aux bornes du nordet, il doit y avoir pas loin de huit milles. Imaginons quatorze maisons ainsi espacées. Ce serait selon la légalité: chacun sur sa propre terre. Mais ce serait peu humain, surtout pas acadien. D'ailleurs les maisons des quatorze vieux étaient en place avant la concession des terres. Nos fondateurs sont arrivés à Chéticamp en 1785 et les années suivantes. Ils se sont établis à proximité les uns des autres, surtout selon les degrés de parenté et d'amitié. En 1785, il y avait longtemps que nos ancêtres voyageaient par groupes de quelques familles et ensemble enduraient leurs misères. C'est pour cela que dans les débuts, et ça durera longtemps, on trouve nos ancêtres à Chéticamps établies en deux groupes assez compacts: celui de La P'tit Étang et celui du Platin.
Revenons à Paul Chiasson et à son père, le vieux Jacques, que nous avons laissés à Miquelon. Faut-il essayer de vivre à Miquelon, en territoire français? Faut-il songer à émigrer ailleurs? Faut-il choisir de vivre sous la couronne française ou sous l'anglaise? Les Chiasson sont pris, comme tant d'autres, dans le même dilemme qui a tracassé les Acadiens depuis 1713, l'année du Traité d'Utrecht et la cession de l'Acadie à l'Angleterre. En 1767, à Miquelon, la famille de Paul Chiasson et de Louise Boudreau compte quatre enfants: Germain, Amant et Rose (souvent dite Rosalie). D'autres enfants naîtront à Paul et Louise, en particulier Anne que nous aimons appeler Nanette à Paul. Paul (à Jacques) Chiasson figure parmi les Quatorze Vieux. Il fut un des quatorze pétitionnaires pour les 7 000 arpents de la vieille grant. Toutefois, Paul Chiasson ne restera pas à Chéticamp; il s'en retournera mourir sur l'Ile Saint-Jean. Mais ses enfants, eux reviendront.
Un peu d'histoire "Les Catholiques de l'île Saint-Jean sont disséminés dans toute l'île. Ils sont divisés en trois classes: les Acadiens, les Irlandais et les Écossais. Nous pourrions mieux servir les Français, mais ce sont eux qui ont moins besoin de nous. Ils ont trois établissements: Malpèque au nord-ouest, le second au nord, connu sous le nom de Rustico, et le troisième à l'est, appelé la baie de Fortune. Ces trois endroits sont fort éloignés les uns des autres, mais les gens sont bien instruits des vérités de la religion, fidèles à leurs devoirs, et sont reconnaissants des services qu'on leur rend. Je les ai placés sous M. Pichard qui doit passer quatre mois dans chaque mission. Sa résidence sera à Rustico" En 1798 au mois d'avril un recensement nominatif de tous les habitants de l'île Saint-Jean fut fait par Robert Fox, arpenteur, par ordre du Gouverneur Edmund Fanning.
Un gros merci au père Charles Aucoin, que j'ai
eu le plaisir de rencontrer lors de ma visite en juillet 1987 en Nouvelle
-Écosse et au Cap-Breton. Il était à son bureau à
La Société Saint-Pierre à Chéticamp. Je garde
un bon souvenir de mon passage à Chéticamp et de ma visite
au platin, au monument de la vieille croix et au vieux cimetière.
Histoire et Généalogie Des Acadiens par:
Bona Arsenautl, tome 2
les enfants de Paul et de Louise :
Dans le vieux cimetière de Chéticamp, nous voyons Rose Chiasson épouse du défunt Anselme Aucoin, décédée le 28 décembre 1852, à l'âge de 90 ans. Rose Chiasson, fille de Paul Chiasson et de Louise Boudreau.
Au recensement des familles acadiennes de Saint-Pierre et Miquelon de 1767,
Rose avait 2 ans. Elle est probablement née là à Miquelon.
Elle était la soeur de Basile (le grand Basile) de Germain, d'Anne
épouse de Joseph Boudreau. Son mari, Anselme était né
en Angleterre pendant la guerre de sept-ans. Rose a eu une grande famille
: Marie mariée à Mathurin Haché, Pierre marié
à Hélène Bois, Hubert marié à Marie
Madeleine Bois, Thomas marié à Sophie Leblanc, Suzanne mariée
à Jean Chiasson, Simon marié à Élisabeth Poirier
et à Luce Leblanc, Raphael marié à Euphrosine Haché,
Joset marié à Julienne Broussard, Madeleine décédée
à l'âge de 20 ans, et Agnès.
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