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UNE LÉGENDE TENACE |
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Guyon Denis, fils de Pierre Chiasson
et de Marie Péroché,
Guyon Denis Chiasson est né
en 1638, à St-Sauveur de Nuaillé, près de La Rochelle.
Il émigre au Canada, en Acadie paroisse de Notre-Dame de Port-Royal,
Nouvelle-Écosse, en 1664. Guyon Denis avait 26 ans quand il épouse
en premières noces, en1664 à Port-Royal, Mlle Jeanne Bernard,
possiblement la fille d' André Bernard et d'Andrée Guion.
Commentaire : Guyon Denis était
le seul fils d'une famille de cinq enfants. De ses 4 soeurs; Marie, Jeanne,
Françoise et Louise, seul Louise vint au Québec en 1666.
Son histoire est rapportée dans le document de son père Pierre.
Mais, avant de procéder davantage,
détruisons une légende tenace prétendant que l'ancêtre
Guyon Denis serait venu s'établir à Québec vers 1666.
S'il n'est pas "le seul coupable", on est surpris de voir Monsieur le chevalier
Gérard Giasson dire aux membres de la région de Québec
(section, alors de la S.G.C.F. de Montréal) dans "une étude
sur l'origine et l'histoire des familles Chiasson et Giasson" que Guyon
Denis Chiasson émigra de l'Acadie au Canada vers 1666 en même
temps que sa soeur Louise, épouse de Simon Gendron. Par contre
et par bonheur, le conférencier rapporta par après "qu'en
1686, lors du recensement acadien, l'ancêtre était à
nouveau dans la région de Beaubassin en Acadie"...................Le
Mois Généalogique. 11-14.
Plus grave cependant, bien qu'aussi
plus excusable, l'avancée semblable et déjà vieille
de Rameau (I-p,171) que cite et réprouve le R. P. Archange Godbout,
dans" les Mémoires de la S.G.C.F. de 1944", aux pages 175-176: "Parmi
les familles amenées du Canada (à Beaubassin) par Monsieur
de la Vallière, écrit Rameau, étaient les C h i a
s s o n, les Cottard, les Aubin-Mignault, qui plus tard retournèrent
dans ce pays (province de Québec).
"L'affirmation est inexacte, rétorque
Godbout, pour ce qui est de Guyon Denis Chiasson. Ce colon s'était
d'abord fixé à Port-Royal, ainsi qu'en témoignent
les actes de baptême de ses enfants, Françoise et Jean; et,
s'il vint à Québec en 1683, ce fut uniquement pour s'y marier
en 2 ième noces avec Marie-Madeleine Martin et visiter, à
cette occasion sa soeur Louise, mariée en 2 ième noces, en
1666, à Jacques Chapelain, menuisier-tourneur".
Commentaire : Il y avait dans le
paragraphe précédent erreur car nous lisions ( les actes
de mariages de ses enfants ) au lieu des actes de baptêmes. La première
appellation n'était pas possible car Jean n'avait qu'un an
et Françoise n'avait que quelques mois lorsque Guyon Denis quitte
Port-Royal, pour la région aujourd'hui d'Halifax en Nouvelle-Écosse.
Aussi comme leurs actes de mariages en font foi, Françoise se marie
le 8 novembre 1682 dans la paroisse de Notre-Dame de Bon Secours de Beaubassin,
Nouvelle-Écosse et Jean se marie le 12 novembre 1697 à Batiscan
près de Trois-Rivières dans la province de Québec.
De 1664 à juin 1668, Guyon
Denis avait déjà une famille de quatre enfants. Guyon Denis
ainsi que sa famille ne figure pas sur le recensement de l'Acadie de 1671.
A cette information, le Père Godbout ajoute une suggestion plausible,
mais d'une autre nature: il ne semble pas qu'il ait été oublié.
Sans doute qu'il était retourné avec Jeanne Bernard et ses
enfants, à La Rochelle, ne pouvant se faire au joug de la Grande-Bretagne.
Commentaire : Cette suggestion du
R. P. A. Godbout est inexacte. Voici maintenant une nouvelle version des
faits que nous donne Stephen White de l'Université de Moncton.
Guyon Denis était allé
s'installer près de Chédabouctou, aujourd'hui Halifax,
pour y faire la chasse et la traite des fourrures. Le nom de Guyon Denis
Chiasson est porté sur le livre de comptes des LeBorgne, commerçant
et négociant, du 6 juin 1668 jusqu'au 25 octobre 1674. Ce coin de
pays avait dû être oublié dans le recensement de 1671-1672,
ce qui expliquerait qu'on a supposé qu'il avait quitté l'Acadie.
Il s'installe par la suite en 1675,
dans la région de Beaubassin, plutôt qu'à Port-Royal.
Il avait à ce moment cinq enfants et cette même année
(1675) Michel, le plus jeune de ses fils naît à Beaubassin.
Guyon Denis s'est fait octroyer une bonne terre dans cette belle vallée
où, d'un promontoire, maintenant monument historique du Fort Beauséjour,
on peut voir à perte de vue la terre défrichée et
la rivière "Des Français" qui y défile.
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