
| Guyon Denis est né à
Saint-Sauveur de Nuaillé (aujourd'hui St-Sauveur D'Aunis).
Il a passé son enfance dans ce petit village de l'Aunis, jusqu'à
l'âge de douze ans et par la suite, il va demeurer à La Rochelle
avec ses parents Pierre et Marie Péroché et ses soeurs. Au
jour de son départ pour le nouveau continent il avait vingt-six
ans. Guyon Denis était le seul fils d'une famille de cinq enfants.
De ses quatre soeurs, Marie,Jeanne, Françoise et Louise, seule Louise
vint au Québec en 1666. Son histoire est rapportéedans le
document de son père Pierre. |
Reconstruction du fort de Port-Royal,
l'une des premières habitations construites par les premiers
arrivants français en
Acadie, aujourd'hui Annapolis Royal, Nouvelle-Écosse.
1605

Port-Royal, vue de la petite
forteresse française.

Drapeau français de l'époque
flottant sur les toitures de Port-Royal.

Un autre point de vue de Port-Royal.

Cour intérieure de Port-Royal

Intérieur de la salle
à manger; les ustensiles et les couverts sont en étain.

Infirmerie dans laquelle
Louis Hébert soignait les blessés.

| Il quitte La Rochelle pour Port-Royal
en Acadie (aujourd'hui Annapolis Royale Nouvelle-Écosse) où
il demeure quelques années. Il épouse Jeanne Bernard
et fonde sa famille. Guyon Denis Chiasson et Jeanne Bernard ont deux enfants
lorsqu'ils quittent Port-Royal, pour Chebouctou (aujourd'hui Halifax).
Il y fit dans cette région la chasse et la traite des fourrures
pendant plusieurs années et fit la vente de ses fourrures à
la compagnie Le Borgne commerçant de France. Dans les livres
de comptes de cette compagnie, son nom apparaît à plusieurs
reprises. |
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En 1675, il s'installe dans la région de Beaubassin (aujourd'hui
Amherst) et la même année, le plus jeune de ses fils, Michel,
vit le jour. Il se fit octroyer une terre, qu'il défricha avec l'aide
de ses fils Gabriel-Pierre, Sébastien et Jean. Nous pouvons voir
encore aujourd'hui, dans cette belle vallée, non loin du "Fort Beauséjour",
les terres défrichées par ces valeureux colons venus de France.
Jeanne
Bernard lui donna huit enfants: Gabriel-Pierre, Jean, Françoise,
Sébastien, Marie, Michel,
Anne et Marguerite. Jeanne mourut
en 1682 probablement des suites de la naissance de Marguerite.
Le 6 octobre 1683, Guyon Denis épouse chez sa soeur Louise, à
Québec, Marie Madeleine Martin, fille de Pierre Martin et de Joachine
Lafleur. Il a alors 45 ans et sa jeune épouse n'a que 17 ans.
En 1686, Guyon Denis était un cultivateur prospère, il possédait
40 arpents de terre en culture, 20 bêtes à cornes, 12 moutons
et 15 cochons. Sa terre se situait dans les environs de la seigneurie de
Beaubassin qui appartenait à Michel LeNeuf De Lavallière,
ami de la famille. |

| Je reproduis ici une partie
du contrat de mariage de Guyon Denis Chiasson et de Marie Madeleine Martin,
passé à Québec le 6 octobre 1683 dans la maison de
sa soeur Louise Chiasson et de son beau-frère Jacques Chaplain,
par devant le notaire Genaple. Il y avait à ce mariage plusieurs
invités et témoins qui ont signé au bas du contrat. |
Jacques
LeNeuf De LaPerrière,
Jacque Chaplain, beau-frère
Michel LeNeuf De LaVallière,
Anne Martin,
René Denaud,
Guillaume Massé
Jacques Cochu, beau-frère de Françoise fille de Guyon Denis.Louis
Morin, aussi beau-frère de Françoise, donc vous lirez la
tragique histoire plus loin.
Il y avait aussi le Seigneur
de Cobéquid et plusieurs autres personnes que je n'ai pas identifiées.
| La seconde épouse de
Guyon Denis, Marie-Madeleine Martin lui donna quatre filles : Angélique,
Geneviève, Marie et Anne. Deux des fils de Guyon Denis et de Jeanne
Bernard, émigrèrent dans le Québec, Jean dans la région
de Boucherville et Michel à l'Ile d'Orléans. Jean et Michel
sont les ancêtres des familles Giasson de la région de Montmagny
et Montréal. |

| Guyon Denis mourut relativement
jeune à Beaubassin, en 1692 à l'âge de 54 ans.
Deux des fils de Guyon Denis et de Jeanne Bernard, Gabriel et Sébastien,
demeurèrent à Beaubassin jusqu'à leur décès,
mais ce sont leurs enfants qui vécurent les temps difficiles de
la déportation des acadiens vers 1755.
A l'époque de la dispersion
des Acadiens, le village de Beaubassin, déjà détruit
par l'incendie de 1750, était situé exactement sur la frontière
actuelle du Nouveau-Brunswick et de la Nouvelle-Écosse, à
l'est de la rivière Missagouach, à peu de distance du fort
Beauséjour. Par ailleurs, la paroisse de Beaubassin, devenue l'une
des plus populeuses de l'Acadie après 1740, s'étendait alors
de la ville actuelle d'Amherst jusqu'au delà du fort Beauséjour
et de Tintamarre, aujourd'hui Sackville, puis en direction de la baie Verte,
sur l'isthme de Chignectou. |
Sur ces terres se trouvait autrefois
le village acadien de Beaubassin.

| L'église paroissiale
de Beaubassin se trouvait à l'endroit précis où, de
nos jours, un monument indique l'emplacement du fort Lawrence, construit
en 1750. Le cimetière, situé quelques arpents plus
bas, est aujourd'hui traversé par la voie ferrée. Il était
entouré d'un mur d'environ quatre pieds de hauteur et d'un pied
d'épaisseur. Lorsque des excavations y sont faites, on décèle
encore parfoisl'emplacement de cercueils. |
Ancien emplacement du cimetière
de Beaubassin.

| La petite route qui serpentait
à travers le village, il y a plus de deux siècles, donnant
accès au rivage et à la mer en longeant la rive est de la
rivière Missagouach, suit encore aujourd'hui le tracé d'autrefois,
car le village de Beaubassin, pas plus d'ailleurs que celui de Grand-Pré,
n'a jamais été reconstruit. |
Petit chemin de terre emprunté
autrefois par nos ancêtres.

| Comme la plupart des Acadiens
de son époque, Guyon Denis a été mis en terre dans
le cimetière de son milieu ( Beaubassin ) avec, pour toute identification,
une simple croix de bois. Malheureusement ces cimetières ont
disparu. |
Monument en forme de croix.

| Aujourd'hui près de l'Église-souvenir
de Grand-Pré, près d'un lieu connu des Acadiens sous le nom
de Plage d'Évangéline, s'élève un monument
en forme de croix qui réunit en ce même endroit
les restes retrouvés des cimetières acadiens d'avant
la déportation. Des milliers de leurs descendants viennent
à cet endroit chaque année. |
Église-souvenir de Grand-Pré
Plage Évangéline
Embarquement de acadiens
8 octobre 1755

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