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La Famille De Pierre Chiasson
En France
Pierre Chiasson est né à
Saint-Sauveur de Nuaillé, province d'Aunis en France (aujourd'hui
Saint-Sauveur D'Aunis), on ne sait exactement en quelle année. Son
épouse Marie Péroché, lui donna cinq enfants : quatre
filles et un fils. Ce sont Marie, Louise, Jeanne, Françoise et Guyon
Denis, celui qui est l'ancêtre de tous les Chiasson, Giasson du Québec
et de quelques autres patronymes en Amérique du Nord.
Pierre était laboureur à Saint-Sauveur de Nuaillé, petit village près de La Rochelle. La rue principale qui est toujours là aujourd'hui, mène à une grande place qui sert de lieu de réunion à l'occasion de fêtes. Cette place est devant la vieille église millénaire et devant la mairie. Mais on sait qu'en 1650, Pierre avait abandonné sa terre et le village pour s'installer avec sa famille à La Rochelle, port de mer très animé et base de construction navale. On sait aussi que le 7 octobre 1657, il était décédé.
Église de Saint-Sauveur D'Aunis
A la visite chez le notaire pour
le mariage de sa soeur Louise, Guyon Denis accompagne sa mère Marie
Péroché, en l'absence de son père décédé.
Sa fille Marie, épouse vers 1655 à La Rochelle, Aunis, France, Nicolas Joubert. Sa fille Jeanne, mariée avant 1657 à Jacques Hurtault. Sa fille Françoise, qui testa, par devant Savin, notaire à La Rochelle, le 25 octobre 1658. Elle avait épousé à St-Nicolas, le 7 octobre 1657, François Bonhomme, fils de Pierre Bonhomme, laboureur, et de feu Claude Desneau. Leur contrat fut reçu par Savin, le 2 septembre précédent, en présence de Marie Péroché, mère de la future, de Guyon Denis Chiasson, son frère, de Nicolas Joubert, Simon Gendron et Jacques Hurtault, ses beaux-frères, à cause de Marie, Louise et Jeanne Chiasson, leurs femmes, de Nicolas Gaudin, son cousin remué de germain, et de Marie Chiasson, sa cousine remuée de germain.
En France, les paysans demeurent
au village et non sur les terres qu'ils exploitent tout autour. Cette
pratique est toujours en vigueur aujourd'hui.
Le port de La Rochelle est toujours
le même avec ces deux grandes tours qui en bordent l'entrée.
Certaines rues de La Rochelle sont pavées de pierres en provenance
du Québec que les bateaux ramenaient à leur retour de la
Nouvelle France. La marina est un vrai bijou pour les amateurs
de voiles.
Tous les étés, il y a dans le vieux port de La Rochelle un festival musical auquel participent beaucoup de Québécois.
Famille de Pierre Chiasson &
Marie Péroché
les enfants de Pierre et de Marie
:
Revenons à Louise soeur
de Guyon Denis :
Louise se marie le 10 avril 1657
à Simon Gendron, laboureur, natif de St-Nicolas près de La
Rochelle. Le 11 juin 1659, Simon signe deux conventions, l'une avec Pierre
Bizet, Sgr De La Barouère, l'autre avec David Thibaud.
Enfin, le 27 mars 1665, Simon Gendron,
natif et présent à La Rochelle, s'engage pour le Canada envers
le Sr Gaigneur agissant pour Jean Grignon. Ce contrat fut suivi d'effets,
car le 16 avril 1666, en vertu d'une procuration de son mari, datée
du 22 avril de l'année précédente, Louise Chiasson
cède à Jean Belou, marchand et Catherine Audet, sa femme,
un casseron de vigne situé au fief du Maquiau, paroisse d'Aytré.
À l'ouverture de la navigation, elle s'embarque pour le Canada.
Était-elle veuve à
son arrivée? Quoi qu'il en soit, elle ne tarde pas à convoler
en secondes noces à Québec, le 14 septembre 1666, avec le
menuisier-tourneur Jacques Chapelain. Tous deux se firent donation mutuelle,
le 16 octobre 1670, des fonds mis en commun. Ils achetèrent
de Jean Soulard, par deux contrats, respectivement du 1 décembre
1675 et du 7 août 1678, un emplacement sur la Place d'Armes, de cinquante
pieds de front et de quarante-huit en profondeur, où ils édifièrent
une maison de pierre, couverte de bardeaux, à un étage, composé
d'une chambre à feu et d'une boutique.
Au foyer, resté sans enfants,
la discorde, hélas! s'installa. Pour lever cet "obstacle invincible
à leur salut", les époux ne virent que la séparation.
Aussi, le 19 septembre 1692, au château St-Louis, dans le cabinet
du gouverneur de Frontenac, vendaient-ils à celui-ci, à titre
de syndic des Pères Récollets, tous leurs biens, les meubles
et outils y compris, pour la somme de cinq mille cinq cent soixante livres
à partager par moitié entre eux deux.
Le surlendemain Jacques Chapelain
faisait une donation à son frère aîné, Bernard,
chargé de famille, puis il s'embarquait pour la France, après
avoir nommé comme procureur, Jean Sébille, marchand à
Québec.
Quant à Louise, elle abandonnait sa part aux Pères Récollets, à condition qu'ils "lui procurassent place en l'Hôpital général de cette dite ville (Québec) pour y être nourrie et entretenue de toutes choses nécessaires, sa vie durant, comme une des pauvres de ce lieu, et qu'après son décès, les dits Révérends Pères Récollets priassent Dieu pour le repos de son âme".
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