Ecologie, développement durable &granit chinois


A l'heure ou des institutions comme la RATP préconise l'emploi de granit chinois, je pose une seule question : Le développement durable ne serait-il qu'une simple histoire de communication pas de réalisation?
Pourtant l'histoire ne date pas d'hier et les conséquences tant en termes de coût, que de catastrophes écologiques (importation d'insectes dangereux) devrait nous interroger :

Résumé :
Des employés de l'ACIA et du SCF ont effectué en 1997 un relevé dans des importants ports d'entrée canadiens. Ils ont ainsi intercepté un grand nombre de ravageurs justiciables de quarantaine ou potentiellement justiciables de quarantaine, dans des articles en bois et des matériels d'emballage et d'arrimage en bois provenant d'Asie, d'Europe et d'Amérique du Sud. Les matériels visés sont les suivants : bobines en bois pour fil ou câble, de Chine; caisses à claire­voie en bois pour blocs de granite, d'Inde et de Chine; boîtes en bois pour soupapes métalliques, d'Italie; palettes en bois pour tuiles de céramique, du Brésil. L'étude a permis de découvrir de nouvelles voies d'introduction de sujets vivants pour certains insectes perceurs du bois. Les fonctionnaires canadiens responsables de la protection des végétaux travaillent avec leurs homologues américains et mexicains à une harmonisation des réglementations, en vue de prévenir l'introduction de ravageurs justiciables de quarantaine en Amérique du Nord avec les articles en bois et le bois d'emballage.
Enjeu
L'accroissement des déplacements de personnes et de marchandises à l'échelle mondiale augmente les risques d'introduction d'insectes exotiques, c'est­à­dire non indigènes. Or, bon nombre de ces insectes menacent gravement la santé des forêts d'Amérique du Nord. En effet, si ces ravageurs venaient à s'établir sur le continent, ils risqueraient de tuer des arbres et même de modifier ou perturber certains écosystèmes forestiers indigènes.

source
http://cfs.nrcan.gc.ca/index/exotic-interceptions/?lang=fr



Source l'EXPRESS/2003
Acheté à bas prix, il envahit le marché européen et menace la survie des producteurs français
Jean-Louis Vaxelaire, PDG de la graniterie Petitjean à La Bresse dans les Vosges, n'en revient toujours pas: «Nous avons failli avoir une bordure de route en granit chinois devant l'usine.» Une intervention auprès de la mairie, rappelant les 120 000 euros de taxe professionnelle versés par l'entreprise, dernière productrice de pavés et de bordures de trottoir du massif vosgien, a tout fait rentrer dans l'ordre, pour une fois. Mais cela n'a pas arrêté le rouleau compresseur des importations de granit chinois, qui menace désormais la survie des granitiers français et européens.
«Les Chinois ont débarqué il y a cinq ans et se sont adjugé depuis la majorité des gros marchés, comme les réseaux de tramways», confirme Philippe Robert, PDG de La Générale de granit, l'une des premières graniteries de France, basée à Louvigné-du-Désert, en Ille-et-Vilaine.
En 1997, la France avait importé 186 tonnes de pavés ou bordures chinois. En 2002, les importations ont atteint 29 398 tonnes et, au premier trimestre 2003, la Chine est devenue officiellement le premier exportateur mondial de granit. Un matériau proposé en moyenne de 30 à 40% moins cher que la production française.
«Les prix chinois sont un mystère. Sur place, on trouve toujours un fournisseur moins-disant, ce qui ne permet pas de connaître le prix de revient réel des produits chinois», poursuit Philippe Robert, qui craint l'après-2008, quand les producteurs chinois actuellement mobilisés par les grands chantiers des Jeux olympiques de Pékin se tourneront vers l'export.
L'industrie européenne, qui redoute de disparaître, dénonce une concurrence déloyale: «Les producteurs chinois ne sont pas soumis aux contraintes environnementales, sociales ou fiscales que nous subissons en Europe. Nous ne connaissons des conditions de production que ce que les Chinois veulent bien nous montrer», ajoute Jacques Benharrous, secrétaire général du SN Roc, le syndicat professionnel de l'industrie de la roche, qui prépare une plainte antidumping auprès de la Commission européenne.
5 000 emplois sont menacés en France: en Bretagne, dans le Tarn et les Vosges. «Nous risquons de disparaître comme le textile vosgien», conclut Jean-Louis Vaxelaire, qui, en 2002, a déjà dû supprimer 20% de son effectif.

A suivre

Posté le: mar. - septembre 8, 2009 à 03:51 PM | | | M'écrire | |


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