lun. - septembre 28, 2009

Edouard Balladur : mondialisation, cohabitation, relations de pouvoir



Edouard Balladur
Le Pouvoir ne se partage pas
Fayard - 23 septembre 2009


Edouard Balladur avait connu une première 'cohabitation' en tant que ministre de l'Économie et des Finances du gouvernement Chirac à la fin du premier septennat de François Mitterrand. Au terme du second septennat de ce dernier, Edouard Balladur devient Premier ministre et inaugure une singulière dyarchie faite de respect et de défiance réciproques, mise à rude épreuve par les soubresauts de l'actualité et les options à plus long terme que réclame l'état de la France aux premières heures d'une mondialisation accélérée. Ce témoignage sur un chapitre clé de la Ve République recèle des comptes rendus des échanges entre les deux chefs de l'exécutif, source de réflexions actuelles sur la relation de pouvoir entre Matignon et l'Élysée.
- Présentation de l'éditeur -





Posté à 09:28 AM   | En savoir plus | M'écrire | |

ven. - septembre 25, 2009

De l'espace urbain, de la parcellisation des espaces politiques


Les espaces d'expressions, qu'ils soient conseils de quartier, associations, et autre sont nombreux dans notre pays et dans notre ville ; en créer d'autres plus élargis , résoudra-t-il quelque problème de représentativité que ce soit?. Les outils démocratiques existent et les préoccupations des habitants de notre arrondissement y sont largement représentés, qu'ils soient extra ou intracommunautaires. La liberté de circulation, d'habiter pour un temps dans un pays sans faire de la représentativité municipale un enjeu est un point de vue. Si le respect de l'autre passe par une nouvelle et enième organisation sans visibilité de fond, est-ce satisfaisant? De l'espace urbain élargi à l'espace politique, c'est une question urgente. L'espace de représentativité dépend de sa visibilité : les Parcellisation des espaces politiques, qu'ils soient urbains, domestiques, spaciotemporels et la multiplication des Sas, des espaces, des lieux , mulitiplient par effet pervers aussi des limites comme le rappelle le géographe Michel Lussault, (Forum Libération/ Lyon thème chute du mur "Puisque les limites se multiplient, les épreuves de franchissements se multiplient" , et par la même la multiplicité des propositions.


Hambourg/ Impression floue/2009

Posté à 05:04 PM   | En savoir plus | M'écrire | |

jeu. - septembre 24, 2009

Le Grand Paris sera t-il souffle de créativité ou métro anxiogène?


Le débat est lancé et la réponse n'est pas simple.
Tout est compliqué dans cette histoire qui pourrait-être une histoire d'amour et qui ne devrait pas tomber dans le cauchemar, même si l'on dit que les histoires d'amour finissent mal. Pour une fois qu'elle ne finisse pas et que n'on ne construise pas aux franciliens un métro souterrain anxiogène, qui transportera également la violence et l'angoisse là en sous sol.
Imaginez, déjà Gare du Nord Roissy Charles de Gaulle entièrement en souterrain.
Qu'en pensez-vous?
il y a cependant des projets aériens exposés à la Cité du Patrimoine qui valent la peine que l'on s'y embarque

Souffle de créativité, volonté politique : oui
Métro anxiogène et facilité politique : non






Photographie : Catherine Margueritte
"IDYLLE"/PARIS 15

Posté à 02:22 PM   | En savoir plus | M'écrire | |

mer. - septembre 23, 2009

une femme à la tête de l'UNESCO,




Cette élection est si signifiante, que je ne résiste pas au plaisir de la commenter.
Elle va à contre courant des prises de positions géopoliques de notre pays et c'est peut-être le signal qu'il lui fallait pour regarder les autres autrement et l'Europe de l'Est surtout . L'élection de cette femme dans une sphère soviétique ou je le rappelle la formation des élites était un enjeu et un parcours d'excellence, assorti de qualités morales exemplaires, ouvre un chapitre inédit dans le monde de l'Après-guerre froide.
Le léger mépris doit faire place à une volonté nouvelle de regarder notre richesse qui est aussi celle de nos voisins de l'Est. Les allemands l'ont évidemment compris

Posté à 01:33 PM   | En savoir plus | M'écrire | |

mar. - septembre 22, 2009

une femme en politique, une femme blessée : Véronique Vasseur


http://www.lepoint.fr/actualites-politique/2008-03-20/l-ump-veronique-vasseur-claque-la-porte-de-la-politique/917/0/230640


..."Seul Patrick Trémège, le numéro 2 de la liste Vasseur, qui prendra sa place au conseil de Paris, comprend la décision de l'ex-candidate. "Je lui tire mon chapeau. On lui a menti en lui faisant croire que les municipales étaient un combat plus facile que les législatives. Elle a subi l'obsession de la parité de Françoise de Panafieu qui a insisté lourdement pour qu'elle se porte candidate... Véronique Vasseur a été parachutée. Elle ne connaissait pas les problèmes du XIIIe arrondissement et a cru tout ce qu'on lui a dit. Elle ne correspondait pas au monde de la politique."

Posté à 10:52 PM   | En savoir plus | M'écrire | |

Jardins de Saint Cloud



Un endroit plein de charme et d'esprit.

Posté à 10:17 PM   | En savoir plus | M'écrire | |

jeu. - septembre 10, 2009

une plaque pour Gracchus Baboeuf, au Soleil d'Or


Gracchus Baboeuf : un nom qui écorche toujours les dirigeants parisiens !
La valorisation du patrimoine est aussi sélective que la mémoire. Les responsables de la Ville de Paris viennent à nouveau d’en fournir la vérification.
 
Au 226 de la rue de Vaugirard dans notre 15ème arrondissement se trouvait un immeuble du XVIIIème siècle : l’ancienne Auberge du Soleil d’Or.
 
Du bâtiment, il faut désormais parler au passé.
 
Bien sûr, nous ne pouvions qu’approuver l’objectif de réhabilitation des 21 logements délabrés et leur intégration au parc social, comme la construction de 16 nouveaux logements sur la parcelle (encore que nous ne comprenons pas pourquoi des financements du Conseil régional ont été mobilisés alors que l’opération n’entre pas dans ses prérogatives – mais c’est une autre question). 
 
Mais la « rénovation » brutale s’est avérée être pratiquement une démolition-reconstruction qui n’a rien respecté des éléments anciens. Rien n’est plus identifiable du bâtiment historique.  
 

L’Auberge du Soleil d’Or est pourtant un lieu historiques et non des moindres.
C’est de là que partit dans la nuit du 23 au 24 fructidor an IV (9-10 septembre 1796), le dernier épisode actif de la « Conspiration des égaux », mouvement politique organisé par Gracchus Baboeuf. A la suite de son échec, 131 personnes furent arrêtées, 30 fusillées.
 
Avec la « Conspiration de l’Egalité », pour la première fois dans l’histoire de notre pays, l’idée communiste était devenue un mouvement politique actif : pour la propriété collective, pour répartition égalitaire des richesses produites, contre la bourgeoisie accaparatrice du Directoire.
 
De ce passé, l’actuelle municipalité de Paris, suivant ses prédécesseurs, n’entend rien garder. Ni le bâtiment, ni sa mémoire.
Dans la brochure en couleurs de la « gauche » au conseil du 15ème, daté de juin 2009, diffusée à des dizaines de milliers d’exemplaires, le Soleil d’or dénaturé est présenté comme le lieu d’une conspiration royaliste de 1791 ( !) et d’une « autre républicaine en 1796 (complot du camp de Grenelle) dont le but était de renverser le directoire ».C’est tout !
Décidément, certains noms font mal.
 
Baboeuf, les Egaux, les origines françaises du communisme : une page de l’histoire que les possédants et leurs serviteurs veulent toujours ignorer !
Nous demandons la pose d'une plaque commémorative!
Par PCF - Section Paris 15ème - Ecrire un commentaire - Voir les 6 commentaires - Recommander  
Commentaires
Je soutiens bien evidemment la demande de pose d'une plaque commémorative, ainsi que du timbre de l'auberge (un beau soleil d'or sur plaque de bois) qui existait encore en bonne place sur l'ancien immeuble qui méritait quand même une bonne rénovation, tellement il était vétuste. je rappelle néanmoins que le plot commémoratif  - des services historiques de la ville- qui existait avant la rénovation, ne parlait pas vraiment de la conspiration des égaux.
Commentaire n° 1 posté par Karl Marx le 09/08/2009 à 09h45
Tout à fait d'accord avec vos réactions et votre demande d'une plaque commémorative solidairement  Fred Brûlé pléchatel iLLE ET vILAINE
Commentaire n° 2 posté par Brûlé le 09/08/2009 à 11h03
On a donné a mon enfant sur la plage un cahier de jeux du PCF je me demandai ou était la maquette du Goulag a construire et ou était le chaboule tout des menbres du PS. C'est bien de n'avoir gardé que du communisme que la propagande... Belle état d'esprit!
Commentaire n° 3 posté par Le coco le 14/08/2009 à 21h59
Je suis prêt à participer à une campagne pour obtenir la pose d'une plaque commémorative par la mairie de Paris.
Salut, égalité.
Commentaire n° 4 posté par Olivier Bouchard le 18/08/2009 à 16h02
J'ai démontré que, dans le système de dépopulation, les gouvernants ont voulu diriger la partie d'exécution qui aurait lieu sur le théâtre de la Vendée, de manière à ce que la destruction s'opérât, d'abord sur une très grande partie de l'armée républicaine, et ensuite sur la totalité de la population vendéenne. 
Ibidem p. 137. 
3
Ce voeu est digne d'intérêt,
Je  le considère avec attention 
Catherine MARGUERITTE 
Commentaire n° 5 posté par catherine MARGUERITTE aujourd'hui à 13h23
Babeuf veut le bonheur de l'humanité par la révolution égalitariste, l'instauration d'un gouvernement, par le noyautage de l'armée et la constitution d'une "avant garde révolutionnaire clandestine", qui "fera disparaître les bornes, les haies, les murs, les serrures aux portes ; les disputes, les procès, les vols, les assassinats, tous les crimes ; les tribunaux, les prisons, les gibets, les peines ; le désespoir qui cause toutes les calamités". Il est convaincu que la Convention nationale (21 septembre 1792-26 octobre 1795) a voulu le génocide vendéen (la dépopulation) pour asseoir son pouvoir. Il est guillotiné sous le Directoire pour avoir été l'inspirateur de la "conjuration des égaux" qui a pour objectif de supprimer "la propriété particulière" et "d'établir l'administration commune" (Le Tribun du Peuple n°35).
Vous l'aurez compris je m'associe à la mémoire de cet homme remarquable, les phrases précédentes sont de sa main.
Catherine MARGUERITTE 
Commentaire n° 6 posté par catherine MARGUERITTE aujourd'hui à 13h26

Posté à 07:53 PM   | En savoir plus | M'écrire | |

une application Iphone supprimée :choquant!!


http://geeklifeblog.com/govelib-application-velib-iphone
GoVelib: Application Velib sur iPhone

Enfin une application Velib pour votre iPhone. Finit les minutes passées à chercher la borne vélib la plus proche, se rendre compte qu’il n’y a plus de place et devoir en chercher une autre sur une carte et retenir le chemin.

GoVelib va s’occuper de tout. Grâce à la géolocalisation, l’application peut vois dire qu’elles sont les 5 stations de vélib les plus proche de votre position et récupérer en temps réel le taux de remplissage, de vélibs disponibles, de places libre, etc …

Une fois une station sélectionné, l’application va vous afficher l’itinéraire pour vous rendre à la station, tout ceci en restant dans l’application elle même. De plus une liste des stations les plus utilisés se constitue automatiquement et vous pouvez accéder à la liste complète des stations de vélibs.

On attends le lancement très prochain de cette application, aucune infos concernant le prix n’est encore communiquée. Plus d’infos sur le site du développeur.

Rédigé par clawfire le 22 septembre 2008 · Classé dans SOFTWARE
Commentaires

6 Réponses to “GoVelib: Application Velib sur iPhone”

1. François Proulx le 22 septembre 2008 23:44

Je suis le développeur de GoVelib. L’application est disponible gratuitement sur le app store depuis aujourd’hui. :-)
2. Steph Le Geek le 23 septembre 2008 2:00

Test
3. Alexandre le 17 juin 2009 14:06

L’application Govelib est introuvable sur l’apple store.
4. Dod75 le 18 juin 2009 0:04

Appli introuvable.. Please help ;)
5. clawfire le 18 juin 2009 0:16

Si vous aviez consulté le site du dev, vous auriez pu lire ce post : http://edito.qc.ca/2008/09/govelib-ca-y-est-cest-lance/ où il explique qu’à la demande de la ville de paris, l’application a été retiré de la vente sur l’appstore et l’auteur n’a même plus le droit de mentionner le nom de l’application.
6. chris le 4 juillet 2009 15:08

C incroyable ! Comment est ce possible ? Quelles sont les raisons invoquées ?

Posté à 07:51 PM   | En savoir plus | M'écrire | |

Paris ou le couperet sur la communication libre


INCROYABLE mais vrai :
La preuve définitive que la communication est cadenassée et la liberté à Paris en grand danger (La preuve par VÉLIB)
http://geeklifeblog.com/govelib-application-velib-iphone

Posté à 01:49 PM   | En savoir plus | M'écrire | |

mer. - septembre 9, 2009

et pendant ce temps là, (Chroniques de mon quartier)


les braquages de commerces se succèdent, comme autant de banalités, comme autant de fatalités. Un de nos commerçants a de toute façon mis la clé sous la porte. Ceux qui restent genre supérette de quartier font contre mauvaise fortune bon coeur et considèrent chaque jour sans braquage comme autant de jour de gagné.
PARIS 15ÈME :
Hier à l'angle de la rue Chauvelot, et de la rue Jacques Baudry, pour 3000 euros de butin, des clients, des employés, pris en otage, bombés terrorisés, ont pu constaté que l'on ne lit pas simplement ceci dans les journaux

Et pendant ce temps là à Belleville, le marché de la misère se met en place.


Lu dans le PARISIEN
Belleville excédé par le marché de la misère
Le marché clandestin des pauvres de Belleville est de plus en plus envahissant. Excédés, les
habitants ont décidé de s'organiser pour lutter contre les nuisances.
Ils n'en peuvent plus : commerçants,
travailleurs ou habitants du bas
Belleville, autour du métro
Belleville, ont décidé de s'organiser
contre la progression des « marchés
de la misère ». Depuis quelques
années, les boulevards de Belleville
et de la Villette abritent cet
incroyable marché clandestin où
pauvres et précaires, retraités sans le
sou, sans-papiers, viennent vendre
vieux bibelots, produits périmés ou
même boîtes de conserves pour
quelques euros.
Jusqu'ici plutôt limité, le marché a
littéralement explosé ces derniers
mois, et désormais 200 à 300 «
vendeurs» s'étalent au quotidien sur
plus de deux cents mètres. « Le soir,
c'est un véritable carnage, déplore un
habitant, qui vient de monter
l'association Belleville-Couronnes
Propre, pour fédérer les mécontents.
Il y a de l'urine partout, certains
riverains se font menacer jusque dans
leur hall d'entrée. Il faut en finir. »
Rue des Couronnes, la
kinésithérapeute Lydie Chouraqui est
excédée : « Certains déposent leurs
couvertures, recouvertes de
marchandises, devant l'entrée de
mon cabinet! Je commence à perdre
de la clientèle. » Côté XI e
arrondissement, les pharmaciens du
boulevard de Belleville ne savent
plus quoi faire. « Regardez ces
rayons vides. C'est là que je vendais
les pansements, montre le
pharmacien. Tout a été volé! Il y a
tellement de bagarres et de blessures
qu'ils viennent se servir. »
Régulièrement, les pharmaciens
reçoivent la visite de chiffonniers qui
leur proposent de racheter des
médicaments périmés ! « Le plus
grave, c'est qu'ils vendent ça sur le
trottoir, ça peut être très dangereux. »
Longtemps le marché a été toléré par
les riverains, par compassion : la
plupart des vendeurs étaient des gens
très pauvres qui venaient là pour
survivre. « Aujourd'hui, ça a changé,
dénonce le responsable de
l'association, qui préfère rester
anonyme. Il y a un vrai marché
parallèle qui s'est développé, avec
des trafics d'objets volés, des vélos,
des scooters. Il y a des "placiers" qui
rackettent les plus faibles. Ce n'est
plus un simple marché de la misère. »
Pour les habitants, ces trafics
justifieraient des interventions plus
massives de la police. Hier matin, à
Il heures, une patrouille a bien tenté,
comme très régulièrement, de
disperser les vendeurs clandestins.
Mais, au bout d'une demi-heure, une
fois l'équipage reparti, personne
n'avait été interpellé et, en cinq
minutes, tous les « stands» sauvages
avaient repris leur place.
Sébastien Ramnoux

Paris d'Aujourd'hui, paris de la com, des effets d'annonces et des voeux pieux. Où sont tes lumières?

Posté à 12:41 PM   | En savoir plus | M'écrire | |

lun. - septembre 7, 2009

Et puisqu'il le faut...Parlons de berlin


J'ouvre une nouvelle page de ce blog qui a connu une pause forcée en cette période estivale. Bien sûr, mes fidèles lecteurs savaient qu'il reviendrait à l'automne, comme un oiseau de papier migrateur.
C'est la saison des nouvelles phrases.
Alors pas de sujet d'actualité aujourd'hui, beaucoup s'en chargent pour moi, revue de presse en rafale, communication tout azimut...

Alexander plaz/ Berlin/23 août 2009
Alors parlons de Berlin.

Il est des voyages fondateurs même si court dans les temps vécus qui marquent plus que d'autres. Étant née en 1958, de l'autre côté du mur, au temps de la guerre froide il m'a fallu aller à Berlin, justement de l'autre côté du mur tombé pour réaliser qu'il n'était plus là. La Hongrie de 2000 n'avait pas suffit, Berlin m'en a persuadé, le monde est si terriblement différend et la terre n'a jamais arrêté de tourner, a l'Est il y avait donc aussi des personnes qui vivaient ; le monde n'était pas en noir et blanc, comme si personne dans les ex pays communistes n'avaient la couleur.

Lorsque hasard de l'arrivée de puis Werendorf jusqu'à Berlin par l'autoroute je me garais dans la Knaackrasse, devant un restaurant indien, à même les somptueux pavages de l'avant-guerre berlinois, (pas le luxe et le désastre d'avoir été bitumé) devant ces mêmes immeubles que, s'il ne fleurait pas l'authenticité respiraient l'histoire.

Vérité, mensonge, manipulation, vrais et faux combats, tout est repassé très vite dans mon cerveau. Le sentiment d'avoir toujours connu Berlin est le même qui m'a assailli à Rome en 1983.
Comme c'est étrange, ces villes auxquelles rien ne nous lient et qui nous parlent. L'on s'y dirige naturellement, sans doute quelques-uns d'entre-vous ont connus ceci.

Posté à 01:47 PM   | En savoir plus | M'écrire | |

jeu. - août 20, 2009

Pensée d'Août avec Sainte-Beuve


Pensée d’août


Assis sur le versant des coteaux modérésD’où l’oeil domine l’Oise et s’étend sur les prés ;Avant le soir, après la chaleur trop brûlante,À cette heure d’été déjà plus tiède et lente ;Au doux chant, mais déjà moins nombreux, des oiseaux ;En bas voyant glisser si paisibles les eaux,Et la plaine brillante avec des places d’ombres,Et les seuls peupliers coupant de rideaux sombresL’intervalle riant, les marais embellisQui vont vers Gouvieux finir au bois du Lys,Et plus loin, par-delà prairie et moisson mûreEt tout ce gai damier de glèbe et de verdure,Le sommet éclairé qui borne le regardEt qu’après deux mille ans on dit Camp de César,Comme si ce grand nom que toute foule adoreJusqu’au vallon de paix devait régner encore !...M’asseyant là, moi-même à l’âge où mon soleil,Où mon été décline, à la saison pareil ;À l’âge où l’on s’est dit dans la fête où l’on passe :« La moitié, sans mentir, est plus jeune et nous chasse »;– Rêvant donc, j’interroge, au tournant des hameaux,La vie humaine entière, et son vide et ses maux ;Si peu de bons recours où, lassé, l’on s’appuie ;Où, la jeune chaleur trop tôt évanouie,On puise le désir et la force d’aller,De croire au bien encor, de savoir s’immolerPour quelqu’un hors de soi, pour quelque chose belle.Aux champs, à voir le sol nourricier et fidèle, (...)
Sainte-Beuve

Posté à 10:34 AM   | En savoir plus | M'écrire | |

mer. - juillet 8, 2009

Paris doit-il devenir un musée, une zone touristique


Il faudrait sans doute faire ici une longue liste des intentions cachées de chacun, Bertrand Delanoé jouant les vierges effarouchées et appelant à la révolte des parisiens contre le pouvoir préfectoral est tout de même un must lorsque l'on pense qu'il est élu du XVIIIème arrondissement de Paris, où se trouve la Butte Montmartre!
Cependant, il soulève un point essentiel celle de l'attractivité économique de Paris, encore aurait-il fallu réaliser un PLU plus ambitieux .... A suivre

Posté à 09:15 AM   | En savoir plus | M'écrire | |

mar. - juin 9, 2009

La verité, la générosité, la grandeur (réédition blog 2008)


la vérité, la générosité, la grandeur (réédition Blog 2005 10/06/2005)
 Le plus indulgent des siècles, qui a généralement trouvé très bon tout ce qui lui était imposé, m’a jugé avec une grande sevérité, et même avec une sorte d’indignation. Il n’a jamais caché sa vive répugnance à parler de moi, et aussi bien de ce qui me ressemble. Il a dû en parler, cependant. Il l’ai fait nécessairement à sa manière, inimitable: car notre temps ne ressemble à aucun autre, et la bassesse ne se divise pas.


 
Je ne crois pas avoir lu en tout plus de cinq ou six faits vrais rapportés à mon propos, quel qu’ait pu être le thème abordé; et en aucun cas deux à la fois. Et ces faits mêmes étaient presque toujours séparés de leur contexte, et travestis à l’aide de diverses erreurs surajoutées, et de plus ils étaient interprétés avec beaucoup de malveillance et de déraison. Tout le reste était simplement inventé. Les inventions, d’une variété extraordinaire, mais obéissant constamment à des intentions comparables, donnaient matière à autant d’autres interprétations, souvent surprenantes d’illogisme, puisqu’il devrait être facile à qui invente par l’arbitraire sans frein d’amener avec une apparence de vraisemblance, et sans contradiction trop visible, les conclusions qu’il a le dessein d’en tirer. Jamais tant de faux témoins n’ont environné un homme si obscur.
 
Rien pourtant, en plus de trente années de fausse ignorance et de froid mensonge, n’avait été si concentré et si maladroit dans l’imposture spectaculaire, que l’exposé que présenta vivement la presse française de toutes les tendances de l’opinion au lendemain du 5 mars 1984, quand Gérard Lebovici, mon éditeur et mon ami, fut attiré dans un guet-apens et assassiné à Paris.
 
Comme je me trouve être, tant par nature que par la place singulière que j’occupe dans la société et dans l’histoire de mon temps, très éloigné de toute polémique personnelle, il n’aura fallu rien de moins que cet événement, malheureux et abominable, pour me faire sortir de mon silence, à si juste titre dédaigneux, et m’obliger cette fois à ‘répondre à l’insensé selon sa folie, afin qu’il ne s’imagine pas être sage’.
 
Ayant à affronter un pareil fatras, j’évoquerais en désordre ce que l’on a dit, ce qui est, et ce que veut dire cette distorsion systématique du réel. Je ferais trop d’honneur à mon sujet, si je le traitais avec ordre. Je veux montrer qu’il en est indigne.
 
Ce siècle n’aime pas la vérité, la générosité, la grandeur. Il n’aimait donc pas Gérard Lebovici, qui attirait encore un peu plus l’envie haineuse par sa liberté d’esprit et sa culture. Il avait donc becaucoup d’ennemis; puisque ‘aussi longtemps que le monde renversé sera le monde réel’ (Marx), les plus rares qualités passeront  pour les pires défauts. Entre tant d’ennemis, ceux qui avaient leurs raisons particulières de l’abattre, ont pu spéculer sur l’abondance universelle de la concurrence, sachant que la forêt peut cacher un arbre. Ce n’est pas la peine de payer spécialement les gens, il suffit de les avoir formés et de les connaître, pour être sûr qu’ils s’empresseront d’aboyer joyeusement à la mort quand on tuera celui qui, par sa seule existence, leur fait honte. Ainsi, les journalistes se sont si bien identifiés aux assassins inconnus, qu’ils se sont instantanément bousculés pour leur fournir leurs raisons, pour attribuer à la victime toutes les tares qui, d’une manière ou d’une autre, devraient suffire à pleinement justifier sa fin. Et de tant de reproches, celui qui a été avancé le plus constamment et le plus violemment, et le seul qui était vrai, c’est qu’il avait l’impardonnable tort de me connaître.
 
Guy Debord, Considérations sur l’assassinat de Gérard Lebovici (Editions Gérard Lebovici, 1985)

Posté à 09:46 AM   | En savoir plus | M'écrire | |

lun. - juin 1, 2009

Sur l'angoisse de la page Blanche (2007)


écrire quelques lignes , tous les jours ou chercher l'information, voilà quelques disciplines nouvelles auxquelles je me suis assignée depuis maintenant 3 ans. Le millier de pages sera sans doute atteint, sans difficulté majeure, soit un livre entier, avec quelques pages rééditées dans le lot.
Et voilà que surgit l'angoisse de la page blanche, ou tout simplement l'ennui que génère toute action systématique ou simplement la répétition qui va nous pousser au dépassement finalement espéré.... question.
Cette nuit, une idée, un sujet, au matin, le vide, incapable de me rappeler l'idée, le fil, le thème, alors devrais- je peut-être relire le passage de "Bûcher des vanités "de Tom Wolfe sur lequel je me suis endormie rapidement, ou reprendre le journal "Ligne 8", journal de l'Opéra de Paris, n°15 Mai-juillet 2007, dans lequel un article de Michel Shneider, m'a paradoxalement retenu par sa séduction et déçu par son contenu si peu original et pourtant déstabilisant, car en creux, en non-dit. De l'évidence à l'énigme
paradoxe, paradoxe......... ©&©atherine margueritte (2004)photographie numérique,
Opéra -Comique de nuit..................suivi de l'opéra-Comique de jour

Posté à 04:56 PM   | En savoir plus | M'écrire | |

















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