et pendant ce temps là, (Chroniques de mon quartier)


les braquages de commerces se succèdent, comme autant de banalités, comme autant de fatalités. Un de nos commerçants a de toute façon mis la clé sous la porte. Ceux qui restent genre supérette de quartier font contre mauvaise fortune bon coeur et considèrent chaque jour sans braquage comme autant de jour de gagné.
PARIS 15ÈME :
Hier à l'angle de la rue Chauvelot, et de la rue Jacques Baudry, pour 3000 euros de butin, des clients, des employés, pris en otage, bombés terrorisés, ont pu constaté que l'on ne lit pas simplement ceci dans les journaux

Et pendant ce temps là à Belleville, le marché de la misère se met en place.


Lu dans le PARISIEN
Belleville excédé par le marché de la misère
Le marché clandestin des pauvres de Belleville est de plus en plus envahissant. Excédés, les
habitants ont décidé de s'organiser pour lutter contre les nuisances.
Ils n'en peuvent plus : commerçants,
travailleurs ou habitants du bas
Belleville, autour du métro
Belleville, ont décidé de s'organiser
contre la progression des « marchés
de la misère ». Depuis quelques
années, les boulevards de Belleville
et de la Villette abritent cet
incroyable marché clandestin où
pauvres et précaires, retraités sans le
sou, sans-papiers, viennent vendre
vieux bibelots, produits périmés ou
même boîtes de conserves pour
quelques euros.
Jusqu'ici plutôt limité, le marché a
littéralement explosé ces derniers
mois, et désormais 200 à 300 «
vendeurs» s'étalent au quotidien sur
plus de deux cents mètres. « Le soir,
c'est un véritable carnage, déplore un
habitant, qui vient de monter
l'association Belleville-Couronnes
Propre, pour fédérer les mécontents.
Il y a de l'urine partout, certains
riverains se font menacer jusque dans
leur hall d'entrée. Il faut en finir. »
Rue des Couronnes, la
kinésithérapeute Lydie Chouraqui est
excédée : « Certains déposent leurs
couvertures, recouvertes de
marchandises, devant l'entrée de
mon cabinet! Je commence à perdre
de la clientèle. » Côté XI e
arrondissement, les pharmaciens du
boulevard de Belleville ne savent
plus quoi faire. « Regardez ces
rayons vides. C'est là que je vendais
les pansements, montre le
pharmacien. Tout a été volé! Il y a
tellement de bagarres et de blessures
qu'ils viennent se servir. »
Régulièrement, les pharmaciens
reçoivent la visite de chiffonniers qui
leur proposent de racheter des
médicaments périmés ! « Le plus
grave, c'est qu'ils vendent ça sur le
trottoir, ça peut être très dangereux. »
Longtemps le marché a été toléré par
les riverains, par compassion : la
plupart des vendeurs étaient des gens
très pauvres qui venaient là pour
survivre. « Aujourd'hui, ça a changé,
dénonce le responsable de
l'association, qui préfère rester
anonyme. Il y a un vrai marché
parallèle qui s'est développé, avec
des trafics d'objets volés, des vélos,
des scooters. Il y a des "placiers" qui
rackettent les plus faibles. Ce n'est
plus un simple marché de la misère. »
Pour les habitants, ces trafics
justifieraient des interventions plus
massives de la police. Hier matin, à
Il heures, une patrouille a bien tenté,
comme très régulièrement, de
disperser les vendeurs clandestins.
Mais, au bout d'une demi-heure, une
fois l'équipage reparti, personne
n'avait été interpellé et, en cinq
minutes, tous les « stands» sauvages
avaient repris leur place.
Sébastien Ramnoux

Paris d'Aujourd'hui, paris de la com, des effets d'annonces et des voeux pieux. Où sont tes lumières?

A suivre

Posté le: mer. - septembre 9, 2009 à 12:41 PM | | | M'écrire | |


©