Dans la brume électrique", Bertrand Tavernier ou l'esprit du cinémaMichel Eyquem de Montaigne avait-il vu le
monde d'aujourd'hui à la lueur de son intelligence, je veux le croire tant
il est revenu avec une constance particulière dans les pensées
courantes. Cet homme né à l'aube du monde moderne (1553) a su faire la
synthèse par la force, l'intransigeance de se pensée le déjà
tour de notre destin. "Sa
célèbre devise « Que sais-je ? » apparaît
comme le point de départ de tout son étonnement philosophique." Ainsi
après la vision du film de Bertrand Tavernier, qui prend toute sa place
dans le génie français à côté de Michel Eyquem de
Montaigne, nous devrions sans tarder lire et relire, voir et revoir,
s'immobiliser et écouter afin de nous débarrasser de ces scories
intellectuelles qui nous embarrassent et nous
immobilisent.
Sa célèbre devise « Que sais-je ? » apparaît comme le point de départ de tout son étonnement philosophique. ![]() Source, un excellent blog : http://presse.unblog.fr/index.php Le personnage principal joué par Tommy Lee Jones illustre bien le phrase du philosophe : "L'honneur de la vertu consiste à combattre et non à battre" Montaigne (Essais, I, 31, « Des cannibales ») Hier soir, j'ai vu le dernier film de Bertrand Tavernier "Dans la brume électrique" Au delà des contraintes, des conflits de tournage voir ici l'article du Monde relatant les désaccords avec son producteur Fitzgerald Extrait "Le film qui sortira en France est
rythmé par une voix off qui le rend plus grave. Tavernier y tenait, tout
comme à cet éclatement temporel qui fait constamment surgir dans le
récit des assauts de mémoire. A ces strophes douloureuses,
panthéistes, les Américains préfèrent des plans
rabâchés : un extérieur du bureau du shérif, une
arrivée de voiture.
Pourtant, l'auteur du roman, James Lee Burke,
a participé au scénario et a contribué - en accord avec Tavernier
- à tordre le cou aux clichés du film noir. Reste que Tavernier a
dû gérer nombre de divergences pendant un tournage tendu, où il
était sous surveillance. On lui a reproché de ne pas tourner
suffisamment de plans soulignant les situations, on lui a réclamé des
inserts pour rendre une bagarre plus compréhensible, on a critiqué son
choix de tourner certaines scènes en un seul plan.
"Lors de la scène de pêche,
racontait-il alors, le monteur est venu me demander un gros plan que je lui
ai refusé. Je voulais garder le geste magnifique de Tommy Lee lançant
sa canne à pêche, la réaction de Mary
Steenburgen (qui joue sa compagne), plutôt que rapprocher
ma caméra, ce qui aurait été démodé, pesant. On m'a
alors traité d'arrogant, et Fitzgerald m'a dit que mes films étaient
mal montés."
A voir
Posté le: dim. - mai 3, 2009 à 12:16 PM | | | M'écrire | | |
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