Aux philosophes que j'ai croisé


Près de la fontaine des Quatre-Fleuves, du temps où j'y passais du temps à la "Nationale" à ceux qui sont morts, a ceux qui ne le savent pas encore, à ceux que je n'ai pas su voir, ni entendre, a ceux qui ne m'ont pareillement ni entendu ni vu, enfin à la vie envers et contre tout
la Vierge, la balance suivie de près par le Scorpion.

... De là, les semences des fleuves
Sortent et t'entrent dans la mer
De là les terres font germer
Tous les ans de moissons neuves
De là naissent les fleurs,
Les glaces, les chaleurs,
Les pluyes printanières ;
De là, faut que chacun
Souffre l'arrêt commun
Des parques filandières.

En vain l'homme de sa prière
Vous tourmente soir et matin :
Il est traîné par son destin,
Comme est un flot de sa rivière,
Ou comme est le tronçon
D'n arraché glaçon,
Qui roule à la traverse,
Ou comme un tronc froissé
Que le vent courroussé
Culbute à la renverse........


Je vous salue, heureuses flames,
Estoiles, fille de la Nuit,
Et ce destin qui nous conduit,
Que vous pendistes à nos trames

RONSARD Extraits d'"HYMNES DES ETOILES"

Les Quatres Saisons

Près de la Bibliothèque Nationale

Posté le: mer. - mars 11, 2009 à 11:41 PM | | | M'écrire | |


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