Aux articles de fond Plus belle la vie!


http://www.monde-diplomatique.fr/2008/12/ROUX/16618
http://www.facebook.com/group.php?gid=42912357625 je recherche 200 000 personnes qui ne regardent pas "PLUS BELLE LA VIE "
SANS COMMENTAIRES AUJOURD'HUI. Laissez moi dormir!
Mondial
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tout d'abord merci pour tout je voulais compter 20000 c'est dépasser cool je met la barre plus haut je vais faire la gourmande je vais faire la pèche a 200000 personnes
merci vous etes géniaux par vos messages je les ai vu tous j'étais pliée
mon but est de trouver 200 000 personnes qui trouvent que la série "Plus belle la vie " est nulle
200 000 personnes qui en a marre d'arriver au travail avec des collègues qui parlent de "qui tue qui ?....ou qui couche avec qui ?"
200 000 personnes qui appellent leur copine ou un copain et qui ont comme reponse soit le répondeur soit attend rappelle moi après
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OU LALA on a plus de 100 000 c'est un truc de malade je n'y crois pas
je suis contente et je vais me dépêcher de le dire a mes collègues et a mes amies je suis ne pas la seule a ne pas être fan de "plus belle la vie"
je vous remercie encore a tous mais on ne s'arrête pas
je suis une gourmande alors on continue ...
cap ou pas cap de passer le 200 000 ^^



EH OH les amis je crois que plusieurs personnes n'ont pas compris le concept du groupe
Vous êtes bien d'accord avec moi JE PARLE DE LA SERIE PLUS BELLE LA VIE et a aucun moment je ne cite la ville de Marseille
Que PBLV se passe a Marseille ben voila que ce soit a Marseille a Paris ou a Marly gommont c'est pareil je parle de la série
DONC VOUS N AIMEZ PAS LA SERIE ... BALANCEZ DES COM 'S MAIS SI VOUS N AIMEZ PAS LA VILLE CA C EST PAS MON PB MAIS VOUS VOUS ETES TROMPES DE GROUPES
ALORS JE NE VEUX PLUS DE CRITIQUE SUR LA VILLE DE MARSEILLE
Merci de votre compréhension
j'essai de suivre les messages mais merci de me laisser un message si vous voyer un abus
Amicalement karine
Dans les coulisses d’une série à succès


Vraiment si belle, la vie ?
Le 4 novembre 2008, veille de l’élection présidentielle américaine, une série télévisée sans prétention a rassemblé plus de téléspectateurs que l’édition spéciale du journal de France 2 réalisée en direct de Washington. Conçue par opposition aux intrigues détonantes des fictions américaines, « Plus belle la vie » met en scène les soucis quotidiens de gens ordinaires. Mais les contraintes d’audience menacent l’exigence de réalisme.
Par Mathias Roux
« Coupez, on va tous se réchauffer ! » Ce matin de septembre, le froid enveloppe les quais de Saône. La douce chaleur des studios de la Belle de Mai à Marseille, berceau de la série télévisée « Plus belle la vie », n’est plus qu’un souvenir. Une fois n’est pas coutume, l’équipe a migré à Lyon pour réaliser quatre épisodes « hors-série » programmés pour le 18 novembre. Ce jour-là, la fiction quotidienne de vingt-quatre minutes diffusée sur France 3  (1) à 20 h 20 depuis septembre 2004 se prolonge exceptionnellement à 20 h 50, l’heure de plus grande écoute.
La chaîne publique gâte les fans en leur offrant pour la troisième année d’affilée une sorte de moyen-métrage avec davantage d’action et de suspense. La petite chronique villageoise du Mistral (quartier fictif inspiré de celui du Panier) prend pour l’occasion l’allure d’un thriller haletant.
Il n’en fallait pas moins pour remercier les quelque six millions de téléspectateurs quotidiens (23,2 % de part d’audience, un taux hors du commun pour un tel programme, presque un score de série américaine en soirée sur TF1), chaque soir de plus en plus nombreux, tous âges et conditions confondus, à suivre les tribulations de leurs personnages favoris. Feuilleton « choral », c’est-à-dire sans personnage principal, « Plus belle la vie » narre les péripéties croisées des habitants d’une petite place et de quelques rues avoisinantes du vieux Marseille. La vie s’organise autour d’un bistrot sans prétention auquel font face le cabinet du médecin généraliste ainsi qu’une ancienne poissonnerie reconvertie en boutique de vêtements branchés. Un cadre à la fois pittoresque et réaliste : le linge pend aux fenêtres sur des façades aux tons ocre et pastel, délavées et taguées comme il se doit.
On prédit à « Plus belle la vie » un avenir digne de « Coronation Street », ce feuilleton populaire britannique ancré dans une réalité très locale. Pionnier du genre en Europe et diffusé depuis 1960 sur ITV, le modèle avait essaimé partout — notamment en Italie (« Un posto al sole » de la RAI 3, dont l’action se déroule à Naples) et en Allemagne (« Gute Zeiten, Schlechte Zeiten » sur RTL) — excepté en France.
Un tel succès a quelque chose d’inédit à la télévision française. Pour fêter la diffusion du millième épisode, en juillet 2008, la cité phocéenne avait fait dresser un écran géant, comme aux plus belles heures de l’Olympique de Marseille en coupe d’Europe de football. Les aventures de Roland, le truculent patron du bar du Mistral, de Nathan, l’ado rebelle, ou de Léo, le flic bourru au grand cœur, sont désormais suivies, entre autres, en Belgique, en Italie, en Croatie. Et, demain, peut-être jusqu’en Finlande, qui vient d’en acquérir les droits.
Comme les deux précédentes, la soirée spéciale a recelé son lot d’intrigues, de meurtres, d’enlèvements et de manipulations. Les détracteurs objecteront qu’il n’y a là rien de nouveau par rapport au cours ordinaire de la série. Mais, dans un programme que diffuseur et producteur présentent comme une fiction de proximité, la recrudescence des actes de violence surprend. On compte ainsi cinquante et un homicides en quatre ans, plusieurs tueurs en série ainsi qu’une kyrielle de gardes à vue et d’emprisonnements : pour une population d’une petite trentaine d’individus, la fréquence rocambolesque des drames paraît élevée au regard de l’exigence de réalisme requise pour s’assurer cette fameuse proximité identificatoire. Pourtant, c’est au nom de ce même critère que Mme Michelle Podroznik, productrice chevronnée de Telfrance, réfute la critique : « Regardez le journal, dit-elle en pointant la « une » du Parisien du jour, il est plein de drames ; la violence est partout, on n’invente rien... Cinquante morts en quatre ans, oui, ça reste raisonnable.  » Alors, elle est « poubelle la vie », comme le prétendaient, en avril 2007, des amateurs désappointés par une suite d’intrigues sanglantes, sur les innombrables forums consacrés à la série (2) ?
L’impression que la chronique de quartier évolue tous les jours davantage vers la banale série policière ne tient pas du fantasme. Au sein du micro-territoire de la série, le commissariat occupe la place autrefois dévolue à l’église dans les villages, et la cellule de garde à vue — dont la pratique inquiétante devient systématique ici aussi — en est le terre-plein central. Quant aux bureaux du juge d’instruction et de la commissaire, ils ont parfois des allures de moulin (ou de salon, c’est selon) où l’on entre et sort à l’envi, qui pour faire une déclaration spontanée, qui pour demander une autorisation de parloir (celui des Baumettes, autre lieu récurrent).
Le rapport avec l’exigence du cahier des charges initial voulu par France 3 — un programme fédérateur, familial et ancré dans le quotidien — paraît lointain. « C’est une question de dosage, tempère M. Thierry Sorel, directeur adjoint de l’unité fiction. Si l’on veut durer dans le temps, il faut relancer l’intérêt des spectateurs tous les jours, et la simple chronique du quotidien n’y suffirait pas longtemps.  » Le producteur, M. Hubert Besson, n’a pas les mêmes précautions de langage : «  La série, c’est par définition l’art de la frustration... C’est comme la gamelle du chien, il revient tous les jours s’il a faim. » D’où le recours au cliffhanger  (3) qui ponctue chaque épisode pour relancer le manque.
Au nom de la « proximité », 
la production filme un commissariat 
plutôt qu’une usine
Si elle se contentait de réchauffer à la sauce marseillaise les motifs éculés des trames policières, PBLV (pour les intimes) n’aurait cependant pas un tel succès. La construction narrative entrecroise en permanence au moins deux histoires avec, pour chacune, des ressorts différents : comique, sentimental, dramatique, suspense... Grâce à ce procédé, que M. Sorel qualifie de « transgenre », quantité de thèmes et de problèmes dits « de société » ont été abordés d’une manière ou d’une autre depuis le premier épisode — de l’avortement à la sexualité des seniors en passant par le racisme, les identités culturelles, l’homosexualité, la réinsertion des détenus, les choix religieux, etc. —, et ce en évitant bien souvent la facilité, le racolage et la posture du donneur de leçons.
Une direction d’acteurs exigeante évite aux interprètes de s’enfermer dans une personnalité monolithique, un risque inhérent au rythme journalier de diffusion. Ainsi, Blanche Marci, mère de famille modèle et institutrice apaisante, trahit une dureté que rien ne laissait présager à l’occasion du retour d’une mère indigne qu’elle ne se résout pas à pardonner malgré la pression du voisinage.
Au fond, prise pour elle-même, la question du degré de violence, de sa vraisemblance et de sa compatibilité avec l’esprit originellement souhaité pour la série occulte ce dont elle n’est qu’une conséquence : l’ambiguïté de la notion de proximité, dont France 3 fait désormais un principe et un emblème. « De près, on se comprend mieux » : le slogan de la chaîne se décline jusque sur sa façade (« La culture, de près ») mais joue parfois comme un carcan — surtout quand on fait le choix d’une ville aussi socialement contrastée que Marseille.
Pour satisfaire à cette exigence, le temps calendaire des épisodes se superpose au nôtre, tandis que le scénario fourmille d’allusions à l’actualité immédiate. On a pris soin de réaliser des décors d’appartement neutres. Les personnages ne roulent pas sur l’or pour la plupart, et ne peuvent pas tout se permettre. Plus spectaculairement, le langage est très libre, parfois cru, et ne s’interdit aucune interjection insultante.
Les choses se compliquent, en revanche, quand il s’agit de jauger la proximité à l’aune de la composition sociologique de la série. Les trajectoires familiales, les origines sociales et ethniques ou les préférences sexuelles sont scrupuleusement représentées, condition nécessaire à l’apparition de problèmes de société sur lesquels l’intrigue rebondit. Mais le tableau socioprofessionnel de la petite population mistralienne souffre d’un déséquilibre qui explique, sans doute, la quasi-inexistence des thématiques proprement sociales (le chômage, la précarité, le harcèlement au travail, etc.) que Marseille ne connaît pourtant que trop bien.
Le partage entre actifs et inactifs est à peu près conforme à la réalité (environ un tiers de jeunes), mais les cadres et professions intellectuelles supérieures sont surreprésentés : un tiers des actifs, contre 15 % pour la moyenne française. On compte 22 % d’artisans, commerçants et chefs d’entreprise, contre moins de 7 % en France. Les trois « employés » sont un policier et les deux serveurs du bar, dont l’un est le fils du patron, qui considère l’autre « comme sa fille ». Les professions intermédiaires (institutrice, éducateur social) sont sous-représentées : 11 %, contre plus de 23 % dans la « vraie vie ».
Surtout, les ouvriers, qui constituent en France près de 23 % des actifs occupés, n’apparaissent tout simplement pas. « Je voulais une famille ouvrière, rétorque Mme Podroznik quand on la place face à ce constat. Je rêvais d’un docker et je n’y ai pas encore renoncé, tout est encore possible.  » Producteurs et scénaristes assurent que cette situation ne résulte pas d’un choix éditorial mais de contraintes scénaristiques et techniques : « Chaque personnage doit pouvoir faire l’objet d’une intrigue et être filmé pour cela dans son cadre de travail, sinon ça n’a pas d’intérêt. C’est techniquement difficile à réaliser pour un ouvrier ou un docker.  »
L’institutrice n’a pourtant jamais été vue dans sa classe, et on a récemment fait l’effort d’agrandir et de rénover le décor du commissariat, qui était passablement défraîchi ! Ainsi « Plus belle la vie » ne donne-t-elle pas à voir le monde du travail à travers la figure du salarié, du précaire ou du chômeur. Horaires alternés, accidents du travail, conflits hiérarchiques et baisse des revenus n’auraient pourtant pas manqué de pimenter la chronique de voisinage.
Métissée et ouverte sur la Méditerranée, carrefour millénaire de cultures, Marseille représente, selon M. Sorel, l’« endroit reflet parfait et non un lieu sublimé  » qui permet d’être « près du public ». Les quartiers centraux de Marseille (notamment le deuxième arrondissement, vieux quartier dont le Mistral est inspiré) connaissent pourtant des taux de chômage supérieurs à 20 %, et le taux moyen de l’agglomération demeure bien supérieur à la moyenne nationale (12,5 %, contre 8 %). Même si tout est fait désormais pour reléguer les populations pauvres en périphérie, Marseille dispose d’un centre-ville très populaire (4).
Cette singularité a d’abord retenu l’attention des concepteurs de « Plus belle la vie ». Au tout début du feuilleton, il fut question de rachat immobilier par des fonds spéculatifs. Mais « on nous a dit que ce n’était pas très sexy  », déplore Mme Podroznik en précisant qu’«  en ce moment on n’est pas assez dans le quotidien “pouvoir d’achat” parce que l’on n’a pas les personnages  ».
Sexualités, racisme, identité... 
Les questions de société 
supplantent la question sociale
Les premiers épisodes racontaient aussi une histoire de harcèlement au travail d’un homme qui, finalement licencié, n’osait pas l’annoncer à sa famille. Ce type d’intrigue figurait parmi la trentaine d’épisodes tournés avant le début de la diffusion. Quelques semaines après l’apparition de « Plus belle la vie » sur les petits écrans, le nombre de téléspectateurs progressait régulièrement. Mais pas assez vite pour la production. Laquelle, prétextant la nécessité de redynamiser une audience jugée faiblarde, entreprit une reprise en main éditoriale (5). On décida de corser l’intrigue.
Les thématiques sociales furent supplantées par des problèmes de société plus susceptibles de faire écho à l’« actualité » et de fournir des angles accrocheurs. S’il fallait une certaine audace pour montrer l’intimité d’un couple homosexuel à l’heure où l’on regarde la télévision en famille, ce thème offrait aussi une variété de déclinaisons scénaristiques qui toutes furent exploitées — de l’agression homophobe sordide dont il faudra châtier les coupables au coming out, fracassant et drôle à la fois, d’une femme provoquant son conservateur de père. L’exigence de réalisme s’est donc adaptée aux contraintes du scénario, non l’inverse.
Le regard fixé sur la courbe d’audience décroissante de la grand-messe du « 20 heures », M. Jean-Claude Dassier, directeur de l’information de TF1, ronchonne : « Est-ce vraiment la vocation du service public de torpiller l’information ? » Certes, admet-il, « en ces jours de crise financière, comment reprocher à certains Français de voir “Plus belle la vie” que ne la montrent les journaux télévisés  (6)  ? ». Qui s’en plaindra puisque le public est là, que le client est roi et qu’ainsi la vie est plus belle... ou moins laide, c’est selon.
Mathias Roux.

A regarder et a penser

Posté le: ven. - avril 10, 2009 à 10:15 AM | | | M'écrire | |


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