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OU LALA on a plus de 100 000 c'est un truc de malade je n'y crois pas je suis contente et je vais me dépêcher de le dire a mes collègues et a mes amies je suis ne pas la seule a ne pas être fan de "plus belle la vie" je vous remercie encore a tous mais on ne s'arrête pas je suis une gourmande alors on continue ... cap ou pas cap de passer le 200 000 ^^ EH OH les amis je crois que plusieurs personnes n'ont pas compris le concept du groupe Vous êtes bien d'accord avec moi JE PARLE DE LA SERIE PLUS BELLE LA VIE et a aucun moment je ne cite la ville de Marseille Que PBLV se passe a Marseille ben voila que ce soit a Marseille a Paris ou a Marly gommont c'est pareil je parle de la série DONC VOUS N AIMEZ PAS LA SERIE ... BALANCEZ DES COM 'S MAIS SI VOUS N AIMEZ PAS LA VILLE CA C EST PAS MON PB MAIS VOUS VOUS ETES TROMPES DE GROUPES ALORS JE NE VEUX PLUS DE CRITIQUE SUR LA VILLE DE MARSEILLE Merci de votre compréhension j'essai de suivre les messages mais merci de me laisser un message si vous voyer un abus Amicalement karine Dans les coulisses d’une série
à succès
![]() Vraiment si belle, la vie ? Le 4 novembre 2008, veille de l’élection présidentielle américaine, une série télévisée sans prétention a rassemblé plus de téléspectateurs que l’édition spéciale du journal de France 2 réalisée en direct de Washington. Conçue par opposition aux intrigues détonantes des fictions américaines, « Plus belle la vie » met en scène les soucis quotidiens de gens ordinaires. Mais les contraintes d’audience menacent l’exigence de réalisme. Par Mathias
Roux
« Coupez, on va tous se
réchauffer ! » Ce matin de septembre, le froid enveloppe
les quais de Saône. La douce chaleur des studios de la Belle de Mai à
Marseille, berceau de la série télévisée « Plus
belle la vie », n’est plus qu’un souvenir. Une fois
n’est pas coutume, l’équipe a migré à Lyon pour
réaliser quatre épisodes « hors-série »
programmés pour le 18 novembre. Ce jour-là, la fiction quotidienne de
vingt-quatre minutes diffusée sur France 3 (1)
à 20 h 20 depuis septembre 2004 se prolonge
exceptionnellement à 20 h 50, l’heure de plus grande
écoute.
La chaîne publique gâte les fans en
leur offrant pour la troisième année d’affilée une sorte de
moyen-métrage avec davantage d’action et de suspense. La petite
chronique villageoise du Mistral (quartier fictif inspiré de celui du
Panier) prend pour l’occasion l’allure d’un thriller
haletant.
Il n’en fallait pas moins pour
remercier les quelque six millions de téléspectateurs quotidiens
(23,2 % de part d’audience, un taux hors du commun pour un tel
programme, presque un score de série américaine en soirée sur
TF1), chaque soir de plus en plus nombreux, tous âges et conditions
confondus, à suivre les tribulations de leurs personnages favoris.
Feuilleton « choral », c’est-à-dire sans
personnage principal, « Plus belle la vie » narre les
péripéties croisées des habitants d’une petite place et de
quelques rues avoisinantes du vieux Marseille. La vie s’organise autour
d’un bistrot sans prétention auquel font face le cabinet du
médecin généraliste ainsi qu’une ancienne poissonnerie
reconvertie en boutique de vêtements branchés. Un cadre à la fois
pittoresque et réaliste : le linge pend aux fenêtres sur des
façades aux tons ocre et pastel, délavées et taguées comme
il se doit.
On prédit à « Plus belle
la vie » un avenir digne de « Coronation Street »,
ce feuilleton populaire britannique ancré dans une réalité
très locale. Pionnier du genre en Europe et diffusé depuis 1960 sur
ITV, le modèle avait essaimé partout — notamment en Italie
(« Un posto al sole » de la RAI 3, dont l’action se
déroule à Naples) et en Allemagne (« Gute Zeiten, Schlechte
Zeiten » sur RTL) — excepté en France.
Un tel succès a quelque chose
d’inédit à la télévision française. Pour
fêter la diffusion du millième épisode, en juillet 2008, la
cité phocéenne avait fait dresser un écran géant, comme aux
plus belles heures de l’Olympique de Marseille en coupe d’Europe de
football. Les aventures de Roland, le truculent patron du bar du Mistral, de
Nathan, l’ado rebelle, ou de Léo, le flic bourru au grand cœur,
sont désormais suivies, entre autres, en Belgique, en Italie, en Croatie.
Et, demain, peut-être jusqu’en Finlande, qui vient d’en
acquérir les droits.
Comme les deux précédentes, la
soirée spéciale a recelé son lot d’intrigues, de meurtres,
d’enlèvements et de manipulations. Les détracteurs objecteront
qu’il n’y a là rien de nouveau par rapport au cours ordinaire
de la série. Mais, dans un programme que diffuseur et producteur
présentent comme une fiction de proximité, la recrudescence des actes
de violence surprend. On compte ainsi cinquante et un homicides en quatre ans,
plusieurs tueurs en série ainsi qu’une kyrielle de gardes à vue
et d’emprisonnements : pour une population d’une petite
trentaine d’individus, la fréquence rocambolesque des drames
paraît élevée au regard de l’exigence de réalisme
requise pour s’assurer cette fameuse proximité identificatoire.
Pourtant, c’est au nom de ce même critère que Mme Michelle
Podroznik, productrice chevronnée de Telfrance, réfute la
critique : « Regardez le journal, dit-elle en pointant la
« une » du Parisien du jour, il est plein de
drames ; la violence est partout, on n’invente rien... Cinquante
morts en quatre ans, oui, ça reste raisonnable. »
Alors, elle est « poubelle la vie », comme le
prétendaient, en avril 2007, des amateurs désappointés par
une suite d’intrigues sanglantes, sur les innombrables forums
consacrés à la série (2) ?
L’impression que la chronique de
quartier évolue tous les jours davantage vers la banale série
policière ne tient pas du fantasme. Au sein du micro-territoire de la
série, le commissariat occupe la place autrefois dévolue à
l’église dans les villages, et la cellule de garde à vue —
dont la pratique inquiétante devient systématique ici aussi — en
est le terre-plein central. Quant aux bureaux du juge d’instruction et de
la commissaire, ils ont parfois des allures de moulin (ou de salon, c’est
selon) où l’on entre et sort à l’envi, qui pour faire une
déclaration spontanée, qui pour demander une autorisation de parloir
(celui des Baumettes, autre lieu récurrent).
Le rapport avec l’exigence du cahier
des charges initial voulu par France 3 — un programme
fédérateur, familial et ancré dans le quotidien —
paraît lointain. « C’est une question de dosage,
tempère M. Thierry Sorel, directeur adjoint de l’unité
fiction. Si l’on veut durer dans le temps, il faut relancer
l’intérêt des spectateurs tous les jours, et la simple chronique
du quotidien n’y suffirait pas longtemps. » Le
producteur, M. Hubert Besson, n’a pas les mêmes précautions
de langage : « La série, c’est par
définition l’art de la frustration... C’est comme la gamelle du
chien, il revient tous les jours s’il a faim. »
D’où le recours au cliffhanger (3)
qui ponctue chaque épisode pour relancer le manque.
Au nom de la
« proximité »,
la production filme un
commissariat
plutôt qu’une usine
Si elle se contentait de réchauffer
à la sauce marseillaise les motifs éculés des trames
policières, PBLV (pour les intimes) n’aurait cependant pas un tel
succès. La construction narrative entrecroise en permanence au moins deux
histoires avec, pour chacune, des ressorts différents : comique,
sentimental, dramatique, suspense... Grâce à ce procédé, que
M. Sorel qualifie de « transgenre »,
quantité de thèmes et de problèmes dits « de
société » ont été abordés d’une
manière ou d’une autre depuis le premier épisode — de
l’avortement à la sexualité des seniors en passant par le
racisme, les identités culturelles, l’homosexualité, la
réinsertion des détenus, les choix religieux, etc. —, et ce
en évitant bien souvent la facilité, le racolage et la posture du
donneur de leçons.
Une direction d’acteurs exigeante
évite aux interprètes de s’enfermer dans une personnalité
monolithique, un risque inhérent au rythme journalier de diffusion. Ainsi,
Blanche Marci, mère de famille modèle et institutrice apaisante,
trahit une dureté que rien ne laissait présager à
l’occasion du retour d’une mère indigne qu’elle ne se
résout pas à pardonner malgré la pression du
voisinage.
Au fond, prise pour elle-même, la
question du degré de violence, de sa vraisemblance et de sa
compatibilité avec l’esprit originellement souhaité pour la
série occulte ce dont elle n’est qu’une conséquence :
l’ambiguïté de la notion de proximité, dont France 3 fait
désormais un principe et un emblème. « De près, on se
comprend mieux » : le slogan de la chaîne se décline
jusque sur sa façade (« La culture, de près »)
mais joue parfois comme un carcan — surtout quand on fait le choix
d’une ville aussi socialement contrastée que Marseille.
Pour satisfaire à cette exigence, le
temps calendaire des épisodes se superpose au nôtre, tandis que le
scénario fourmille d’allusions à l’actualité
immédiate. On a pris soin de réaliser des décors
d’appartement neutres. Les personnages ne roulent pas sur l’or pour
la plupart, et ne peuvent pas tout se permettre. Plus spectaculairement, le
langage est très libre, parfois cru, et ne s’interdit aucune
interjection insultante.
Les choses se compliquent, en revanche, quand
il s’agit de jauger la proximité à l’aune de la
composition sociologique de la série. Les trajectoires familiales, les
origines sociales et ethniques ou les préférences sexuelles sont
scrupuleusement représentées, condition nécessaire à
l’apparition de problèmes de société sur lesquels
l’intrigue rebondit. Mais le tableau socioprofessionnel de la petite
population mistralienne souffre d’un déséquilibre qui explique,
sans doute, la quasi-inexistence des thématiques proprement sociales (le
chômage, la précarité, le harcèlement au travail, etc.) que
Marseille ne connaît pourtant que trop bien.
Le partage entre actifs et inactifs est
à peu près conforme à la réalité (environ un tiers de
jeunes), mais les cadres et professions intellectuelles supérieures sont
surreprésentés : un tiers des actifs, contre 15 % pour la
moyenne française. On compte 22 % d’artisans, commerçants
et chefs d’entreprise, contre moins de 7 % en France. Les trois
« employés » sont un policier et les deux serveurs du
bar, dont l’un est le fils du patron, qui considère l’autre
« comme sa fille ». Les professions intermédiaires
(institutrice, éducateur social) sont sous-représentées :
11 %, contre plus de 23 % dans la « vraie
vie ».
Surtout, les ouvriers, qui constituent en
France près de 23 % des actifs occupés, n’apparaissent tout
simplement pas. « Je voulais une famille ouvrière,
rétorque Mme Podroznik quand on la place face à ce constat. Je
rêvais d’un docker et je n’y ai pas encore renoncé, tout
est encore possible. » Producteurs et scénaristes
assurent que cette situation ne résulte pas d’un choix éditorial
mais de contraintes scénaristiques et techniques :
« Chaque personnage doit pouvoir faire l’objet d’une
intrigue et être filmé pour cela dans son cadre de travail, sinon
ça n’a pas d’intérêt. C’est techniquement
difficile à réaliser pour un ouvrier ou un docker.
»
L’institutrice n’a pourtant
jamais été vue dans sa classe, et on a récemment fait
l’effort d’agrandir et de rénover le décor du
commissariat, qui était passablement défraîchi ! Ainsi
« Plus belle la vie » ne donne-t-elle pas à voir le
monde du travail à travers la figure du salarié, du précaire ou
du chômeur. Horaires alternés, accidents du travail, conflits
hiérarchiques et baisse des revenus n’auraient pourtant pas
manqué de pimenter la chronique de voisinage.
Métissée et ouverte sur la
Méditerranée, carrefour millénaire de cultures, Marseille
représente, selon M. Sorel, l’« endroit reflet
parfait et non un lieu sublimé » qui permet
d’être « près du public ». Les
quartiers centraux de Marseille (notamment le deuxième arrondissement,
vieux quartier dont le Mistral est inspiré) connaissent pourtant des taux
de chômage supérieurs à 20 %, et le taux moyen de
l’agglomération demeure bien supérieur à la moyenne
nationale (12,5 %, contre 8 %). Même si tout est fait
désormais pour reléguer les populations pauvres en
périphérie, Marseille dispose d’un centre-ville très
populaire (4).
Cette singularité a d’abord retenu
l’attention des concepteurs de « Plus belle la vie ».
Au tout début du feuilleton, il fut question de rachat immobilier par des
fonds spéculatifs. Mais « on nous a dit que ce
n’était pas très sexy », déplore
Mme Podroznik en précisant qu’« en ce
moment on n’est pas assez dans le quotidien “pouvoir
d’achat” parce que l’on n’a pas les personnages
».
Sexualités,
racisme, identité...
Les questions de société
supplantent la question sociale
Les premiers épisodes racontaient aussi
une histoire de harcèlement au travail d’un homme qui, finalement
licencié, n’osait pas l’annoncer à sa famille. Ce type
d’intrigue figurait parmi la trentaine d’épisodes tournés
avant le début de la diffusion. Quelques semaines après
l’apparition de « Plus belle la vie » sur les petits
écrans, le nombre de téléspectateurs progressait
régulièrement. Mais pas assez vite pour la production. Laquelle,
prétextant la nécessité de redynamiser une audience jugée
faiblarde, entreprit une reprise en main éditoriale (5).
On décida de corser l’intrigue.
Les thématiques sociales furent
supplantées par des problèmes de société plus susceptibles
de faire écho à l’« actualité » et de
fournir des angles accrocheurs. S’il fallait une certaine audace pour
montrer l’intimité d’un couple homosexuel à l’heure
où l’on regarde la télévision en famille, ce thème
offrait aussi une variété de déclinaisons scénaristiques qui
toutes furent exploitées — de l’agression homophobe sordide
dont il faudra châtier les coupables au coming out, fracassant et
drôle à la fois, d’une femme provoquant son conservateur de
père. L’exigence de réalisme s’est donc adaptée aux
contraintes du scénario, non l’inverse.
Le regard fixé sur la courbe
d’audience décroissante de la grand-messe du
« 20 heures », M. Jean-Claude Dassier, directeur
de l’information de TF1, ronchonne : « Est-ce vraiment
la vocation du service public de torpiller
l’information ? » Certes, admet-il, « en
ces jours de crise financière, comment reprocher à certains
Français de voir “Plus belle la vie” que ne la montrent les
journaux télévisés (6)
? ». Qui s’en plaindra puisque le public est
là, que le client est roi et qu’ainsi la vie est plus belle... ou
moins laide, c’est selon.
Mathias
Roux.
A regarder et a penser
Posté le: ven. - avril 10, 2009 à 10:15 AM | | | M'écrire | | |
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