En cette période funeste pour le monde de l'éducation (vous avez dit néolibéralisme?) je vous propose ici un texte rédigé dans le cadre de mon certificat en sciences de l'éducation à l'UQAM (hiver 92). Nous devions exposer ce qui nous avait amené à cette profession et à la matière enseignée, pour en faire une lettre de motivation à insérer dans notre porte-folio.
Enseignant, pourquoi ?
Pour le plaisir de déposer de petites étincelles derrière les yeux de mes interlocuteurs, d'y apercevoir leurs lueurs encore persister, et finalement s'éteindre sur les lèvres d'un franc sourire ou d'un rictus fugace mais trahissant une joie encore nouvelle et étrange.
Parce que finalement (au sens propre) l'individu est amené à dépasser les simples réalisations individuelles et oeuvrer à l'avènement d'un monde meilleur. Comment y parvenir? Par le biais de l'éducation. Responsabilité sociale? Engagement? Vocation? Voilà pourtant des notions que nous avons évacuées depuis bien peu!
Et parce que l'adolescent n'a pas encore sacrifié ses idéaux au carriérisme promu par le monde des adultes.
La Physique, pourquoi?
Par un concours de circonstances... En fait tout m'intéresse et je ne puis prétendre croire que la Physique, en explorant l'essence même de la matière, de l'énergie et du temps, soit la plus fondamentale des sciences. Car que sommes-nous sinon un assemblage (stupéfiant de complexité) de molécules géantes aux cycles et fonctions innombrables qui façonnent notre propre existence? Ainsi la Biologie par l'objet de son étude, la Vie, est l'ultime champ de connaissance. Et le Symbolisme? L'Humanité n'aurait su s'élever, sans le Langage, au-delà des plus élaborées structures du monde animal; dès lors, l'étude et l'enseignement des Langues méritent la plus haute estime! Mais que dire des Nombres? Ils...
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