« La technologie sert à instituer de nouvelles, plus efficaces, et plus plaisantes formes de contrôle social et de cohésion sociale. »

Herbert Marcuse, L'homme unidimensionnel, Paris, Minuit, 1968.


Il y a 10 ans, un prof du cours Communication et Médias de masse à l'Université de Montréal imposait la lecture de ce bouquin (j'ai abandonné ce cours complémentaire, trop flyé et trop exigeant, pour un autre: Cosmologie Taoïste, qui s'est avéré aussi difficile). Les quelques pages lues me firent découvrir un livre important, mais vite abandonné par le jeune physicien nerd que j'étais, ignorant du vocabulaire et de l'approche d'ouvrages philosophiques.
Notez que prochainement, dans une université financée par les grandes corporations (Pepsi, Banque de Montréal, etc.) la lecture de tels ouvrages sera improbable: une institution liée à ses partenaires financiers n'est plus indépendante.

Toujours en bonne place dans ma bibliothèque, je le ressors aujourd'hui et m'y attaque de nouveau: il trouve résonance en moi et contribuera à une cristallisation actuelle de mes valeurs et opinions, et améliorera l'articulation de mon discours (ou plutôt mettra de la viande autour d'un squelette déjà existant). Cette lecture m'incitera peut-être à dynamiser mon état de dissident passif. La conception de ce site ouaibe en est une manifestation.

Je suis étourdi et fasciné par l'intelligence de certains hommes. Il y a 34 ans, ce type avait tout vu, tout compris (bien des trucs en tout cas). À défaut de lire ce livre éclairant, méditez ces quelques extraits.