Témoignages et considérations rétrospectives. ....................... retour


Les personnes dont les témoignages sont cités ci-dessous peuvent se rétracter ou déclarer ne jamais les avoir apportés, cela n’explique pas «la présence du cadavre».


a)
Début novembre 2000, un accord avait été conclu avec Aura Studio, rue du Gal Rapp, pour l'enregistrement du disque.
Le 28 novembre, M. Demeusy prétexte des travaux jusqu'en avril 2001 sur la façade de son immeuble pour annuler les séances.
Elles ont lieu au studio Le Chesnay (entreprise individuelle créée en 1984), c'est-à-dire chez moi.
En même temps, en février précisément, un ancien client du Chesnay, appâté par un devis 45 % plus bas, enregistre un CD à Aura Studio. Il n'est pas question alors de travaux, et ce pour une affaire qui rapporte quatre fois moins.
On sait par ailleurs que M. Demeusy était dans les meilleurs termes avec la municipalité d'alors (son nom figurait au comité de soutien à Mme Trautmann en 1989). Cela a-t-il un lien avec le fait qu'il ait su qu'il n'y avait rien à gagner à travailler avec l'AACK ?

Sans avoir été mis en concurrence, le Chesnay a proposé à l'AACK un prix horaire inférieur de 10 % au devis d'Aura Studio.
Le débat n'est pas ici sur la loyauté des structures associatives vis à vis des commerciales mais il faut relever ceci : on n'hésite pas à casser les prix pour récupérer des marchés qui risquent d'aller au secteur privé, et on ne se gêne pas pour les gonfler pour les marchés réservés de la sphère associative. Ce sont des marchés truqués dans la mesure où il n'est plus question de marchés mais de partage de subventions dans un réseau de copuins.

Aura Studio sera vendu deux mois après le changement de municipalité.


b)
M. Jean-Christian Ackenschmidt, ingénieur du son, aurait déclaré à Roudoudou que tout le personnel de la société qui s'est occupée de la sonorisation du concert du 12 mai 2001, avait été payé au noir. Ce fut donc au moins une opération blanche pour le sonorisateur Wattson. M. Taube a avoué le 25 mai 2002 devant deux anciens maires et les journalistes des deux organes de presse régionaux que cette société avait surfacturé sa prestation (12.800 euros).
Par ailleurs, toujours selon Roudoudou, le directeur de cette société et M. Taube seraient associés dans d'autres affaires.
Bien que je croie à une complicité franche, il se peut aussi que l'AACK ait engagé Wattson à forcer sur la facture pour le compromettre et ainsi s'assurer de son silence (b-a-ba du corrupteur).


c) Le 11 septembre 2001, Mme Francine Klein-Schmitt, de la Boutique de la Photocopie (15, quai des Pêcheurs), après avoir lu dans les DNA l'article intitulé "L'association de commerçants en cessation de paiement", est la seule commerçante du quartier à réagir (les autres feront le dos rond). Ayant lu mon nom en tête de l'article, elle cherche mon n° de téléphone, et me fait état de tout ce qu'elle a sur le cœur à propos de la famille Taube.
Elle déclare que Daniel Taube est un professionnel qui n'en est pas à son coup d'essai; qu'il lui doit une facture de 1.677 euros (depuis environ 6 ans - elle ne se souvient pas de la date) en tant que directeur de l'Institut Thalès (école de prépa Sciences Po); qu'il était locataire de l'actuel président de la chambre des Métiers à qui il ne payait pas ses loyers. Celui-ci aurait déclaré à Mme Klein-Schmitt s'être «arrangé autrement» avec M. Taube. Cette même personne est adjoint au maire de Schiltigheim, délégué à la Tranquillité Publique (euphémisme à chef de la police). Dans cette municipalité, l'adjoint à l'urbanisme s'appelle... Le Guern (1).
Je suis passé quelques mois plus tard voir cette dame à qui j'ai demandé par curiosité une photocopie de sa facture; elle ne semble pas l'avoir retrouvée. La boutique a fermé récemment.

En janvier 2003, j'ai fait une recherche sur internet et ai trouvé une blanchisserie colmarienne en liquidation judiciaire depuis le 21 juin 1994 (SIRET: 33429102800028), du nom commercial : Institut Thalès, au nom de... M. Daniel Taube.
Cela ne prouve rien à propos de grand-chose, cependant cette découverte ayant été ébruitée, il faut noter que la page http://siren334291028.societes.org a disparu peu après, de même que l'école AMGE-Institut Thalès mettait fin à ses activités en plein cursus.
En prononçant le nom de cet institut au cours de mon entretien avec l'adjoint M. Arbousse le 25 juin 2003, j'ai eu l'impression de faire un effet.


d)
Comme il a été dit dans la chronique, les services comptables de la Fnac et du magasin Virgin m'ont déclaré fin août 2001 avoir réclamé des factures pour payer à l'AACK les disques qu'ils avaient vendus. Le responsable du café "Le Zanzib’art" a déclaré à Roudoudou avoir déchiré les chèques de règlement des CD qu'il avait en dépôt-vente, personne n'étant venu les chercher. Nous n'avons pas recensé les autres points de vente.
Quatre mois plus tard, M. Taube accusait dans les DNA... les Restos du Cœur de l'empêcher de vendre des bougies (du Cœur), dont chacune aurait payé 0,76 euro du salaire des musiciens (et autant pour les Restos du Cœur), les bougies lui ayant été offertes on ne sait par qui.
Ceci incline à penser que le but de M. Taube n'est pas de payer ses dettes, mais de camoufler ses agissements derrière l'action humanitaire, car l'équivalent de la vente de plusieurs milliers de bougies l'attendait chez les disquaires.


e)
Mme Stéphanie Mirguet, du CUEJ (école de journalisme) me déclare au téléphone le 7 avril 2003, avoir facturé (par la société alpha com) à l'AACK la somme de 1.220 euros, impayée. Le CUEJ a payé ses étudiants pour leur travail, à savoir la rédaction du n°5 du “Krut”, revue de l'AACK, paru en avril 2001. 34 pages, dont 12 de pub et 67 annonceurs, ça doit faire une recette.
Elle appelle M. Taube «un escroc», mais prend ça «avec philosophie» car elle pense que «tout le monde finira par le savoir» (elle ne se rend pas compte que depuis des années, pour tous ceux qui l'ont su, ce ne fut qu'à leurs dépens).
Quand elle dit : «on ne va plus manger chez lui», c’est en laissant entendre que le manque à gagner pour lui est sérieux; elle ne se rend pas compte non plus que quand on a une couverture, qu'elle soit florissante ou non n'est pas très important.


f) J'avais été très étonné que les disques m'aient été commandés nus et ensuite envoyés à un imprimeur choisi par l'AACK pour les mettre en pochette; cela n'avait pas de justification, surtout financièrement. Rétrospectivement, j'ai pensé qu'en période électorale on avait besoin des imprimeurs. On pourrait se faire la même réflexion au sujet du paragraphe précédent.


g) Pour le témoignage de MM. Bardon et Salmon, anciens vice-présidents de l'AACK, lire l'article des DNA du 12/10/01 à la page Images.


h) Selon son Service Communication, le Conseil Général du Bas-Rhin «n'a pas accordé d'aide financière pour le CD Krutenau Quartier Libre».
J’aurais préféré que la phrase s'arrête au mot "financière".
Pour expliquer la présence du logo de cette institution sur l'affiche de promotion du CD, disons qu'il est décoratif. Ou bien est-ce le prix de cette publicité clandestine pour le Plum'Art dans la revue du CG67 ? Et qui sont les autres partenaires institutionnels dont parlaient les anciens vice-présidents ?


i) Je sais gré aux DNA d'avoir fourni beaucoup de matière et d'avoir suscité réactions et témoignages par leurs articles; mais cela ne laisse pas d'être insuffisant.

On notera en passant que les DN ont administré jusqu'à la liquidation, en 1994, une société du jumeau de M. Taube.

Mélange des genres dans les autres organes de presse :
- Mme Aurélie Rigaud, créancière, adresse le 05/09/01 un rappel des faits à un journaliste de France 3; il est cruel de noter qu'il a non seulement le même nom, mais aussi un air de famille avec le futur secrétaire fédéral d'un parti alternant. France 3 Alsace est là pour faire la promotion du petit commerce, pas son procès.
- Quand j'envoie un mail à une journaliste du quotidien L'Alsace pour lui donner compte-rendu de la manifestation du 25 mai 2002, je lis en guise de réponse le surlendemain, un long article articulé autour de citations de M. Taube. Il est cruel de noter que la journaliste dont on m'avait donné le contact est la conjointe d'un gros bénéficiaire de subventions culturelles, également co-organisateur de certaines animations de M. Taube.
- Cruel de noter que ce même quotidien n’a jamais consacré d’autre article à une affaire où est impliqué son propriétaire (80 % du capital).




(1) L'urbanisme et la sécurité publique étaient les priorités n° 1 et 2 du programme électoral de l'équipe municipale de Schiltigheim, qui est une pionnière méconnue de la politique française : une coalition gauche-droite a gagné les élections face à une opposition écologiste. ......... retour texte




choses et autres

- La conception graphique avait été confiée à une agence de communication. Là aussi il y a eu changement de fournisseur en cours de route. C'est l'agence Vent d'Est, où travaillait l’un des interprètes du disque, qui a pris la suite. Le dirigeant était Christian Devot. A l'époque, il venait de perdre le marché de la campagne électorale de l'équipe Trautmann. Il a aussi écrit les paroles d'une des chansons - où il est question d'huissiers ! La créance de M. Devot était de 5.640 euros; son agence (fondée en 1985) a été revendue l’année suivante.

- Le 27 janvier 2001, le groupe “Incredible Commanders” vient enregistrer son morceau au studio. D’emblée, l’ambiance est exécrable (mais ça peut être bon pour le rock’n’roll) entre eux - en particulier le chanteur Ariel Waksman - et Roudoudou; et empire dans les dix secondes car les contrats ne sont pas prêts. Ce qui ne les étonne pas : ce qu’ils disent des commerçants de la Krutenau paraît se référer à un vécu qui aura valeur de prémonition. Quel mauvais film !
Finalement, le morceau a été enregistré mais le groupe refusera de figurer sur l’album.

- Une des morales de l’histoire : si les artistes ont obtenu le droit d’avoir une fiche de paye, ils ne le doivent qu’aux douze d’entre eux qui ont affronté l’appareil judiciaire.

- «Les cafetiers et hôteliers d'Aix assignent les intermittents», titrait Libération le 17 novembre 2003; avec cette citation : «il faut quand même que les intermittents comprennent que nous, on travaille et on a des impôts à payer».
Tout est dit.




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