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DOCUMENTS OU L'ON PEUT LIRE DU DANIEL TAUBE (suite et fin)

à partir de là, il est surtout question de brocantes, mais c’est très intéressant quand même



DNA 3 avril 2002
"L'association des commerçants dépose son bilan"
Après plusieurs mois d'atermoiement, Daniel Taube se rend aujourd'hui à l'évidence : le dépôt de bilan est inéluctable. «Nous avons attendu que les conditions économiques soient favorables à la poursuite de notre activité, ce qui nous semble être le cas aujourd’hui, explique le président de (...). En juin, notre grande brocante va nous rapporter un bénéfice d’un peu plus de 10.000 euros». (...) «Nous allons également lancer un appel à tous les acteurs de la Krutenau», poursuit Daniel Taube, prêt à étudier toute idée susceptible de renflouer l’association, à condition qu’elle n’engage pas de frais. «Tout devra désormais reposer entièrement sur le bénévolat», résume Maurice Salmon, membre de l'association [le démissionnaire est encore là...].
Poursuite d'activité ou liquidation ?
Reste à savoir si la chambre civile du tribunal de grande instance se satisfera de ces déclarations de bonne volonté. Car au terme de la période d'observation qu'elle s'accordera, il faudra à la justice apprécier la capacité de l'AACK à payer ses dettes dans un délai raisonnable. Suite à quoi il sera décidé d'autoriser la poursuite de l'activité, ou au contraire de liquider l'association.
Huissier de justice chargé d'obtenir le recouvrement de créances dues par l'AACK à une dizaine de musiciens [40, puis 12, maintenant 10] ayant participé à l'enregistrement du CD "Krutenau Quartier Libre", Me Gérard Wagner ne croit guère dans les chances [étant données les statistiques] de l'association de poursuivre son activité.
Quoi qu'il en soit, ses mandants toucheront au moins leurs cachets grâce à l'AGS (association pour la garantie des salaires), qui ne s'acquittera pas en revanche des frais engagés par les musiciens en vue de recouvrer leur argent.

[en lisant cet article, on croirait que les "frais engagés par les musiciens" sont à leur charge.
Un journaliste, questionné sur la retranscription systématique de la phraséologie de M. Taube, répond à peu près ceci : "on est prêt à écrire que M. Taube est un délinquant, mais nous n'avons pas de preuve". L'avantage des pays totalitaires, c'est qu'on n'y a pas tous ces faux-semblants. Comme dans
”1984”, réécrivons les anciens articles dans un souci de bonne logique : aucun musicien n'a joué le 12 mai 2001 à Strasbourg].



DNA 24 mai 2002
"La Ville interdit la brocante"
C'est par un courrier daté du 15 mai et signé du maire que l'AACK vient d'apprendre la mauvaise nouvelle. Fabienne Keller y rappelle au président de l'association, Daniel Taube, qu'il ne s'est pas encore acquitté «des droits de place et des frais de nettoiement dus au titre des brocantes organisées en 1999, 2000, et 2001» [on s'instruit tous les jours]. Ce qui conduit le maire, «dans un souci de bonne administration du domaine public et d'équité envers les autres associations», à refuser la mise à disposition de l'espace public.
Liquidation inéluctable
[voire improbable]
Cette décision a consterné Daniel Taube, qui comptait sur cette brocante et l'importante rentrée d'argent qu'elle génère chaque année (environ 10.000 euros), pour sauver son association de la liquidation. A ce jour, la dette globale de l'AACK s'élève à un peu plus de 70.000 euros [on est dispensé de la mention "selon le président", et on ne tient apparemment pas compte des 7.000 euros que vient de réclamer le maire].
Sans la brocante, l'AACK perd toute chance de convaincre mercredi prochain la chambre des procédures collectives non commerciales du tribunal de grande instance de lui accorder une période d'observation.
Daniel Taube ne conteste pas les impayés invoqués par le maire, mais tient à rappeler que (...) «Après ce marché de l'artisanat d'art qui connut un succès populaire mais fut un gouffre financier, les collectivités nous ont lâchés et ont refusé tout soutien», commente le président de l'AACK.
Baroud d'honneur
Touché mais pas coulé, Daniel Taube tente de mobiliser le quartier. Ainsi organise-t-il un rassemblement de protestation ce samedi à 12h15 sur la place de Zurich «pour que vive la brocante». Depuis mercredi, une pétition circule dans le quartier. Il sera même bientôt possible de la signer sur internet.
Sans préjuger de l'issue de ce baroud d'honneur, il semble néanmoins acquis que le quartier de la Krutenau sera privé cet été d'une de ses animations les plus populaires. L'an passé, pour sa 12e édition, la brocante avait attiré 340 exposants. Un record assuré de tenir - au moins - jusqu'en 2003.

DNA 26 mai 2002
"La brocante coûte que coûte" [titre, ou mot d'ordre ?]
Une trentaine de personnes ont protesté hier midi, contre la décision de Fabienne Keller de ne pas autoriser l’organisation de la brocante de la Krutenau cette année (DNA du 24 mai). [Une manifestation avec système de sonorisation : peut-on voir l'autorisation préfectorale et la déclaration SACEM ?]
C’est de bonne guerre : lorsqu’une décision politique impopulaire tombe en pleine campagne électorale, la situation est aussitôt exploitée par l’adversaire.
Ainsi, nul ne s’est étonné hier midi de voir débarquer sur la place de Zurich un certain nombre de personnalités politiques, de gauche pour la plupart, puisqu’il s’agissait de protester contre la décision de Fabienne Keller de ne pas autoriser l’AACK à organiser la grande brocante de la Krutenau, prévue le 29 juin prochain. On a notamment pu reconnaître les socialistes Catherine Trautmann, Roland Ries et Robert Herrmann, le communiste Jean-Baptiste Metz et le Vert Alain Jund, ainsi que Grégory Bisiaux (AIR).
Détracteurs
Tous ont regretté l’annulation de la brocante. Roland Ries est allé plus loin. Il a tenu à dédouaner partiellement l’AACK en admettant qu’il était “possible” que les subventions accordées à cette association par la précédente municipalité aient été “insuffisantes” en regard des frais qu’elle engageait. Daniel Taube, président d’une AACK dont les déboires financiers sont de notoriété publique, a dû faire face à quelques remarques peu amènes [il n'y a pas eu d'injures - crozemarie, c'est une injure ?] sur sa gestion (il évalue lui-même la dette de l’AACK à un peu plus de 70.000 euros), notamment de la part du candidat d’AIR. Son détracteur le plus virulent fut assurément Christian Mertz, porte-parole des musiciens du CD “Krutenau quartier libre” qui attendent leurs cachets depuis un an. D’autres créanciers de l’association (studio d’enregistrement, graphiste) sont également venus se rappeler “au bon souvenir” du président Taube.
Ce dernier, mu par l’énergie du désespoir, fait signer des pétitions à tour de bras. Hier, il avait déjà recueilli 450 signatures d’habitants du quartier réclamant l’organisation de la brocante. Il va par ailleurs déposer mardi un recours au tribunal administratif pour faire annuler la décision de Fabienne Keller.


L'ALSACE 30 mai 2002
"Brocante de la Krutenau : l'attente"
« La XIIIe édition de la Brocante de la Krutenau aura bien lieu cette année ». Ce message a été adressé samedi, par Daniel Taube, président de (...), au cours d'une manifestation organisée place de Zurich. En effet, ce rendez-vous traditionnel qui devait se tenir le 29 juin prochain est menacé, car la mairie a refusé d'accorder son autorisation. «Ceci, au motif que notre association n'a pas payé de droits d'occupation du sol depuis 1999, remarque Daniel Taube. Mais aussi parce que l'association est en déficit, suite au marché de Noël de la Krutenau, en 2000. Si ce projet (trop ?) ambitieux a été « un succès populaire » aux dires des organisateurs, il a surtout été un gouffre financier pour l'association. Qui se retrouve aujourd'hui avec un déficit de plus de 76.000 euros malgré une subvention de l'ancienne municipalité se montant à l'époque à près de 22.900 euros.
Habitants pénalisés
Malgré la pluie battante, les débats étaient vifs sous les parapluies, parmi la poignée de personnes présentes, dont plusieurs personnalités politiques, candidates aux prochaines élections législatives, ceci expliquant sans doute cela. Grégory Bisiaux du mouvement AIR, a notamment reproché aux dirigeants de l'AACK de ne pas avoir su gérer correctement leur association. « Pourquoi n'avez-vous pas déposé le bilan de l'AACK et dissous l'association ? », a t-il demandé, en réclamant la démission du président et de son trésorier. Les autres, comme Roland Ries et Catherine Trautmann, ou encore Alain Jund (Verts) ou le communiste Jean-Baptiste Metz, se sont désolés de voir une association de quartier, « animée par des bénévoles » se voir refuser toute aide de la part de la mairie. Pour leur part, des habitants du quartier ont regretté que la Brocante de la Krutenau, « moment phare dans la vie du quartier », ne puisse pas avoir lieu, « pénalisant ainsi tous les habitants, non seulement de la Krutenau mais aussi de Strasbourg en raison du succès de cette opération ». Et ils se sont interrogés sur la gestion de l'association.
Association aux abois
Daniel Taube a tenté d'expliquer les raisons du déficit. « Là où au centre ville, la mairie prend en charge la location des chalets et la fourniture d'électricité, l'AACK a dû elle-même les prendre en charge. Idem pour le gardiennage de nuit, qui a coûté à lui seul 40.000 F ». De plus, les chalets en bois commandés à une grande surface de bricolage se sont avérés mal montés. « Du coup, précise Daniel Taube, les artisans d'art n'en ont pas voulu et on a dû en trouver d'autres ailleurs, ce qui a encore renchéri le coût ». L'AACK qui reconnaît avoir péché par manque d'expérience a entamé dès janvier 2001, des négociations avec la mairie en vue de trouver des solutions. « Nous étions prêts à aider l'association, explique Roland Ries, à condition qu'elle s'aide elle-même ». De fait, un accord verbal de la mairie avait été donné sur l'effacement du droit d'occupation du sol depuis 1999 et l'impression gratuite d'un guide pour le quartier. « Mais le changement d'équipe municipale quelques semaines plus tard a tout bouleversé, poursuit Daniel Taube, la nouvelle mairie refusant d'honorer ces engagements. Ils nous ont même envoyé une facture de 1.250 euros pour frais de démarrage de leurs presses » ! [l'article ne fait pas mention de ma question idiote «l'avez-vous payée ?» ni de la réponse : «Non !» ]
Refus de baisser les bras
L'association s'est retrouvée aux abois, ne pouvant honorer ses factures, dont celle des musiciens et du studio d'enregistrement étant intervenus pour la réalisation du CD musical, Krutenau quartier libre. Un représentant des musiciens était d'ailleurs présent samedi, furieux d'attendre depuis plus d'un an le règlement des quelque 9.000 euros que leur doit l'AACK. « Nous avons fait plusieurs propositions à la mairie, pour essayer de renflouer nos caisses, poursuit Daniel Taube. Dont celle d'organiser un pique-nique géant en 2001, mais elles ont toutes été repoussées. Et aujourd'hui, la Brocante pourrait nous permettre d'éponger une partie du déficit, mais là encore, la Ville s'y oppose. » Plutôt que de baisser les bras, l'AACK a décidé de se battre jusqu'au bout. Elle a déjà réuni 750 signatures pour réclamer le maintien de la Brocante. Mardi, l'association a déposé au tribunal administratif un référé pour obtenir la suspension de la décision municipale. Le tribunal devrait rendre sa décision la semaine prochaine. Enfin, hier, l'association a déposé son bilan au tribunal de grande instance de Strasbourg avec un plan de remboursement des créances sur trois ans. Le tribunal lui a accordé 6 mois de répit pour redresser les comptes et payer les musiciens, ce qui constitue pour Daniel Taube une «première victoire après 18 mois de décisions négatives de la CUS pour les animations proposées par l'association». Selon lui, le seul objectif aujourd'hui est de rembourser les créanciers. «Il faut que la brocante ait lieu dans l'intérêt des habitants du quartier et de la ville».

[Dans l'article des DNA, on voit une vieille dame présentant bien, signer la pétition. Le photographe de L'Alsace a choisi la même dame, décidément photogénique, qui devise avec Mme Trautmann attendrie près de la table où j'ai l'impression de reconnaître M. Ries signant à son tour].

DNA 30 mai 2002
"L'AACK échappe à la liquidation"
« C'est une victoire. »
Daniel Taube, président de l'AACK, ne cachait pas sa joie hier midi à la sortie de l'audience (...) La présidente, Mme Bailly, venait de placer l'AACK en redressement judiciaire, lui accordant une période d'observation de 6 mois. Me Claude-Maxime Weil a été nommé administrateur judiciaire, et Me Gérard Claus représentant des créanciers.
Ainsi le tribunal a-t-il considéré que l'association, en cessation de paiement depuis un an, était encore susceptible de résorber un passif qui dépasse aujourd'hui les 70.000 euros.
Et la brocante ?
Très combatif, Daniel Taube n'a pas perdu tout espoir d'organiser le 29 juin la grande brocante de la Krutenau. Il a déposé au tribunal administratif un recours en annulation de la décision de la Ville, qui lui refuse l'occupation de l'espace public ce jour-là.
Il s'apprête par ailleurs à demander, toujours à la Ville, l'autorisation d'organiser des «troc pique-niques» avec buvette à la Krutenau durant l'été. (...)


DNA 4 juin 2002
"Où l'on reparle de la brocante"
L'AACK vient de faire savoir à la municipalité qu'elle était disposée à payer d'avance [grand seigneur !] les droits d'occupation du domaine public cette année, si elle était finalement autorisée à organiser sa grande brocante à la date prévue. «Je tiens à donner un gage de bonne volonté à la Ville, dont j'ai bien reçu le message», explique Daniel Taube, qui s'engage [c'est plutôt bien !] par ailleurs à payer tous ses arriérés « dans les meilleurs délais ».
L'AACK a déposé deux recours en référé auprès du tribunal administratif, qui ne s'est pas encore prononcé. L'annulation de la brocante a été plutôt mal accueillie dans le quartier, comme semble en témoigner une pétition qui a recueilli, selon Daniel Taube, 750 signatures en une semaine. Le conseiller général du canton, Henri Dreyfus (PS), s'est par ailleurs fendu d'une lettre au maire dans laquelle il lui suggère de « tout mettre en oeuvre pour que cette manifestation ait lieu », observant au passage qu'il s'agit d' «un moment de rencontre, de convivialité et d'animation qui favorise grandement le lien social ».
Katre A pas candidate
Une chose est sûre : la Ville ne pourra pas compter sur Katre A pour récupérer la brocante. L'association des artisans d'art, artistes et amis de la Krutenau vient de faire savoir par la voix de son président Luis Figueroa [fondateur de l'AACK] qu' «en aucun cas elle ne s'engagera dans l'organisation d'une telle manifestation, qui reste du ressort purement commercial » [ça n'est donc pas du pur bénévolat ?].

DNA 4 juin 2002
“La brocante reprogrammée
(...) « Le changement d'interlocuteur nous a incité à réviser notre position. Aujourd'hui, nous sommes en contact avec Me Weil, et ce dernier s'est engagé à ce que les droits de place et les frais de nettoiement soient réglés. Nous avons décidé de lui faire confiance », explique l'adjoint de quartier Olivier Arbousse, qui a su convaincre le maire de Strasbourg de lever son interdiction. (...)

DNA 27 juin 2002
"Brocante de la Krutenau : 13e édition"
La grande brocante de la Krutenau, 13e du nom, aura bien lieu ce samedi de 6 h à 19 h. (...) L'an passé, 340 exposants étaient au rendez-vous. Un record qui devrait tenir, les réservations d'emplacements n'ayant pas marché aussi fort cette année. En annonçant d'abord l'interdiction de la brocante (le 15 mai), puis son autorisation (le 4 juin), la Ville a semé le trouble dans les esprits et pénalisé l'organisation, toujours assurée par l'association des artisans et commerçants de la Krutenau (AACK). [qui donc écrit l’article ?]

DNA 30 juin 2002
"La brocante malgré tout"
En attirant 255 exposants hier, contre quelque 320 l'an passé, la brocante de la Krutenau a marqué le pas. Un recul parfaitement prévisible dans la mesure où son annulation avait été présentée comme certaine jusqu'à ce que Fabienne Keller ne mesure l'impopularité [1°à quelle aune ? 2° l’argument du maire ne vaudrait rien ?] de sa décision, au point de faire volte-face le 4 juin dernier. Désormais administrée judiciairement par Me Claude-Maxime Weil, l'AACK s'est engagée à ne laisser aucune ardoise cette année. «Malgré les difficultés rencontrées, et le peu de temps dont nous avons disposé pour l'organiser, notre brocante reste une belle réussite», se félicite le président de l'AACK, Daniel Taube. (...)


DNA 11 janvier 2003 - 5 colonnes dans les pages shopping.
"L'autre épicerie" (Publi-?)Reportage sur le nouveau commerce de M. Taube.
(...) Scandalisé par « le développement anarchique de la grande distribution » qui a tué le petit commerce et fait les choux gras des grossistes, Daniel Taube a décidé de travailler en priorité avec des artisans régionaux. Des fabricants de pain, de pâtes, de bière, de vin, de confitures et yaourts, de fromage, de saucisses, de poulets fermiers. (...)
[un inventaire de nouveaux créanciers ? le redressement judiciaire aura lieu en juillet]

Le Point Economique (journal de la CCI) n°223 - mai 2003
"Aide-toi et le ciel t'aidera"
... la structure associative est-elle la plus pertinente pour dynamiser le commerce local ? Daniel Taube (La Krutenau) est fermement convaincu qu'elle est "inadaptée" aux besoins.
Selon lui, seule une organisation de type société d'économie mixte permettrait de créer une «dynamique inscrite dans la durée» et de clarifier les relations entre les commerçants et les pouvoirs publics. L'équation "argent contre savoir-faire" lui paraît la plus claire et la plus efficace pour remotiver des commerçants qui auraient perdu leurs illusions et renforcer leur participation incontournable à « la présence humaine, au lien social et à la création de richesse » dans les quartiers.
[Et devinez ce qui est mis en exergue comme réalisation de M. Taube : ] (...) Autour de la place de Zurich, "Le Krut", un support trimestriel réalisé avec l'école de journalisme, avait mobilisé une centaine d'adhérents.

DNA 10 mai 2003
"Brocante de la fin juin : du rififi dans l'organisation"
La Ville de Strasbourg a décidé de confier l'organisation de la brocante de la Krutenau, le 28 juin prochain, à l'association KatreA, déjà responsable de l'animation « 3/4 de l'art », place de Zurich. Pour l'adjoint de quartier Olivier Arbousse, KatreA est « une association saine qui anime le quartier ».  Cette décision, si elle a fait des heureux, en a déçu d'autres. A commencer par l'Association des artisans et commerçants de la Krutenau (AACK), présidée par Daniel Taube, et qui vient en quelque sorte de boucler sa traversée du désert [sic]. Placée depuis plusieurs mois en redressement, l'AACK a bénéficié cette semaine d'une décision du juge lui permettant de « se relancer de manière pleine et entière ». En d'autres termes, elle serait capable de rembourser ses créanciers (parmi lesquels la ville de Strasbourg), à condition d'organiser la brocante [je me répète, mais les créanciers, floués une première fois, sont malgré eux les instruments de la stratégie de pérennisation de l'AACK], comme elle l'a fait durant 14 ans. Prenant les devants, elle a donc déjà édité affiches et bulletins d'inscription. Son président, Daniel Taube considère que le refus signifié par la Ville est « une décision injuste et scandaleuse ».
Recours juridique
Du côté de la mairie, on justifie la décision par le passé de l'AACK, qui a coûté cher en subventions : « un marché de Noël catastrophique qui a plombé ses finances », « un concert sans écho extraordinaire » mais « au budget monstrueux », et des occupations du domaine public impayées. La Ville a donc été très surprise de voir renaître de ses cendres une association qu'elle croyait « au point mort » : « Il est difficile de soutenir une association qui ne fonctionne que pour l'organisation d'une brocante et qui n'anime pas le quartier », lance M. Arbousse. Tout porte à croire qu'il ne cédera en rien : « Ils n'ont pas le droit d'occuper le domaine public sans autorisation de la Ville. Ils seraient en infraction ».  L'organisateur « officiel » sera donc KatreA, dont le président Jean-Jacques Bardon [vice-pdt de l'AACK deux ans auparavant] revendique de 70 à 80 adhérents. Fonctionnant seulement avec un fonds de roulement obtenu grâce au conseiller général Henri Dreyfus, l'association d'artisans et artisans d'art voit aussi dans la brocante une bonne façon de financer ses actions, tant dans l'insertion que dans l'édition ou l'exposition d'art, toujours à la Krutenau. M. Taube, lui, veut « aller jusqu'au bout dans l'intérêt du quartier », évoquant même des recours juridiques pour « casser la décision de la mairie ». La manne de la brocante fait visiblement saliver [une parole sensée].

DNA 25 mai 2003
"Guerre de tranchées pour la brocante ?"
... «Ma logique, c'est la défense des créanciers, et parmi eux la ville de Strasbourg», assène Daniel Taube, son président. Sans attendre la décision de la mairie, l'AACK a donc édité les bulletins d'inscription et le règlement de la manifestation, comme elle le fait depuis 14 ans [il y a 14 ans, Daniel Taube était blanchisseur à Colmar]. Cette année, cependant, l'organisation de la manifestation a été confiée à l'association KatreA, présidée par le cordonnier Jean-Jacques Bardon. [M. Bardon est aussi sellier, mais les DNA préfèrent cordonnier. M. Taube est aussi gargotier, mais les DNA n'ont jamais employé que le mot président]. Une décision que conteste M. Taube, d'abord parce qu'elle est, selon lui [la mention "selon lui" est enfouie sous les 92 % de l'article dédiés au point de vue du gargotier], assortie d'une demande de la Ville qu'une part des bénéfices aille au financement d'animations sur le quartier [tandis qu'avec les animations de l'AACK, la Ville lui confie l'argent et les bénéfices vont où ?].
M. Taube voit là «une remise en cause de la liberté des associations face au pouvoir politique», «la mairie devenant gestionnaire de fait de la brocante, et l'association KatreA servant de prête-nom» [ah!ah!ah!]. Ensuite, le président de l'AACK craint que la municipalité ne veuille «casser la brocante», en se privant de gens rompus depuis 14 ans «de travail et d'efforts» à une telle organisation [quand on appuie ailleurs l’AACK invoque son manque d'expérience (cf. L’Alsace du 30/05/02)]. Il a d'ailleurs proposé que l'espace soit partagé, le 28 juin, entre deux associations porteuses. Car sans les rentrées financières générées par la brocante, l'AACK serait en quelque sorte prise à la gorge. [nous verrons tout le contraire. Hypothèse : la brocante ne sert qu'à justifier l'existence de l'AACK et à éloigner les soupçons. Privés de brocante, les responsables de cette "chose", aujourd'hui soi-disant pris à la gorge et hurlant à la mort, annonceront dans 18 jours d'un air dégagé que tout va bien et qu'ils ont gagné tellement d'argent l'an dernier qu'ils vont pouvoir commencer à rembourser les créanciers l'an prochain. L'AACK en 3 ans, c'est une brocante, zéro assemblée générale, dix adhérents avoués, et une chape de plomb; car si on n'arrive pas à seulement sauver les apparences, on impose le silence. Et s'il y a une chose qui a pu tourner à plein régime, c'est peut-être un compte en banque soi-disant bloqué.]
[Revenons à l'article]

Virulence de propos
Olivier Arbousse, l'adjoint de quartier, précise que KatreA a été choisie parce que l'association était «saine», à la différence de l'AACK, qui «n'organise aucune assemblée générale». KatreA est également porteuse de projets «dans l'intérêt du quartier» : local associatif pour les personnes handicapées, centre d'édition, etc [c'étaient les 8 % de l'article offerts à la contradiction].
M. Taube ne veut rien savoir. Il considère comme «nulle et non avenue» la lettre de M. Arbousse lui interdisant l'organisation de la brocante, l'adjoint ne bénéficiant pas de «la délégation d'occupation du domaine public». Il maintient donc lui aussi «sa» brocante et appelle les artisans à s'inscrire.
Le tribunal administratif devrait être saisi, afin de «casser» la décision de la Ville. Dès mardi, et pendant 15 jours, de 16h à 20h, il prévoit de tenir «une permanence» sur la place de Zurich. Un vaste mur de briques y sera érigé et une pétition appelant «à la démission d'Olivier Arbousse» y circulera. «Des principes fondamentaux ont été enfreints» prévient M. Taube [c’est Créon avec le texte d'Antigone]. «J'en appelle à Fabienne Keller pour organiser la brocante».


DNA 27 mai 2003
"Brocante : KatreA veut la fin du «climat délétère»"
L'énergie déployée par Daniel Taube, président (...), a fait réagir l'équipe de l'association KatreA, qui a été choisie pour mettre en oeuvre la manifestation. «Il n'a jamais été question dans l'esprit des organisateurs de la brocante 2003 de servir de prête-nom à la municipalité ou d'accepter un quelconque compromis comme cela a été insinué», répondent les KatreA à M. Taube. (...) Ils insistent sur le fait que la brocante n'est pas, pour eux, « une simple source de profit », mais « une animation susceptible d'apporter un plus au quartier » : « dans cet esprit, nous avons décidé "d'offrir" la place de Zurich aux associations ».
KatreA rejette toute idée de partage de l'espace - idée lancée par M. Taube : «Ceci ne créerait que confusion et désordre, d'autant que le travail incomberait à coup sûr uniquement aux seuls bénévoles de KatreA», explique l'association, égratignant au passage le «professionnalisme dont l'AACK, en dépôt de bilan et lourdement endettée, se prévaut». L'association KatreA souhaite ainsi que «ce climat délétère créé depuis deux ans cesse, et cela pour le bien de tous» : «une fois cette situation assainie, une nouvelle dynamique associative renaîtra à l'intérieur du quartier, et nous pourrons passer à autre chose».


DNA 28 mai 2003
"Brocante : le mur de l'incompréhension"
A coups de masse, le président de l'AACK, Daniel Taube, a abattu un mur de briques place de Zurich. (Photo DNA - Alain Destouches)
Daniel Taube, président (...) a lancé hier sa campagne de pétitions contre « l'ingérence du pouvoir politique dans le monde associatif ». En toile de fond : l'organisation de la brocante du 28 juin.
Les amis [???] de Daniel Taube, président de l'AACK, se sont installés hier sur la place de Zurich. Ils y resteront jusqu'au vendredi 13 juin, pour recueillir les signatures à leur pétition contre « l'ingérence du pouvoir politique dans le monde associatif ». Ils protestent contre la décision de la mairie de confier l'organisation de la brocante du 28 juin à l'association « concurrente » KatreA, en échange, disent-ils, de la promesse d'animer le quartier (ce qui serait la manifestation d'une « ingérence » de la Ville).
[on marche sur la tête; et si on parlait de l'ingérence de la pègre ?]
Un mur de briques
Bien plus, ils considèrent que priver l'AACK de cette organisation l'empêchera de rembourser ses dettes [la morale encore prise en otage]. Le tribunal de commerce n'ayant pas prononcé la liquidation, précisément parce que la brocante à venir pouvait générer des rentrées d'argent... « Le tribunal m'a donné raison en m'accordant sa confiance », plaide M. Taube.  Hier soir, plus d'une centaine de signatures avaient déjà été recueillies. M. Taube, dans un geste « symbolique », a abattu à coups de masse un mur de briques pour illustrer la « casse par l'adjoint de quartier » du « travail des militants associatifs ». Il a annoncé la mise en route d'une « grosse campagne d'adhésions auprès des 630 commerçants du quartier », afin que les candidats au conseil d'administration de son association se manifestent le 10 juin. L'assemblée générale de l'AACK nouvelle (qui compte pour l'heure une dizaine d'adhérents) se déroulerait alors le 6 juillet. M. Taube a vitupéré l'association KatreA, dont le président occupait précédemment le poste de vice-président dans l'AACK ancienne mouture... KatreA a reçu l'autorisation d'organiser la brocante du 28 juin. Mais M. Taube a glissé que les deux associations étaient encore dans la même situation, puisque ni l'une ni l'autre n'ont encore l'autorisation préfectorale. L'AACK, qui poursuit son combat, a annoncé hier avoir recueilli « une trentaine » d'inscriptions à « sa » brocante.


DNA 12 juin 2003
"Brocante : l'AACK jette l'éponge"
C'est la fin de la bataille pour l'organisation de la brocante 2003. Elle a été confiée à l'association KatreA. Daniel Taube, président de l'AACK déboutée, est prêt à repartir en 2004.
« Je mets un terme à l'organisation de la brocante cette année et je souhaite bonne chance aux KatreA ». Daniel Taube a décidé de cesser le combat pour prendre en charge la brocante de la Krutenau. Il est vrai que son association (...) n'avait pas d'autre choix (...) si bien que faire payer des droits d'inscription aurait pu relever d'une infraction. (...) Toutefois, M. Taube se porte d'ores et déjà candidat pour l'édition 2004. En effet, l'édition 2002 aurait rapporté suffisamment d'argent pour que le président de l'AACK juge son association « remise à flot ». « La première annuité de remboursement des dettes de notre association est d'ores et déjà couverte par les bénéfices de notre exploitation », assure M. Taube [IL LE DIT MAINTENANT !]. Il appelle donc en conséquence « tous les commerçants de la Krutenau à se rassembler » dans son association « pour redynamiser le quartier et lancer une réflexion approfondie ». Par ailleurs, Daniel Taube annonce des actions en justice tous azimuts : plainte contre X après avoir été injurié [par qui ?], plainte pour diffamation [toujours rien le 17 février 2004], recours au tribunal administratif contre la Ville de Strasbourg... [et son chien a la rage]  Il a laissé en plan la pétition qu'il faisait circuler [pour démissionner un élu] et qui aurait recueilli 500 signatures. [ça ne serait pas 5.000 ?]




Traiter les faits est relativement simple; affronter la mauvaise foi et les hommages du vice à la vertu, c'est le tonneau des Danaïdes.




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