COLLECTION DE DOCUMENTS OU L'ON PEUT LIRE DU DANIEL TAUBE

Foin de la vergogne !
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Les textes et citations de M. Taube sont en bleu. Mes commentaires sont en rouge entre crochets. Le reste est rédigé par la presse (Dernières Nouvelles d’Alsace pour 26 articles sur les 28 cités). C'est moi qui souligne.


Demande de subvention du 21 février 2001 à Mme Catherine Trautmann, Maire de Strasbourg.
« (...) Après le marché de l'Artisanat d'Art et le succès qualitatif reconnu par tous, nous proposons "Krutenau Quartier Libre" (...) Ce projet est très important pour le quartier car il permettra à une époque où nous connaissons un nouveau dynamisme d'utiliser un superbe vecteur de communication : la musique.
Nous voulons avant tout faire parler de la Krutenau à l'extérieur, auprès de tous les strasbourgeois et nous sommes fiers de pouvoir compter sur tant d'artistes de renom pour atteindre cet objectif.
C'est pourquoi, je vous sollicite, Madame le Maire, pour obtenir une subvention de 120.000 frs de la Mairie de Strasbourg. A une époque où il est de plus en plus difficile pour les acteurs associatifs de mettre en valeur leur quartier de manière originale et efficace, je suis sûr que vous soutiendrez une telle initiative comme vous l'avez toujours fait dans nos précédentes opérations».

[A la date de ce courrier, 90 % des séances de studio étaient consommées. Il s'agit donc d'une demande purement formelle, la subvention étant certainement déjà acquise].


Courrier à des entreprises, du 5 avril 2001, intitulé "Devenez K-Partenaires".
Madame, Monsieur, Nous vous sollicitons pour devenir K-PARTENAIRE de l'événement musical de l'année 2001 à STRASBOURG. (...) Devenir K-PARTENAIRE vous permettra d'associer le visuel de votre société à l'ensemble de la communication de notre projet et ainsi d'effectuer une communication interne et externe de grande qualité, de partager avec les salariés et les clients de votre société cet événement musical.
Nous avons conçu un partenariat multiforme incluant entre autres des CD-cadeaux et la prestation musicale d'un des groupes lors d'une de vos fêtes de personnel ou du comité d'entreprise».

[A un mois du début de l'opération, ce courrier a au moins 6 mois de retard. Mais il y a encore 3 semaines, la tsarine semblait indéboulonnable. Pas sûr que les musiciens aient été consultés pour aller jouer à des fêtes de personnel ! ]


12 voix pour chanter l'âme du quartier (article DNA du 27 avril 2001)
Pour le moins original : c'est grâce au soutien de l'association des artisans et commerçants de la Krutenau que Christian Mertz a réalisé son rêve...
(...) Mais voilà : artiste dans l'âme, Christian n’a rien d’un organisateur. A la recherche de soutien et de financements, il en vient donc à contacter [qui a contacté l'autre ?] l'association des artisans et commerçants de la Krutenau (AACK), acteur essentiel à l'échelle du quartier. Et ça marche : «Quand Roudoudou est venu nous voir, raconte Daniel Taube Le Guern, de l'AACK, nous nous sommes très vite intéressés à son projet, qui promouvait de manière originale la Krutenau. Nous avons donc apporté notre compétence logistique et cherché les financements. Comme ça, il pouvait s’occuper sans souci de la partie artistique».
Bohème endimanchée
Du coup, après 10 mois d'efforts, le résultat est là, enfin ; (...) onze artistes locaux(...) évoquent, chacun à leur manière, l'âme de ce lieu plein de souvenirs et d'émotions particulières, mais que tous s'accordent à définir comme "un petit village où tout le monde se connaît, sans barrière générationnelle ou culturelle". Car, entre jazz, chanson française, blues, rock et musique latine, apparaît, peu à peu, l'image délicieusement désuète d'un quartier riche de sa diversité, de sa bohème endimanchée... Quartier qui aura même le don de rendre sa verve à un Cookie Dingler retrouvé, plus de quinze ans après "C'est une femme libérée". Ce que, même si le reste est inégal, le public saura apprécier...

[«Le reste est inégal»; en revanche, comme est admirable le geste des commerçants qui ont «pris les risques financiers» et «apporté leur compétence logistique» pour permettre à l'artiste (qui «n'a rien d'un organisateur») de «réaliser son rêve» !
L'artiste est rêveur, incompétent, velléitaire, et son talent inégal est déjà présenté comme facteur aggravant d'un risque financier dont on ignore alors l'étendue !
La fourmi a du cœur de nos jours, mais la cigale est restée la même souillon
].


La Krutenau, libre artiste (article DNA du 13 mai 2001)
On a beau appeler ça les aléas du métier, sur scène, le régisseur enrage, peste contre les incidents techniques qui retardent le début des hostilités. Une heure et demie de décalage, il y a en effet là de quoi s'attirer, a priori, les foudres des spectateurs (...) [surtout pour 12.800 euros] Après tout, il est plutôt facile de patienter sous un soleil radieux... Et avec une buvette à proximité [pas bête, le journaliste] (...) Chacun apportant sa touche personnelle, entre tango, blues et chanson française, à une soirée dont il était dit qu'elle serait «bénie des dieux», comme l'espérait Daniel Taube-Le Guern, président de l'association des artisans et commerçants de la Krutenau. Décidément, ce CD, c'est une grande aventure.

Courrier du 18 juin 2001 (reçu début juillet), intitulé
"A tous les partenaires de l'Association"
[
en gras dans le texte]

Madame, Monsieur,
Suite aux articles de presse mettant en doute notre honnêteté et notre gestion de l'Association
[dommage que ces articles n'aient pas reçu l'imprimatur, on aurait pu les lire] notre Conseil d'Administration a décidé d'en appeler à Madame Fabienne Keller, Maire de Strasbourg.
Dans un souci d'éviter toute polémique avec d'autres acteurs du quartier, nous avons refusé de répondre à ces attaques par voie de presse parce que nous pensons que cela est négatif et contre-productif.
Or, notre volonté aujourd'hui est d'être constructifs. C'est pourquoi nous avons demandé au Maire de Strasbourg de nous recevoir de toute urgence afin de trouver une solution financière qui permettrait de rembourser tous nos créanciers et de sauvegarder onze années de travail bénévole et passionné.
Cet entretien peut déboucher sur une solution concrète qui évitera les désagréments d'un dépôt de bilan, à la condition que tous les acteurs appuient notre démarche pour pouvoir poursuivre le plus sereinement possible jusqu'au 11 octobre, date de notre Assemblée Générale, les négociations avec la Ville. Il en va de l'intérêt de tous.
Comme de nombreuses autres associations strasbourgeoises (il suffit de lire le journal presque quotidiennement), nous avons été victimes d'une annus horribilis qui nous a empêchés de gérer nos projets. Je passe pour l'instant sur les problèmes internes qui ont rajouté à notre découragement et à notre écœurement. Mais nous avons de bonnes raisons de croire qu'à l'écoute de nos explications circonstanciées, le Maire de Strasbourg acceptera de soutenir notre solution de règlement.
[dommage que les explications circonstanciées soient réservées à Mme Keller]
Cependant, si la Mairie n'acceptait pas une solution qui nous paraît légitime et juste, nous convoquerions une conférence de presse au plus tard pour le jeudi 27 septembre 01 : toutes les explications aux commerçants et habitants du quartier ainsi qu'à nos partenaires y seraient apportées pour que notre honneur et notre intégrité soient rétablis publiquement
[quand les mots font foi].

Comment mieux noyer le poisson ? Que le lecteur soit prévenu tout de suite que les explications ne seront jamais données et que l'Assemblée Générale n'aura jamais lieu.
- Il demande à ses victimes qu'elles
«appuient sa démarche (dans ses) négociations avec la Ville. Il en va de l'intérêt de tous». Nous ne sommes pas ses Sancho Pança !
Joint au téléphone, il voulait même
«qu'on aille tous» place Kléber pour distribuer des tracts et je ne sais plus trop quoi encore (nous immoler par le feu ?)
Rallier ses victimes à sa cause est une technique éprouvée de manipulation mentale. S'il arrive à leur faire distribuer un seul tract où il aura écrit qu'il est la principale victime, ce tract vaudra quitus.

«Si la Mairie n’acceptait pas une solution qui nous paraît légitime et juste, nous convoquerions une conférence de presse (...) pour que notre honneur et notre intégrité soient rétablis publiquement».
Les trois propositions de la phrase sont bien reliées grammaticalement, mais pour les faire tenir logiquement, faut-il lire, entre les lignes, des menaces ?
> Il a des problèmes, et la solution qui va avec. Quelle est-elle ?
> Mais c'est à la Mairie de l'accepter. Accepter de payer les dettes de M. Taube ?
- contre dix ans de TIG dans la commune ? - contre son silence ?
> nous convoquerions une conférence de presse. «Maintenant je dis tout !» (Sempé).
> On ne voit pas ce qui l'empêche de laver son honneur tout de suite. De quelle nature sont ses pudeurs ?


Krutenau : pas d'apéro musette (article DNA du 14/07/01)
L'association des artisans et commerçants de la Krutenau et les organisateurs du festival Babel ont décidé d'annuler l'"apéro musette" qu'ils se proposaient d'offrir aux Strasbourgeois ce samedi entre 11h et midi, place de Zurich. Cette décision a été prise par respect pour la mémoire des victimes du drame de Pourtalès [et pas du tout à cause d'un petit problème de trésorerie].


"Lettre ouverte aux acteurs de l'opération Krutenau Quartier Libre" du 18/07/01
Le préambule annonce «des informations quant à la mauvaise situation financière de l'Association et surtout quant aux événements qui nous y ont conduits».
Les 2 paragraphes suivants (en gras comme dans le texte) :
Je voudrais tout d'abord mettre un terme aux rumeurs (souvent insensées et presque toujours infondées) courant sur le compte de l'Association et remettant en cause de manière injuste et déplacée l'honnêteté de ses acteurs et les objectifs recherchés. J'espère que les explications suivantes feront comprendre à tous qu'il n'est plus possible dans le contexte actuel à une Association gérée uniquement par des bénévoles de mener à bien des animations culturelles populaires sans le soutien franc et massif de tous les acteurs locaux.
Tout d'abord et conformément aux propos que j'ai pu tenir depuis quelques semaines, le Conseil d'Administration a décidé de déposer le bilan de l'Association car d'un point de vue strictement juridique la loi nous y contraint.
[et du point de vue de la réalité, le dépôt de bilan aura lieu en avril 2002]

Voici le détail des « explications suivantes » :
1) Il est question d'une subvention qu'on prétend n'avoir pas reçue. Mais elle ne représente que 10 % de la somme manquante, et la Mairie assure l'avoir versée.
2) Une erreur d'estimation des ventes. Nous avons vu comme on se souciait peu d'aller en récolter le fruit. Par ailleurs, depuis quand un bon gestionnaire, tout bénévole soit-il, conditionne-t-il le paiement de ses fournisseurs et de ses salariés au résultat de ses ventes ?
3) On attend un autre élément à décharge, mais M. Taube nous parle de sa brocante, dont
«il était prévu (...) (qu'elle) permette de compenser ces éventuelles pertes», et dont il a été dit qu'elle avait généré un bénéfice de 15.000 euros. Il annonce 7.500 euros de frais inattendus (et ceux qu'il détaille se révèleront justement n'avoir pas été payés), et conclut que 7,5 ôtés de 15 font zéro.
4)
«des problèmes de ce type», «les circonstances actuelles», «des circonstances tardives et exceptionnelles», «le vent a tourné de façon imprévisible» sont les seuls autres indices de causalité, mais ces locutions sont plus ou moins les prédicats les unes des autres, ce qui fait de l'ensemble une logomachie qui s'achèvera enfin par un «nous en sommes sincèrement désolés».

Les pleurnicheries sur le bénévolat des bénévoles entonnées chaque fois que vous demandez où est l'argent, vont devenir une rengaine pénible.
Il ne faut pas oublier de citer deux autres paragraphes de cette lettre :
«... désirant être constructifs, nous avons proposé à la Mairie d'organiser des pique-nique musicaux [les musiciens qui s'y seraient prêtés auraient trouvé des confrères sur leur chemin] Place de Zurich en juillet et août (afin de faire tourner une buvette, source de recettes intéressante) [la musique sert à faire marcher les débits d'alcool installés sur la voie publique] : nous attendons toujours depuis plus d'un mois l'autorisation municipale d'occuper le domaine public ! [il a donc quand même besoin d'une autorisation, tout n'est pas perdu]
Grâce aux prochaines brocantes, nous pensons qu'il est possible de redresser la situation financière en 2 ou 3 ans. Pour cela, nous avons décidé de nous battre et d'obtenir du Tribunal une poursuite d'activité dans l'intérêt de tous les créanciers. Croyez-moi, il aurait été beaucoup plus facile de démissionner !
Demander au Tribunal «une poursuite d'activité dans l'intérêt de tous les créanciers» est d'une logique sans faille. Et c'est ce qu'il obtiendra. Pourtant la martingale est interdite dans les casinos. On ne réarme pas non plus les gangsters pour qu'ils paient leurs dettes.


La suite est constituée d'extraits commentés de la presse locale.


DNA 11 septembre 2001 : 3 articles.
"Trouver une solution"
Concepteur et directeur artistique du CD "Krutenau Quartier Libre" dont il a écrit la moitié des textes, Roudoudou n'entend pas en rester là. «Je ne supporte pas qu'une quarantaine de musiciens restent impayés, sans parler des autres prestataires de services. Je le supporte d'autant moins que l'opération a bien marché. Il faudrait vraiment avoir accès aux comptes de l'AACK pour comprendre ce qui se passe».
Daniel Taube se dit «désolé de ce qui arrive» et s'engage à «tout faire pour trouver une solution»(...)

"Le blues de Roudoudou"
«J'ai perdu ma crédibilité dans cette affaire». Christian Mertz, alias Roudoudou, est désenchanté. Il regrette amèrement aujourd'hui s'être lié à l'AACK pour mener à bien son projet de CD.
«Cela faisait un an que je travaillais sur ce disque quand j'ai rencontré Daniel Taube, le président de l'AACK. Je lui ai parlé de mon projet et il a été emballé. Il m'a proposé de produire le disque en me garantissant la sécurité financière de l'opération au cas où celle-ci perdrait de l'argent. En contrepartie, il imposait deux conditions : que tous les artistes viennent se produire sur scène pour un grand concert gratuit dans le quartier, et que Cookie Dingler reste disponible jusqu'au bout pour faciliter la promotion du CD. Comment pouvais-je refuser cette offre ?» s'interroge encore Roudoudou.

"L'association des commerçants en cessation de paiement"
«Le budget a été largement dépassé et s'élève finalement à environ 250.000 F»
[archi-faux : je dispose d'un budget prévisionnel à en-tête de l'AACK d'un montant de 375.000 F], explique Daniel Taube, président de l'AACK.
«Nos difficultés sont dues au fait que j'avais tablé sur la vente de 1500 CD, alors qu'il n'en est parti que 470
[argument non seulement insuffisant, mais irrecevable]. C'est une grosse erreur d'estimation, j'en conviens. Et aujourd'hui, c'est à cause de ce manque à gagner de 100.000 F que je ne peux pas payer tout le monde» [on ne peut pas laisser dire que d'une part, les disquaires ne font pas de marge, et d'autre part, que le trou n'est que de 100.000 F quand il est de 800.000]. Sceptiques, les plus gros créanciers de l'AACK s'interrogent aujourd'hui sur l'opportunité de poursuivre l'association en justice afin de vérifier que les 150.000 F engrangés ont bien été reversés en intégralité aux acteurs de l'opération. «L'association n'était pas dans le rouge lorsque l'opération a été lancée», certifie Daniel Taube [mensonge manifeste, puisqu'il sera poussé à admettre le contraire dans l'édition du 28/09], qui dément au passage qu'une partie de cet argent ait pu servir à éponger d'autres ardoises (...).
[Ce fut la seule édition de la presse où l'on ait pu lire des citations de créanciers de l'AACK. Heureusement pour M. Taube, quelques heures après la parution de ces articles, Al-Qaïda a fait diversion].

DNA 16 septembre 2001
"Cookie paie de sa personne"
"Artiste moi-même, je ne pouvais pas me faire à l'idée que des musiciens ne touchent pas leur cachet". Jean-Claude Bader, adjoint au maire en charge du tourisme et de l'animation [et également restaurateur à la Krutenau, ainsi qu'imitateur de Johnny H.], dit avoir beaucoup insisté auprès de Robert Grossmann pour que la subvention de 80.000 F promise à l'AACK (association des artisans et commerçants de la Krutenau) par l'ancienne majorité en soutien à l'opération "Krutenau Quartier Libre" soit finalement versée (DNA du 11 septembre). Il n'est pas le seul. Apprenant que l'intention du puissant adjoint à la culture était de ramener cette subvention à 20.000 F, Cookie Dingler (impliqué dans l'opération) alla personnellement plaider la cause des nombreux artistes et prestataires de service impayés afin que la subvention reste au niveau convenu. Requête exaucée. La subvention de 80.000 F sera votée le 25 juin et versée le 12 juillet. Hélas, pour des raisons encore floues, les créanciers de l'AACK n'ont toujours pas vu la couleur de cet argent... [Ils n’ont rien vu, et pour des raisons difficiles à voir. Voilà qui est opaque]

DNA 23 septembre 2001
"Ni vu, ni entendu"
«Je n'ai ni vu ni entendu M. Cookie Dingler» affirme l'adjoint au maire chargé de la culture, Robert Grossmann, dans l'épineux dossier de l'opération "Krutenau Quartier Libre» (lire aussi les DNA du dimanche 16 septembre). La subvention de 80.000 francs a bel et bien été versée à l'association des artisans et commerçants de la Krutenau, confirme en revanche l'adjoint à la culture. [une idée saugrenue aurait été d'aller interviewer la banque]

DNA 28 septembre 2001
"Taube s'explique"
Daniel Taube (...) lève aujourd’hui un coin de voile sur les circonstances (...)
[Parce que jusqu’ici il entretenait le mystère complet. Pour la vérité toute nue, il est sans doute trop tôt].
Présenté comme une réussite à l'heure du premier bilan, le marché de Noël des artisans d’art organisé en décembre dernier sur la place de Zurich a aussi été un gouffre (...) «C'était une prestation de grande qualité, mais qui a connu un déficit financier très important, de l’ordre de 400.000 F», révèle aujourd'hui Daniel Taube, le président d'une AACK qui selon lui, traîne depuis comme un boulet cette lourde ardoise. «Nous n'avions demandé que 150.000 F de subvention à la Ville pour ce marché, pensant que cela suffirait. Mais c'était une première et nous avons péché par excès de confiance. Le budget de l'opération a atteint les 550.000 F et l'association n'a pratiquement pas eu de recettes propres».
Au passage, le président de l'AACK épingle ses deux anciens vice-présidents, «qui ont démissionné le 24 décembre après nous avoir engagés dans des choix budgétaires malheureux». Et de prendre pour exemple "l'emballage" de la Tour de Babel (démolie depuis), facturé 40.000 F par le décorateur retenu.
[la trésorière, qui a quitté l'association justement à Noël 2000, m'a dit aussi que c'est M. Bardon qui a confié la décoration de cette tour à «un de ses copains»: «40.000 F pour ça, si vous aviez vu !»]
(...) «L'association a peut-être commis une imprudence en n'arrêtant pas l'opération "Krutenau Quartier Libre" en janvier, dès lors que son marché de Noël avait perdu tant d'argent», fait observer Olivier Arbousse, adjoint au maire.
«Il n'était pas possible d'annuler "Krutenau quartier libre", rétorque le président. «Tous les engagements étaient pris. En outre, ce n'est pas cette opération qui a mis l'association en difficulté, mais bien notre marché de l'artisanat. [on notera l'art de la manipulation : on en oublierait que le déficit de l'AACK est passé de 400.000 à 800.000 F avec "KQL"]
«C'est pourquoi j’en appelle aujourd’hui à la Ville et aux autres collectivités, qui ont tiré profit de cette animation de Noël et qui doivent désormais nous soutenir. Je ne demande pas de subventions [!!!!!!] mais une caution. L'association doit aujourd'hui 480.000 F [d'après quels documents ?]. Notre brocante nous rapporte près de 100.000 F par an. En nous engageant à ne rien organiser d'autre d'ici là [il ne devrait pas s'y engager, c'est la justice qui devrait l'en empêcher, comme elle devrait l'empêcher de créer des sociétés qui finissent immanquablement en redressement judiciaire], «nous aurons remboursé tout le monde en cinq ans» [c'étaient 2 à 3 ans en juillet, ce sera 10 ans à partir de dans 2 ans].
Daniel Taube demande à être reçu «de manière urgentissime» par Fabienne Keller afin de l’entretenir de la situation. Il souhaite également rappeler aux commerçants du quartier qui se désolidarisent de son action que «l'AACK, en onze ans, a proposé de manière exclusivement bénévole de nombreuses animations fort appréciées». Et de citer «la cathédrale du cœur, l'embellissement de la place de Zurich, le concours du quartier fleuri, l'édition du guide Le Krut»[frais de rédaction impayés] sans oublier les deux dernières qui, pour avoir perdu de l'argent [l'argent de qui ?], n'en ont pas moins créé l'événement [???] sur la place de Zurich.

DNA 12 octobre 2001
"L’heure des comptes"
(...) Les vice-présidents mis en cause sont Jean-Jacques Bardon et Maurice Salmon, tous deux artisans à la Krutenau. «Nous avons démissionné du bureau parce que le président nous refusait l’accès aux comptes de l’association. Malgré nos demandes répétées au travers de plusieurs lettres recommandées, nous n’avons toujours pas pu consulter ces comptes», expliquent-ils aujourd’hui.
Chiffres et questions
Les deux anciens vice-présidents se disent surpris par les chiffres avancés par Daniel Taube. «Le président ne met en avant comme rentrée d’argent que les 150.000 F de la Ville de Strasbourg, alors que des subventions ont également été versées par d’autres partenaires institutionnels. Nous avons la preuve que la location des chalets a rapporté plus de 50.000 F, et nous aimerions bien savoir ce qu’ont rapporté les deux stands alimentaires de la place de Zurich, poursuivent-ils. Enfin, le président va-t-il nous expliquer à quoi ont servi les bénéfices des deux dernières brocantes, dont il nous dit qu’elles rapportent près de 100.000 F par an ? »
Jean-Jacques Bardon et Maurice Salmon tiennent également à préciser qu’ils n’ont jamais pu engager l’association dans ses choix budgétaires : «Seul le président avait le pouvoir de signer les devis et les chèques. Toutes les dépenses étaient connues de lui et acceptées par lui », tiennent-ils encore à rappeler.

DNA 23 décembre 2001
"Daniel Taube garde la flamme"
Daniel Taube (...) lancera le 19 janvier "les bougies du cœur", opération destinée à sauver son association de la faillite.
«Le 19 janvier, je déboule place de Zurich, et je n'en repartirai que quand le dernier créancier de l'association aura été payé» [je dois ajouter ici : sic].
Alors que l'AACK semblait se diriger droit vers le dépôt de bilan, voilà que son président s'apprête à lancer l'opération de la dernière chance, "les bougies du cœur".
«L'opération durera jusqu'au 29 juin, date de notre prochaine brocante. Les bougies nous seront offertes. Nous les vendrons 10 F l'unité. La moitié de la somme ira aux Restos du cœur, l'autre moitié servira à sauver notre association», explique Daniel Taube ["et voici pour Rome" (Astérix chez les Helvètes)].
En septembre dernier, il avait évalué [noter la formule] les dettes de son association à 480.000 F. Une situation essentiellement imputable, expliquait-il, à l'organisation du marché de Noël de la Krutenau en décembre 2000. Depuis, des créanciers auraient renoncé à leur dû [i.e. moi]. A l'inverse d'une douzaine de musiciens [on est en train de créer une illusion de perspective entre une poignée de ménestrels qui n'auraient pas le cœur de renoncer à quelques cacahuètes eu égard aux bienfaits rendus à l'humanité par M. Taube, et l'énormité des sommes dont il n'est pas illégitime de penser qu'elles ont été virées dans des paradis fiscaux] qui, toujours en attente du règlement de leur prestation du 12 mai dernier (concert place de Zurich), ont assigné en novembre l'AACK devant le conseil des prud'hommes. Comme prévu, ce dernier a ordonné le 14 décembre le paiement immédiat des cachets [y compris ceux des musiciens qui n'avaient pas assigné l'AACK]. «Je serai en mesure de payer ces musiciens dès le 19 janvier au soir», annonce Daniel Taube, confiant dans la réussite de sa nouvelle opération. En plus des bougies, il entend vendre du vin chaud et des bredele, toujours au profit des Restos du cœur et du redressement de son association.
Assemblée générale encore reportée
Désormais esseulé au bureau de l'AACK, Daniel Taube s'accroche toujours à l'espoir de sauver son association. «J'aurais pu démissionner et, comme tout le monde, me contenter de déplorer ce qui s'est passé. Mais mon seul but a toujours été de résoudre la situation», dit-il encore.
Annoncée pour le 20 décembre, l'assemblée générale 2001 de l'AACK a une nouvelle fois été reportée. «C'était encore trop tôt. Elle risquait de déboucher sur la liquidation de l'association, ce qu'il fallait éviter», justifie le président, qui fera viser les comptes de son association par un cabinet d'expertise comptable en janvier, «afin de lever les doutes et les suspicions sur l'honnêteté de notre démarche». [cela n'ayant pas été fait, faut-il en conclure pour autant que M. Taube est un escroc, un hypocrite et un menteur ? certes non; bientôt tout le monde sera payé - de mots - et en fermant les guillemets, les DNA ajouteront la formule "justifie le président"]

DNA 17 janvier 2002
"Les bougies du cœur font long feu"
Daniel Taube ne déboulera pas samedi place de Zurich pour vendre des bougies. (...) «Pour la manifestation du 19 janvier, nous n'avons donné aucune habilitation à l'AACK», signale dans son communiqué le président par intérim des Restaurants du cœur du Bas-Rhin, Michel de Vorges.
Cet administrateur parisien, qui ignorait tout de l'opération avant que Daniel Taube n'en communique les détails par voie de presse, rappelle au passage qu'«aucune manifestation ne peut utiliser le nom des Restos du cœur sans notre autorisation préalable».
Daniel Taube admet s'être lancé « peut-être un peu vite », mais « de bonne foi » dans cette opération. Par ailleurs, il rappelle avoir reversé 375.000 F aux Restaurants du cœur [M. Arbousse m'a fait part de ses doutes le 25 juin 2003] depuis 1998 grâce à diverses opérations menées à la Krutenau, et se désole aujourd'hui de devoir renoncer aux bougies du cœur suite à « une intervention parisienne » [M. Taube sait faire jouer la fibre régionaliste - sémiologiquement parlant, à Strasbourg l'épithète parisien est insultante].
Ne pas créer de précédent
Le choix de rester à l'écart de cette opération semble toutefois être partagé par la majorité des membres locaux du conseil d'administration des Restaurants du cœur du Bas-Rhin. «Si nous avions accepté ce partenariat, toutes les associations en difficulté financière risquaient de venir nous trouver pour des opérations communes », justifie l'un d'eux.


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