Compte rendu pour la revue

ƒtudes chinoises,

vol. XXIII (2004), p. 532-540.

 

Jacques Dars,

Les Carnets secrets de Li Yu.

Un art du bonheur en Chine.

Arles : Editions Philippe Picquier, 2003, 336 p.

 

 

 

       

             Le premier contact que l’on a avec cet ouvrage est aussi enthousiasmant que dŽroutant. L’enthousiasme d’abord car sa prŽsentation sŽduit immŽdiatement la main - avec un beau volume (20,5 x 26 x 3 cm) de 900 g. de beau papier agrŽable au toucher - , et l’Ïil - avec sur la jaquette un dŽtail d’une belle peinture d’un des Quatre grands ma”tres des Ming, Qiu Ying (1494 ?-1552 ?) : un lettrŽ en plein exercice de l’art du farniente, dignement allongŽ sur une peau de tigre sous une tonnelle de bambous avec pour compagnie une grue. On retrouve une autre vue du mme rouleau p. 190 avec son titre Le jardin du plaisir (Cleveland Museum of Art). Cet habillage constitue une irrŽsistible invite ˆ la dŽcouverte d’un travail dont on voit tout de suite en le feuilletant qu’il a ŽtŽ rŽalisŽ avec passion et gožt, gr‰ce, apprend-on p. 336, aux bons soins de Florence Remy, Anne Thiollent et Antonia Bou. C’est ainsi que tout au long de la lecture, le regard est tenu en haleine par une mise en page harmonieuse qui met en valeur un texte composŽ en deux couleurs (le rouge intervenant toujours ˆ bon escient pour faire ressortir les titres et les sous-titres, les lŽgendes des illustrations et le numŽro des pages). Une quarantaine de reproductions de peintures pleines pages ne sont pas les seules illustrations ˆ charmer le regard, loin de lˆ. On admirera le travail d’intŽgration dans le corps du texte de ponctuations iconographiques (peintures, gravures, sceaux, calligraphies, en contrepoint ou pleine page en blanc sur fond noir comme pour les pages de garde des cinq chapitres). De fait, peu des 336 pages de l’ensemble ont ŽtŽ laissŽes vierges d’enrichissement. Celui-ci est toujours de bon gožt sauf peut-tre p. 80-81 quand le fond (une peinture) perturbe la lecture (idem p. 280 et 289). On retrouve aussi en bonne place (p. 138, 145, 147, 148-9, 152-3) des illustrations tirŽes d’Žditions anciennes de l’ouvrage. Celle-ci en tout cas a suscitŽ un travail Žditorial dont il faut saluer l’ŽlŽgance et la justesse.

              Ainsi mis en appŽtit, et tout ˆ son plaisir, le lecteur pressŽ de satisfaire sa curiositŽ ne prendra sans doute pas garde ˆ ce que GŽrard Genette (Seuils, 1987) appelle le pŽritexte, ˆ savoir les donnŽes Žditoriales dont le texte a ŽtŽ entourŽ (les ŽlŽments que nous venons d’Žvoquer constituant, bien entendu, une partie non nŽgligeable de cet appareil). Mais s’il s’y attache, les ŽlŽments qui lui sont proposŽs risquent bien de le plonger dans une hŽsitation que la quatrime de couverture ne chasse pas totalement. Celle-ci est pourtant claire. Le livre que nous allons lire est l’Ïuvre de Li Yu (1611-1679 sic !), et les Carnets secrets du titre un Ç vŽritable feu d’artifice d’inventions et de recettes pour transformer le quotidien en perpŽtuelle crŽation, pleine de gr‰ce et de surprises È. Or la page de couverture intgre ces deux ŽlŽments (l’auteur et le nom de son ouvrage) dans le titre, lequel est flanquŽ d’un sous-titre Un art du bonheur en Chine. Sur la page 3, l’ensemble se retrouve en complŽment d’un nouveau titre : Au grŽ d’humeurs oisives ! Ë chaque fois, l’auteur indiquŽ n’est pas, comme on aurait pu s’y attendre Li Yu, mais J. Dars. Comble de la confusion, la premire page porte quant ˆ elle la calligraphie cursive de six caractres (que le sinisant dŽchiffrera sans difficultŽ, puis qu’il s’agit de Li Yu et de Xianqing ouji qui viennent complŽter cette surabondance d’informations.

              Avant de jeter un rapide coup d’Ïil ˆ cet ouvrage, remettons donc les choses ˆ leur place. Ce livre est la prŽsentation par le sinologue et traducteur Jacques Dars de sa traduction quasi-intŽgrale de l’Ïuvre ma”tresse d’un des essayistes les plus attachants de la dynastie Qing (1644-1911), ˆ savoir le Xianqing ouji de Li Yu (13 septembre 1611-12 fŽvrier 1680), alias Li Liweng.

              Vouloir traiter de l’un sans l’autre semble bien tŽmŽraire, tant Li Yu et son Ïuvre sont indissociables. L’attitude peu respectueuse de l’orthodoxie de ce Chinois qui s’est dŽtournŽ trs t™t (1642) de la voie des concours mandarinaux pour vivre du fruit de son imagination et certaines de ses crŽations (au premier chef desquelles Rouputuan ou Chair, tapis de prire, 1657), les ont tous deux desservis. Li Yu et son Ïuvre ont connu une longue Žclipse en Chine entre la fin des annŽes trente jusqu’au dŽbut des annŽes quatre-vingt (1), et il a fallu attendre 1991 pour voir la publication d’une Ïuvre complte digne de ce nom (2). S’ils ne sont plus ˆ prŽsenter aux sinologues occidentaux qui ont pu dŽcouvrir ces vingt dernires annŽes quelques savantes monographies (3) les concernant et des traductions d’une partie de l’Ïuvre romanesque (4), le grand public ˆ qui s’adresse ce livre ne sait rien ou si peu du talent de ce crŽateur hors norme, Ç un des plus joyeux gŽnies et un des plus charmants excentriques que la Chine ait produits, un Žcrivain qui fut avec autant de bonheur dramaturge, romancier et nouvelliste, pote et essayiste È, comme le prŽsente d’entrŽe de jeu Jacques Dars (p. 6).

              Ë elle seule, son Ïuvre littŽraire qu’on conna”t encore si peu en France lui vaut ce titre de gŽnie car elle offre ˆ chacun des genres abordŽs par lui au cours d’une longue carrire des chefs-d’Ïuvre d’invention et d’esprit. Si son Ïuvre romanesque - en commenant par ses Shi’er lou (Douze pavillons) - , devrait tre entirement rŽvŽlŽe (nous nous y sommes engagŽs et nous y travaillons) pour le quatre centime anniversaire de sa naissance, on n’est pas prt semble-t-il de lire avant longtemps une ou plusieurs de ses dix pices d’opŽra-thމtre qui le hissent pourtant quelque part aux c™tŽs de Goldoni, Molire et Marivaux. On peut aussi prŽdire sans grand risque d’tre rapidement contredit, que sa poŽsie subtile et abondante dormira encore de longues annŽes avant qu’on en rŽvle le meilleur et notamment ses exquises Ç poŽsies chantables (Naigeci) È. Il est donc particulirement heureux de pouvoir lire le meilleur de cette collection d’essais si savoureux, part de choix de la production d’un essayiste tapageur qui aima parler de lui mais aussi aborder avec un humour et un esprit corrosifs les sujets en vogue ˆ son Žpoque, comme l’histoire avec un Lungu (De l’histoire, 1664) si peu conformiste. Mais avec le Xianqing ouji, il n’est plus question seulement de marquer sa diffŽrence par rapport ˆ une tradition exŽgŽtique et de faire grincer les dents des confucianistes bon teint, mais d’affirmer haut et fort sa personnalitŽ, son originalitŽ et son extraordinaire inventivitŽ en frappant fort afin de retenir l’attention et de recueillir les subsides indispensables ˆ qui vit presque essentiellement de son pinceau.

              Le Xianqing ouji, ouvrage au titre qui reut jusqu’ˆ cet excellent Notes au grŽ d’humeurs oisives diverses traductions (5), n’avait jamais ŽtŽ envisagŽ de front. On peut en lire des bribes dans plusieurs ouvrages anciens comme The Importance of Living de Lin Yutang (1895-1976) (6) qui en faisait grand cas, ou rŽcents gr‰ce ˆ notamment Martine Vallette-HŽmery (Les paradis naturels. Jardins chinois en prose. Arles : Picquier, 2001, pages 139-144) ou encore ˆ Jacques Pimpaneau (Anthologie de la littŽrature chinoise, Arles : Picquier, 2004, pages 897-901). Si on en croise aussi de nombreux extraits (souvent les mmes) dans les choix chinois de prose classique, le recueil est de nouveau facilement accessible dans les librairies chinoises. Depuis sa premire Ždition moderne en 1985 ˆ Hangzhou (Zhejiang guji) par Shan Jinheng, il a ŽtŽ souvent ŽditŽ, et plus seulement, comme ce fut le cas pendant longtemps, pour ses deux juan liminaires qui traitent de l’art dramatique, le (Li Liweng) Quhua ou Propos sur le thމtre. On s’y intŽresse aussi et mme surtout pour le reste, tout le reste (7). Et comme les subtilitŽs de la langue de Li Yu peuvent Žchapper au lecteur  moderne et que son style est, comme le note si joliment Jacques Dars Ç trs particulier et personnel - du vif-argent - ˆ la fois nerveux, plein de ruptures et de surprises, de jeux de mots et de forme, de locutions dŽtournŽes et d’Žchos subtils È (p. 316), il a ŽtŽ prŽsentŽ dans une bonne demi-douzaine de traductions en chinois moderne, le plus souvent accompagnŽes de l’original en langue classique (8). Au milieu de cette plŽthore d’Žditions qui ont des mŽrites trs divers, la meilleure Ždition disponible reste sans doute celle qui occupe le troisime volume du Li Yu quanji (Hangzhou, 1991), lequel reprend la version de Shan Jinheng (1985) en reportant en marge les nombreux et piquants commentaires que Li Yu avait obtenus d’un grand nombre de lettrŽs en vue. On y retrouve aussi ce texte d’un millier de caractres sur les pieds bandŽs que signa son ami Yu Huai (zi Danxin, 1616-1695). Soit un ensemble fort imposant de quelque 200 000 caractres qui correspond, pour donner une idŽe, ˆ plus de quatre Fusheng liuji de Shen Fu (1763-ap. 1808) ouvrage deux fois traduit (9) et qui se place dans la mouvance du texte de Li Yu.

              Bien qu’il y fasse rŽfŽrence ˆ plusieurs reprises, J. Dars n’a pas retenu les deux premiers rouleaux consacrŽs au thމtre (Ç Ciqu bu È, soit plus de 60 000 caractres). Le non sinisant doit donc toujours se contenter de la traduction allemande quasi-intŽgrale rŽalisŽe voici bient™t quarante ans par Helmut Martin (10) pour lire ce texte dont la valeur n’a cessŽ d’tre signalŽe depuis sa premire diffusion en 1671.

              Dans l’impressionnant ensemble subsistant (soit quelque 200 essais plus ou moins dŽveloppŽs), J. Dars procde encore ˆ un choix selon ses gožts et, pourrait-on dire, sa fantaisie - attitude tout ˆ fait indiquŽe quand on a affaire ˆ un texte de cette nature. Comme ce dŽgraissage se double d’une rŽorganisation de la matire, il n’est pas aisŽ d’en Žvaluer l’Žtendue, mais il ne doit pas de beaucoup dŽpasser le cinquime des quatre juan restant (Ç Shengrong bu È, Ç Jushi bu È, Ç Yinzhuan bu È, Ç Yiyang bu È). Une nouvelle cohŽrence est trouvŽe en cinq chapitres plus ou moins Žpais, chacun gratifiŽ d’un titre qui en exprime fort ŽlŽgamment l’esprit : 1. Ç Magie au fŽminin È (30 pages), 2. Ç Du beau partout È (118 pages),  3. Ç ƒloge de la saveur È (54 pages), 4. Ç La science joyeuse du quotidien È (45 pages) et 5. Ç Un rve rvŽ en vain ? È (40 pages).

              Si l’on peut s’Žtonner de ne pas y trouver certains passages tels que ces savoureuses considŽrations sur les incontestables disponibilitŽs fŽminines ˆ l’Žtude des belles-lettres, car Ç lorsqu’elles s’y appliquent, nous dit Li Yu, elles se montrent bien plus intelligentes que les hommes È (j. 3 : notule “Wenyi”) et un certain nombre d’autres moments forts, on constate trs vite que ce que J. Dars nous offre lˆ rend pleinement justice ˆ l’ensemble, sans en trahir l’esprit. On peut mme penser que, confrontŽ aux mmes exigences Žditoriales, Li Yu n’aurait pas procŽdŽ autrement. Il a de fait remodelŽ son texte, rŽduisant son nombre de juan de seize ˆ six. Qui plus est, il pr™nait que pour garder leur attrait aux Žcrits du passŽ, il fallait rŽgulirement les rŽnover (j. 2 : “Bian jiu cheng xin”). C’est ainsi qu’il se permit de rŽŽcrire des scnes entires des plus fameuses pices du rŽpertoire dramatique comme le Pipaji et le Mingzhuji. Chemin faisant, sans doute stimulŽ par sa volontŽ de faire partager sa passion pour le texte qu’il traduit si admirablement, J. Dars se livre. Il le fait en confiant au lecteur une liste de ses Ç menus plaisirs È (p. 22-23), mais aussi au travers d’un choix de citations qui, de Zhuangzi ˆ Su Dongpo et Lin Yutang, de SŽnque ˆ Thoreau et Borges, pour n’en retenir que quelques-unes, trace des liens de parentŽs, souvent imprŽvus et fŽconds, qui contribuent ˆ asseoir Li Yu dans le champ de la littŽrature mondiale - la meilleure -, tout en le dŽbarrassant des pesanteurs de l’approche sinologique qui en a trop souvent terni la portŽe. Pourtant, cette dŽcontraction affichŽe n’arrive pas ˆ masquer le mŽtier et l’Žrudition du traducteur-sinologue qui a dŽjˆ beaucoup donnŽ ˆ la littŽrature chinoise ancienne (11). On les retrouve dans les brillantes synthses qui introduisent l’ouvrage (Ç Li Yu, un gŽnie au parcours fantasque È, p. 6-15, Ç Des aventures minuscules È, p. 16-24),  comme dans celle qui le cl™t  (Ç Pour prendre congŽ È, p. 315-317), ainsi que dans les treize pages de notes et les utiles Ç suggestions bibliographiques È finales. Les prŽsentations et les transitions que J. Dars insre avant ou entre les essais sont toujours fort bien dosŽes et remarquablement inspirŽes. Elles sont si souvent en phase avec le texte qu’elles introduisent qu’il arrive mme que le lecteur ne parvienne pas toujours ˆ les distinguer de la prose souple et nerveuse de Li Yu. La diffŽrence de taille de la police, censŽe rŽgler ce problme, est, il est vrai, fort peu marquŽe et l’ic™ne qui indique le dŽbut d’un passage traduit fort discret. Mais peu importe puisqu’on est pris par la jubilation conjuguŽe de l’Žcrivain et de son traducteur, l’un et l’autre heureux de communier dans l’Žvocation de sujets aussi divers que fondamentaux tels que l’art de manger des crabes, de balayer, de s’asseoir, de se tenir en bonne santŽ et de bonne humeur - la liste est encore longue -, dessinant par touches pudiques une vŽritable philosophie de vivre dŽgagŽe du pathos et des systmes philosophiques en place.

              Pour conclure cette prŽsentation, nous aimerions ˆ nouveau citer J. Dars quand,  avant de Ç prendre congŽ È, il Žcrit (p. 316) que le Xianqing ouji est Ç ˆ [s]es yeux un chef-d'Ïuvre littŽraire sans Žquivalent : l’inventivitŽ jaillissante, l’extrme variŽtŽ des sujets abordŽs et la tournure plaisante ou malicieuse donnŽe ˆ leur prŽsentation ; l’art de la formule, l’agrŽment du style primesautier, alerte et gracieux ; le sens du concret et de l’application pratique ; une certaine charmante tournure d’esprit qui sait ˆ merveille dŽcouvrir l’extraordinaire sous la banalitŽ, la richesse des rŽflexions souvent teintŽes d’ironie ... Voilˆ dŽjˆ de beaux motifs d’Žtonnement, voilˆ de quoi procurer de grands bonheurs de lecture ! È

              De fait, lorsqu’on referme ce revigorant livre, on se sait plus qui on doit remercier le plus, Li Yu ou celui ˆ qui l’on doit que ces Carnets secrets de Liweng (Liweng Mishu, titre originel du recueil) ne soient pas restŽs la propriŽtŽ d’un nombre rŽduit mais peuvent tre dorŽnavant apprŽciŽs de tous.

 

1) Voir P. Kaser,  Ç Li Yu : Le retour du Vieux Pcheur au Chapeau de Paille È, Revue bibliographique de sinologie (ci-aprs RBS) 1991, p. 279-285.

2) Voir mon compte rendu pour le Li Yu quanj (Hangzhou : Zhejiang guji, 1991, 20 vols.), RBS 1992, p. 226-228.

3) Les deux plus rŽcentes sont aussi les plus compltes : Patrick Hanan, The Invention of Li Yu,  Cambridge (Mass.) : Harvard University Press, 1988 (dont on trouvera des comptes rendus in T’oung Pao, LXXVI (1990), p. 130-1, CLEAR 13, (1991), p. 95-100 et RBS 1989), p. 224-5) et Chun-shu Chang & Shelley Hsueh-lun Chang, Crisis and Transformation in Seventeenth-Century China: Society, Culture and Modernity in Li YŸ's World,  Ann Arbor : The University of Michigan Press, 1992 (cf. RBS 1992, p. 224-226 et  CLEAR 15 (1993), p. 180-182.).

4) Pour une liste quasi-exhaustive des traductions disponibles, voir Jacques Dars et ChanHingho, Comment lire un roman chinois. Anthologie de prŽfaces et commentaires aux anciennes Ïuvres de fiction. Arles : Philippe Picquier, 2001, p. 177-181.

5) Citons les choix les plus rŽcents : Impressions anodines consignŽes sans faon (Rainier Lanselle), Notes occasionnelles dues au sentiment de disponibilitŽ (AndrŽ LŽvy), Envois fortuits d’une passion oisive (Roger Darrobers), Au hasard du loisir (Martine Valette-HŽmery), Notes de loisir envoyŽes au hasard (Jacques Pimpaneau) et notre Notes jetŽes au grŽ du sentiment d’oisivetŽ.

6) Ouvrage dont les Editions Philippe Picquier viennent de rŽŽditer (Arles : 2004) la traduction (tronquŽe d’un cinquime de son contenu) de 1948 par J. Biadi, L’importance de vivre.

7) C’est le cas notamment de l’Ždition annotŽe que Zhao Wenqing publia en 1991 aux Editions de Chongqing sous le titre de Liweng mishu. Il s’agit des quatre derniers juan rŽorganisŽs en six chapitres.

8) La majoritŽ d’entre elles ont vu le jour avant 1996. (Voir RBS 1996). Shan Jinheng a lui-mme publiŽ en 1992 une version en langue parlŽe du Xianqing ouji sans les chapitres sur le thމtre. Voir le compte rendu. In RBS vol. XI/XII (1993/1994), n¡ 416.

9) Shen Fu, Six rŽcits au fil inconstant des jours, traduits par Pierre Ryckmans, Paris : Bourgois, Ç 10/18 È  (1966, 1982) 1996 et Chen  Fou, RŽcits d’une vie fugitive (MŽmoires d’un lettrŽ pauvre), traduits par Jacques Reclus, Paris : Gallimard, Ç Connaissance de l’Orient È, (1967) 1986.

10) Helmut Martin, Li Li-weng Ÿber das Theater. Heidelberg, 1966. Marie-ThŽrse Brouillet en a fourni un fidle rendu en franais dans sa thse de doctorat soutenue en 1984, Li Yu : Thމtre et mŽtathމtre, UniversitŽ de la Sorbonne Nouvelle (Paris III), travail qui propose Žgalement une traduction d’une des pices de Li Yu, Bimuyu, prŽcŽdemment traduite  par Alfred Forke (1867-1944) et rŽŽditŽe dans un ouvrage intitulŽ Zwei chinesische Singspiele der Qing-Dynastie (Li Yu und Jiang Shiquan), mit einer ErgŠnzung: Ein anonymes Singspiel der Yuan-Zeit. Stuttgart: Franz Steiner (Sinologica Coloniensia, 16, John Hefter, Martin Gimm, Žd),1993.

11) Rappelons qu’on doit ˆ J. Dars, outre une magistrale traduction du Shuihuzhuan (Au bord de l’eau) parue [chez Gallimard] ˆ la Ç Bibliothque de la PlŽiade È (1978) et en collection Ç Folio È (1997), d’avoir fait conna”tre (entre autres) le Xu Xiake youji (RandonnŽes aux sites sublimes, 1993), JI Yun (1724-1805) et une partie de son  Yuewei caotang biji (Passe-temps d’un ŽtŽ ˆ Luanyang, 1998), ainsi que la fameuse collection de contes  en langue vulgaire Qingpingshan tang huaben (Contes de la montagne sereine, 1987) dans la collection Ç Connaissance de l’Orient È qu’il dirige aux Editions Gallimard. Sans oublier les rŽcits en langue classique de QU You (1341-1427) et de LI Zhen,(1376-1452) (En mouchant la chandelle : nouvelles chinoises des Ming,  Gallimard, Ç L’imaginaire È, 1986).
 

 

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