Vouvant,
un édifice majeur du Bas-Poitou
roman.
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De
l'église élevée par Théodelin, abbé de Maillezais, et
consacrée en 1028, il ne reste que trois travées ruinées.
La partie la plus impressionnante de l'édifice remonte au
début du XIIe siècle.

Le choeur et son abside, les deux absidioles et le transept
de l'église
Notre-Dame avec son
portail monumental remontent à la seconde moitié du XIIe
siècle. Le clocher octogonal et ses hautes baies sous
arcades, trois travées de la nef, le remaniement de la
crypte datent seulement de la campagne de restauration des
années 1880.

** L'absidiole nord
- avec son oculus d'axe -
dite de Lusignan
est richement ornée.
Un des chapiteaux triples des
contreforts-colonnes est surmonté d'une sirène à double queue à
l'abondante chevelure. Aux angles du chapiteau deux
personnages lui tiennent la queue pendant que des
serpents viennent lui
têter la poitrine ; faut-il y voir une symbolisation de la
luxure ?

Sous la frise de chats
ornant la corniche les
modillons débordent de
vie : ici,
un homme brandissant une
masse est entouré
de joueurs de viole et de
trompe.

Les chapiteaux de la baie axiale en plein cintre sont
richement décorés
de centaures
auxquels fait face un
grand
masque.
Détails : les centaures- ici unis par
un lien- sont souvent
le symbole de la lubricité.
Le grand masque bouche
entr'ouverte et grandes moustaches.
Les colonnettes reçoivent le rouleau
extérieur ; une mouluration
souligne le plein-cintre.
La baie gauche de l'absidiole de Lusignan comporte une
femme à double queue de poisson.
La sirène à double queue se confond en Poitou avec
la fée
Mélusine.

Vue générale du fameux portail
Nord avec son grand
arc roman en plein cintre qui englobe deux arcs plus
petits.
Au milieu du XVe siècle, la façade nord du transept est
remaniée. Le pignon
gothique, surhaussé,
est décoré de deux grandes compositions sculptées dominées
par un Christ bénissant entouré d'anges.

La partie
inférieure du Grand
Portail est romane et
finement ouvragée.
Une
sculpture
fouillée met en valeur
les chapiteaux des arcs des deux portes jumelles : côté
gauche. Des personnages, des animaux, des créatures
fabuleuses,des végétaux

Gros plan sur une des corbeilles : une représentation du
combat de l'homme contre le mal à l'aide de trois
personnages luttant contre un long serpent ?

Une
sculpture
fouillée met en valeur
les chapiteaux des arcs des deux portes jumelles : côté
droit.

Le premier chapiteau de cette série présente une corbeille
sculptée de feuillages et un tailloir richement décoré
d'oiseaux affrontés.

Ces deux chapiteaux semblent devoir être considérés
ensemble puisque le petit personnage a sa main dans la
gueule du monstre. S'agit-il d'une représentation de
l'expression " se jeter deans la gueule du loup " bien que
la créature fabuleuse n'ait rien d'un loup. Les deux petits
bonshommes - qui n'en font qu'un probablement ; il court,
puis perd l'équilibre - symbolisent le cheminement de
l'être vers son sort,sans doute peu réjouissant du fait de
sa manière de vivre !

Un prophète,
écartant deux animaux
fantastiques, prêche la bonne parole. Il essaie de
repousser les deux créatures qui ne peuvent vouloir que lui
prodiguer à l'oreille que de mauvais conseils ; ces
dernières symbolisent donc les égarements possibles de
l'existence.

La partie basse du portail nord est un chef-d'oeuvre de l'art
roman bas-poitevin.
C'est le grand arc enveloppant qui confère son caractère
monumental à l'ensemble. A la grande arcade, le bestiaire
traditionnel roman : dragons, serpents, oiseaux, masques,
jongleurs, mais aussi des sujets religieux tels l'Arbre de
vie ou la Fuite en Egypte.

Entre un
quadrupède et un oiseau on peut apercevoir deux nouvelles
sirènes...

La Fuite en Egypte
: Joseph, barbu, porte sur
l'épaule une besace et tient l'âne qui porte Marie.
Un joueur de cornemuse
et un couple : l'homme
porte un bonnet pointu et la femme a une large coiffe
ainsi qu'une robe bien serrée à la taille.
*
** Trois personnages
maîtrisent un serpent.
** Un aigle
bicéphale.

La voussure intérieure comporte de petits acrobates
cambrés s'arcboutant comme pour soutenir la voussure
supérieure.

Des bas-reliefs ornent l'espace entre les deux portes et le
grand arc :
à gauche, Dalila coupe les
cheveux de Samson ...
... et à droite,
celui-ci
combat le lion.

La partie supérieure du
portail est gothique (
XVe siècle ).
En bas : La
Cène. Le Christ et les
Apôtres sont assis derrière une longue table ; à droite,
une place est inoccupée, celle de Judas.
En haut : L'Ascension
: Les Apôtres debout et de
saintes femmes en prière regardent vers le ciel où monte le
Christ.

La crypte,
découverte en 1882, remonte au XIIe siècle.

Les trois premières travées
non restaurées de la nef, aujourd'hui transformées en salle
d'exposition, sont les seuls vestiges de l'église priorale
édifiée au XIe siècle.