** Saint-Nicolas de Civray et sa façade historiée de premier plan ( suite ).

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La façade possède deux riches corniche à modillons rythmant les horizontales.

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Exemples de modillons soutenant les deux corniches. Des masques humains plus ou moins grotesques alternent avec des représentations animales ( Ici, un boeuf et une chouette ) ou des objets de la vie courante comme ci-dessous.

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Pichet.

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Moule et barril.

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Un très beau visage féminin : les traits sont délicats, le coup de peigne réussi et le port de tête peu courant. Mais que peuvent bien signifier les trois dés près de son cou ?
A côté de ces modillons qui révèlent la veine créatrice du sculpteur, on en trouve également pour lesquels le symbolisme ne fait pas de doute comme ci-dessous..


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Ce disque marqué d'une croix évoque probablement une hostie.
Ici, le symbolisme s'impose de lui-même ; on est en présence d'une représentation de l'Eucharistie.

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La tour-lanterne octogonale à deux étages élevée sur le carré du transept est sans doute inspirée par la tour de Charroux.

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Le chevet comporte une abside et deux absidioles ornées. Une frise de pointes de diamant fait le tour de l'abside.

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Les fenêtres comportent des colonnettes et sont décorées de losanges.

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Gros plan sur un des chapiteaux sur lesquels alternent animaux et feuillages.

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La tour octogonale s'élève sur le carré du transept sur pendentifs triangulaires.
On parle de tour-lanterne en raison des baies ouvertes dans sa structure
qui permettent d'éclairer le sanctuaire.

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Les pendentifs plats sont arrêtés sur des triangles sculptés d'un boeuf et d'atlantes comme ici.


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La sobriété des chapiteaux est à remarquer ; un seul est historié : un personnage en assomme un autre d'un coup de bâton ; s'agit-il d'une illustration du meurtre d'Abel par Caïn ? La présence de chaque côté du tableau d'un être démoniaque se réjouissant derrière sa main de l'acte qu'il a inspiré pourrait y faire penser.

NB. Les peintures fort contestables qui revêtent entièrement l'édifice sont du XIXe siècle.