** Collégiale Saint-Hilaire-le-Grand.
La chapelle édifiée sur la tombe de l'évêque Hilaire est devenue au XIe siècle une étape sur le chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle. De l'église, consacrée en 1049, subsistent le premier niveau de murs et la tour-clocher. Après un incendie, elle fut couverte entre 1080 et 1100 d'une voûte de pierre
nécessitant de réduire la largeur des vaisseaux primitifs et l'adjonction de nouveaux piliers.

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L'église vue du côté nord. Seuls le rez-de-chaussée et le premier étage sont romans.
A l'étage, l'arcature est décorée de bûches.

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Mur-pignon nord du transept : deux groupes de deux personnages, sans doute des remplois ( entre 1050 et 1080 ).
A droite, des personnages se tenant droits et raides tiennent des objets liturgiques ;
à gauche, deux saints semblent échanger un livre d'une arcature à l'autre.

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Mur-pignon nord du transept :
** De chaque côté de ces personnages sous arcature se trouvent 4 dalles ornées : d'une part, une chimère, un oiseau tenant un poisson dans ses serres et picorant une feuille ;

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d'autre part, trois personnages se donnant le bras, un animal aux oreilles pointues possédant une queue en fer de lance.


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Ampleur et harmonie romanes de l'abside et des chapelles rayonnantes.
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Décor sculpté au niveau des corniches courant sous la toiture des absidioles et sur les chapiteaux ornant les colonnes-contreforts.

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Modillons : têtes de chevaux.

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On est frappé dès l'entrée par l'élan ascentionnel des volumes.
La nef a été reconsrtuite à la fin du XIXe siècle.

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La nef vue du transept ; c'est de là qu'apparaissent le mieux l'ampleur et l'originalité de l'agencemenr architectural de l'église.
L'ascendance des lignes architecturales saisit l'ami de passage en quête d'histoire.

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Motifs décoratifs évoquant le marbre sur un pilastre
du bras nord du transept.

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Vue du transept et du choeur depuis le bas-côté droit.

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Une crypte surélève le choeur en rotonde.
Les peintures de l'Apocalypse décorent l'espace compris entre les arcs et la voûte.


Au nord deux chapiteaux historiés évoquent les fins dernières


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Ce premier chapiteau, couramment dit " de la mort de saint Hilaire " , entend, au-delà du seul registre terrestre, évoquer le passage de la mort à la vie nouvelle.
Au premier niveau, un défunt est étendu sur son lit, veillé de part et d'autre par des moines lisant leurs prières. Alors que le mort du premier niveau est habillé, comme rattaché au sol par son lit, son " double " est nu, libéré de ses attaches terrestres et accompagné par deux anges vers la main du Père qui appelle à Lui le défunt. A noter la pomme de pin tout à fait à droite au-dessus de la tête d'un moine. Peu putrescible, évocation de longévité dans l'art roman, la pomme de pin est ici signe de la vie éternelle.

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Ce deuxième chapiteau est indissociable du précédent dont il constitue en quelque sorte le prolongement. Un personnage ouvre les bras entre deux arbres : c'est le bienheureux au Paradis rayonnant la paix et la sérénité.
L'arbre symbolise la vie ; la végétation renaît chaque printemps, comme le Christ à Pâques, symbole de la vie nouvelle dans la tradition chrétienne.


Les autres chapiteaux sculptés


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Evocation de la Fuite en Egypte. Marie assise sur un cheval porte l'Enfant devant elle alors que des anges les entourent.

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Lions cabrés et redressés séparés par une tige végétale. Peut-être est-il possible d'aller plus loin dans l'interprétation ?
A gauche, la bête à double corps et tête unique laisse pendre une langue bifide ; si ce qui sort de la bouche évoque les paroles, ne sommes-nous pas en face d'une représentation d'une créature tenant un double langage ?
A droite de cette même corbeille, ce sont six langues qui émanent de la gueule du lion à double corps et tête unique. Evocation de la tenue possible d'une multitude de langages différents selon les circonstances et les personnes rencontrées ?



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Simples motifs décoratifs de bêtes couchées sur l'astragale cherchant à se réunir ou peuvent-ils évoquer, plutôt chez l'imagier, deux passions qui cherchent à se rejoindre pour s'emparer du coeur de l'homme ?

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Sur une pile de la nef, précédant le transept, on observe un exemple d'effigies épiscopales monumentales :
l'évêque Quintianus. D'une main, il tient un livre ; de l'autre, il bénit.

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Saint Martin coupe son manteau avec son épée pour en remettre la moitié à un pauvre.
( Peinture murale de la fin du XIe siècle ).