Les travaux de restauration entrepris depuis 1992 se voient
à merveille dans l'éclat et la blancheur retrouvés de la
pierre
soulignés par les rayons d'un soleil matinal de printemps.
En effet, au fil des siècles, une épaisse pellicule noire
l'avait recouverte dissimulant fortement son ornementation.
Cette élévation nord révèle, entre autre, une portion de
mur archaïque en petit appareil cubique et des rangs de
briques d'aspect carolingien.
Le clocher ( XIe siècle ) s'élève sur une souche carrée qui
supporte un étage cylindrique coiffé d'un cône à écailles
de pierre. Les lanternons de la façade lui font écho avec
leur similaire revêtement d'écailles décoratives.
L'étage cylindrique est lui-même abondamment orné.
Bas-côté sud. En entrant à l'intérieur de l'église on est
frappé par l' obscurité. Le plan d'ensemble ne fait pas
apparaître de transept.
Au-delà d'une nef divisée en trois vaisseaux ( XIe et XII e
siècles ) la pénombre qui enveloppe l'édifice laisse
percevoir un choeur à déambulatoire et des chapelles
rayonnantes.
Des peintures romanes authentiques très effacées existent
sur la voûte du choeur ( 1135-1140 ) ainsi que dans la
crypte ( plus anciennes ( fin du XIe siècle ).
Relativement au décor peint la sculpture à l'intérieur du
monument est pauvre : essentiellement, palmettes, tiges,
feuillages et volutes.
Exemple de corbeille.
Un seul chapiteau est historié : on y reconnaît le Christ
de l'Ascension entouré d'anges.
N.B. : L'église fut repeinte au XIXe siècle.
POLYCHROMIES du 21 juin au 16 septembre.
A la découverte d'une façade à la façon de la tradition
médiévale des églises peintes ...
Les nuits d'été, la façade ( hier noire, de nos jours
claire après les travaux de restauration des années
1993-1995 ) se pare de couleurs retrouvant pour un temps
les apparences polychromes qu'elle devait avoir au Moyen
Age. A noter que le résultat peut être différent de celui
présenté ici car les projections polychromiques varient
selon les jours de la semaine ).
*