De nos jours, seule demeure la beauté de la pierre métamorphosée par la main de l'homme. La mémoire des pierres exprime comment une partie de l'humanité s'est un temps définie avec ses problèmes, sa façon de voir et ses tentatives de se perfectionner elle-même ainsi que le monde dans lequel elle se situait. Ce qu'elle relate de l'homme, recevable ou critiquable dans un autre contexte spatio-temporel, reste une manière de dire l'homme à l'homme.
Une histoire d'hommes et de pierres
Avant de s'ouvrir au profane, cet art avait une essence religieuse ; il est envisagé avant tout en tant qu'oeuvre pour Dieu ; c'est une consécration de l'activité humaine à la louange de Dieu et au culte divin. Afin de rendre grâce à Dieu, abbayes, prieurés et églises paroissiales investissent dans la pierre ; l'époque bâtit, sculpte et peint en vue du Ciel.
A l'époque romane, il est permis de penser que l'art était perçu plutôt comme significatif de réalités célestes qu'il pouvait permettre d'atteindre.
une balade imagée
qui ouvre des chemins
pour guider les pas et le regard
vers les joyaux les plus célèbres mais aussi vers des édifices méconnus hors des sentiers battus.
Le patrimoine roman dispense une leçon au peuple chrétien sous forme d'un grand livre d'images de pierre évoquant les scènes bibliques et la vie des saints, le paradis et l'enfer, la lancinante question du bien et du mal et les passions humaines. Mais les exigences de la vie quotidienne, les travaux des mois associés aux signes du zodiaque sont aussi bien abordés.