Modillons à thèmes :
Série 2
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Comme les chapiteaux, mais dans un espace encore plus
contraint, ces modillons mettent en scène des sujets
privilégiés, une histoire.
** Des modillons parmi les plus fameux.
Tireur à l'arc.
Eglise d'Echillais,
Charente-Maritime, XIIe siècle.
Homme d'armes revêtu de sa
cotte de mailles.
Rue de la Vigne,
La
Souterraine, Creuse.
Un cavalier.
Ancienne église prieurale
Saint-Nazaire, Corme Royal,
Charente-Maritime, fin XIIe
siècle.
A gauche de la corniche on ne
peut pas manquer cette remarquable sirène-oiseau à tête de
femme couronnée.
Ancienne église prieurale
Saint-Nazaire, Corme Royal,
Charente-Maritime, fin XIIe
siècle
A droite de la corniche une
autre sirène-oiseau de la même veine mais à tête d'homme
couronnée.
Ancienne église prieurale
Saint-Nazaire, Corme Royal,
Charente-Maritime, fin XIIe
siècle.
Variante à quelques
kilomètres.
Eglise Saint-Martin,
Meursac,
Charente-Maritime, XIIe siècle.
Le penseur de l' intérieur de la partie basse romane de la
chapelle ( XVIe ) attenante à la nef.
Eglise Saint-Quentin,
Chermignac,
Charente maritime, XIIe-XIIIe siècles.
Le penseur de la nef.
Eglise Saint-Quentin,
Chermignac,
Charente maritime, XIIe-XIIIe siècles.
" Se prendre la tête
".
Eglise de Bussière-Poitevine,
Haute-Vienne, XIIe-XIIIe siècles.
Variation sur un même thème.
Eglise de Mailhat,
commune de Lamontgie,
Puy-de-Dôme, XIIe siècle.
Un couple fruste mais
attachant ou, au second degré, une ébauche
d'une démarche de reconstruction unitaire des parts
féminine et masculine de l'être humain ?
Eglise de Champagnolles,
Charente-Maritime, seconde moitié du XIIe siècle.
Les amoureux ; peut être
aussi, dans l'esprit du sculpteur, image symbolique de
l'unité par le biais d'une réunion du masculin et du
féminin ?
Eglise de Bussière-Poitevine,
Haute-Vienne, XIIe-XIIIe siècles.
Modillons et métopes de toute
beauté sur la façade d'une petite église rurale.
Eglise de
Marnay,
Vienne, XIIe siècle.
Gros plan sur un couple très uni ; ou s'agit-il de deux
hommes comme certains émettent l'hypothèse ?
Eglise de Marnay,
Vienne, XIIe siècle.
Malheur .
Eglise Notre-Dame,
La
Souterraine, Creuse,
XIIe-XIIIe siècles.
" Je suis jeune et pourtant
moi aussi j'ai de la peine ! é
Collégiale Saint-Pierre, Le
Dorat, Haute-Vienne,
XIIe siècle.
Ebahi, stupéfait !
Eglise de Corme-Ecluse,
Charente-Maritime.
De facture archaïque mais
attachante.
Eglise Saint-Genès bâtie en
pierres grises et roses, Châteaumeillant,
Cher, XIIe siècle.
Evocation naïve et fruste
mais émouvante.
Eglise Saint-Genès bâtie en
pierres grises et roses, Châteaumeillant,
Cher, XIIe siècle.
Ave !
Ancienne église du prieuré
voisin, Saint-Gaultier,
Indre, XIIe siècle.
Miam, miam !
Eglise du prieuré
voisin, Saint-Gaultier,
Indre, XIIe siècle.
Variante auvergnate.
Eglise de Mailhat,
commune de Lamontgie,
Puy-de-Dôme, XIIe siècle.
Belle composition alliant
modillon et métopes.
Eglise Saint-Julien,
Brioude,
Haute-Loire, XI-XIIe siècles.
Main et grappe de raisins.
Eglise de Dienne,
Cantal, XIIe siècle.
Insolite ...
Eglise de Dienne,
Cantal, XIIe siècle.
Représentation humaine archaïque.
Eglise de Dienne,
Cantal, XIIe siècle.
**Modillons
à symbolisme implicite.
Figure mythique du centaure
dont une tête d'homme surmonte un corps de cheval.
Humanité et animalité se trouvent juxtaposées.
Eglise Saint-Trojan,
Rétaud,
Charente-Maritime, XIIe siècle.
Variante à quelques
kilomètres.
Eglise Saint-Martin, Meursac,
Charente-Maritime, XIIe siècle.
Centaure-sagittaire
transperçant un cerf de sa flèche..
Il symbolise souvent la primauté de l'esprit sur la chair ;
en d'autres termes, il évoque l'homme
allant vers sa transformation.
Eglise Saint-Trojan,
Rétaud,
Charente-Maritime, XIIe siècle.
*
Simple scène de chasse ou
plutôt variante à quelques kilomètres l'une de l'autre? La
flèche a déjà traversé le cou du gibier.
Là aussi le
centaure-sagittaire bande son arc lequel évoque donc la
concentration vers un objectif que l'on cherche à
atteindre.
Eglise de Rioux,
Charente-Maritime, XIIe
siècle.
Les curieuses figures de ce
modillon - animaux plutôt qu'hommes ( peu importe, dans
l'imagerie romane c'est toujours de l'homme dont il s'agit
) - sont
réalisée sde façon telle qu'elle ne peuvent regarder devant
elles mais seulement derrière elles...
L'être humain trop tourné vers le passé oublie le
présent.
Eglise de Rioux,
Charente-Maritime, XIIe
siècle.
Encore une fois cette double
figuration est
réalisée de façon telle qu'elle ne peut regarder devant
elle mais seulement derrière elle...
L'être humain trop tourné vers le passé risque d'oublier le
présent.
Eglise Saint-Trojan,
Rétaud,
Charente-Maritime, XIIe siècle.
Ces deux visages souriants
placés l'un à côté de l'autre attirent le regard par leur
juxtaposition.
Evoquent-ils une démarche commune faisant allusion à un
sentiment d'unité ?
Eglise de Ferrière-Larçon,
Indre-et-Loire, XII-XIIe siècles.
Les passions mauvaises sont
baillonnées.
Eglise de Ferrière-Larçon,
Indre-et-Loire, XII-XIIIe siècles.
**
Des scènes cocasses.
Buveur à même le
tonnelet.
Eglise Saint Amand,
Saint-Amand-Montrond,
Cher, XIIe siècle.
Mon barril, vous ne l'aurez
pas !
Eglise Saint Amand,
Saint-Amand-Montrond,
Cher, XIIe siècle.
Pas plus que ma bouteille
!
Corniche de la cuisine romane
restaurée XXe siècle, abbaye de
Fontevraud, Maine-et-Loire,
Autre composition autour du
thème de l'homme au tonnelet.
Eglise de Fontaines
XIIe, XV et XVIIe siècles,
Vendée.
Personnage aux paupières
closes engagé dans le mur d'un restaurant, dit " le
passe-muraille ".
Rue de l'Ancienne
Comédie, La Souterraine,
Creuse.
Un être fabuleux bien
goguenard.
Mairie de La Souterraine,
Creuse.
Masque humain aux lèvres
serrées et les yeux exorbités portant un
couvre-chef.
Rue du Puycharraud,
La
Souterraine, Creuse.
Un homme à la langue
pendante.
Eglise Notre-Dame,
La
Souterraine, Creuse,
XIIe-XIIIe siècles.
L'entente paraît difficile
entre ces deux personnages qui se regardent de travers.
Eglise Notre-Dame, La
Souterraine, Creuse,
XIIe-XIIIe siècles.
Avez-vous un torse aussi beau
que le mien ?
Eglise de Dienne,
Cantal, XIIe
siècle.
**
Des représentations méritant une place à part : modillons
attribués au fameux maître de Cabestany.
Rappelons
que le Maître de Cabestany n'est pas le nom d'un sculpteur
exactement identifié. Il s'agit plutôt d'un imagier anonyme
de la fin du XIIe siècle auquel les spécialistes ont
attribué un certain nombre d'oeuvres sculptées, en partant
du fait qu'elles avaient une certaine parenté de style. Ses
réalisations sculptées se trouve diffusées sur un vaste
territoire en bordure de la Méditerranée.
** Des
têtes humaines.
Ces modillons font parti des
vingt-deux modillons que comporte le chevet roman de
l'église de l'ancienne abbaye de Saint-
Papoul ( 5 km au
nord-est de Castelnaudary ) seconde moitié du XIIe siècle,
Aude.
Les grandes mains du personnage sont un des traits majeurs
du Maître. Cette démesure se retrouve chez nombre
d'imagiers romans, mais elle est cependant tout à fait
caractéristique de l'oeuvre du Maître et de son atelier.
** Têtes
animales ou monstrueuses.
Les têtes sont toutes très expressives.
Le parti pris décoratif est particulièrement net comparé
aux réalisations les plus courantes de modillons.