Un
nouveau paysage spirituel
permet de mieux comprendre notre époque marquée par
le
manque de repères
pour baliser le chemin de notre
existence.
Condition des hommes et " réveil " du
religieux.
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ci-dessus

La fin du XXe siècle aura été marquée par le reflux des
grandes grandes croyances collectives et la montée de
l'individualisme. Les rapports au monde changent ;
le champ religieux se transforme dans une société en
mouvement.
Sur une toile de fond d'indifférence, il arrive que les
questions majeures de notre présence au monde - vie, mort -
continuent à apparaître comme un appel de
sens.
La sortie de
la société dite de chrétienté ne signifie pas pour autant
la fin du croire contemporain, mais nous assistons à
l'affaiblissement de la fonction religieuse régulatrice et
organisatrice de l'espace social. L'entrée dans
le XXI e
siècle signifie
un nouvel âge
marqué par le
pluralisme religieux.
Au total,
le
christianisme se heurte à
notre époque à deux tendances de sens opposés : d'une part,
un mouvement fort de sécularisation
de la société, de l'autre,
une dérégulation
des croyances et un
foisonnement
pluriel du religieux.
Sur un fond d'incroyances massives et face aux formes
vagues de religiosité à la mode ou confronté aux autres
religions établies, le christianisme n'est plus le seul
pôle autour duquel s'effectue en France la recherche
spirituelle. 
Et si le christianisme, loin d'avoir épuisé les virtualités
de la
Bonne Nouvelle,
n'en était, cependant, qu'à ses débuts à l'aube du nouveau
siècle ?