PANTHERA   PARDUS

au Maroc ?

 

 

 

 

 

REQUIEM POUR LA PANTHERE FAUVE TACHETEE

 

 

5-4-3-2-1-0 !

Le compte à rebours est désormais consommé pour Panthera pardus au Royaume du Maroc.

Le tueur en série que nous sommes est parvenu à ses fins, non sans efforts (safaris-trophées, fourrure, braconnage, égocentrisme pastoral, phobies, bêtise et vieux démons...)

Reste à « monter » quelques plans « fumeux » pour une utopique réintroduction à grands renforts d’ONG fantômes, d’effets d’annonces, de subventions surnuméraires et de parcs touristiques riches en … vacuité..

Bien que très méfiante, la panthère était pourtant le plus ubiquiste des félins et habitait au Maroc un grand spectre de biotopes.

Nos plus vieux collègues naturalistes la surprenaient encore jusque dans les années 50.

Souvent nommée Léopard en Afrique, c’est la même sous-espèce qui en peuplait le continent, alors que six sous-espèces se partagent l’Asie et l’Indonésie. L’espèce américaine vicariante est le Jaguar.

De 1980 à 1986 (Aulagnier &Thévenot, 1986), l’effectif était d’un spécimen dans le Rif oriental, de huit dans le Moyen Atlas et de neuf dans le Haut Atlas central et oriental.

De 1986 à 1996 (F. Cuzin, 1996), les quelques signalements (traces, excréments, magots dévorés, témoignages locaux) ne portaient plus que sur quelques sujets errants et déjà sans viabilité génétique. Les derniers signalements provenaient des gorges du Wabzaza et de celles de l’oued El Abid, vers Bou Tferda.

Le déclin final fut l’œuvre discrète de quelques bergers, l’animal pouvant évidemment causer des dégâts non remboursés parmi le bétail.

In memoriam : la Panthère vient donc de rejoindre le triste sort du Lion de l’Atlas.

Deux autres espèces marocaines climaciques vivent actuellement un purgatoire damoclésien en vue d’un même destin  :  le Guépard et la Hyène.

 

Pour en savoir plus sur la biohistoire du Maroc et connaître le calendrier de ses principales et « glorieuses » éradications : http://www.ctv.es/USERS/tarrier/tarrier_M/bio.htm