|
|
 |
|
|
 |
|
|
|
La Maison de l'Écologie et des Écosystèmes du Maroc
|
Soumettez un avis ou une expertise en cliquant sur le lien ci-dessous.
Votre avis ou expertise sera mis en ligne dans cette rubrique si vous nous y autorisez.
From: jadid ahmed
To: Michel R. Tarrier
Sent: Saturday, December 04, 2004 6:13 PM
Subject: bonsoir
Salut Michel,
Je n'ai de nouvelles que par tes articles que m'envoie Michel Aymerich.Très interessants au demeurant et je suis d'accord;On nous empoisonne, on empoisonne la nature avec la bénédiction de tous.Les gens sont très impressionnés par l'ampleur du phénomène criquets et les énormes moyens mis en place.En général, peu sont conscients du danger des traitements.L'essentiel étant de s'en débarrasser le plus vite possible.La politique d'emplâtres sur des jambes de bois continue sans choquer grand monde mais en attendant d'être rayés de la planète, on est toujours là et on vit tant bien que mal.
Ici, il a beaucoup plu ces derniers temps,il fait froid, il fait gris et il n'y a pas un chat.Alors, un petit mot, même sarcastique, me ferait le plus grand bien pour ne pas tomber dans le blues de l'amère Michelle.
Bisous
Michelle
From: Valéry
To: aves-contact@yahoogroupes.fr
Sent: Monday, December 06, 2004 11:03 AM
Subject: [AVES] Si vous aimez les oiseaux, acheter "bio" ou "sans pesticide"...
En l'espace de quelques semaines, en 1995-1996, on estime que 20 000
Buses de Swainson ont péri empoisonnées sur des terres agricoles
d'Argentine, après s'être nourries de sauterelles qui avaient été
traitées au monocrotophos, un insecticide hautement toxique. Cet
événement a soulevé de grandes inquiétudes quant à la sécurité des
oiseaux qui fréquentent des champs ou des forêts traités aux insecticides.
Une récente étude effectuée par des scientifiques d'Environnement
Canada (EC) donne à penser que les hécatombes de cette ampleur ne sont
pas rares et que l'effet qu'exercent plusieurs pesticides sur les
oiseaux a été grandement sous-estimé. L'une des raisons en est que les
modèles utilisés couramment pour évaluer la sécurité aviaire ne
tiennent pas compte de certaines considérations importantes et n'ont
jamais été validés officiellement par des études sur le terrain
appropriées.
Il est difficile de se faire une idée exacte du nombre des décès
d'oiseaux dus aux pesticides, parce que seule une proportion minuscule
de ces décès est documentée. La plupart passent inaperçus, beaucoup
d'oiseaux empoisonnés se cachant ou allant mourir dans des lieux
éloignés,; ou bien, leurs carcasses se décomposent rapidement ou sont
dévorées par les détritivores. À cela s'ajoute le fait qu'il existe
généralement peu de surveillance dans ce domaine et que beaucoup de
champs et de forêts ne sont pas aisément accessibles aux chercheurs.
Les scientifiques d'EC sont d'avis que la destruction massive
d'oiseaux est répartie d'habitude sur de vastes secteurs. Si deux ou
trois carcasses par hectare peuvent paraître négligeables et ne seront
probablement pas remarquées par l'utilisateur du pesticide, elles n'en
représentent pas moins une perte significative si on les projette sur
des zones entières d'application. Des études exhaustives effectuées
par l'industrie des pesticides au début et jusqu'au milieu des années
1980 nous prouvent jusqu'à quel point la mortalité est peu remarquée,
à moins que nous ne mettions en ouvre des ressources considérables
pour la détecter.
Par exemple, en se fondant sur plusieurs études intensives menées sur
une formulation pesticide granulaire particulière utilisée sur le
maïs, les scientifiques estiment que le produit en question tuait
annuellement entre 10 et 52 millions d'oiseaux chanteurs dans la Corn
Belt américaine - la plupart des victimes appartenant à une
demi-douzaine d'espèces. Au plus fort de sa popularité, dans l'ouest
de l'Ontario, le même produit provoquait une mortalité annuelle
estimée entre 244 000 et 1,3 million d'oiseaux chanteurs. Et pourtant,
une poignée seulement d'incidents portant sur un nombre très faible
d'oiseaux ont été signalés aux États-Unis, tandis qu'aucun cas de
mortalité n'était mentionné en Ontario.
suite sur: http://www.ec.gc.ca/science/sandejuly02/article1_f.html
----- Original Message -----
From: Mouna Mohamed
To: Michel R. Tarrier
Sent: Monday, December 06, 2004 4:08 PM
Subject: Re: Polémique acridienne
C'est excellent et bien argumenté, bravo cher ami. Merci infiniment pour la demande d’avis.
Je suis parmi l’équipe organisatrice de la Conférence Internationale Francophone d’Entomologie qui se tiendra pour la première fois en Afrique et au Maroc en 2006. Nous avons choisi comme thème : Entomologie et développement durable. Si d’ici là restent encore des insectes dans leurs écosystèmes. Qu’est ce tu en penses ?
A bientôt et merci encore.
----- Original Message -----
From: jadid ahmed
To: Michel R. Tarrier
Sent: Wednesday, December 08, 2004 6:35 PM
Subject: criquets
salut Michel,
Je parlais avec Hassan du problème des pesticides.En fait,les paysans sont contre car ils sont conscients que ces produits sont dangereux,mais c'est l'état qui décide et ils n'ont pas l'habitude de s'opposer.Dans la région de Zagora, une tribu a refusé l'arrosage empoisonné de leurs champs en échange de la promesse de se débarraser à leur façon des bestioles.Ils l'ont fait, comme ils l'ont toujours fait traditionnellement, en les ramassant la nuit quand ils sont engourdis, par caisses entières et ils les mangent.
C'est donc possible et c'est exactement ton idée.
Le seul problème se situant au niveau des grandes industries chimiques, je suppose, qui font leur choux gras du fléau.
Bisous
Michelle
----- Original Message -----
From: office
To: Michel R. Tarrier
Sent: Thursday, December 09, 2004 8:28 AM
Subject: RE: Poudre aux yeux
Bonjour Michel
Je pense souvent à toi et cela fait plusieurs semaines que je me dis que je devrais prendre le temps de t'écrire.
En ce qui concerne les criquets je suis de ton avis. Il faudrait laisser faire et aider pendant 2 ou 3 saisons, mais je ne pense pas que cela se fera. Trop d'intérêts en jeu.
Je me souviens que l'attaque de criquets a commencé à mon retour du Maroc, "Le Monde" en était plein. Il disait que ces criquets étaient traditionnement consommés par la population, alors (comme tu disais dans un mot envoyé à Aymerich) pourquoi ne pas en faire une spécialité culinaire ?? En plus la population locale continue à les consommer malgré la guerre chimique, ce qui va être une catastrophe immédiate au niveau sanitaire avec sûrement des conséquences sur les populations futures.
Pourquoi ne pas envoyer un article au Monde, à Libé pour lancer le débat... et diffuser. Je diffuse de mon côté tout ce que Aymerich m'envoie mais c'est restreint.
Je l'ai surtout envoyé aux copains de la fac de chimie de Strasbourg.
As-tu vu cette émission sur la polio sur la 5 ? Les singes opérés vivants (reins utilisés pour la culture) et les populations du Congo forcées de prendre le vaccin ainsi fabriqué. C'est ainsi que le SIDA se serait propagé. Je n'en ai pas dormi de la nuit et les yeux d'un chimpanzé que l'on est en train d'opérer me hantent. Qu'est ce qu'ils se permettent ? De quel droit ?
Hier j'ai suivi un débat sur l'hormone de croissance cultivée sur des hypophises de vieillards. Il y a des choses évidentes que nos scientifiques ne semblent pas voir
Nos chers scientifiques devraient se poser un certain nombre de questions. Il manque des cours de philo et d'éthique dans cet enseignement. J'ai toujours pensé que la science nous donnait une idée de notre finitude et de la vanité des choses mais j'ai de plus en plus l'impression qu'elle éveille simplement l'appât du gain, du pouvoir...
Je veux acheter ton livre. On le trouvera partout ? Je me réjouis vraiment de le lire.
Je t'embrasse
Marlène
De: rumex@skynet.be
Objet: [Lycaena] Re: S
Date: 12 décembre 2004 07:31:55 GMT+01:00
À: Lycaena@yahoogroups.com
Répondre à: Lycaena@yahoogroups.com
---Bonjour Jean ces invasions de criquets sont vraiment effrayantes,
même si elles ne font pas la une des JT européens .
La sagesse des sages au sujet de ces criquets dévastateurs
"ils mangent tout mais tous les mangent" devrait primer dans les recherches de
lutte contre ce fléaux.Il semble évident qu'il faut supprimer au
maximum les larves mais en plus ne saurait t'on pas parachuter des
filets pour les attraper au lieux de pesticide.Si c'est un plat
recherché rempli de protéines, que l'on peut facilement déshydrater pour
le consever.Après tout les autoctones sont habitués au probléme.
Peut -être faudrait il les écouter plutôt que de les empoisonner à
long terme.
Quels sont tout les autres prédateurs , les canards en asie., les oiseaux ,
j'ai passé mon enfance au Katanga, on passait notre temps è ramasser
des sautrelles pour nourrir les caméléons de notre institutrice.
Tous les prédateurs vont être détruits par les pesticides.
La multitude de moyens de lutte partiellement efficace me semble moins
dangereuse qu'un seul moyen destructeur de tout.
Quel désolente humanité.
Véronique.
De: Charles-Hubert Born <charles-hubert.born@publ.ucl.ac.be>
Date: 13 décembre 2004 13:35:27 GMT+01:00
À: Lycaena@yahoogroups.com
Objet: [Lycaena]
Répondre à: Lycaena@yahoogroups.com
Bonjour à tous
Un petit message pour soutenir avec force l'action de MM. Delacre et
Tarrier au Maroc. Les quantités d'insecticides déversées ont un impact
considérable à la fois sur l'entomofaune mais aussi bien entendu sur tout
l'écosystème nord-africain compte tenu de l'importance des insectes dans la
pyramide alimentaire. Les populations humaines elles-mêmes sont contaminées
puisqu'elles se nourrissent des criquets traités...
Il est clair qu'en tant que particulier notre action est difficile. La
réaction doit avant tout se faire dans le cadre de la coopération au
développement et économique avec le Magreb. Une campagne à l'échelle de
l'UE pourrait avoir un impact compte tenu du fait que l'une des missions de
la Communauté européenne est de promouvoir l'environnement à l'étranger. Je
présume que la FAO est également un interlocuteur de premier choix. Je sais
qu'il existe également un cadre de coopération internationale pour la lutte
contre les criquets (plusieurs conventions existent), il est possible que
celui-ci n'empêche pas voire favorise l'uilisation d'insecticides chimiques
non sélectifs.
Jean a-t-il des suggestions sur des possibilités d'action plus précises?
A bientôt
CH
De: villeman@mnhn.fr
Objet: Rép : Invasion de criquets au Maghreb, débat ouvert.. .
Date: 13 décembre 2004 15:49:43 GMT+01:00
À: jean.delacre@skynet.be
Bonjour,
Merci et bravo pour votre site. c'est du boulot de compiler toutes ces informations. Votre discours est aussi le mien car on me pose aussi des questions sur les criquets lors des interviews que je fais en ce moment à l'occasion de la sortie de notre ouvrage "Portraits d'insectes" où on parle aussi (entre autres des criquets migrateurs). Certaines infos de votre site site me seront utiles lors des prochaines interviews.
Cordialement à vous et à Michel
Claire Villemant
De: lecoq@cirad.fr
Objet: Rép : Site d'information "Criquets"
Date: 13 décembre 2004 15:06:46 GMT+01:00
À: jean.delacre@skynet.be
Bonjour,
De passage à Montpellier (avant d'en repartir dans quelques heures) je prends connaissance de votre demande et de votre excellent site sur la campagne de lutte contre le criquet pèlerin au Maroc. Pour alimenter le débat je vous prie de trouver ci-joint copie de quelques articles récents récents que je viens de faire paraître sur le sujet (entre 2001 et 2004). Je n'ai pas le temps de faire plus pour le moment mais suis intéressé à rester en contact et à discuter de ce sujet avec vous, Michel Tarrier ou Michel Aymerich, afin d'essayer de mieux éclairer les divers aspects de ce problème qui n'est pas simple (même si je vois surgir de tous côtés les faiseurs de miracles). Il faut surtout essayer de ne pas alimenter les polémiques, ni dans un sens ni dans l'autre.
Bien cordialement,
Michel Lecoq
CIRAD
Dépt. AMIS - Plant Protection Program
Prifas - Research Unit in Operational Acridology
TA40/D, Campus International de Baillarguet
34398 MONTPELLIER CEDEX 5 - FRANCE
Téléphone : 33 (0)4 67 59 39 34
Télécopie : 33 (0)4 67 59 38 73
Tél.secrét.: 33 (0)4 67 59 39 37
E-mail : lecoq@cirad.fr
http://locust.cirad.fr/acridiens.shtml
¤º°`°º¤ø,¸¸,ø¤º°`°º¤ø,¸¸,ø¤º°`°º¤ø,¸¸,ø¤º°`°º¤ø,¸¸,
9th International Conference on Orthoptera
Canmore, Alberta, Aug, 2005
www.orthoptera2005.org
¤º°`°º¤ø,¸¸,ø¤º°`°º¤ø,¸¸,ø¤º°`°º¤ø,¸¸,ø¤º°`°º¤ø,¸¸,
----- Original Message -----
From: Ghamizi Mohamed
To: Michel R. Tarrier
Sent: Wednesday, December 29, 2004 4:05 PM
Subject: Re: Lutte antiacridienne
Merci Michel d'avoir soumis à l'opinion publique une partie de nos
sentiments vis à vis de cette guerre hâtive antiacridienne.
Notre silence du moment engage partiellement notre responsablité (même
si les scientifiques travaillent sur ce sujet depuis quatre decennies, avec
congrès, financements et à la clef, l'inefficacité habituelle) dans les
choix des "solutions" prises par les gestionnaires. L'évaluation de
beaucoup de grands programmes mérite d'être soulevée. En tant
qu'écologues nous sommes également mouillés!
Amitiés
Bonne et heureuse année 2005.
Pr. GHAMIZI Mohamed
Département de Biologie
Faculté des Sciences Semlalia
Université Cadi Ayad
Muséum d'Histoire Naturelle de Marrakech
Maroc
BP 2390 Marrakech
GSM: 066747616
De: eccla2@wanadoo.fr
Objet: Pesticides
Date: 6 janvier 2005 10:53:44 GMT+01:00
À: jean.delacre@skynet.be
Merci beaucoup pour l'adresse. Entre temps, j'ai eu celle de M. Tarrier
Cordialement
Pitch Bloch
Bonjour,
Nous avons lu avec intérêt et plaisir vos divers textes sur le site de la
MEEM ("Les printemps qui déchantent", "Et que ça saute", et "la poudre aux
yeux") et nous voulons vous informer qu'il n'y a pas qu'au "Sud" que les
pesticides anti-acridiens font des dégâts. La société SOFT (plus ou moins
liée aux sociétés Calliope, Delpech, et Melpomen), installée à Port La
Nouvelle dans l'Aude (port jumelé avec Mogador), fournit massivement des
pesticides pour les campagnes anti-criquets et a manifestement d'excellentes
relations avec divers gouvernements africains.
Cette usine a toujours fonctionné de façon assez négligente pour ses
salariés (qui l'appelent "l'usine à poisons") et pour l'environnement, et en
décembre 2004, on a eu un débordement plus grave que d'habitude, et les
autorités administratives (DRIRE, Sous-Préfecture, etc) ont pris de vraies
mesures : arrêt de la production de l'usine, mais aussi interdiction de la
pêche dans les étangs de Bages-Sigean, ce qui pose des problèmes
économiques sérieux pour une quarantaine de familles de pêcheurs de petits
métiers. Nous vous envoyons par autre mail une note que nous avons
rédigée le 21/12/04 avec quelques coupures de presse. Seul élément nouveau:
de premiers résultats d'analyses montrent des teneurs en chlorpyrifoséthyl
(jusqu'à 53mg/kg) et parathion-méthyl (jusqu'à 0,2mg/kg).
Nous serions intéressés si vous avez des infos sur les sociétés en question
et leurs relations au Maroc ou ailleurs.
Nous sommes une association généraliste d'environnement, adhérente à la
Fédération France Nature Environnement, et agréée départementalent : ECCLA
(Ecologie du Carcassonnais, des Corbières et du Littoral Audois) 182A avenue
de Bordeaux 11100 Narbonne
Tél : 0468417578
Fax : 0468412181
Ecologiquement
Le Président
Pitch Bloch
----- Original Message ----- From: <nadia@sahara-nature.com>
To: "Michel R. Tarrier" <tarrier@ctv.es>
Sent: Saturday, February 05, 2005 9:17 AM
Subject: Re: Pesticides
Bonjour,
je vois que nous avons à peu près les mêmes passions. J'ai également un passé
d'entomologiste, j'ai eu la chance de rencontrer dans le gard la rare Saga
pedo.
Avec les touaregs il est hors de question de capturer le moindre insecte vivant,
je ne fais plus que de la chasse photographique, c'est moins facile qu'avec le
filet à papillon et la boîte à cyanure. Je mettrai prochainement en ligne les
photos d'insectes et autres animaux.
J'ai été au Maroc cet été avec ma petite fille d'où j'ai ramené plein de photos
de fleurs, d'insectes et d'un serpent noir et blanc. Nous avons passé une
semaine dans les AÎt Bougmez et une semaine sur la côte atlantique, mais tout
cela n'étant pas dans le Sahara je ne peux pas utiliser mes photos pour
agrémenter mon site même si certaines espèces sont communes. J'avais consulté
votre site sur la flore du Maroc pour essayer de mettre un nom sur les espèces,
mais cela n'est pas suffisant, la flore du Maroc est vraiment trop riche et
très belle.
J'ai un projet de revenir plus dans la partie Sahara, peut-être le mois
prochain, à moins que je parte en Tunisie ou que je retourne en Algérie. Mon
site Web est l'occasion d'apprendre quand je passe des heures à chercher dans
les bouquins le nom d'une plante, et c'est aussi prétexte à voyager.
Pour la lutte contre les criquets, je suis d'accord avec vous, quand on voit
l'usage des pesticides qui est fait cela fait peur pour toutes les autres
petites bêtes qui vont y passer aussi. Je ne suis pas convaincue que l'usage de
champignons soit la solution, ne risque-t-on pas que cela s'attaque à d'autres
bestioles ?
Quand j'ai vu les criquets, j'ai plus imaginé un système humain pour s'en
débarrasser. Le jour, les criquets décampent dès qu'on les approchent, pourquoi
ne pas tendre des filets et les y rabattre ? La nuit, ils sont sur les arbres,
il suffit de les cueillir. Cela permet de récupérer des protéines. J'ai
l'impression que l'on attend tout de la technologie actuellement, et que l'on
ne sait plus donner de soi.
Le lien vers miniature_earth est vraiment super !
Amicalement
Nadia
De: tarrier@ctv.es
Objet: L'après traitements
Date: 3 avril 2005 08:51:58 GMT+02:00
À: michel.aymerich@club-internet.fr
Cc: lahcen.mahraoui@club-internet.fr, jean.delacre@skynet.be
Voici une semaine que j'ai envoyé sur place dans le Tafilalet Saïd Ahban, mon assistant au Maroc depuis 10 ans, devenu bon connaisseur du thème.
L'objectif est d'évaluer sur un biotope suivi depuis 1992 et en conditions égales d'observations l'effectif d'une espèce indicatrice de Rhopalocère (Euchloe falloui) inféodée aux lieux traités chimiquement durant tout 2004/début 2005.
Les colonies connues sont en effondrement de 90-99%, soit en mars 2005 un spécimen est observé en vol là où une centaine était chaque année repérable depuis 1992 et encore l'an dernier. Idem pour tout le cortège.
Si j'avais été au Maroc, j'aurais évidemment visité toutes mes stations entomologiques de la frange subsaharienne depuis Figuig jusqu'à Tiznit. Mais les palmeraies d'Erfoud sont emblématiques, tant des traitements que de la présence de quelques bons indicateurs.
Je compte rédiger quelques conclusions puisque l'heure est à une veille soucieuse du maintien de la biodiversité.
|
|
 |
|
|
|