III – Bioindication de la cédraie marocaine

au moyen de l’outil lépidoptérique

par Michel R. Tarrier.

 

 

Les papillons marqueurs de la cédraie

 

« Ce que la chenille appelle la mort, le papillon l'appelle renaissance. »

Violette Lebon

 

Sur les chemins de la bioindication et selon le calendrier de la saison, en relation avec l’amplitude altitudinale et l’exposition, l’observateur pourra noter plusieurs types de cortèges lépidoptériques propres aux sites bien conservés et façonnés par l’écosystème forestier organisé par le Cèdre de l’Atlas. Depuis l’étage supraméditerranéen jusqu’à celui montagnard, les papillons hantent toutes les séries de végétation avec comme condition sine qua non la présence de leurs plantes-hôtes.

 

L’éveil du printemps

 

Le premier et timide cortège qui fait place à l’hiver (avril-mai) se manifeste évidemment dans les lieux ouverts et les mieux ensoleillés, c’est à dire loin de la forêt dense, en boisement clair ou troué, en pré-cédraie, là où la formation boisée compose avec la prairie ou le causse, au profit des premières inflorescences de crucifères et de légumineuses thérophytes. Les papillons pionniers qui se manifestent dans cet espace privilégié de lisière sont surtout quelques piérides vernales et une faunule de fins lycènes multicolores, association d’espèces solidaires et qui constituent une réelle guilde de la cédraie.

 

La première génération de la Piéride des Biscutelles (Euchloe crameri) vole alors en nombre, accompagnant parfois (Moyen Atlas) la plus rare et attractive Piéride du Raifort (Zegris eupheme), toutes deux inféodées aux crucifères. On rencontrera dans la foulée la précieuse Aurore de Barbarie (Anthocharis belia), à affinités nettement plus sylvicoles que les précédentes et qui, parcourant sans répit un périmètre choisi,  pénètre les sentiers et les layons jusqu’aux plus profondes clairières. Les mâles de ces trois espèces sont toujours très actifs, recherchant leurs femelles lors d’un manège infernal d’inlassables patrouilles sans cesse recommencées. Leur dédoublement écologique est faible car ces piérides butinent essentiellement les inflorescences des plantes-hôtes de leur chenille. Insecte de terres incultes avec des incursions « ségétales », le Zegris ou Piéride du Raifort, excessivement rapide dans son vol soutenu et en zigzags, met à profit son homotypie avec les fleurs du Pastel (Isatis tinctoria) (messoussa, fajjigh) ou d’autres crucifères jaunes pour s’y endormir posé dessus et parfaitement invisible. Ce papillon est un indicateur fidèle du maintien d’un minimum de « mauvaises herbes ». Pitié pour les herbes adventices qui développent des trésors de courage pour survivre ! Une trop grande répression des mauvaises herbes ou un fauchage trop précoce impliquent un grave effondrement de la biodiversité dont le microcosme représente la part essentielle. Zegris eupheme reste ainsi une constante de bien des orées des boisements de Cèdres (cédraie et thuriféraie du Bou-Iblane, causse d’Ifrane, cédraie du Col du Zad, périmètres du Tizi-n-Tanout-ou-Fillali, grandes clairières du Djebel Tarhahat, etc.) dont il témoigne du maintien des composants écologiques. Tant que volent ces trois piérides, on peut considérer que l’espace n’est ni menacé par la pression pastorale, ni victime d’une fauche trop précoce. En cas contraire, ils sont irrémédiablement biffés du paysage sylvatique qu’ils nous bioindiquent. Dans certains groupements préforestiers mitoyens de l’association du Cèdre et du Chêne vert (Azrou, Ifrane, Itzer), quand intervient l’Aubépine dont la larve en est une sévère défoliatrice, on peut surprendre une curieuse chorégraphie de « plumes d’anges » : c’est une éclosion de Gazés (Aporia crataegi.) L'imago évacue un liquide rouge sang (le méconium), lequel en cas de pullulation est à l’origine de la croyance populaire des « pluies de sang. »

 

C’est peu ou prou à la même période qu’émergent plusieurs espèces de lycènes atlasiques ou rifains. Les plus précoces ne sont concernés que par le causse contigu à la cédraie (comme à Ifrane) ou les pelouses sèches des ressauts et des parties sommitales, voire quelques affleurements en clairières mésophiles. Ce sont le Faux-Cuivré smaragdin (Tomares ballus), élément des deux rives de la Méditerranée occidentale, et le Faux-Cuivré du Sainfoin (Tomares mauretanicus), endémique maghrébin. Ils peuvent voler de concert, le second plus rupicole et émergeant entre les plaques de neige dès les premières ardeurs solaires de février-mars. Les mâles ont une livrée plutôt terne mais leurs femelles sont enluminées d’orange lorsqu’elles ouvrent les ailes. Tomares mauretanicus évolue parfois par myriades, puis disparaît en hécatombes aux dépends d’une baisse du mercure ou de nouvelles chutes de neige, puis ressuscite encore par le biais de nouvelles éclosions. Il prouve ainsi la grande capacité et la ténacité opportuniste des papillons, mais aussi leur merveilleuse adaptation aux plus rudes conditions environnementales. Pourtant, la moindre agression de l’homme, par atteinte au milieu, peut les voir s’effacer irréversiblement... Le Faux-Cuivré du Sainfoin n’est déjà plus qu’un souvenir sur des immensités atlasiques où le parcours du cheptel n’est pas régi par l’agdal et menace tout regain en étant pratiqué trop tôt par les bergers semi-nomades ou sédentaires. Ces petits papillons sont inféodés à de minuscules légumineuses thérophytes qui craignent beaucoup l’impact des sabots et la compaction qui en résulte. De distribution nettement plus précaire, le Faux-Cuivré berbère (Cigaritis zohra) est un endémique marocain de toute beauté dont la chenille vit en symbiose avec une espèce de fourmi (Crematogaster laestrygon) qui l’élève pour en sucer le miellat qu’elle sécrète et dont les fourmis sont très friandes. Hommes, nous n’avons « rien » inventé ! Ce lycène vif comme une mouche ne vole que dans les petites trouées sèches de la cédraie infiltrée de chênaie verte ou sur des terrains âpres en lisière, notamment dans la région d’Ifrane, ainsi que dans les parages des vieux cèdres du versant nord du Djebel Ayachi, là où pousse sa petite coronille nourricière. Tout parcours répétitif ou piétinement humain le biffe du paysage. L’Azuré grenadin (Cupido lorquinii), un petit Bleu très sensible, est le plus humble rhopalocère de la cédraie. Ses discrètes localisations sont celles des fonds de ravins forestiers, des orées humides de halliers et de quelques pelouses abritées. L’Azuré de la Sauge (Pseudophilotes bavius) possède censément des origines sylvicoles mais, orphelin de la forêt, il s’adapte à la prairie mésophile où mâles et femelles ne quittent guère les grandes feuilles velues et argentées de la Sauge (Salvia argentea) dont se nourrit sa larve. C’est un des plus merveilleux Lycènes du Maroc et ses stations sont comptées. Strictement localisé au Moyen Atlas, on le rencontre encore à l’intérieur de la cédraie mixte, lorsqu’il dispose de vastes espaces herbeux où se développe sa source trophique. Qu’il s’agisse de milieux ouverts ou davantage forestiers, il ne résiste pas une seule saison au passage du cheptel, d’où l’hyper fragilité de ses dernières colonies. Suite au pacage trop prolongé de troupeaux lors d’une saison sèche, il a totalement disparu du périmètre « en défends » du Tizi-n-Tanout-ou-Fillali où il se complaisait. Même observation pour sa station dans la Vallée des Roches (Ifrane). D’autres petits Bleus sont concernés par les groupements du Cèdre et les habitats qu’ils génèrent, tel l’Azuré lavandin (Plebejus martini), devenu de rencontre accidentel quand il dépend d’Astragalus incanus, l’un des plus beaux astragales du Maroc, aux tiges et inflorescences porteuses des oeufs et des chenilles, mais hélas vite brouté par le bétail lorsque le biotope leur est ouvert ou toléré. Les planches de cette plante précieuse ne comportent jamais plus de quelques pieds et nous avons pu observer au Col du Zad (Moyen Atlas) les dégâts d’un âne soudainement épris des saveurs de la plante : liquidation de toute la planche en moins d’une heure ! Plebejus martini ne doit son salut et sa pérennité qu’à la seconde plante-hôte de sa chenille, un astragale récalcitrant, épineux et inconsommable : Astragalus armatus ! Plus héliophile et tout autant victime de la dent des bêtes est l’Azuré des Atlas (Polyommatus altantica), à la femelle largement bordée d’un bel orange sur la marge des ailes. Il est encore présent dans les vastes clairières et sur les bermes des pistes et des routes de l’étage montagnard du Rif ou des Atlas, quand se maintient le Vulnéraire (Anthyllis vulneraria) dont les têtes pédonculées et bractées d’inflorescences charnues rougeâtres ou blanches sont toujours un festin pour les chèvres. Ce papillon est encore à l’inventaire du Rif et du Moyen Atlas, grâce justement à l’effet protecteur de la forêt stratifiée et à quelques figures de conservations aléatoires. Il a par contre presque disparu du Haut Atlas, moins couvert et plus exposé. L’Azuré de Chapman (Polyommatus thersites) n’est connu en Afrique du Nord que de quelques stations dont la cédraie d’Ifrane. Il en est une sentinelle essentielle. Son effectif très en baisse de ces dernières années laisse croire à une issue fatale. N’escamotons pas des vieilles cédraies la très délicat Azuré des Nerpruns (Celastrina argiolus), surtout inféodé au lierre (et ailleurs à l’arbousier), qui par au moins deux fois (début du printemps et juillet-août) nous indique les meilleures localisations de la plante grimpante des sous-bois humides qui, tout comme son Azuré, « meurt ou s’attache... »

 

De mars à mai, lorsque se complait une aristoloche (Aristolochia baetica ou paucinervis) dans les parages des cédraies mixtes les plus ouvertes, leurs sous-bois ou les prairies de clairières, une sous-espèce nord-atlasique et rifaine de la Proserpine (Zerynthia rumina africana) est une bioindicatrice majeure de ces régions. Elle est en régression aux alentours d’Ifrane.

 

Une nursery de papillons dans des prairies multicolores

 

Un second cortège fait interface entre les papillons pionniers de premier printemps et ceux qui vont ensuite illustrer les premières chaleurs estivales s’abattant sur le Rif et les Atlas. C’est en mai-juin qu’au plus fort de leur floraison, les prairies des orées de la cédraie s’animent d’espèces praticoles, essentiellement alors des nymphales spécialisées et assez hygrophiles, voire quelques satyrines inféodées à de grandes graminées sur les marges plus sèches. L’écosystème à Cedrus atlantica engendre, dans les variantes fraîches des bioclimats subhumide et humide de l’étage supraméditerranéen, une formation naturelle herbacée à base d’hémicryptophytes et de géophytes mésophiles et hygrophiles, notamment graminées et cypéracées. Cette végétation puissante (plus d’un mètre de hauteur) se distingue au premier coup d’œil de la pelouse. Sa localisation écologique est d’ailleurs souvent au bord des oueds, des sources et des suintements. C’est la prairie ! Quand on n’a du Maroc que des connaissances stéréotypées et parcellaires, on n’imagine guère son existence entre montagnes arides et oasis sahariens.

 

C’est donc là l’empire de quelques précieuses nymphales praticoles mésophiles et hygrophiles comme le Damier des Knauties (Euphydryas desfontainii), la Métitée du Plantain (Melitaea cinxia), la Mélitée des Centaurées (Cinclidia phoebe) et la Mélitée andalouse (Cinclidia aetherie). Lors des plus douces fins de journées, quand le soleil décline lentement sur la prairie, le « coucher » de ces papillons est un merveilleux spectacle. Alors que l’essentiel de la prairie est déjà à l’ombre, les imagos se regroupent en dortoirs dans les parties encore ensoleillées pour profiter, ailes grandes ouvertes, des derniers rayons, puis ils se referment les uns après les autres comme s’éteindraient les taches de couleurs d’un immense tapis en patchwork. Les hordes de touristes qui passent en autocars, du Mischliffen à Ifrane, ne partageront jamais cette émotion, privilège de l’écotouriste attentif... Ces nymphales de la prairie ne sont pas repérables les années de trop grand déficit hydrique et sont irrévocablement expulsées des espaces où sévit un trop fort contingent de cheptel. Quelques exemples : les prairies sylvatique d’Ousmaa, au-dessus d’Azrou, où depuis 1994 il a été procédé à une razzia concertée de l’espace prairial et de la strate du clair-bois au profit des bovins, des caprins et des ovins, avec broutage-massacre de tout un reboisement récent ; l’essentiel du Plateau d’Ito où la destruction éhontée des clôtures de mises en défends par le cheptel est récurrente ; certaines prairies à Festuca du Val d’Ifrane victimes du piétinement des visiteurs et des affres de leurs pique-niques. Ces papillons sont les meilleurs indicateurs de ce type d’espace utile à l’avenir pastoral et à la conservation d’un ample panel floristique. Quelques échiquiers plus xérophiles et enclins aux bromes des grandes poacées, comme Melanargia occitanica (larve notamment sur Lygeum spartum) et Melanargia lucasi (euryèce, éclectique et polyphage sur plusieurs graminées), sont à considérer dans cet espace-temps.

 

Premières chaleurs

 

La troisième vague de papillons évocateurs et marqueurs de la cédraie est celle estivale de juin-juillet, période des « allées aux vols roux »...

 

Nous avons maintenant quitté l’orée et ses fins papillons printaniers pour, les premières chaleurs aidant,  nous réfugier dans la fraîcheur des tapis de fougères et sous les frondaisons. Les « vols roux » parce que les espèces du moment sont presque toutes de grandes nymphales rousses qui hantent fébrilement le sous-bois et les allées forestières du Rif et du Moyen Atlas : le Cardinal maghrébin (Pandoriana pandora seitzi), le Grand Nacré berbère (Mesoacidalia lyauteyi), le Chiffre de l’Atlas (Fabriciana auresiana), le Petit Nacré (Issoria lathonia), la Grande Tortue (Nymphalis polychloros), le Gamma (Polygonia c-album) (lorsque Ribes-uva-crispa est en place), le Damier de la Succise (Euphydryas aurinia), la Mélitée des Centaurées (Melitaea phoebe) et seulement en de rares localités rifaines la Mélitée des Linaires (Melitaea dejone). Tous ces papillons de jour sont des sylvicoles pour la plupart frondicoles. Ils ne volent que dans des forêts en bonne santé dont le sous-bois conserve encore ses strates végétale et arbustive, et n’est pas victime de l’arasement pour raison d’hygiène ou de rentabilité immédiate, dont le couvert est ainsi suffisant pour assurer l’effet sciaphile, dont l’édaphisme n’est pas altéré, où s’écoulent encore quelques ruissellements non pollués, et un large etc. sous-entendant une Nature libre et en bonne santé. Certaines futaies « policées » par la sylviculture ou ravagées par le surpacage ont été rapidement vidées de ces espèces qui exigent aussi le maintien de leurs ressources trophiques que sont notamment les violettes pour les chenilles des quatre premiers cités et une abondance de grandes carduacées, de thyms et de cistes en guise de source nectarifère des imagos. Un fadet peut indiquer aussi et par sa présence la série supraméditerranéenne mixte du Cèdre et du Chêne tauzin, c’est le Fadet de l’Atlas (Coenonympha fettigii), ami de la strate de fougères aigle, qu’il partage dans le Djebel rifain Tisirene et toute la région de Ketama avec l’Ocellé du Rif (Pyronia tithonus distincta).

 

Le début de la fin...

 

En fin d’été, les ultimes papillons à voler dans la cédraie perdent encore des couleurs et s’enfoncent davantage dans la forêt...

 

Ce sont les satyrines à la livrée brun noirâtre et souvent parcourue de bandes plus claires et dont la présence d’ocelles tend à dévier les oiseaux et les lézards. Ils pondent sur des graminées, il ne reste d’ailleurs plus grand chose d’autre que des bromes à cette époque ! Et comble de l’adaptation, véritablement photophobes, ils évoluent à l’ombre des grands arbres et se posent haut sur les troncs des plus vieux cèdres où ils trouvent dans l’air coulis ventilé par les arbres en galerie une compensation à la chaleur caniculaire. Ils ne butinent pas ou peu mais se gorgent des exsudations que secrètent les arbres à travers leur écorce, voire des sources énergétiques de déchets organiques divers et d’excréments frais des animaux de la forêt.  L’Agreste « flamboyant » n’est d’ailleurs pas rare sur les « merdes » de touristes... ! Citons le Petit Sylvandre (Hipparchia alcyone), l’Agreste flamboyant (H. algiricus), le Faune mauresque (H. statilinus). Il y en a d’autres... Ces rhopalocères estivaux sont les gardiens de la futaie.

 

Les zygènes

 

Pour être tout aussi sensibles à l’état du milieu et chacune étroitement dépendante d’une plante fine, les zygènes, hétérocères diurnes aux couleurs aposématiques ( = prémonitoires dans le registre rouge-bleu-noir), révèlent avec fiabilité les traits qualitatifs d’un habitat. Certaines espèces ont déjà été éradiquées des Atlas marocains par suppression de leur plante ou par saccage de leur espace de vol. Plusieurs zygènes volent au pays du cèdre et les aborder dans ce chapitre qui se doit cursif nous entraînerait trop loin. Les plantes-hôtes des espèces liées à des groupements végétaux impliquées par le cèdre sont des panicauts (Eryngium), des astragales (Astragalus nemorosus et incanus), des bugranes (Ononis natrix, fructicosa et cristata), des coronilles (Coronilla minima et valentina), des sainfoins et des esparcettes (comme Hedysarum humilde et Onobrychis argentea), une vesce (Vicia tenuifolia) et d’autres fabacées (Dorycnium, Anthyllis, Lotus).

 

Estimée comme méconnue, voire mythique depuis sa description en 1957, l’unique race maghrébine de Zygaena nevadensis : la sous-espèce atlantica, a été redécouverte en 1998 au plus profond de quelques ravins protecteurs de la cédraie du Djebel Tarhahat (région d’Itzer). Sont portées disparues suite aux mauvais traitements de leurs biotopes : Zygaena fausta elodia, nommée du Val d’Ifrane en 1934 (broutage de la Coronilla valentina-hôte), Z. lavandulae michaellae (jamais retrouvée au Col de Tarambta, près d’Ifrane), Z. trifolii lachiveri, tributaire de la ripisylve de l’Oued Tizguid (pression de la fréquentation). Dans la même écorégion, sont en mauvaise situation : Zygaena youngi peripelidna, Z. maroccana harteti, Z. algira ifranica (cédraies du Moyen Atlas central) et oreodoxa (cédraies et sapinières du Rif). 

 

 

Cinclidia aetherie algirica

Tizi-n-Tretten

Moyen Atlas

© jd

 

 

 

 

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