Lexique

Extraits de glossaires géographique (Méditerranée occidentale et Maghreb), géologique, écologique, agricole, forestier, botanique et zoologique (notamment entomologique), ajoutés de quelques termes arabes et berbères concernant les usages et traditions marocaines. Les mots ayant fait l’objet d’une explication dans le texte ne sont pas repris.

Aberration : forme individuelle s’écartant de la norme de l’espèce (synonyme : variété).
Abiotique : si dit d’un facteur physique ou chimique de l’environnement, qui n’a pas trait à la vie, indépendant des êtres vivants (synonyme : mésologique ; antonyme : biotique ; voir aussi : exogène).
Abroutir : brouter. Le bois est abrouti quand ses premières pousses sont mal venues, ce qui oblige à le recéper.
Abroutissement : action du gibier ou du cheptel broutant les parties tendres des végétaux ligneux.
Acaciaie : formation à Acacia.
Accrescent : qui poursuit sa croissance après la floraison.
Acheb : terme saharien désignant le tapis fugace de plantes annuelles poussant après les pluies, notamment dans les zones d’épandage des oueds, très apprécié comme pâturage.
Achète : dépourvu de soies.
Aciculaire : en forme d’aiguille, linéaire, rigide et pointue (synonyme : aciculé).
Acidophile : se dit d’un végétal qui croît ou vit sur un sol acide.
Acuminé : s’achevant en pointe finement allongée.
Adaptation : processus par lequel un organisme ou une espèce s'habitue à son milieu.
Adénocarpaie : formation à Adenocarpus sp.
Adrar (pluriel idaren) : montagne (en berbère) (voir : djebel).
Adret : versant d’une vallée exposée au soleil (antonyme : ubac).
Adventice : terme botanique désignant une plante qui colonise temporairement les cultures, qui croît dans un milieu cultivé ou géré, sans avoir été semé (synonymes : mauvaise herbe, plante de fourvoiement).
Adventive (racine) : une racine adventive est une racine qui naît sur une tige ou une feuille au lieu de pousser sur d'autres racines.
Aérohalin : milieu surplombant l’étage supralittoral, soumis aux embruns sans être atteint par les paquets de mer lors des tempêtes.
Afara : zone d’épandage des crues dans un lit d’oued où cultures aléatoires et pâturages temporaires sont rendus possibles successivement aux pluies (synonyme : maader).
Affectation : parcelle d’une forêt subissant un même traitement durant une période déterminée.
Affleurement : partie d'un horizon géologique visible à la surface de la terre, qui n'est pas recouvert par un sol ou de la végétation.
Afforestation : implantation d’arbres sur une terre initialement dépourvue de formation forestière (synonyme : boisement).
Agadir : grenier fortifié (en berbère) (voir : igherm).
Agdal (pluriel : igoudlan) : en berbère tachelhit, désigne une aire de pâturage collectif dont l’ouverture et la fermeture sont gérées à des dates pré-établies par la communauté des usagers. Cette tradition présente l’avantage d’interdire la pâture durant la période la plus sensible pour les plantes et renforce ainsi la vigueur de la végétation, avec report sur pied de la biomasse disponible en fin de saison.
Aglyphe : se dit d’un ophidien dont les dents sont pleines et toutes semblables. Les individus aglyphes, bien que possédant une glande à venin, sont peu dangereux (certains Colubridés, les Boïdés) (voir aussi : opisthoglyphe, protéroglyphe et solénoglyphe).
Agro-écosystème : « L'agro-écosystème est un ensemble d'agrobiocénoses reliées écologiquement entre elles par des facteurs climatiques, édaphiques, topographiques, biotiques, mais dépendant aussi de l'économie régionale, qui comprend les traditions et techniques agricoles et le régime alimentaire des habitants » (Duvigneaud, 1974).
Aguelmame : lac naturel.
Aham : tente nomade en poils de Chèvre (en berbère) (en arabe : kheïma).
Aïssaoui (pluriel : aïssaoua) : membre de la confrérie religieuse pratiquant l’ascèse, rattachée au soufisme, fondée au XVIe siècle par Sidi Mohamed Ben Aïssa, dont la danse extatique des charmeurs de Serpents est l’un des nombreux rites pratiqués après initiation auprès d’un maître. La capture des Reptiles est l’une des sources de revenus des aïssaoua, notamment dans le Sud-Ouest marocain.
Akène : fruit monosperme, sec et indéhiscent.
Alaire : relatif à l’aile.
Alfatier : formé d’Alfa (nappe alfatière).
Alibile : propre à nourrir.
Allèle : l’une des formes possibles d’un gène. Il existe au sein d'une population différentes versions d'un même gène, on parle alors des allèles d'un gène. Un individu possède chaque chromosome en double et donc deux allèles pour chaque gène.
Allélochimique : en parlant d’une substance, agissant, à la différence d'une phéromone, une substance allélochimique agit sur un individu d'une autre espèce. (Exemple : un Coléoptère ravageur du Pin comme le Scolyte reconnaît une substance émise par l'arbre lui permettant de le localiser).
Allochtone : se dit d’une espèce exotique introduite dans un milieu, plus précisément une espèce se trouvant hors du domaine géographique qu’elle occupe ou peut occuper naturellement sans l’intervention humaine (synonymes : exotique, étrangère ; antonyme : autochtone).
Allopatrides : se dit de taxa qui occupent des aires géographiques différentes, non chevauchantes et s’excluant l’un l’autre (antonyme : sympatrides).
Allotype : l’exemplaire du sexe opposé à celui du type dans une description zoologique (si le type est un mâle, l’allotype sera une femelle).
Alluvial : qui concerne les alluvions anciennes ou récentes des cours d’eau. On parle de forêts alluviales, de terrasses alluviales, de prairies alluviales, toutes inondables en certaines périodes.
Almou : pâturage libre (par opposition à l’agdal, pâturage réglementé).
Alternative : agriculture alternative, approche agricole tendant à établir des modèles pérennisables en développant des stratégies globalisantes visant à optimiser les ressources agroécosystémiques.
Alticole : vivant à une altitude relative.
Altimontain : relatif à la haute montagne.
Aménagement : ensemble des opérations définissant un mode de sylviculture et règlement d’exploitation d’une forêt considérée comme une unité de gestion, avec comme objectif un revenu périodique soutenu.
Amendement : toute pratique ou substance destinée à améliorer les propriétés physiques d’une terre à des fins agricoles.
Amétabole : Insectes aptérygotes ne présentant pas de transformation notable entre les différentes mues. Seule la présence de gonades différencient les adultes des individus juvéniles.
Ammophilaie : formation à Ammophile des sables (Roseau des sables).
Amplexicaule (botanique) : embrassant la tige par une large base.
Ampulaire (botanique) : à partie basale renflée.
Anagenèse : évolution dans le temps par la transformation progressive (graduelle) d’une seule lignée par dérive morphologique de la population (la sélection joue au niveau des individus). Définie par Rensch (1947) (synonymes : évolution phylétique, évolution séquentielle, gradualisme) (voir aussi cladogenèse).
Androcée : ensemble des étamines et des staminodes d’une fleur.
Androconies : écailles odoriférantes, n’existant que chez les Papillons mâles, formant des marques, plages ou taches androcroniales. Elles sécrètent des substances chimiques (phéromones) indispensables pour l’attraction des femelles.
Andropogonées : tribu de Graminées se caractérisant par leurs fleurs unisexuées et regroupant un millier d’espèces avec soixante genres.
Andropyge : genitalia mâles.
Anémochore : plante dont la dissémination des semences est assurée par le vent.
Anémophile : ayant une préférence pour les lieux aérés ou ventés.
Angle anal : jonction des bords interne et externe de l’aile postérieure d’un Lépidoptère.
Anoure : Amphibien dépourvu de queue au stade adulte (Crapauds, Grenouilles).
Anoxique : diminution de la quantité d’oxygène.
Anthèse : épanouissement d’une fleur.
Anthropique : dû à l’Homme.
Anthropisé : affecté par l’action humaine.
Anthropogène (ou antropozoogène) : causé ou provoqué par l'Homme.
Anthropozoïque : se dit des influences biotiques dépendantes de l’Homme.
Anticlinal : pli dont la convexité est tournée vers la haut (antonyme : synclinal).
Apex : zone terminale (d’un organe) ; point de rencontre du bord costal et du bord externe de l’aile d’un Lépidoptère (antonymes : base).
Aphylle : dépourvu de feuilles.
Apical : situé à l’extrémité libre d’un organe (antonymes : basal, basilaire).
Apiculé
 : brusquement rétréci en une courte pointe.
Apode
 : dépourvu de pattes.
Aposématique : avertissant, prémonitoire, répulsif ; pour parler de la livrée bariolée des espèces toxiques ou venimeuses (exemples : Guêpes, Serpents corail, Zygènes…).
Appétabilité (ou appétibilité) : ensemble des caractéristiques organoleptiques d’un végétal aptes à susciter l’appétence du cheptel.
Appétable 
(ou appétible) : qui suscite l’appétence du cheptel.
Aptère : dépourvu d’ailes.
Aptérygotes : Insectes primitifs et privés d'ailes comme les Collemboles et les Protoures.
Aptitude
 : potentialité d’une espèce à coloniser un milieu.
Aquicole : qui vit dans l’eau.
Aquifère : réservoir d'eau souterraine, constitué par des roches poreuses et perméables.
Araire : instrument de labour à soc symétrique en bois ou en fer, l'araire fend la terre sans la retourner.
Aranéomorphe : ressemblant à une Araignée.
Arbouseraie : formation à Arbousier, à faciès de matorral dense et élevé sur sol siliceux, correspondant à un maquis (généralement pluristratifié).
Aréique : se dit d’une région aride, d’un sol privé de l’écoulement régulier d’un fleuve.
Aréneux : sableux.
Arénicole : vivant dans le sable.
Arganeraie : formation à Arganier.
Asif : cours d’eau, en berbère. L’asif est généralement un oued de montagne à régime torrentiel (en arabe : oued).
Association végétale : communauté identifiée par son assemblage spécifique et les espèces qui la caractérisent.
Assolement : alternance des cultures sur un terrain donné.
Asthénosphére : couche géologique plastique du manteau supérieur, située sous la lithosphère.
Atavisme : réapparition chez un sujet de certains caractères ancestraux disparus depuis plusieurs générations.
Atlanto-méditerranéen : dont la répartition se situe dans un domaine couvrant l’Occident sud-européen et nord-africain. C’est aussi un centre de dispersion primordial.
Attrition : en géologie, c’est un phénomène d’abrasion due aux frottements.
Autarcie : doctrine préconisant un régime économique qui tend à se suffire à lui-même.
Autochtone : se dit d’une espèce qui se trouve dans le domaine géographique qu’elle occupe ou peut occuper naturellement, sans intervention humaine (synonyme : indigène ; antonyme : allochtone).
Autosome : chromosome non sexuel, donc présent à la fois chez les mâles et chez les femelles.
Aviaire : relatif aux Oiseaux.
Avifaune : partie de la faune constituée par les Oiseaux.
Axillaire : situé à l’aisselle d’un organe (exemple : bourgeon axillaire).
Azib : abri en dur formé d’une bergerie et d’une pièce d’habitation, à l’écart du village.
Azoïque : dépourvu de fossiles (et de vie au sens figuré).
Balanitaie : formation à Balanites (Balanites aegyptiaca).
Barkhanes : dans le Sahara, dunes mobiles en croissant et de profil dissymétrique, alignées perpendiculairement à l’axe du vent dominant. Progressant par les pointes qui indiquent le lit du vent, leur dimension modérée les rend susceptibles de cheminer rapidement et d'envahir les terres cultivées.
Barranco
 : hispanisme difficilement remplaçable en géomorphologie et qui désigne un long et profond ravin en corridor, ancienne vallée glaciaire très écorchée.
Basal, basilaire : situé à la base d’un organe, de l’aile d’un Papillon (antonymes : apex, apical).
Bassin versant : espace géographique (impluvium) limité par un contour à l'intérieur duquel l'eau précipitée se dirige vers un point donné d'un cours d'eau. Autrement dit : zone rassemblant les eaux qui coulent vers une même rivière ; et en deux mots : bassin hydrographique.
Beldi : habitant du bled, par opposition au citadin. Aussi utilisé comme adjectif pour les produits « du terroir ».
Benthique : zone d’un biotope aquatique située à l’interface entre les eaux et le substrat.
Béraber : dialecte berbère (tamazight) du Maroc central.
Betoum : nom arabe du Pistachier de l’Atlas.
Biocénose : totalité des êtres vivants (animaux et végétaux) se manifestant en interdépendance dans un écosystème donné. La biocénose se compose de trois groupes écologiques fondamentaux d'organismes : les producteurs (végétaux), les consommateurs (animaux) et les décomposeurs (bactéries, Champignons). Cet ensemble est caractérisé par une composition d'espèces déterminée et par l'existence de relations d'interdépendance avec l'espace uniforme qu'il occupe (biotope).
Bioclimat : ensemble des conditions climatiques d'une région ayant une influence majeure sur le comportement des organismes vivants.
Bioclimatologie : étude de l’interférence climatique sur les végétaux, les animaux et l’Homme.
Biodiversité : diversité biologique qui se mesure notamment par le nombre d'espèces présentes dans un milieu.
Bioindicateur : espèce biologique ou animale qui, du fait de ses particularités écologiques, constitue l'indice précoce de modifications biotiques ou abiotiques de l'environnement dues à des activités humaines (synonyme possible : indicateur, marqueur).
Bioindication : discipline utilisant les bioindicateurs comme outils de mesure plus ou moins éloquents, notamment pour la veille sur la santé des milieux (voir : biosurveillance).
Biomasse : quantité globale de matière organique (flore et faune) d’un milieu, dans un temps donné. Dans une forêt, elle varie entre 300 et 500 tonnes par hectare.
Biome : chacun des milieux majeurs du globe terrestre (océan, forêt, steppe, prairie, eaux douces, etc.) définis par leur végétation, leur faune, leur climat.
Bionomique : niveau (ou horizon) bionomique, ceinture de végétation identifiée par une ou plusieurs espèces prééminentes. Il est caractéristique d’un état précis d’un gradient mésologique.
Biosphère : zone totale qu'occupent les organismes sur la Terre, partout où une vie permanente est possible, même au plus profond de l'océan et dans une partie de l'atmosphère. Ce concept, appliqué au domaine écologique, a été emprunté au domaine de la biogéographie, qui elle-même le tient de la biologie, où la biosphère représente un atome qui serait à l'origine des corps organisés et dont l'existence est hypothétique.
Biostasie : phase de stabilité dans l'évolution du relief, où l'absence d'érosion est liée à une couverture végétale continue.
Biosurveillance : utilisation d'un organisme ou d'un ensemble d'organismes à tous les niveaux d'organisation biologique moléculaire, biochimique, cellulaire, physiologique, tissulaire, morphologique et écologique, afin de prévoir et/ou révéler une altération de l'environnement, ainsi que pour en suivre l'évolution.
Biotique : se dit d’un facteur écologique lié aux êtres vivants (antonyme : abiotique).
Biotope : ensemble des caractéristiques « non vivantes » et physico-chimiques (température, humidité, lumière, pH..) délimitées d’un écosystème, hébergeant une biocénose (flore et faune) déterminée ; ou autrement formulé : milieu biologique vital d’une espèce ou d’une association.
Bivoltin 
: en entomologie, se dit d’une espèce qui produit deux générations annuelles successives (synonyme : digoneutique).
Bled : campagne.
Bocage : espace fortement cloisonné par des haies denses d'arbustes et d'arbres, propre aux pays nordiques de prairies et de cultures.
Boisement : plantation de jeunes arbres sur un terrain initialement non forestier (synonyme : afforestation).
Bona species : terme de la systématique confirmant la validité d’un taxon, espèce non discutable.
Boréo-alpin : répandu dans les contrées boréales et dans l’étage alpin des massifs montagneux.
Bosilatre : feuille à la base du tronc.
Bouquet : groupe d’arbres d’âges ou de dimensions similaires.
Bour : culture sèche, sans recours à l’irrigation (= agriculture pluviale).
Brin : arbre de taille modeste, issu de semence.
Brometum : prairie sèche constituée de Bromes (Graminées du genre Bromus).
Bromion : alliance graminéenne dominée par les Bromes (xérobromion, mésobromion, hygrobromion…)
Broyat : produit obtenu par broyage de matières organiques recyclées, notamment utilisé en agriculture biologique.
Cactoïde : se dit d’une plante dont le port rappelle celui d'un Cactus globuleux.
Caduc, caduque : qui tombe chaque année (feuilles des arbres, bois du Cerf…).
Caducifolié : à feuillage caduc, tombant durant le repos végétatif.
Calcicole : qui croît ou évolue sur des substrats calcaires (antonyme : calcifuge).
Caldeira : zone effondrée dans la partie sommitale d’un volcan.
Callitraie : formation à Thuya (synonyme : tétraclinaie).
Cambium : couche de cellules responsables de l'accroissement en épaisseur du tronc, des tiges et des racines de nombreux végétaux.
Cambrien : première période de l’ère primaire au cours de laquelle sont apparus les Trilobites.
Canescent : duveteux de couleur gris blanchâtre.
Canopée : ensemble formé par les cimes des arbres.
Cariçaie : prairie humide essentiellement formée de Laîches (Cypéracées du genre Carex).
Caudal : qui concerne la queue d’une aile de Papillon, à savoir une expansion allongée de l’aile postérieure.
Caulinaire : relatif à la tige.
Cécidogène : se dit d'un organisme capable de produire une galle (synonyme : galligène).
Cédraie : formation à Cèdre.
Cellule : désigne en lépidoptérologie la partie de l’aile du Papillon située entre la base et le tronc des nervures radiale et cubitale. La cellule est dite fermée lorsque toutes les nervures discoïdales sont présentes, et ouverte si l’une d’elles manque.
Centres de dispersion : régions continentales dont sont issues les flores et les faunes. Cette terminologie ne recouvre pas obligatoirement celle des centres d’origines.
Cépée : ensemble de rejets issus d’une même souche.
Cératoniaie : formation à Caroubier (Ceratonia siliqua).
Cerne : couche d’accroissement de l’arbre correspondant à la production annuelle du bois. On compte les cernes d’un tronc coupé pour évaluer son âge.
Cespiteux : qui se présente en groupe compact.
Chablis : arbre moribond ou endommagé par des facteurs naturels, ou renversé sous l’effet du vent.
Chaméphyte : petit arbrisseau ligneux de hauteur inférieure à 30 cm en période défavorable ; cas de divers Thyms, Lavandes…
Chaméropaie : formation à Palmier nain (Chamaerops humilis).
Chasmophytique : qualifie une plante qui pousse dans les fentes des rochers et des parois, là où une petite quantité d'humus peut s'accumuler et ou l'enracinement est possible (synonymes approximatifs : rupicole, saxicole ou saxatile).
Chaton : épi de fleurs unisexuées mêlées de bractées.
Chebkha : réseau de gorges taillées par un cours d’eau sur un plateau rocheux.
Chélonien : Reptile de l’ordre des Tortues.
Chênaie caducifoliée : formation à Chêne caduc.
Chênaie-liège : formation à Chêne-liège (synonyme : suberaie).
Chênaie sclérophyle 
: formation à Chêne à feuilles persistantes.
Chênaie verte : formation à Chêne vert.
Chergui : vent du sud-est, sec et brûlant, pouvant élever la température à plus de 40 ºC.
Chevron : désigne, notamment dans l’ornementation d’un Papillon, un dessin en forme d’accent circonflexe.
Chitine : substance organique, souple et résistante, qui entre dans la composition des téguments des Arthropodes.
Chleuh : dialecte berbère (obédience du tachelhit) de la région du Souss (Sud-Ouest marocain).
Chlorophylle : pigment responsable de la coloration verte des végétaux et dont le rôle est essentiel dans la photosynthèse.
Chorion : membrane externe de l’œuf.
Chorologie : science qui a pour objet l’étude de la diffusion des différents ordres et espèces de végétaux ou animaux  dans tous les espaces vitaux qui peuvent être colonisés. Elle analyse les causes climatologiques, pédologiques, historiques et géographiques à l'origine de la formation des habitats des espèces particulières, des vies communes ou des éléments de la végétation.
Chott : dans les régions semi-arides, étendue d’eau salée permanente mais aux rivages changeant, épisodiquement alimentée par les pluies et subissant une forte évaporation qui accumule les sels à la surface des limons.
Chrysalide : nymphe spécifique du lépidoptère, état transitoire entre la chenille et le Papillon.
Ciliolé ou cillé : muni de cils.
Cinétique : énergie d’un corps en mouvement. Employé pour l’impact de la pluie sur le sol, dépendant non seulement du carré de sa vitesse et de la distribution de la taille des gouttes, mais aussi de l’angle d’impact avec la surface réceptrice.
C.I.N.Z. 
: Code International de la Nomenclature Zoologique.
Cistaie : formation à Cistes.
Clade : groupe monophylétique qui comprend un ensemble d'êtres vivants et leur ancêtre commun plésiomorphe (= primitif) partageant en exclusivité une même nouveauté évolutive apomorphe (= caractères dérivés) (nouveau caractère ou état évolué d'un caractère). Du grec klados, rameau.
Cladistique : issue de l'œuvre de l'entomologiste allemand Willi Hennig (1913-1976), la cladistique est la science ayant pour objet l’étude des branchements évolutifs qui ont abouti, à partir de la première forme de vie apparue sur terre il y a environ 3,4 milliards d'années, à la différenciation des 2 millions d'espèces vivantes répertoriées aujourd'hui (il en existe sans doute dix fois plus), sans compter les fossiles. Les évolutionnistes ont toujours analysé les caractères des espèces vivantes et fossiles afin de reconnaître leurs homologies, c'est-à-dire les ressemblances entre espèces en raison de leur ascendance commune, mais la cladistique vise cependant, avant tout, à déterminer « qui est apparenté à qui », plutôt que « qui descend de qui ». L’analyse cladistique vise à trouver les relations de parenté par la distinction, pour un caractère, de l’état primitif (plésiomorphe) à l’état dérivé (apomorphe).
Cladogenèse : mode d’évolution graduelle par l’éclatement d’une lignée en plusieurs rameaux qui sont généralement divergents. Les causes peuvent être des facteurs géographiques ou écologiques. (voir aussi : anagenèse).
Claviforme : en forme de massue.
Climacique : relatif au climax.
Climax 
: stade ultime et quasiment idéal de développement d’une communauté végétale. Terme utilisé pour la première fois dans un sens écologique en 1916 par Frédéric Clements qui décrivait le climax comme le stade ultime et quasiment idéal de développement d'une communauté végétale. Il a été ensuite défini par le botaniste et géographe Marcel-Henri Gaussen (1891-1981) comme un stade d'évolution relativement stable et pérenne atteint par une végétation spontanée, en l'absence d'action humaine au bout d'une période de cent ans. Le mot désigne à l’origine une figure archaïque et rhétorique grecque indiquant la gradation.
Clinal : selon le mode d’un cline (cf. ci-après).
Cline : ensemble de gradients de fréquences alléliques qu’accuse une espèce sur son aire de distribution.
Clone : plante pérenne à développement végétatif latéral (développement clonal) (synonyme : plante vivace).
Cluse : gorge transversale dans un pli anticlinal.
Cocciféraie : formation à Chêne kermès.
Cochléaire : en forme de cuillère.
Colluvion : mélange hétérogène de matériaux d’érosion qui, sous I'action de la force gravitationnelle, forme un dépôt sur un versant.
Combustibles fossiles : collectif qui englobe le charbon, le pétrole et le gaz naturel, utilisé pour la production d'énergie au moyen de combustion. Ils sont appelés combustibles fossiles parce qu'ils sont faits de restes de plantes et d'animaux fossilisés et riches en carbone.
Commensalisme : association de deux organismes dont l’un, le commensal, tire parti de l’autre, l’hôte, pour s’abriter, se nourrir, ou se déplacer sans que celui-ci en souffre ou en tire profit. Les liens entre le commensal et l’hôte sont plus ou moins lâches et parfois forts poussés. Le commensalisme n’induit pas des relations symbiotiques et de dépendance mutuelle.
Communauté : ensemble d’individus appartenant à plusieurs espèces, vivant à un endroit donné, à un moment donné.
Concrescent : soudé.
Connivent : touchant un autre organe sans se souder à lui.
Continentalité : caractère climatique dû à l'affaiblissement des influences océaniques lorsqu'on pénètre vers l'intérieur d'un continent.
Coprophage : qui se nourrit d’excréments.
Coprophile : qui croît sur les fientes.
Corolle : ensemble des pétales d’une fleur.
Corrasion : érosion due au vent chargé de sable.
Cortège : groupe accompagnant une espèce zoologique ou botanique donnée dans un biotope défini.
Corticole : organisme se développant en relation avec l’écorce des troncs d’arbres.
Cospécifique
 : appartenant à une même espèce.
Costa : côte, bord antérieur de l’aile d’un Papillon.
Costulation : ensemble des nervures des élytres chez les Coléoptères.
Coupe rase : enlèvement systématique de tout un peuplement forestier (synonyme : coupe à blanc-étoc).
Couvert forestier : écran formé par l’ensemble des frondaisons d’un peuplement.
Crassulescente : qualifie une plante épaisse et charnue, comme les plantes dites « grasses » de la famille des Crassulacées.
Craton 
: socle ancien au sein des masses continentales, notamment précambrien, noyau dur granitisé, ayant subi plusieurs orogenèses ultérieurement arasées, désormais peu déformables.
Crémaster
: extrémité caractéristique de la nymphe des Lépidoptères portant une série de soies crochues diversement disposées.
Crépu : densément frisé.
Crispé : ridé, frisé.
Crustal : qui se rapporte à la croûte terrestre.
Cryophile : qui a besoin de froid.
Cryptique : qui camoufle, difficile à déceler.
Cryptisme : ornementation destinée à soustraire l’Insecte au regard de ses prédateurs. Un exemple en est l’homochromie.
Cryptophytes : plantes dont les bourgeons sont complètement cachés au sein du substrat dans lequel ils se développent. L'appareil aérien est très fragile et fugace.
Cultivar : variété créée et multipliée en horticulture.
Cunéiforme : en forme de coin.
Cupressaie : formation à Cyprès.
Cuspide : qui s’achève en pointe raide.
Cutine : substance glucidique imperméable, principal constituant de la cuticule des végétaux.
Cychrisation : allongement rostriforme de la tête et du pronotum favorable à une meilleure pénétration dans les coquilles des Escargots chez certains Coléoptères carabiques héliciphages. Le cas le plus caractéristique est celui des Cychres.
Cyme : type d'inflorescence particulière où chaque rameau se termine par une fleur, et où toute nouvelle fleur apparaît ensuite en dessous de cette fleur.
Dahir : décret royal.
Dayet (ou daya) : dépression fermée où les eaux de pluie se concentrent en donnant naissance à une mare éphémère ou un lac temporaire.
Débardage : transport du bois coupé sur place vers un chemin accessible aux camions.
Défends (ou défens) : régime forestier de protection avec interdiction d’exercer les droits d’usage.
Déflation : enlèvement par l’action éolienne des éléments les plus fins d’un sédiment meuble.
Déforestation : déboisement. La déforestation consiste en le défrichement de la forêt ou la réduction à moins de 10 % du couvert des cimes et son remplacement par une autre forme d'utilisation (ou de non-utilisation) des sols.
Dégénérescence : déclin, vieillissement (par exemple, de la forêt).
Déhiscence : action par laquelle un organe botanique clos (anthère, gousse, écorce) s’ouvre spontanément.
Délestage : enlèvement généralement délictueux du bois d’une parcelle forestière.
Démasclage : enlèvement de la première écorce, ou liège mâle, du Chêne-liège.
Dème : unité populationnelle ou population.
Démécologie (ou dynamique des populations) : discipline écologique qui vise à décrire les fluctuations des effectifs des animaux au cours des générations successives et à comprendre les mécanismes responsables de ces fluctuations.
Dendroénergie : énergie issue du domaine du bois de feu.
Dendroïde : qui présente la morphologie d’un arbre.
Dendrométrie ou dendrochronologie : discipline destinée à l’étude des dimensions de l’arbre pour en connaître le volume et l’accroissement.
Derija : arabe dialectal marocain.
Derivatio nominis : origine identitaire du nom donné à un taxon botanique ou zoologique (exemple : la derivatio nominis du Papillon Pieris segonzaci est Segonzac, auquel il est dédié).
Déserticole : vivant dans la steppe désertique.
Détriphage : qui se nourrit de détritus.
Détritique : roche résultant de la désagrégation d’une roche préexistante.
Développement durable 
: le concept intellectuel de sustainable development surgit en 1974 à la Conférence de Cocoyoc (Mexique) et le Rapport Bruntland lui conférera toute sa célébrité en 1987. Sa définition est : « un développement qui satisfait les besoins de la génération présente sans compromettre la capacité des générations futures à satisfaire les leurs ».
Développement viable : c’est une formule d’écodéveloppement et de connivence affine qui consiste à la recherche d’une coviabilité à long terme des écosystèmes et des modes de vie dont ils sont les supports. Il s’agit donc moins de préserver que de gérer.
Diaclase : fissure affectant les roches (calcaire, granite), sans déplacement des terrains de part et d'autre (contrairement à la faille), et y facilitant la pénétration de l'eau.
Diagnose : description scientifique d’une espèce ou autre taxon.
Diapause : période de repos obligatoire régulée par des facteurs internes, correspondant à une suspension du métabolisme au cours d’une quelconque phase du cycle biologique. Ne pas confondre avec la quiescence, état torpide induit par des facteurs externes comme la chaleur.
Dichotome : qui se divise en deux.
Dimorphisme : différence d’aspects entre les individus mâles et femelles (= dimorphisme sexuel), ou entre des sujets de générations successives (= dimorphisme saisonnier).
Dioïque : plante à sexes séparés, portés par des pieds différents.
Dioxyde de carbone (CO2) : il est reconnu comme principal participant aux niveaux atmosphériques croissants de gaz à effet de serre et, par conséquent, de réchauffement du globe. L'énergie que consomme la société est l'élément le plus important de la production de dioxyde de carbone. Ce dernier provient de la combustion de combustibles fossiles comme le charbon, le pétrole et le gaz naturel. Il est retiré de l'atmosphère par absorption de l'océan et la photosynthèse de plantes.
Disclimax : disparité entre les ressources et les besoins.
Discoïdal : qui se rapporte à l’aire centrale, notamment de l’aile d’un Papillon ; situé au voisinage des nervures disco-cellulaires, vers l’extrémité distale de la cellule (synonymes : discal, disco-cellulaire).
Dispersal (terme anglais) : franchissement, à partir d’une population ancestrale, d’une barrière naturelle par un nombre limité de sujets pour aller fonder une colonie nouvelle.
Dissémination : dispersion des graines par le vent, l'eau ou les animaux.
Distal : situé vers l’extrémité libre la plus éloignée du corps (antonymes : basal, proximal)
Djebel (ou jbel) : montagne (voir : adrar).
Dolérite : roche magmatique cristallisée lentement dans des filons de milieu continental ou océanique, très peu vitreuse, de structure intermédiaire entre celle d’un basalte et celle d’un gabbro.
Doline : modeste cuvette circulaire à fond plat, née de la dissolution des roches, caractéristique de la topographie karstique.
Douar : bourg, hameau.
Drageon : pousse aérienne née d’une racine, créant elle-même des racines.
Drupe : fruit charnu à endocarpe sclérifié.
Dulçaquicole : qui vit dans l’eau douce.
Duramen : bois de cœur.
Dynamique écologique : évolution naturelle de certains habitats vers un stade d’équilibre. La dynamique écologique peut être bloquée ou freinée à un certain stade par les conditions du milieu ou par une activité humaine. Chaque stade correspond à un habitat particulier.
Éburnéen : socle formant le bord nord-ouest du craton Ouest africain et relatif à l’orogenèse éburnéenne (1600-2500 Ma).
Ecdysie (ou ecdysis) : changement de téguments (synonyme : mue) ; ensemble des phénomènes présidant au remplacement périodique de la cuticule, chez les larves d’Arthropodes (élaboration de la nouvelle peau et rejet de l’ancienne enveloppe).
Échinulé : orné de verrues pointues.
Écimage : action qui consiste à enlever la cime d’un végétal pour favoriser sa croissance en épaisseur.
Écobuage : incinération de la strate herbacée préalablement arrachée puis épandage des cendres.
Écocomplexe : ensemble d’écosystèmes en interaction.
Écoconscience : état d’esprit propre à l’écologisme et dont l’éthique de base est le respect du milieu induit par la notion d’interdépendance.
Écologie : science ayant pour objet l’étude des relations entre un être vivant et son milieu. Le chercheur correspondant est un écologue, et non un écologiste ! Le terme Oecologie a été utilisé pour la première fois par le zoologiste allemand Ernst Haeckel en 1866, mais le véritable essor de l'écologie en tant que science date réellement du début du XXe siècle.
Écologisme : courant de pensée, mouvement protestataire, activité parapolitique, demande sociale tendant au respect des équilibres naturels, à la protection de l'environnement, notamment contre des techniques dévastatrices non environnementalement évaluées, en général contre les nuisances de la société industrielle. « Un mouvement philosophico-politique développant des thèses publiques a-scientifiques, parfois inspirées de l'écologie mais également étrangères à celle-ci ; par exemple, discuter d'une option économique et sociale relative aux choix des filières énergétiques (options nucléaire, pétrolière, solaire) relève d'un vaste domaine où les apports de l'écologie à la « décision » ne peuvent être que mineurs. Les partisans ou militants de l'écologisme sont les écologistes. » (Simonnet, 1979) (synonyme : environnementalisme, mouvement vert).
Écorégion ou région écologique : ensemble paysager ayant un même dénominateur écosystémique commun, c’est une zone géographique assez large se distinguant par le caractère unique de sa morphologie, de sa géologie, de son climat, de ses sols, de ses ressources en eau, de sa flore et de sa faune.
Écosystème : en 1935, le botaniste anglais A. G. Tansley parle pour la première fois d’écosystème : « les interactions entre organismes vivants, en se conjuguant avec les contraintes et les possibilités que fournit le biotope physique (et rétroagissant sur celui-ci), organisent précisément l'environnement en système », comme un concept constituant une façon de regarder la nature et ses « communautés » (ensemble d'une biocénose et d'un biotope). Tout écosystème repose sur une partie minérale, le biotope, et une partie organique, la biocénose associée. Le biotope constitue à la fois le support et la source d’énergie de la biocénose. Plus en détail, le biotope comprend la lithosphère, l’hydrosphère et l’atmosphère, tandis que la biocénose est représentée par la phytocénose (la végétation), la zoocénose (la faune) et la pédocénose (les sols). Tous ces systèmes entretiennent des connexions multiples et forment l’écosystème ou l’écocomplexe. Pour une analyse complète et logique, on ajoutera aussi la noosphère, c'est-à-dire l’intervention humaine.
Écotone : zone de transition du type interface marquant le passage entre deux écosystèmes, deux communautés, deux domaines de nature différente. Aux côtés d’espèces co-occurrentes, d’autres spécifiques de cette zone peuvent être présentes, voire dominantes.
Écotope : 1, Ensemble des facteurs abiotiques caractérisant un milieu. 2, La plus petite unité spatiale écologique et significative, montrant une certaine homogénéité.
Écotype 
: entité infrasubspécifique strictement induite par des conditions du milieu.
Écozone : partie de la surface terrestre représentative d'une vaste unité écologique définie par des facteurs abiotiques et biotiques à fort particularisme.
Éctotherme : animal dont la température interne dépend essentiellement de sources de chaleur et donc peu différente de la température extérieure (voir aussi : endotherme).
Édafaune : faune liée au sol.
Édaphique, édaphisme : qui concerne le sol.
Édaphologie : science du sol impliquant des notions morphologiques, lithologiques et pédologiques.
Édaphon : ensemble de la flore microbienne et de la faunule vivant dans l’eau interstitielle des sols.
Édéage : ensemble externe et interne de l’appareil copulateur chez le mâle (formé notamment du tube pénien et des paramères).
Effet de serre : processus par lequel la chaleur s'accumule dans l'atmosphère de la Terre au lieu d'être libérée dans l'espace. Ce processus se produit naturellement et garde la Terre assez chaude pour maintenir la vie. Des preuves scientifiques montrent que l'activité humaine intensifie ce processus naturel.
Effluents : flux d’éléments qui sont rejetés par une source qui peut être une activité humaine (effluents agricoles, domestiques...)
Élagage : suppression des basses branches d’un arbre sur pied.
Élatère : lanière facilitant la dispersion des spores au gré de l’hygrométrie ambiante.
Émondage : enlèvement des branchettes gourmandes qui surgissent d’un tronc suite à une mise en lumière.
Empreinte écologique (humaine) : mesure de la pression qu'exerce l'Homme sur la nature. C'est un outil comptable qui évalue la surface productive nécessaire à une population pour répondre à sa consommation de ressources et à ses besoins d'absorption de déchets.
Endémique : se dit d’une espèce originaire et exclusive du pays dans lequel elle vit, restreinte à une zone d’extension limitée précisément reconnue.
Endémovicariant : espèce vicariante et strictement endémique à une région, à un pays (voir : vicariant).
Endogamie : règle qui recommande ou prescrit le mariage à l'intérieur d'un groupe social.
Endophyte : se développant à l’intérieur des tissus végétaux.
Endotherme : animal doté de mécanismes grâce auxquels il maintient sa température corporelle indépendante de celle extérieure (voir aussi : ectotherme).
Enrésinement : opération consistant à planter une espèce résineuse.
Entomofaune : faune des Insectes.
Entomologie : partie de la zoologie qui étudie les Insectes.
Entomophile : plante qui attire les Insectes par le nectar, le pollen, les odeurs, les couleurs.
Environnement : ensemble des agents physiques, chimiques et biologiques, ainsi que des facteurs sociétaux, susceptibles d’un effet direct ou indirect, immédiat ou à terme, sur les êtres vivants.
Épigénie : faune propre à la surface du sol.
Épigénique : vivant à la surface du sol.
Épillet : petit épi.
Épiphyte : végétal se développant en fixation d’un autre, mais sans le parasiter.
Équienne : du même âge (pour un peuplement forestier).
Éremial : néologisme transcrit de l’allemand et désignant la région nord de la frange saharienne (à l’opposé de celle du Sahel, bordant le Sahara au sud).
Érémicole : vivant dans la steppe désertique (synonyme possible : déserticole).
Erg : massif de dunes.
Erme : formation ouverte et discontinue, basse et herbacée, à rythme saisonnier très prononcé, issue de la dégradation d’une forêt.
Espèce : population dont les membres sont potentiellement aptes à l’interfécondité, et qui est isolée des autres populations (ou espèces) par une barrière génétique. - Il n’existe aucune définition idéale du concept intuitif qui est celui de l’espèce, que ce soit du domaine typologique (essentialiste), nominaliste ou populationnel ; déjà et mince paradoxe, dans « L’origine des espèces », Charles Darwin ne déclarait-il pas cette absence de définition claire ?)
Estivation : adaptation à la chaleur et à la sécheresse de l’été, par un état vital ralenti ou de somnolence.
Étagement : séquence horizontale de communautés végétales.
Éthnoécologie : étude des savoirs traditionnels liés à l’observation du milieu naturel.
Éthologie : science du comportement des espèces dans leur milieu naturel.
Étiage : se dit du niveau moyen le plus bas d’un cours d’eau.
Étrépé : se dit d’un sol dont on a enlevé la couche superficielle et généralement humifère.
Eurasiatique : originaire d’Eurasie, c’est-à-dire de l’ensemble de l’Europe et de l’Asie.
Euryèce : qui présente des exigences écologiques peu prononcées et donc apte à se développer dans les biotopes les plus variés (antonyme : sténoèce).
Eurythermique : adapté à d’importants écarts de température.
Eutrophe</