Donald Westlake - Pourquoi Moi ?


Remontons un peu le niveau des lectures d'été.

Ce petit bouquin est une lecture toutes saisons. C'est également une lecture dont on peut être fier.
Le peuple des lecteurs s'agrandit, mais il n'y a pas de réelle complicité entre les lecteurs de journal
gratuit du matin ou du soir.

Par contre, si vous lisez un Westlake dans un train, sur une terrasse, à la piscine, il y a quelques chances
pour qu'on vous aborde non pour vos beaux yeux, mais pour un sympathique "tordant celui-là, non" ?

Car oui, Westlake est tordant.

En tout cas, ça m'est déjà arrivé. Dans le train, je ne peux m'empêcher de jeter un oeil sur l'ouvrage de la personne assise en face ou à côté de moi. Parfois c'est un cri du coeur. Dans la navette qui m'emmenait à Orly, j'ai vu une personne qui lisait un truc ennuyeux à mourir et dont le titre m'échappe. Je n'ai pu m'empêcher de lui demander si elle le trouvait bien. Ce n'est pas tout à fait vrai. Je ne me souviens plus comment j'ai formulé la chose, mais ça devait être un truc du genre : "vous aussi vous avez de la peine à le finir" ou autre litote.

(Petite parenthèse ici, je ne fais pas d'auto-censure, ni même de navette-censure puisque c'était le lieu, mais vraiment je ne me souviens plus du titre. Par contre, je peux vous dire que c'était écrit par la fille de BHL et que ça traitait en gros du fait que Carla Bruni lui avait piqué son petit copain. Oui, avec ça, je pourrais sans doute retrouver l'info, mais j'ai la flemme).

A sa grimace, je lui ai avoué qu'à moi aussi il me tombait des mains. Pourtant, on est tombée d'accord sur le faite qu'elle
avait sans doute besoin d'écrire ce livre pour exorciser son histoire. Mais nous, quel besoin avions-nous de le lire ? Etait-ce pour nous prouver qu'on était capable dans ce roman à clef de déterminer quels people se cachaient derrière les personnages ? Ou voulions nous simplement compatir avec cette femme qui se fait faucher son grand amour par un top modèle ? A la limite c'était drôle.... nous étions rapidement tombée d'accord sur le fait que le livre était insupportable mais que nous avions raison de le lire par simple solidarité entre femmes non top modèles.

Tout ça pour vous dire que parfois les rencontres provoquées par les lectures sont amusantes. Et je vous promets que celles provoquées par Westlake ne peuvent qu'être drôles.


Bon, allez, un peu plus d'indices ? C'est du roman policier sauf qu'on voit moins les policiers que le voleur, Dortmunder qui réussit à l'insu de son plein gré, le casse du siècle et qui arrive, ce faisant, à se mettre à dos non seulement toutes les polices de New York et du monde, mais en plus la pègre, la Turquie, le FBI et ses petits camarades de cambriole.

Magnifique.

Si vous n'avez pas peur de vous afficher avec un polar dans les mains, Westlake est fait pour vous.

Posted: Mer. - Juin 14, 2006 at 07:41 PM          


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