Les Poissons Me Regardent - Jean-Paul Dubois
Quelle injustice pour les capricornes et les sagittaires !
Franchement, si ça n'avait pas été du Dubois, j'aurais
craqué quand même, rien que pour le titre et la
couverture.
Bon, ce n'est pas le meilleur Dubois qui soit, mais il
passe bien comme lecture de transition. Et vu que ces temps, j'ai au moins 5
livres en lecture simultanée, ce n'est pas désagréable d'avoir un
petit roman comme celui-ci pour côtoyer des lectures plus ardues.
Est-ce qu'a priori je le recommande ? Pas forcément, sauf pour ceux
qui, comme moi, aiment bien lire *tout* d'un auteur. Mais je lui mets quand
même son lien Amazon. Allez savoir, peut-être qu'un jour vous serez
suffisamment nombreux à cliquer sur mes liens et que grâce à vous
j'aurais de merveilleux bons cadeaux qui me permettront d'acheter encore plus de
livres à chroniquer
:
Vous
savez que Zuckermann est le personnage récurrent de Roth. Le héros de
Dubois pour ce bouquin est Zimmerman (oui, comme Bob Dylan). Un homme pas
gentil, pas méchant, un peu fade, un peu embourbé dans sa vie de
chroniqueur sportif.
Voilà qu'après dix ans d'absence, son
père revient dans sa vie. Et comment qu'il revient ! Tonitruant, beuglant,
frappant, réveillant les voisins, chamboulant tout dans la vie de notre
anti héros qui, ma fois, se laisse faire. Tout d'abord par passivité,
puis par réel attachement.
Comment s'est construit cet
attachement ? Qu'est-ce qui fait que d'intrus encombrant le père devient la
raison de vivre de Zimmerman ? Voilà ce que la lecture ne m'a pas
révélée. Ce n'est pas l'attitude du père, mais alors
qu'est-ce ? C'est ce qui me turlupine à peine le bouquin refermé. Le
grand mystère de Zimmerman, c'est pourquoi son père s'est absenté
pendant dix ans.
Mais l'interrogation suprême reste tout de
même de savoir si, lorsqu'on vous sert un poisson avec sa tête, il
faut manger les yeux ou les laisser dans l'assiette. Comment ça, berk
?
Posted: Sam.
- Janvier 28, 2006 at 07:58 PM