"Le rire est le propre de l'homme" – Rabelais

Enfin peut-être pas...

Déjà, pour ce qui est du simple sourire, l'homme n'a pas l'exclusivité.

Je me souviens d'une chienne que nous avons eue qui un beau jour s'est mise à nous faire de grands sourires. Je n'ai hélas aucune photo à vous montrer, mais je puis dire que c'est assez impressionnant.

Plissant les yeux, baissant timidement la tête, elle retroussait ses babines, dévoilant ses crocs. Au départ, tout le monde a eu peur, et j'étais moi-même interloqué, mais j'ai très vite compris que ce n'était pas une manifestation d'agressivité étant donné qu'elle ne grognait pas et remuait la queue en même temps. Oui, elle souriait! Il faut le voir pour le croire.

Les singes sourient, eux aussi, bien sûr, étant donné qu'ils sont nos proches cousins, c'est moins surprenant. Ils ne riraient pas cependant, pour ce qu'on en sait. Une théorie est que ce rire particulier à l'homme est permis uniquement par sa tenue "debout", qui dégage le larynx.

Pourtant une découverte scientifique récente vient chambouler cette histoire. Il est de notoriété publique que les hommes en blouse blanche aiment taquiner rats et souris, ce avec une fidélité et une assiduité sans égale.

Peut-être est-ce à l'occasion de ces taquineries qu'ils ont constaté ceci : les rats rigolent!

Si si! Vous ne les entendrez jamais rire cependant, tout du moins pas directement, car les sons qu'ils émettent alors se situent dans la gamme des ultrasons.

Ils rient lorsqu'on les chatouille, comme nous. Ils rient aussi lors de leurs jeux et les jeunes rats rient plus souvent que les vieux...

Voilà donc un morceau de pierre supplémentaire qui menace, ô joie, de tomber de l'édifice de l'anthropocentrisme. Non, le rire n'est pas le propre de l'homme, telle est la contre-proposition qui se profile à l'horizon.

Tant mieux. Se dire que désormais on n'est plus obligé de se marrer seulement entre être humains... Ca fait plaisir, et ça donne envie d'aller chatouiller du rat!

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Notez-moi!

Allez-y, n'hésitez-pas!

C'est anonyme, donc ne vous inquiétez-pas, vous n'aurez pas d'Hodoss furibond qui viendra vous harceler parce qu'il n'est pas satisfait de son 2 sur 10.

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Nausicaa de la Vallée du Vent


Je ne suis pas le seul à aimer les insectes!

Nausicaa de la Vallée du Vent les aime aussi. C'est une princesse, enfin, la princesse d'un modeste village. C'est aussi une jeune fille courageuse et talentueuse, le genre de personnage que Myazaki, car le film est de lui, aime à faire vivre.

L'histoire prend place 1000 ans après notre ère. Le monde fut "détruit" en 7 jours par des dieux-soldats créés par la folie des hommes.
Le monde est donc un désert empoisonné, où survivent néanmoins quelques villages et mêmes des royaumes, grâce à des puits dont l'eau est mystérieusement pure.

Mais il y a le "Fuku", un nouvel écosystème essentiellement composé de plantes et d'insectes mutants, qui a une certaine tendance à s'étendre. Ses spores toxiques ne sont pas respirables par des poumons humains : une fâcheuse incompatibilité. Il a de plus beaucoup de répondant face aux agressions : si on tente de brûler le Fuku, cela se conclue généralement par un raz-de-marée d'Ohmus en furie, qui dévaste tout sur son passage. Ensuite, les Ohmus meurent de faims, et leurs cadavres nourrissent les spores de Fuku qu'ils ont transporté sur eux, ensemencant toute la zone...
C'est quoi, les Ohmus? Eh bien, comment dire, ce sont de GROS insectes. Gros comme plusieurs maisons.

Nausicaa se retrouve prise dans le conflit entre les êtres humains et le Fuku, sans compter les conflits internes, entre royaumes... La guerre est-elle donc la seule issue?


Les dieux-soldats ne furent pas sans m'évoquer les Evas de Neon Genesis Evangelion, mais étant donné que le film date de 1984, c'est Gainax qui s'est inspiré de Ghibli, et pas le contraire.

Si Myazaki s'est inspiré de quelque chose pour Nausicaa, on pourrait parler de Dune. Que ce soit le livre de Frank Herbert, ou le film de David Lynch, Nausicaa a des petits airs de Dune, avec notamment, même si ce n'est pas la seule chose, les Ohmus qui peuvent rappeler les vers des sables.

Les scènes de combat aérien, nombreuses, sont de toutes beauté. Chapeau bas pour la qualité de l'animation, qu'on pourrait facilement dénigrer face à celle des films plus récents de Ghibli, mais il faut bien se réplacer dans le contexte de l'époque, où là, c'est une prouesse. Mince, ce film a 20 ans! Il a somme toute très bien vieilli.

Le design, lui, n'a pas pris une ride. On navigue entre les beautés extra-terrestres du Fuku et le design bien léché des engins volants humains, surtout l'aile volante de Nausicaa et l'avion de l'ancien monde.

J'ai l'impression que les combats aériens de Nausicaa sont ni plus ni moins que le germe de ceux de Porco Rosso.

Au final, après l'avoir enfin vu, je comprend bien pourquoi ce film est culte pour les fans de Myazaki, et il en de même pour moi désormais.

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Les trous noirs, c'est troublant!

La théorie selon laquelle les trous noirs participent de manière essentielle à la formation des galaxies m'a inspiré une petite réflexion.

Elle me semble une belle illustration de la dialectique Destruction-Création.

En effet, je ne sais si comme moi vous avez regardé ces documentaires d'astronomie tout public qui, découvrant ces formidables objets astrologiques, les présentaient comme des "monstres" terrifiants, menacant d'avaler notre pauvre petite Terre. La chose a changé depuis, et ces documentaires me semblent avoir abandonné le parano-catastrophisme, pour une approche plus objective.

Il n'empêche que les trous noirs sont bien, à première vue, pour une conscience subjective, des objets de destruction absolue.
Et pourtant, ils s'avéreraient aussi un élément clé de l'organisation actuelle de notre univers, de ses étoiles, de ses planètes, dont notre Terre et la vie qu'elle abrite.

Donc, la "chose" qui pourrait nous détruire de la manière la plus implacable est aussi la chose qui nous a généreusement "créés". On pourrait presque, de manière poétique, faire du trou noir un dieu sombre, possédant Destruction et Création confondues en un seul attribut paradoxal.

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La Marche de l'Empereur

La Marche de l'Empereur, c'est un formidable film-documentaire, fait d'images d'une qualité exceptionnelle, qui nous plonge dans un univers de beauté glacée.

La Marche de l'Empereur, c'est aussi une superbe bande-son qui m'a fait découvrir Émilie Simon, et découvrir un bon artiste français, ça fait toujours plaisir.

Je n'ai pu m'empêcher d'y distinguer des nuances de Björk, et même, je vais peut-être un peu loin, quelques passages presque Aphex Twiniens.

J'ai l'impression que cette délicieuse vague de froid qui souffle depuis quelques temps depuis l'Europe du Nord sur le monde entier (et qui comprend Sigur Ros aussi, avec son incroyable guitare électrique violonisée) vient enfin féconder nos grands états continentaux.

Me voilà donc enthousiasmé et plein d'espoir, car ce genre de musique, j'en redemande!

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La Painstation 2 est prête. Enjoy!

Vous connaissez Pong? Un des tout premiers jeux vidéos, une sorte de simulation de tennis minimaliste. L'ancêtre du casse-brique!

Une légende, et aussi... un vieux machin très poussiéreux sur lequel un gamer d'aujourd'hui ne passera pas 5 minutes.

C'était sans compter le génie de Volker Morawe et Tilman Reiff, artistes de leur profession et passablement fous dans leur tête, qui ont pris la brillante et conceptuelle initiative de donner au symbole une nouvelle jeunesse dans une version on ne peut plus addicitive, et l'occasion de marquer à nouveau l'histoire du jeu vidéo, en l'intégrant à leur création : la PainStation.


La Painstation, comme son nom l'indique, est la première plateforme de jeu qui pousse l'interaction jusqu'à... vous punir. Physiquement. En vous torturant.

Ce pong s'accompagne donc d'un fouet, d'une plaque chauffante et de chocs électriques, destinés à votre main gauche, sur laquelle ils s'acherneront sitôt que vous "loupez le pixel", tout cela ingénieusement fondu en un seul élément, la Pain Execution Unit.

La Painstation 2, nouvelle version redesignée très professionnellement, possède même, pour mieux vous servir, des flash aveuglants. Ils vous feront au passage louper encore plus de balles, ce pour quoi vous serez proportionnellement (soit exponentiellement) puni.

Elle aura pour vous encore quelques autres délicatesses, comme un environnement sonore encore plus malsain, dont une voix qui vous engueule copieusement quand vous jouez comme un pied.

Vous pouvez visiter les galleries, et si vous êtes amateur de rouge, le "Hall of Pain" où les joueurs de la nouvelle génération exhibent fièrement leurs bobos.

With better looks, more features and - of course - more pain, the prophet of a future, not necessarily more peaceful but more efficiency civilization is ready to seperate the men from the mice!

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Finies les chenilles... Place aux pattes!


C'est quoi ça?!

Eh bien, saviez-vous que les bûcherons modernes ne travaillent plus à la hache ni à la scie? Ni même à la tronçonneuse.
Ils utilisent des tracteurs dotés d'un bras robotique, portant une tête d'abattage, dont le fonctionnement est déjà complexe et impressionnant. L'arbre se se fait couper-élager-débiter en quelques secondes!

Mais ça, ce n'est pas nouveau. Ce qui est nouveau, c'est l'idée de Plustech, entreprise finlandaise : les chenilles, ce n'est pas pratique, et en plus, c'est mal. Impossible avec des chenilles d'arpenter des terrains escarpés, d'enjamber des obstacles, de se faufiler entre les arbres...
Pour atteindre un arbre dont on convoite le bois, il faudra peut-être en abattre cinq autres simplement pour dégager le passage. Sans compter qu'après, les chenilles labourent le terrain, un vrai massacre!

Alors? Des pattes. Six, comme les insectes. Articulées sur un nouveau chassis, la coordination du tout étant gérée au milimètre par un ordinateur. Nos six pattes disposent même d'un assortiment de chaussons interchangeables, adaptés aux différents types de terrain.

Le résultat, c'est ce tracteur-robot-insecte-bûcheron. Puisqu'il faut bien couper des arbres, on ne peut que saluer le génie de cette invention, qui réduira les dégâts comme les coûts.

Une petite marche en forêt, ça vous tente? Allez-voir les vidéos!


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Philip Glass - Einstein On The Beach - Knee 5 - Two Lovers On A Park Bench


Voici le texte qui est lu lors de la cinquième articulation d'Einstein On The Beach, opéra surréaliste composé par Philip Glass et mis en scène par Robert Wilson :


LOVERS ON A PARK BENCH
Texte de Samuel Johnson

The day with its cares and perplexities is ended and the night is now upon us. The night should be a time of peace and tranquility, a time to relax and be calm. We have need of a soothing story to banish the disturbing thoughts of the day, to set at rest our troubled minds, and put at ease our ruffled spirits.

And what sort of story shall we hear ? Ah, it will be a familiar story, a story that is so very, very old, and yet it is so new. It is the old, old story of love.

Two lovers sat on a park bench with their bodies touching each other, holding hands in the moonlight.

There was silence between them. So profound was theire love for each other, they needed no words to express it. And so they sat in silence, on a park bench, with their bodies touching, holding hands in the moonlight.

Finally she spoke. "Do you love me, John ?" she asked. "You know I love you, darling." he replied. "I love you more than tongue can tell. You are the light of my life. My sun. Moon and stars. You are my everything. Without you I have no reason for being."

Again there was silence as the two lovers sat on a park bench, their bodies touching, holding hands in the moonlight. Once more she spoke. "How much do you love me, John ?" she asked. He answered : "How much do I love you ? Count the stars in the sky. Measure the waters of the oceans with a teaspoon. Number the grains of sand on the sea shore. Impossible, you say."

"Yes and it is just as impossible for me to say how much I love you."

"My love for you is higher than the heavens, deeper than Hades, and broader than the earth. It has no limits, no bounds. Everything must have an ending except my love for you."

There was more of silence as the two lovers sat on a park bench with their bodies touching, holding hands in the moonlight.

Once more her voice was heard. "Kiss me, John" she implored. And leaning over, he pressed his lips warmly to hers in fervent osculation...


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