Montaigne emploie ici, comme ailleurs à plusieurs reprises, « la fortune », qui est en somme la personnification du « sort ». J'emploie « sort » dans ma traduction, parce que nous ne sommes plus guère, aujourd'hui, habitués à manipuler ces métaphores, et surtout parce que le mot « fortune » en a connu une depuis qui fut assez différente...
Mais il est intéressant de noter que la censure pontificale avait demandé à Montaigne de faire disparaître ce mot des « Essais » - et qu'il ne l'a pas fait.