Six feet under
Elle retrace la vie, un
peu particulière, parfois drôle, et souvent
tragique d'une entreprise familiale de pompes
funèbres. Il est impossible de résumer ce qui s'y
passe. A vrai dire, il se passe moins de choses en
une saison de Six Feet Under qu'en un épisode de
24h Chrono. Tout l'intérêt réside dans le suivi des
personnages, de leur ressenti, de leurs sentiments,
de leurs faiblesses. Les épisodes sont très bien
construits, et débutent tous par le décès d'une
personne (souvent inconnue pour le spectateur, mais
pas toujours). Ces morts sont toutes plus
loufoques, improbables ou stupides les unes des
autres. Durant tout l'épisode, nous suivons les
préparatifs des funérailles de cette personne
(embaumement, choix du cercueil, présentation à la
famille...). Là où l'écriture de cette série
devient intelligente, c'est que la vie de cette
personne entre toujours en écho avec la situation
actuelle d'un des personnages principaux. Par
exemple, quand un des personnages devra préparer
les funérailles d'un suicidé alors qu'il pense à se
suicider. D'un enfant, quand il va être père ou
d'un bouddhiste quand il s'interroge sur
l'Humanité... La particularité de cette série vient
aussi de ces scènes où la personne défunte dialogue
avec un des héros, comme si elle était encore
vivante. Attention, il n'y a pas de morts-vivants
dans Six Feet Under. Ces scènes, souvent
poignantes, ne font que visualiser les pensées du
personnage qui s'imagine parler au défunt. Malgré
les apparences, cette série sait aussi être très
drôle. En fait on est toujours entre rires et
larmes. Le style peut rebuter beaucoup de
personnes. Il n'est pas rare de devoir regarder
trois ou quatre épisodes avant d'entrer dans le
bain. Il est aussi indispensable de commencer par
le début de la série, et de ne pas manquer
d'épisodes. Sinon, il est impossible d'adhérer à ce
style un peu pince sans rire.
Desperate Housewives
Oz