Le Bulletin des Boudreau (lt)


SOMMAIRE

Les nouveaux membres
Rencontre des Boudreau(lt) à québec Renouvellement de la carte de membres
Voyage en Gaspésie
Important
Besoin de vos dons
Chronique Clin d'Oeil Le livre de généalogie
Mémores de vieillards Bilan financier
Généalogie des frères Ernest et Jacques Mémo
Désastre dans un salon de coiffure Lettres aux médias
La vie Acadienne en Louisiane (2 textes) Une année dans la vie du président
Chronique décès Annexe
Acadiens honorés à la tête du Saguenay Épilogue


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Mot du président,

Bonjour à vous membres de cette grande et belle famille. Nous revoici encore une fois pour vous présenter notre neuvième édition du Bulletin des Boudreau(lt). Lors de la dernière parution de notre journal, nous avons reçu plusieurs témoignages pour nous féliciter du travail accompli, tant au niveau des textes, de la mise en page et des photos. C’est toujours revalorisant de recevoir ces éloges et cela incite nos journalistes à continuer à s’améliorer pour vous présenter un bulletin de qualité. Il est bien évident qu’à force de composer et d’écrire des textes, que le produit ne peut que devenir meilleur, c’est du moins ce que l’on souhaite. De quoi sera composé cette neuvième édition? Nous allons lire la suite de la généalogie de nos cousins Ernest et Jacques Boudreault d’Ottawa, nous parlerons de nos nouveaux membres qui se sont greffés à notre association, de décès, de dons reçus pour le prochain livre de notre famille, d’articles de journaux retrouvés au musée du Fjord, de la mémoire des anciens et nous ferons des clins d’œil à nos gens qui sont malades et dont nous souhaitons la guérison le plus tôt possible. Les longs mois d’hiver nous ont peu à peu laissé et lentement, tout comme la sève des érables nous donne un délice sucré, nous sentons tranquillement monté en nous la sève de la santé. Les beaux rayons du soleil de mai vont nous redonner la force et l’énergie nécessaire pour continuer à travailler fort pour notre famille et les mois d’été qui vont suivre ce printemps, nous donneront l’occasion de faire des activités, comme une rencontre à Québec avec nos Boudreau(lt), que nous avons dû reporter l’automne dernier, à cause d’un président trop occupé par son travail et dont la disponibilité était rendue en fin de course. Maintenant que j’ai fermé la porte au travail quotidien, il me faut penser à toutes les choses que je voulais réaliser lorsque le temps me manquait et les Boudreau(lt) faisaient partie de ces priorités.
Pour ce neuvième volet, nous vous souhaitons d’agréables moments de lecture.


André Boudreault, prés…


Rencontre des Boudreau(lt) à Québec

Lors de la dernière rencontre que nous avons eu à l’Ile des Sœurs de Montréal, l’automne dernier, un groupe de Boudreau(lt) de Québec, ayant à sa tête Fernand et sa fille Louise Boudreau, de même que Jean-Marie Boudreault ont pensé que le temps serait probablement propice pour organiser une rencontre avec tous les membres qui demeurent dans la belle région de Québec et de ses environs. Tranquillement, le groupe a commencé à penser à l’endroit et aussi de quelle manière on pourrait faire la rencontre avec nos gens. Mais, comme le temps commençait à manquer et que nous étions presque rendus en décembre, le comité organisateur a décidé et avec raison de le remettre en 2002, vers la fin de mai, début juin. La dernière fois que l’association s’est présentée à Québec, il y a plus de cinq années maintenant, la grande famille de Boudreau(lt) n’était pas connue comme elle peut l’être aujourd’hui. En outre, de plus en plus de Boudreau(lt) ou alliances Boudreau(lt) veulent faire partie de l’association. Donc, la rencontre qui aura lieu cette année sera à ne pas douter, un grand succès. Aurons-nous une rencontre dans le style d’un déjeuner brunch ou encore comme les gens de Montréal, Carleton et de Rimouski qui nous ont reçu avec un souper et une soirée de généalogie? Tout cela demeure la priorité du comité qui reçoit l’association, car lorsque les membres veulent rencontrer la direction, ceux-ci doivent s’y rendre avec empressement et c’est la responsabilité et le devoir d’être présent lorsque la situation l’exige. De toute façon c’est toujours avec un plaisir renouvelé que nous nous rendons à ces réunions qui sont de plus en plus conviviales et familiales. Revoir nos membres actifs qui sont là depuis les tous débuts et faire connaissance avec les nouveaux qui se joignent à nous pour la première fois, c’est un travail que nos directeurs et directrices aiment de plus en plus. C’est grâce à ces rencontres que l’on peut s’assurer de la santé de notre association et de montrer à quel point notre famille est bien vivante et active. Pour ceux et celles qui voudront donner un coup de main à Louise, Fernand et Jean-Marie, nous vous donnons ici leurs coordonnées : Fernand au 418-656-0262, dans la Ville de Ste-Foy, Jean-Marie au 418-833-2078, dans la Ville de Lévis. Quant à Louise on peut la rejoindre à Alma au 418-662-2124. Ceux qui auraient un peu de temps à leur donner dans le but d’aider à l’élaboration de cette réunion, peuvent le faire en entrant en communication avec les personnes ci-haut mentionnées. Un petit effort de votre part, sera un gros plus pour ceux qui ont à organiser. L’aide et le support bénévole est toujours le bienvenu dans ces cas là. À bientôt cousins et cousines de Québec, nous avons hâte de vous revoir.


Petit Voyage en Gaspésie

Depuis maintenant trois années, nous nous promenons un peu partout au Québec pour faire connaître notre association et par le fait même faire des connaissances sur les branches de la famille Boudreau(lt). Ces petits voyages sont souvent de petites vacances de fin de semaine et au mois de juillet de cette année, nous allons partir faire le tour de la péninsule gaspésienne pour une durée de cinq à six jours. Nous ne partons pas en autocar mais bel et bien avec nos autos. La compagnie CAA nous a concocté un itinéraire de cinq (5) nuits / six (6) jours / 10 repas à un prix plus qu’abordable. Nous serons donc, du 18 juin au 23 juin inclus, dans la belle région de la Gaspésie. Nous allons faire escale dans les endroits suivants : Bonaventure, Matane, Saint-Anne-des-Monts et deux jours à Percé. Nous allons visiter plus d’une trentaine d’attraits touristiques suivants les villes et localités visitées. Les déjeuners et les soupers sont fournis dans le prix suggérés par la Cie CAA. Ce voyage se fait en auto, car si nous voulons avoir le temps et le loisir de faire plus ample connaissance avec nos membres Boudreau(lt) de la Gaspésie, il nous faut le faire de cette façon. Tous les membres qui voudraient nous accompagner lors de ce périple, seront les bienvenus. Il suffira que l’on s’organise comme nous l’avons fait lors de nos voyages à Rimouski et à Carleton, c’est à dire de se suivre les uns derrière les autres. Comme nous aurons des points de repaire ou des endroits qui serviront de halte et de repos, nous ne ferons pas beaucoup de millage à chaque jour. De là le temps qu’il nous restera pour bien fraterniser avec nos cousins et cousines gaspésiens. Nos membres qui sont de Rimouski, de Causapscal, de Carleton et Maria, de New Richmond, de Bonaventure, de Grande Rivière et de Percé, à quelque part, nous serons dans votre municipalité entre le 18 et 23 juin 2002. À tous les Boudreau (lt) de la région gaspésienne, lorsque nous serons présents dans votre localité et si vous désirez venir souper et partager avec les gens qui nous accompagneront, alors vous serez des nôtres. Pour plus de détails sur la randonnée, contacter :
Louise et André au 418-544-9260.

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Chronique Clin d’œil

****Nous avons encore parmi nos membres des personnes qui sont hospitalisées depuis un certain temps et qui souffrent de ne pas être avec les leurs. C’est le cas de ma tante Jeanne B. Bernier. Depuis maintenant six mois, Jeanne est alitée au complexe hospitalier de la Sagamie, c’est à dire, à l’hôtel Dieu de Chicoutimi. Les médecins ont décelé la maladie de Hutchisson et de plus, avec le temps, elle a commencée à souffrir de plaies de lit, ce qui l’a amené au département de l’isolation pour près d’un mois. Quand la maladie attaque une famille, on dirait que tous les gens doivent y passer. En effet, son mari a lui aussi des problèmes de santé. Je sais que Germaine, sa sœur, la visite tous les jours afin de l’aider à se nourrir et que le soir ses enfants prennent la relève afin qu’elle ne manque de rien. Comme humain et faisant partie de la grande famille des Boudreau(lt), comment pouvons-nous aider tante Jeanne? N’étant pas médecin, la foi et les pensées positives sont les seuls remèdes que l’on peut donner à notre malade, dans le but que cela l’aidera à revenir en santé. De plus, ceux et celles qui la connaissent bien, devraient prendre un peu de leur temps pour lui accorder une petite visite. C’est ce que le président fera dans les prochains jours. On pense beaucoup à toi, tante Jeanne, et nous te souhaitons une guérison pour que tu puisses revenir à la maison avec les tiens.


**** Photos souvenirs d’une belle soirée passée avec les Boudreau(lt) de Rimouski (Honoré, sa femme Raymonde, leur fils et ses enfants) de Marcelle Boudreault de Roberval et son mari Ghislain Godin, de Cécile Boudreau et de son mari Claude Pagé qui demeurent à Ottawa, de Jean-Marie et Nicole Boudreault de Québec, de Louise Boudreault de La Baie, accompagnés de huit (8) comédiens Boudreault qui oeuvrent dans le spectacle :La Fabuleuse Histoire d’un Royaume. Tout ce beau monde s’est retrouvé autour d’un bon repas et ils ont terminé la soirée au Théâtre du Palais Municipal de Ville de la Baie. Le 21 juillet 2001.

La Fabuleuse Histoire d'un Royaume


**** Salut spécial à tous les Boudreault que je n’ai pas revu depuis près d’une année suite à tous les évènements qui se sont passés. Souvent nous pensons à une personne en particulier et nous nous disons : ce soir je vais prendre de ses nouvelles. Mais comme cela se produit souvent, nous ne le faisons pas, tout simplement car notre mémoire nous joue des tours ou que nous sommes occupés par d’autres pensées ou d’autres travaux. Étant donné que la mémoire est une faculté qui oublie si nous ne la nourrissons pas, alors elle passe à d’autres idées et ce que tu te devais de faire, tombe dans l’oubli. Donc à vous tous que j’ai pu négliger par mon manque de temps, je veux m’excuser pour cela. J’ai souvent promis de vous visiter ou de vous écrire, mais cela est allé se réfugier dans une autre case de mon cerveau. Ma tante Colombe, malade depuis des années et qui malgré cela continue de combattre s’en jamais se plaindre, Achille a qui je dis à tous les printemps que je vais venir faire les sucres avec lui, à Léopold à qui je promets souvent que j’irai le visiter et passer une soirée en sa compagnie, à tout ma parenté Boudreau(lt) du Lac à qui j’ai fait les mêmes promesses mais qui ne sont pas réalisées, à vous tous que je voudrais voir , je vous dis que le temps maintenant sera plus propice et que je vais tenter de vous voir plus souvent.

André Boudreault

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Mémoires de vieillards

Cette chronique nouvelle est le résultat des recherches que nous faisons lorsque nous essayons de relier les branches de Boudreau(lt) ensemble. Le texte qui va suivre est le récit de monsieur William Boudreault et il fut réalisé par monsieur Roland Côté en août 1936.
Je n’ai pas voulu corriger les fautes de français qui s’en dégageaient, car je ne voulais pas enlever l’essence du parler que nos ancêtres possédaient dans ces années là. Je crois que vous allez adorer cette chronique. Vous saurez m’en reparler. De toutes façons, beaucoup de nos Boudreault vont reconnaître leurs lignées et leurs ancêtres.

Monsieur William Boudreault.

1-- J’ai 78 ans.
Ma première femme fut Évangéline Boily.
Ma seconde femme est Emérancienne Gagnon, 75 ans.

Mon père : Eusèbe Boudreault, mort à 96 ans et 3 mois.
Ma mère : Flavine Brassard, morte à 90 ans et 4 mois.
Tous sont morts au Lac Bouchette.

2 – Je ne me rappelle plus les noms de mes frères.
Celui qui me suivait s’appelait Eusèbe et il est mort à Chambord à 8 ans. Y’était mort du ptit feu.

La plus jeune fille, Marie est morte à 35 ans au Lac Bouchette. Tous mes frères et sœurs sont morts. Il reste que moé dans la famille.

3—Ma Grand’mère : Marie Marier.
Mon Grand-père : Germain Boudreault partait de Charlevoix, né là. Il est venu resté à Chambord.
Mon grand-père s’est marié 3 fois. La dernière femme s’appelait Marie.
Il a eu une fille de la première femme.
Il a eu une fille et 5 garçons de la deuxième femme.

Garçons :

Mon oncle José Boudreault restait au Portage des roches.
Mon oncle François Boudreault restait à Chicoutimi.
Mon oncle Félix Boudreault restait à Jonquière.
Mon oncle Tit Jean Boudreault restait à Jonquière.
Mon oncle Alexis Boudreault restait au Grand Brulé.

J’me rappelle pu du nom de la fille.

4—Il a eu 4 garçons et deux filles de la 3ième femme.

Garçons :

Eusèbe Boudreault (papa) restait au Lac Bouchette.
Oncle Tit’toine Boudreault restait à Chambord.
Oncle Benjamin Boudreault restait è Chambord : il était voyageur de commerce et fut tué par un tran à Ottawa.
Oncle Louis Boudreault restait au Lac Bouchette et est mort là.

Filles :

Tante Flavine Boudreault restait à Jonquière, morte à l’hôpital de Chicoutimi.
Tante Louise Boudreault restait à Roberval morte là.

5—Le père de mon grand-père était un Français parti de France avec ses douze gars et j’crés qu’il est venu aussi avec sa femme. Ils descendaient d’une même souche. Ils sont venus se réfugier à l’Ile aux Coudes pour ne pas s’battrent, ça doit être vers le temps de Papineau. Ses enfants se sont mariés et dispersés dans le Canada. Je suis un de leurs descendants. Tous les Boudreault que j’ai rencontrés, car j’ai voyagé en masse disent que leurs ancêtres étaient venus se réfugier à l’Ile aux Coudres.

6 – Je suis né à Roberval en 1858, le 15 octobre. Mon parrain était Baptiste Brassard. Ma marraine était Enny Côté. J’ai été baptisé par les Pères Jésuites en mission.

7 – J’ai passé mon enfance à Chambord. J’ai été à l’école de 8 ans à quatorze ans. Ma maîtresse s’appelait Sophie Brassard. Nos voisins étaient Baptiste Brassard et mon oncle Tit Toine Boudreault. Mes deux plus grands amis étaient François Brassard, prêtre, mort astheure et Joseph Gagnon noyé en cano à la rivière Valgalbert.
J’ai fait ma première communion dans l’année du grand feu à Roberval par le prêtre Prime Girard. J’ai été confirmé deux ans après par Monseigneur Taschereau, frère de l’ancien premier Ministre.

8 – Le Grand Feu

J’avais douze ans. Le grand feu a commencé à 11 heures de l’avant-midi, vers 6 heures du soir le 18 mai 1868. Ppa gardait les bâtiments et j’édais à mman à garder la maison. J’allais cri de l’eau à chaudiéré dans le puits et j’donnais ça à mman pour arroser ou le feu prenait. Les gens se jetaient dans l’eau jusqu’au cou et s’arrosait la figure. 75 personnes étaient allés se cachées dans une cave de 12 pieds par 9 pieds de hauteur et voyant que le feu en reprenait yont été se jeter à l’eau.
Baptiste not’voisin a brûlé. Nous autres oua pas brûlés. De chez-nous à Denis Boily ça brûlé, de Denis Boily à Tit Louis Tremblay, de Tit Louis Tremblay à Nazer Bilodeau au Rocher parcé ça tout brûlé. Douze (12) personnes sont venus demander l’hospitalité à la maison. Y’étaient à moiquié empoisonnées. Mman avait mal aux yeux à cause de la boucane alors elle s’est mis de la mie de pain détrempé dans le lait et pis moé j’allais cri l’eau pis du lait pour soigner le monde qui était chez-nous. Ya cinq (5) personnes qui sont morts brûlés : Osé Fortin et son garçon. Narcisse Morin et son fils Alexandre Morin sont morts dans une cave et pis Wilfrid Lavoie brûlé dans une étable. Le lendemain on voyait les animaux étendus le long du chemin. C’était inque un désert.


9 – À huit ans je me sus cassé une jambe. Après que j’me sus l’ai faite rammanché j’boitais encore. Quand ma mère a vu ça, a’m met une emplate yousqu’était la cicatrice et y’en sorti deux petits os. Depus ce temps là j’sus ben j’boite pu.

Quand j’avais 13, 14 ans j’allais encore en classe dans c’temps, y avait une petite fille quaximent de mon âge qui baleyait les planchers presqu’à toé soirs. Alors j’faisais d’la paresse pour rester après la classe et on parlait. Quand la maîtresse s’aperçu de ça vous comprenez ben qu’la maîtresse m’a pu garder.

J’ai travaillé la terre avec mon vieu père jusqu’à vingt ans. L’hiver on angageait deux à trois hommes, ça dépendait pasqué ppa allait travaillé pour les Price. Y’a travaillé là 8 ans de file.

À 20 ans, j’ai travaillé pour fère un chemin de terre qui partait d’Québec jusqu’à Saint Jérome. J’gagnais 1.00$ par jour. J’sus parti le premier juin et je suis revenu trois semaines après la Toussaint. Y’avait 300 hommes engagés pour fère c’travaille là.


10 – J’ai faite mon premier mariage à Chambord le 28 janvier 1879. Monsieur L’abbé Girard, le 2ième prêtre de Chambord a dit la messe de mariage. On avait faite une noce et pis y’avait 25 parents d’invités. On avait faite deux soirées. Ppa m’avait prêté son bel habit pour le mariage et au bout de trois jours il me l’a ôté.


11 – J’ai voyagé deux ans dans le Haut Canada à vingt quatre (24.00$) piastres par mois. J’envoyais 12.00$ piastres à ma femme toué mois. J’sus venu passer six mois avec ma femme. J’ai été cook pendant deux ans de temps pour le chemin de fer localise. J’travaillais en différent temps, ya avait 26 hommes d’engagés. Ma famille restait à Chambord.

J’ai travaillé trois ans à Stadaconé comme gardien du club. Ma famille restait avec moé. J’menais les monsieurs en canot et des fois avec d’autres guides, ça dépendait comment s’qui étaient. Au bout de c’temps là ma femme mourut par le saisissement et la peur d’une souris chaude qui avait rentré dans le camp. J’ai été un an veuf.


12 – J’me sus remarié mais c’ta foi là ya pa eu de noces. Landemain du mariage, j’ai monté au club Stadaconé et pis j’ai couché là avec ma femme. Le lendemain, j’ai arrangé mes affaires à Québec pis j’sus revenu au club passer encore 3 ans là.


13 – Après ça j’sus venu rester au Lac Bouchette à cause des enfants. Ils fallaient qu’ils fassent leur communion pis qui y’allent à l’école. J’ai acheté là une terre de 400.00$ cache. J’ai resté douze (12) ans là. Pendant c’temps là j’travaillais la terre et pis j’ai exploré avec Bureau, ingénieur, les limites du gouvernement pour vendre des chantiers à Belgo, Densero, Grand’Mère, Wawagamach et pour la compagnie de la Tuque. Ça pris 103 jours pour faire l’exploration là. Pis ben j’ai faite aussi un autre voyage avec Onoré Seleven, ingénieur, pour savoir la grandeur du lac des Comisséres, ça ben pris cinq (5), six (6) jours.


14 – Après ça j’ai vendu ma terre au curé Delamarre parce que ça faisait ben mes affaires. J’m’en su racheté une autre de Henri Galbert. J’l’ai eu deux ans pis j’l’ai vendu. Pendant c’temps là j’travaillais pour la Belgo en différent temps, j’étais cook. Ensuite de ça j’sus revenu à Roberval pis j’ai construit un hôtel avec un associé nommé Donnaou. On avait la licence pour la bière etc et pis on vendait à barre ouvarte. J’ai été trois mois là dedans. J’ai vendu ma part d’hôtel à Onoré Savard. J’tais ben content d’sortir de là pasque c’était rien qu’un enfer. Huit jours après j’ai acheté une terre à Roberval. Je l’ai eu 8 ans. L’hiver j’travaillais comme cook pour la Belgo, pour Grand’Mère et pour les Price. Mes garçons travaillaient sus ma terre. Au bout de c’temps là j’l’ai vendu à Joseph Boily. Après ça j’ai été 6 mois en loyé, pis j’ai acheté une maison à Roberval du notaire Morisset. Deux ans après j’l’ai vendu à Onoré Tremblay. Je sus venu m’installer à St-Félicien.

J’ai acheté (une maison) trois lots de terre, elle était en chousse. J’ai labouré la même année et l’hiver j’allais faire cookerie pour la Belgo. J’ai été quatre (4) ans dessus. Après ça j’ai acheté une maison d’Arthur Bouchard. Ça fait 20ans qu’on est dans. Je faisais encore la cookerie pour les compagnies. J’ai fait aussi un voyage à 15 milles plus loin que le lac Chibougamou avec un nommé Terriou pour le gouvernement. Ça fait trois ans que je ne travaille pus. Je fais seulement mon jardinage et je reste tu seul avec ma femme. Je vais avoir 79 ans le 15 octobre 1936.

Les enfants de ma 2ième femme sont :
Albert Boudreault, marchand
Thomas-Louis Boudreault, sus le chemin de fer
Wilfrid Boudreault, Docteur
Ulice Boudreault, sus le chemin de fer
Welley Boudreault.

Ceci est le récit de William Boudreault. « Propos recueillis par Roland Côté, au mois août 1936 ».

P.S. Comme je vous le faisais remarquer en début de la chronique, je n’ai pas voulu changer l’orthographe des mots car c’était de cette manière que nos anciens s’exprimaient, et je peux vous dire qu’en lisant ces vieux textes, je suis fier de ces illustres personnages avec leur franc parler du terroir. Ils ont été ce que nous sommes devenus aujourd’hui et on se doit de leur rendre hommage.

P.S. Dans le livre que les Boudreault ont publié en juin 1996, nous voyons que tous ces gens ont vécu et sont décédés en grande partie à St-Félicien. Il serait agréable que ceux et celles qui pourraient reconnaître leurs ancêtres nous le fasse savoir. Comme cela, nous pourrions avoir la possibilité de continuer la généalogie de cette famille et de voir comment se débrouille la lignée d’aujourd’hui.

André Boudreault.

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La Généalogie des frères Ernest et Jacques Boudreault.
(suite et fin)
.

Voici maintenant la suite de la généalogie de nos cousins Ernest et Jacques Boudreault d’Ottawa.

Jacques et Ernest Boudreault
avec notre président: André Boudreault

Les Boudreault d'Ottawa

Joseph Charles Roch Boudreault, né à Québec le 7 mars 1823, épouse Zoé Clavet, fille de Pascal Clavet et de Marie Plamondon, le 11 octobre 1849. En 1866, la famille vint s'établir à Ottawa où selon le recensement de 1881, Roch Boudreault est typographe. De leur union, onze enfants sont nés:

Hermina, née 1855 (aucune autre information)

Charles-Siméon-Omer, né en 1857 était marié à Victorine Rochon. Le couple a eu huit enfants. Charles-Siméon-Omer Boudreault, mieux connu sous le nom de CSO Boudreault, servi comme page à la Chambre des communes en 1871. Il a aussi occupé le poste d'éditeur du journal The Ottawa Citizen en 1891-2. Plus tard, il a représenté les commettants du quartier d'Ottawa comme échevin pendant huit années et fut aussi candidat pour la mairie mais sans succès. Cofondateur de l'Association de l'imprimerie d'Ottawa, président de la Société Saint-Jean Baptiste, membre de l'Institut canadien-français et a contribué, avec son neveu Charles, à la publication du premier numéro du journal Le Droit d’Ottawa le 27 mars 1913 dont la devise est “L’Avenir est à ceux qui luttent”. L’histoire du Droit est étroitement jumelée à celle des écoles de l’Ontario. En 1912 le journal s’engage dans la lutte contre le Règlement 17. C'était durant le débat sur la langue d'instruction dans les écoles de l'Ontario, le "Circular of Instructions No. 17" mieux connu sous le nom de “Règlement 17”. Le règlement limitait l’enseignement du français après les trois premières années de l’école primaire a un maximum d’une heure par jour. De plus, les professeurs qui n’avait pas la maîtrise de l’anglais seraient congédiés. En 1927, après une longue bataille, la loi fut renversée. CSO Boudreault a définitivement laissé sa marque dans la région.

Ludivine, née à Ottawa en 1859 (aucune autre information)

Georges-André, né en 1860 (voir plus bas)

Georges, né en 1865 (aucune autre information)

Eliodore (Héliodore), né en 1865. La seule documentation est celle des recensements de 1871, 1888 et 1891 indiquant qu'il était boucher.

Achille, né en 1867 aussi employé du Ottawa Citizen et selon le recensement 1891, imprimeur et apprenti compositeur de texte.

Joseph (aucune autre information)

Laurentine, née en 1871 à Ottawa (aucune autre information)

Letizia née en 1873 à Ottawa. Elle est entrée en religion dans la communauté des Soeurs grises de la croix. Son nom de religieuse était Soeur Marie Zoé-du-Calvaire.

Aline (aucune autre information)

Georges-André, grand-père de nos deux raconteurs d’Ottawa, né le 23 décembre 1860 à Québec. Dès l'âge de treize ans, Georges-André commença une carrière qui durera plus de soixante ans. En 1873 il s'engage comme petit messager à la Chambre des communes au parlement d'Ottawa. En 1883, il est nommé au poste de messager spécial de Sir John Bourinot, greffier de la Chambre des communes jusqu'au décès de celui-ci en 1902. Par la suite, Georges-André occupa différentes fonctions pour enfin atteindre le poste de Chef du personnel. Lorsque la Chambre ne siègait pas, il travaillait au journal The Ottawa Citizen. Georges-André était membre de l'Association du service civil, de l'Union St-Joseph et le "Catholic Order of Forresters". Le "Catholic Order of Forresters" était une organisation pour aider les démunis. Faute de locaux pour tenir leurs réunions, le groupe se rassemblait très souvent dans une taverne, ce qui plaisait à la majorité des participants.

Georges-André était le "Patriache", sa parole était loi. Il était sévère mais juste. C'était un homme sérieux, ordonné et ponctuel. Georges-A., comme on l'appelait plus communément, partait pour le travail à huit heure et demi tapant et non une minute plus tôt ou une minute plus tard. Si il était prêt plus tôt, Georges-A. faisait les cent pas le long du couloir. On disait que le voisinage mettait les pendules à l'heure en voyant Georges-A. sortir de la maison. Georges-André est décédé à Ottawa le 15 décembre 1939.

C'était à Saint-Augustin, comté des Deux Montagnes, le 19 août 1889 que Georges-André pris pour épouse Albina Savage, née en juillet 1866, fille de Louis Savage et Elmire Grignon. Avant son mariage, Albina, très bonne couturière, était propriétaire d'une boutique de retouches. Son talent de couturière lui servit grandement lorsque la famille grandit. Albina, était une femme douce et aimable qui portait son mari sur la main. "La Bine", sobriquet que Georges A. lui avait donné, était à toutes les attentes de son mari. Albina était douce mais de conviction forte, surtout lorsqu'il s'agissait de la langue. Durant la période de lutte pour les canadiens-français de l'Ontario au début du siècle dernier, Albina militait avec "Les mères gardiennes" pour garder le droit à l'enseignement en français. Elle refusait même de dire un mot en anglais. Ceci s'explique par les évènements de 1837-38 qui ont eu lieu dans son village et qui ont touchés sa famille de prêt, la famille Grignon. Son grand-père maternel était parmi les 1200 patriotes et sympathisants emprisonnés. Ces hommes et leurs familles ont souffert durant cette période. Albina Boudreault est décédée à Ottawa le 2 décembre 1942.

Notes historiques concernant la Révolte des Patriotes de 1837:

Le notaire Girouard, patriote, décrit la condition humaine des gens de Saint-Eustache en hiver 1837: "Après avoir pillé tout (...) les barbares faisaient déshabiller les hommes, femmes et enfants, que l'on laissait presque nus à la porte de leur maison embrasée. Les dames Dumouchel, Lemaire, Girouard et Masson ne furent pas exemptes; à peine resta-t-il à ces dernières de quoi recouvrir leur nudité...On avait défendu, sous peine d'incendie, aux habitants de donner hospitalité à ces pauvres dames, et elles seraient mortes de froid sans le courage de quelques bons citoyens qui leur offrirent un logement au risque...". On trouve ailleurs dans les recherches que "...d'autres encore, souffrirent du froid, égarées dans les bois, mourantes, avec de jeunes enfants aux couches. D'autres cherchaient leur mari ou leurs fils emprisonnés ou encore, pleuraient un fils ou un mari mort pour la cause ou pendus dans les prochaines semaines."

Le grand-père d’Albina Savage, François-Xavier Grignon, né en février 1794 à Saint-Eustache épouse Josephte Denesaud (Denault), fille de Joseph Denesaud (Denault) et de Marguerite Legault dit Deslauriers le 23 octobre 1820 à Saint-Eustache, Deux Montagnes, Québec. François-Xavier Grignon est cultivateur à Petit Brulé, Saint-Eustache. Lors du recensement du Bas-Canada de 1825 François-Xavier Grignon apparaît parmi les noms de tous les chefs de famille résidant à Saint-Eustache (village et paroisse). Le nom de François-Xavier Grignon apparaît aussi dans différents documents l'impliquant dans les événements de 1837-38.

D'après l'information tirée des archives de la Société de Généalogie de Saint-Eustache, on trouve la liste des habitants de Saint-Eustache en 1839:

"La liste présentée ici provient d'un manuscrit du curé Jacques Paquin, rédigé en 1839, où il identifie l'engagement politique de chacun des chefs de famille de la Paroisse de Saint-Eustache. Cette liste à été publiée dans: Paquin, Jacques "Tableau politique et statistique de la Paroisse de Saint-Eustache" dans La Revue des Deux Montagnes, numéro 5, octobre 1996, pages 43 à 65. Les informations présentées sont les suivantes - l'engagement politique est soit <C> pour Compromis, signifiant que la personne s'est ouvertement manifestée pour les Patriotes, ou <N> pour Non compromis, signifiant que la personne n'a pas manifestée de sympathie pour les Patriotes.

- Dans la section "G" on trouve GRIGNON, lieu de résidence "Petit-Brulé", <C>

Dans le Régistre de la prison de Montréal, 1837 et conservé aux archives judiciaires du district de Montréal, aux Archives nationales de Québec ces personnes sont identifiées comme provenant de la région de Saint-Eustache et ont toutes été emprisonnées relativement aux événements de 1837. Pour chaque prisonnier, on trouve le nom, la paroisse, date d'incarcération, l'accusation et la date de libération. Le nom de François-Xavier Grignon y apparaît ainsi:

- Grignon, François/Saint-Eustache/1837-12-17/Haute trahison/1838-07-07

L'index des dispositions relatives aux événements de 1837 contenant tous les noms des habitants du comté des Deux Montagnes contre lesquels des plaintes ont été portées relatives aux événements de 1837 à Saint-Eustache, le nom de François-Xavier apparaît à plusieurs reprises.

Les mauvais traitements qu'ont subit les habitants aux mains des "British" a s’en doute marqué la mémoire collective des familles de Saint-Eustache et les villages environnant. Par exemple, le 10 mai 1838, une pétition fut envoyée à Lord Colborne par "des cultivateurs prisonniers qui étaient responsables de leur famille, enfants et parents." Dans cette pétition, les cultivateurs concernés du bien-être de leur famille supplient les autorités "...nous sommes en prison depuis quatre mois, ...et le temps de l'ensemencement des terres est arrivé..." Les prisonniers n'ont reçu aucune réponse, les autorités ne se sont pas préoccupées du sort de ces hommes et leurs familles. Après une libération tardive, Francois-Xavier Grignon et sa famille, comme beaucoup d'autres cultivateurs de la région, ont du survivre maigrement et connurent un deuxième hiver pénible.


François-Xavier Grignon et Josephte Denesaud (Denault) on eu quinze enfants; Elmire (mère d'Albina), Adeline, Josephine, Henriette, Sophie, Francois-Xavier, Alexandre, Frédéric, Octavie, Aglaé, Damien, Mélina, Joseph, Philomène et Agnès.

Georges-André Boudreault et Albina Savage ont eu dix enfants:

Charles André Omer Boudreault, né le 22 juin 1890 à Ottawa. Charles, mieux connu comme “Charlie”, est imprimeur à l'imprimerie Ottawa Printing Company et participe à la publication du premier numéro du journal « Le Droit » en mars 1913. Plus tard il est employé de l'Imprimerie nationale où il a travaillé jusqu'à sa retraite à l'âge de 71 ans. Tout au cours de sa carrière il a collaboré à titre de bénévole au journal Le Droit et autres publications de langue française. Dans une entrevue du 30 mars 1963 pour célébrer le cinquantième anniversaire du journal Le Droit, Charles raconte l'histoire du journal et les personnes qui ont contribuées à la survie du français en Ontario. Il était l'image de son père, un homme sérieux et ponctuel. Le 22 juin 1914 Charles épouse Alida Hébert, née en juin 1893, fille de Victor Hébert et Angéline Beaudin. Le couple a eu neuf enfants: Victor, Aline, Berthe, Roger, Jean-Paul, Jacques, Lucille, Bernadette et Élizabeth dont six seulement survivaient au décès de leur mère. Alida décède le 21 août 1928. Veuf, Charles se remarie le 22 août 1929 avec Alma Barbeau-Chevrier, veuve, née le 27 septembre 1888, fille de Rosario Barbeau et de Marie Bouvrette. Alma avait donné naissance a une fille, Rollande, de son premier mariage. Aucun enfant est né de cette deuxième union. Alma est décédée le 9 octobre 1965. Charles la survie de neuf jours seulement et décède le 18 octobre 1965.

Roméo Achille Boudreault, né le 18 octobre 1891 à Ottawa, épouse Yvonne Landry, née en mai 1897, fille de Ovila Landry. Le mariage de Roméo et Yvonne a eu lieu le 17 octobre 1916 à Chrysler, Ontario. En 1920, Roméo est imprimeur, employé de Progressive Printers à Ottawa. Au début des années 30, Roméo occupe un poste à l'Imprimerie de la reine. Roméo était membre de la Société St-Jean-Baptiste et de l'Union Typographique. Il était un avide lecteur des oeuvres d'écrivains comme Zola, Camus et Hugo. Roméo est décédé le 23 juillet 1936. Il laissa six enfants; Ovila, Maurice, Georgette, Gabrielle, Annette et Jeannine. Sa femme, Yvonne décède le 12 mai 1997 à l'âge de 99 ans.

Elzéar Magloire Boudreault, né le 11 février 1893 à Ottawa, facteur au bureau de poste d’Ottawa. Elzéar était horloger dans son temps libre. Il épousa le 12 octobre 1914 Cécile Martin, née en 1893, à Chrysler, Ontario. De cette union, onze enfants sont nés: Jacqueline, Estelle, Carmelle, Gérard, Roch, Simone, Hervé, Eugène, Laurette, Réjeanne et Murielle. Elzéar est décédé le 3 février 1954 à l'âge de 61 ans. Cécile est décédée le 17 octobre 1980.

Marie Alice Juliette Boudreault, née le 16 juillet 1894 à Ottawa. Le 20 septembre 1920 à la Basilique Notre-Dame d'Ottawa, Juliette épousa James Beaudin de Québec, né le16 juillet 1884. James et Juliette était propriétaires de J.A. Moisan de Québec pendant de nombreuses années. J.A. Moisan, grocerie et magasin général de la rue Saint-Jean est un site historique et fait parti du patrimoine du vieux Québec. Trois enfants sont nés de cette union; Hélène, Edgar et Georges.

Marie Eva Boudreault, née le 31 octobre1895 (aucune autre information)

Wilbrod Horace Boudreault, né le 12 janvier 1897 à Ottawa. Le 18 septembre 1922 il prend pour épouse Rose-Alma Cyr, née le 18 juillet 1903. Wilbrod, tapissier, était responsable pour l'atelier de rembourrage du Château Laurier à Ottawa. Wilbrod et Alma n'ont pas eu d'enfants mais suite au décès d’Alida Hébert, l’épouse de Charles, ils ont adopté la petite Bernadette.

Hélène Zoé Boudreault, née le 4 avril 1899 à Ottawa marie Elzéar Moisan, fils de J.A. Moisan de Québec, à la Basilique Notre-Dame d'Ottawa le 21 août 1928. En 1935 ils étaient propriétaires d'un théâtre à Québec, le Cinéma Cambrai; mais ce fut de courte durée. Les conditions économiques des années 30 ne favorisaient pas une telle entreprise. Hélène est décédée à Québec le 21 janvier 1942 . Cinq ans plus tard, le 5 mars 1947, son mari décéda. Aucun enfant est né de cette union.

Zoé Boudreault née en 1900, décédée en 1901 (aucune autre information)

Edouard Jean-Baptiste Boudreault, né le 21 janvier 1902 à Ottawa. Edouard, comme son oncle et deux de ses frères, il a oeuvré dans l'imprimerie. Le 30 juillet 1927, il prend pour épouse Alice Grignon née à Montréal en 1904. Edouard est décédé en septembre 1959 et Alice le 23 décembre 1993. Un seul enfant, Cléo, est né de cette union.

Photo de mariage d'Édouard en 1927


Emma Dorothé Boudreault, née le 5 novembre 1903 à Ottawa. Comme sa mère elle avait un talent de couturière, elle était modiste et confectionnait des chapeaux dans un grand magasin d’Ottawa. Le 21 octobre 1936 elle épouse André Antoine Gendron à la Basilique d'Ottawa. Au début des années 40 elle prend résidence à Kapuskasing, Ontario. Emma est décédée à Montréal le 17 avril 1967. Aucun enfant de cette union.

Hector Georges Boudreault, né le 13 février 1906 à Ottawa. Il pris pour épouse le 29 Novembre 1944, Cécile Séguin née en 1915, fille de Phillippe Séguin et de Angélina Tessier. Hector était chauffeur de camion pour différentes compagnies dans la région d'Ottawa. Cécile décède le 27 août 1964 à Ottawa. Hector l'a rejoint le 15 juillet 1981. Aucun enfant de cette union.

*(voir la coupure de journal, plus loin dans ce bulletin)

William Louis Boudreault, père de nos amis d’Ottawa, né le 15 janvier 1908 à Ottawa. William, connu de ses sobriquets "Willie" ou "Bix" travaillait pour le Canadian Feather Mattress Co. d’Ottawa durant les années 30. À la fin de la deuxième guerre, il rejoint son frère Wilbrod comme rembourreur au Château Laurier. Willie, comme ses frères, était membre de la Société St-Jean-Baptiste. Bricoleur et "patenteux" rien semblait à son épreuve. Le 13 août 1934 William épouse Marie-Rose Yvette Joanisse, née le16 juillet 1915 à Montebello, Québec, fille de Joseph Adrien Joanis et de Auxilia Bastien dit Racan. Jeune fille, son père lui avait donné les sobriquets "Édesse" et "Vevette". Au début de son mariage, avant l'arrivée des enfants, Yvette a chantée à la radio accompagnée au piano. Le programme était intitulé "15 minutes with Yvette" à CKCO, une petite station de radio privée d'Ottawa. Durant ces années de la Dépression elle était rémunérée d'une modeste somme qui s'ajouta au revenu familial. William est décédé le 8 septembre 1955 à l'âge de 47 ans. Devenue veuve à quarante ans Yvette, couturière sans pareille et très bonne cuisinière, a toujours su subvenir au besoin de sa famille. Yvette survécu son mari de 44 années et décède le 2 mars 1999 à l'âge de 83 ans. Le couple a eu six enfants:

Walter Elzéar Boudreault, né le 23 juillet 1938 à Ottawa. La journée même du décès de son père l'aîné décida de quitter l'école pour subvenir aux besoins de la famille. À la recherche d’un emploi, il accepte un poste comme placier dans un théâtre local. Un peu plus tard il accepte un poste en comptabilité chez Woodhouse, un magasin de meubles pour ensuite devenir gérant de Sunrise Industries à Ottawa. Il fut muté à Québec avec la même compagnie en 1958 où il poursuivit des cours du soir en comptabilité à l'Université Laval. Le 7 mars 1961 durant un voyage d'affaire à Chicoutimi, Walter a perdu le contrôle de son automobile sur une chaussée glissante dans le Parc des Laurentides et meurt sur le coup. Walter n'était pas marié.

André Victor Boudreault, né le 4 mars 1940 à Ottawa. Le 8 juin 1968 André épousa Nicole Larose, fille de Julien Larose et Rose Larouche. André, homme à tout faire et ingénieux comme son père a occupé plusieurs fonctions, entre autres; employé dans une petite imprimerie, technicien de laboratoire à l'Université d'Ottawa et préposé à l'entretien et serrurier pour le conseil des écoles séparées d'Ottawa. André est décédé le 23 août 1979. Une fille est née de cette union, Mélanie, née le 2 septembre 1976.

Ernest William Boudreault, né le 1 janvier 1942 à Ottawa. En juin 1959 à la fin des cours de l'école secondaire, Ernest trouve un emploi comme garçon de table dans un hôtel. Un an plus tard, il occupe un poste dans la librairie de la Chambre des communes. En décembre de la même année on lui offre un poste avec la Gendarmerie Royale du Canada (GRC) dans la section des dossiers. Le 2 août 1969 Ernest prenait pour épouse Claudette Roy née le 20 août 1933, fille d’Eucher Roy et Alma Nadeau. Le 16 juillet 1984, suite aux recommandations d'une commission d'enquête, une nouvelle organisation est mis sur pied, le Service canadien du renseignement de sécurité (SCRS) où il occupe différentes fonctions administratives jusqu'à sa retraite le 30 juillet 1998. Ernest et Claudette sont parents d’une fille, Sylvie Claudette Boudreault, née le 15 juin 1970.

Germaine Alma Bernadette Boudreault, née le 9 août 1943 à Ottawa. Après son cours commercial en 1959, Germaine est embaucher comme secrétaire dans un magasin du centre-ville d’Ottawa. Le 9 juin 1962 elle épouse Claude Omer Roy né le 20 août 1933, fils de Eucher Roy et Alma Nadeau. Elle choisie de laisser son travail pour devenir ménagère à plein temps. Un an plus tard Germaine, mieux connue par son sobriquet “Memaine”, est l'heureuse maman d'une petite fille, Claudette née le 21 octobre 1963. En décembre 1979, Germaine retourne sur le marché du travail et occupera plusieurs postes au sein de la fonction publique fédérale, principalement aux ministères Emploi et immigration Canada et Conseil du trésor. Elle prend sa retraite fin mars 1998.

Jacques James Romain Boudreault, né le 22 octobre 1945 à Ottawa. Les cours d'école secondaire terminés, Jacques postule et obtient un poste administratif à Radio-Canada. Il s'implique dans le mouvement syndical et occupe différents postes tel que secrétaire archiviste et vice-président de la section locale 676 du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP). Le 16 juin 1973, Jacques épouse Constance Lucille Lesage, née le 29 novembre 1947, fille de Charles Lesage et Marie Rose Robertson. Le 24 février 1980, Jacques et Constance sont parents d'une belle petite fille, Sonia Julie.

Robert Guy Denis Boudreault, née le 5 avril 1955 à Ottawa. Robert manifestait un intérêt particulier pour les plantes durant ses cours d'école secondaire en 1972. Il se dirige enfin vers un cours d'horticulture ce qui lui permis d'agir en fonction d'assistant instructeur. Son intérêt dans le sujet l'incite à s'inscrire à des cours par correspondance avec l'Université de Guelph. Il possède aussi de nombreux talents créatifs et artistiques. Robert est célibataire.

~ Ernest et Jacques Boudreault tiennent à remercier cousine Bernadette et cousin Cléo pour leurs précieuse collaboration.

Ernest et Jacques Boudreault

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Désastre dans un salon de coiffure


C'était à la fin des années 40 et Hector était chauffeur de camion pour une compagnie distributrice de charbon de chauffage. Hector, confiant et un peut têtu comme bien des Boudreault, ne s'attarde pas à vérifier si le coffre à charbon est bien sous cette fenêtre. Il se rappel très bien, croit-il, de l'emplacement depuis la dernière livraison. Surprise!!!

"CORRIGAN" COAL DELIVERY

(Traduction libre de la coupure de journal)

"LIVRAISON DE CHARBON “CORRIGAN”
Le ballet à la main le propriétaire Benoit est surpris. Également surpris, si pas plus, la pelle à la main, chauffeur Boudreault. Du haut de la fenêtre à la droite, une avalanche de cinq tonnes de charbon a coulé sur le plancher et pardessus le mobilier et appareils.

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La vie Acadienne en Louisiane

Le 26 mars 2002

Bonjour André et Louise,

Je vous envoie ces articles de la vie acadienne en Louisiane principalement entre les années 1900 et 1950 et même avant. Ces articles étaient écrits par Harris Periou de Lafayette et ils ont été publiés dans un journal de Lafayette entre 1965 et 1975. Monsieur Periou décrit la vie acadienne comme des "institutions" et ces caractéristiques que nous retrouvons toujours dans les familles d’aujourd'hui. Ce serait très intéressant de comparer ces observations avec la vie acadienne du Québec et Nouveau Brunswick à la même époque et même aujourd'hui. Si vous décidez de réimprimer ces articles dans votre bulletin, s'il vous plaît dénoter l'auteur.

Il y avait une série de ces articles que M. Periou appelait "Le Coin des Acadiens", les institutions acadiennes.

Charles Boudreaux, président,
Famille Boudreaux (eau)(ot)(eault)
Louisiane, USA.

Charles et Dorothe Boudreaux
président des Boudreaux de la Louisiane


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Le Foyer et le Patriarche
par Harris Periou

De toutes les "institutions" acadiennes la plus importante est probablement le foyer.
Le foyer est le point central de la salle à manger et la chambre des parents. Le foyer de la salle a manger diffère de celui de la chambre à coucher. Il est, ordinairement, le plus grand de la maison, parce qu'il doit chauffer non seulement la pièce, mais surtout donner la chaleur à toute la famille et même aux amis qui se placent en cercle devant les bûches qui pétillent gaiement sur les chenets de la cheminée.
Généralement, ce foyer-la est de quatre pieds carrés et à une profondeur de trois pieds, ayant une paire de chenets qui couvrent la profondeur et sur lesquels on pose les bûches pour brûler. Le foyer ainsi que le plancher de sa devanture sont façonnés de briques.
A côté du foyer, mais sur le briquetier, on trouve des porte-outils du foyer qui tient" une petite pelle, une paire de pincettes, un petit soufflet, une brosse et un tisonnier. Comme toutes autres choses dans le domicile, les enfants sont défendus de toucher les outils du feu, seulement le père peut tisonner les bûches, et le soir, après la veillée, le père couvre les bûches de cendres pour les empêcher de brûler et assurer qu'au matin on y trouvera encore de bonnes braises sur les bûches qui vont revivifier le feu à l'aide du soufflet.
Au-dessus du foyer il y a une corniche de deux pieds et demie de largeur qui s'étend non seulement tout le long de la devanture du foyer mais aussi sur ses deux bords. La corniche est garnie de la pendule avec son balancier qui répond son tic-toc à travers la salle, et d'une chandelle dans un chandelier à chaque coin.
Si le père est fumeur, son tabac se trouve sur un bord de la corniche tandis que l'autre bord est le reposoir du fameux almanach français que le père consultait religieusement tous les soirs. Après cette consultation, le père annonçait à la famille la fête du saint et le temps du lendemain. C'est seulement le père qui consultait l'almanach!

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Le Café Noir
par Harris Periou

S'il y a une "institution" acadienne qui a survécue aux ravages du temps et les changements de mode, c'est le café noir des Acadiens. Faire le café noir acadien c'est tout à fait une cérémonie. Le père procure le café vert en grain en ville à l'occasion de ses tournées commerciales. Il en procure sa provision pour toute l'année. Dans un poêle en fer, la mère fait griller le café vert, ou sur un trois-pieds ou sur une braisière dans la cour, car beaucoup de personnes ne peuvent pas respirer la fumée du café qui grille. Quand le café est grillé à point, la mère le transfère dans un tamis et le vanne à gros coups pour arrêter le grillage et prévenir que les grains brûlent, ce qui rendrait la boisson amère.
Le café grillé en grain est mis dans une jarre et renfermé d'un couvert juste. Pour couler le café il faut tout d'abord moudre un haut de "grègue" (cafetière) plein de café à l'aide de fameux moulin de café. Le secret de faire une bonne "grègue" de café c'est d'avoir de l'eau fraîche bouillante et de verser une cuillerée de cette eau sur le marc de café étant sur que l'infusion coule doucement dans la "grègue". Une fois pleine, la "grègue" est mise dans l'eau bouillante pour réchauffer la boisson, se gardant de ne pas laisser bouillir le café. L'Acadien sert rarement son café noir dans une grande tasse, mais plutôt dans une demi-tasse, car son café est plus qu'un liquide, c'est une liqueur!
Quand on sert le café, on met aussi sur le plateau du sucre et de la crème fraîche pour ceux qui en désirent. Les ustensiles qui servent à la préparation du café ne s'emploient pas pour aucune autre chose et chacun retrouve sa place après avoir été servi. C'est défendu aux enfants de toucher les ustensiles pour le café! Surtout le fameux moulin a café!
Le matin le café est fait à la même manière mais nous le buvions dans un petite (ou moyenne) bol de café au lait.

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Chronique Décès

Encore une fois, on se doit de parler de nos personnes qui se sont éloignées de nous en traversant le long tunnel qui les a amené vers une autre vie. Vie que notre Dieu nous a promis plus belle, plus reposante après tant de sacrifices et de travail si souvent ardu. Elles nous ont laissé bien souvent de la peine et du chagrin, mais aussi, bien de beaux souvenirs et des valeurs que nous tentons de remettre à nos enfants. La chaîne de la vie se continue même avec leur départ et se continuera aussi avec le nôtre. Nos gènes seront toujours présents dans la vie de nos enfants.


Le 16 janvier 2002, est décédé à Alma, à l’âge de 72 ans, monsieur Rosaire Boudreault, époux de dame Florida Bilodeau.


Le 15 décembre 2001, est décédée, à l'âge de 89 ans et 11 mois, à La Tuque, Rose-Alice Boudreault, épouse de feu Pierre-Eugène Bégin. Elle était la soeur de notre secrétaire Carmen Boudreault,de même que Berthe Boudreault de La Tuque.

Le 16 janvier 2002, est décédé à Ville de La Baie, è l’âge de 74 ans et 4 mois, monsieur Mendoza Bouchard, époux de Marguerite Bouchard. La mère de cousine Marguerite s’appelait Lucienne Boudreault.

Le 24 janvier 2002, est décédée au Complexe Hospitalier de la Sagamie, à l’âge de 63 ans, dame Claudette Boudreault, épouse de monsieur Laurier Lalancette et fille de dame Emma-Rose Gobeil et feu Anthyme Boudreault.


Le 14 février 2002, est décédée à la Maison Soli Can, à l’âge de 81 ans, dame Rose-Aimée Boudreault, épouse de feu Léopold Bergeron, demeurant à Alma.

Le 23 Février 2002, est décédée au Carrefour de Santé Jonquière à l’âge de 98 ans, dame Yvonne Poirier, épouse de feu monsieur Eddy Boudreau, demeurant à Jonquière. Madame Boudreau est la mère de notre ancien directeur et toujours actif Léopold Boudreau.


Le 24 février 2002, est décédé è l’Hôtel-Dieu de Roberval, à l’âge de 92 ans et 6 mois, monsieur Henri Godin, époux de feue dame Gabrielle Duchesne. Monsieur Godin est le père de Ghislain Godin et le beau-père de Marcelle Boudreault, directrice de notre association.

Le 3 mars 2002, est décédé à la Maison Notre-Dame du Saguenay, à l’âge de 88 ans et 6 mois, monsieur Georges Boudreault, époux de dame Emma Houde, demeurant à Chicoutimi. Georges est le frère de nos amis et membres Rodolphe et Germaine Boudreault.

Le 19 avril 2002,est décédée au Centre Hospitalier Cléophas Claveau, à l’âge de 70 ans et 11 mois, dame Marjolaine Potvin, épouse de monsieur Alex Boudreau, demeurant à la Baie. Alex Boudreau de même que ses trois fils : Éric, Martin et André sont tous membres de notre organisation.


À vous tous et toutes qui avez été confrontés avec le décès d’un être cher, nous voulons vous dire combien nous sommes avec vous dans ces jours qui vous ont amené cette douleur et cette peine. Gardons en mémoire que les beaux moments que nous avons passés avec nos parents et amis disparus..


André Boudreault

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Acadiens honorés à la fête du Saguenay

Grâce à la complicité de mon ami Mario Lalancette, travaillant comme pigiste au Musée du Fjord de Ville de la Baie, celui-ci, dans ses recherches, est tombé sur un article de journal du Progrès Dimanche daté du 13 juin 1971 et qui s’intitule :

Les Acadiens honorés à la Fête du Saguenay

Aujourd’hui, le Saguenay est en liesse. En effet, c’est à Saint-Alexis de Grande-Baie que se déroule l’événement majeur pour tous les Saguenéens via la Fête du Saguenay. La cérémonie débutera sitôt que les 14 pionniers débarqueront à proximité du Musée et du monument, face à l’Église Saint-Alexis. Ils répèteront le geste que nos défricheurs ont effectué le 11 juin 1838, geste mémorable qui devait avoir d’immenses et heureuses répercutions par la suite : Le Royaume du Saguenay, connu internationalement par ses industries, ses richesses, ses évènements sportifs et sociaux et son aéroport militaire.

L’honorable Gérald Harvey, ministre du Revenu, présidera les cérémonies d’aujourd’hui. D’autres invités de marque, tant civiles que religieuses rehausseront de leur présence notre Fête Saguenéenne Régionale.

Hommage aux familles Boudreault

Chaque année, une famille est honorée à la Fête du Saguenay et aujourd’hui, c’est au tour des Boudreault (Boudrot à l’époque tandis que d’autres écrivent Boudreau) à être honorées. D’ailleurs, trois Boudreault, Simon, Jean-Baptiste et Sem faisaient partie de l’expédition de la découverte du Saguenay, il y a 133 ans. Le président de la Société Historique du Saguenay, M. Léonidas Bélanger, un chercheur incomparable, a réussi après quatre années, à reconstituer la Famille Boudrot et il nous livre ici quelques extraits intéressants de cette belle famille.


Reconstitution difficile


L’histoire, dit Ferland, jouit en Amérique d’un avantage inconnu aux histoires européennes qui, remontant le cours du temps, vont se perdre dans les ténèbres de la fable. Au Canada, l’histoire a assisté à la naissance du peuple dont elle décrit l’enfance et qu’elle voit arriver aujourd’hui à l’âge viril. Elle le connut dans toute sa faiblesse, elle à reçu ses plaintes lorsqu’il était tout petit et souffreteux ; elle a entendu ses premiers chants de joie, elle est préparée à le suivre et à l’encourager dans ses luttes que recèle encore l’avenir. C’est ainsi qu’il nous est possible de fouiller tout au cours de notre existence et de retracer jusqu’aux racines l’origine de nos toutes premières familles.

Ce fait est plus difficile du côté acadien car la dispersion de ce peuple en a brisé et détruit bien des chaînons et en plus, nombre de registres, d’état civil, seul témoin indiscutable de ce passé lointain, ont été brûlés par l’envahisseur ou perdus au cours des fuites nombreuses. Il en est de même des actes notariés de l’époque qui, pour bon nombre, sont également perdus et de ce fait, il est quasi impossible de suivre la vie acadienne dans bien des domaines.


Les Acadiens à l’honneur

Le Comité des Fêtes du Saguenay a voulu cette année rendre un témoignage de reconnaissance et de gratitude envers les Boudreault, une autre famille méritante de notre région. Le Comité a également voulu étendre son hommage à toutes les familles acadiennes disséminées un peu partout dans note région et qui avec nous, forment la belle et grande famille saguenéenne.

Michel Boudrot

De Michel Boudrot, l’ancêtre acadien de cette belle et nombreuse famille, nous connaissons peu de choses. On sait qu’il occupa le poste de Lieutenant-Général de la Seigneurie de Port-Royal, et il fut juge de paix de ce même district. Michel Boudrot épousa en Acadie, Michèle Aucoin, fille de François et de Marie Sallé. Les Aucoin constituent l’une des plus vieilles familles acadiennes comme celle dont nous parlons aujourd’hui.

Des Constructeurs de bateaux et de bons marins

En plus de cultiver la terre, comme tout bon pionnier, la famille Boudrot ( ou Boudreau) (Boudreault) a ceci de particulier; c’est que depuis l’ancêtre jusqu’à aujourd’hui, nombre de ses membres furent d’habiles constructeurs de bateaux et de bons marins. La mer a toujours exercé sur eux une influence bienfaisante et ce n’est que lorsqu’ils vivaient d’elle qu’ils se sentaient pleinement heureux.
Beaucoup de Boudreault de la région d’ailleurs continuèrent cette noble tradition.

L’histoire d’un peuple martyr

L’histoire du peuple acadien, ce peuple martyr comme on l’appelle souvent, est merveilleuse d’endurance et de courage exceptionnel.

Le 8 octobre 1755, dans l’église de Grand-Pré, qu’une partie importante des Acadiens furent séquestrés et par la suite sauvagement dispersés. C’est la mort dans l’âme que ces paisibles citoyens quittèrent sous la contrainte leur petite patrie. Ils emportèrent avec eux pour tout bien que la vision dernière de leur logis et l’horreur des lueurs blafardes et sanglantes de l’incendie allumé par les Anglais criminels et qui détruisit rapidement maisons, granges, églises. Enfin, tout ce qu’ils possédaient.

L'église de Grand-Pré
C'est dans cette église Acadienne que furent rassemblés
nos ancêtre pour les faire prisonnier avant la déportation.


10,000 Victimes

Ce premier holocauste, cet acte cruel et barbare décidé par des Anglais jaloux des belles terres de nos ancêtres, est un fait sans précédant dans l’histoire, fit environ 10,000 victimes qui furent parsemées comme des épaves tout au long du Littoral Nord-Atlantique, depuis Boston jusqu’à Savannah, Georgie.

Embarqués au hasard des circonstances et au gré et caprices d’une soldatesque vulgaire et inhumaine, les familles furent brisées, disloquées et entassées pêle-mêle sans égard ni à l’âge, ni à quoi que ce soit d’humain.

Ils se retrouvèrent tous sur la terre d’exil sans secours d’aucune sorte mais avec leur seul courage et détermination de se retrouver et de se regrouper là où si longtemps, ils avaient connu le bonheur.


Peuple Courageux et Déterminé

Jamais peuple n’a montré tant de détermination ni tant de courage et après des pérégrinations de toutes sortes, nombre d’entre eux finirent par retrouver l’être cher recherché, et ensemble, ils retournèrent au pays natal et recommencèrent à zéro pour bâtir une nation aujourd’hui florissante et déterminée plus que jamais à refaire de l’Acadie une patrie intéressante ou il fait bon demeurer.


Un drapeau et un hymne bien à eux

Le 15 août 1884, les Acadiens se donnent un drapeau bien à eux : le tricolore français avec une étoile d’or piquée dans le bleu. Ils se donnent aussi un hymne national : « L’Ave Marie Stella ».

Hommage donc à la Famille Boudrot et avec elle, à ce peuple courageux et fier qui a surmonté de si dures et rudes épreuves par la seule force de son courage et de sa confiance en Dieu.

Le drapeau Acadien
Tricolore Français avec une étoile d'or piquée dans le bleu.
Présenté ici par André Boudreault dans l'église de Grand-Pré.


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Les nouveaux membres

Notre association compte présentement Trois cents dix huit (318) membres. Donc depuis la dernière parution du notre Bulletin des Boudreau(lt), vingt cinq (25) nouveaux membres se sont greffés à notre grande famille. Notre publicité se fait surtout par le fait que vous, les membres, qui recevez le journal, vous le faites possiblement lire à d’autres Boudreau(lt) et c’est de cette façon que nous allons chercher les nouveaux. Si cette manière de vendre notre association est positive, pourquoi ne pas en profiter.

Se sont joints à nous dans les derniers mois.

290- Gérald Boudreau de Carleton, Québec

291- Evelyne Boudreault de Val-David, Québec

292- Roméo Boudreau de St-Hubert, Québec

293- Jeannette C. Boudreau de Montréal, Québec

294- Jean-Pierre Boudreault de Montréal Québec

295- Georgette Boudreau de St-Nicolas, Québec

296- Ernest Boudreault d’Ottawa, Ontario

297- Jacques Boudreault d’Ottawa, Ontario

298- Germaine Boudreault, de Vanier, Ottawa, Ontario

299- Robert Boudreault, de Vanier, Ottawa, Ontario

300- Daniel Boudreau, d’Alma, Québec

301- Luc Boudreault, de Buckland, Québec

302- René Boudreault, Québec, Québec

303- Jean Boudreault, d’Archachon, France

304- Monique A. Boudreau, Sault Ste-Marie, Ontario

305- Nicole Boudreault, de Jonquière, Québec

306- Antonia Boudreau, Montréal, Québec

307- Madeleine Boudreau, La Plaine, Québec

308- Diane Boudreau, Longueuil, Québec

309- Lorraine Boudreau, de Mascouche, Québec

310- Carmen Boudreau, de Mascouche, Québec

311- Louise Boudreau, de Montréal, Québec

312- Yvan Boudreau, de Montréal, Québec

313- François Boudreau, La Malbaie, Québec

314- Luc et Chantale Boudreault, de Boischatel, Québec

315- Donatha et Pierre Boudreault, de Notre-Dame-des-Monts, Québec

316- Laurence Boudreault, de Notre-Dame-des-Monts, Québec

317- John et Colette Boudreau, de Grande-Rivière, Québec

318- Bernadette Boudreault, de Longueuil, Québec.

C’est avec plaisir que nous vous accueillons dans notre grande famille. Nous serons à votre écoute pour de nouveaux projets, de nouvelles activités et même une orientation nouvelle si la majorité des gens le désire. Bienvenue avec nous, vous êtes l’adrénaline dont nous avons besoin pour continuer à vous servir.


André Boudreault


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Renouvellement de la carte de membres

Simplement pour renouveler la mémoire de ceux et celles qui ont oublié de payer leur cotisation à leur association. Sur les 318 membres payants que compte notre famille, nous avons présentement 143 membres qui ont acquitté leur carte de 2002. Je sais que ce n’est pas un oubli volontaire de votre part car nous savons que ce n’est pas la priorité essentielle pour vous. Donc si vous retrouvez, encore une fois une feuille, vous enjoignant de régler vos dettes avec votre association, il serait préférable d’y penser avant le changement d’année. Nous avons besoin de ces argents pour continuer à faire connaître notre famille et tenter de l’agrandir. Aussitôt que vous recevrez votre Bulletin, pensez à nous.

André Boudreault

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Besoin de vos dons

Vous vous souvenez probablement que j’ai fait un appel à tous pour réaliser l’édition de notre prochain livre de généalogie, lors de la dernière parution du Bulletin des Boudreau(lt). Je vous faisais aussi remarquer que pour la dactylographie, la mise en page, l’impression, ils nous fallait en montant d’environ 3500.00$ dollars. Je vous disais aussi que nous ne toucherions pas à l’argent des cartes de membres pour financer ce projet. Donc le moyen trouvé pour concrétiser notre projet était de faire un appel à tous nos membres. Effectivement nous avons jusqu’à présent ramasser 475.00$ dollars, ce qui se traduit par des montants de 5.00, 10.00, 20.00, 40.00 et un de 110.00$ dollars ramassé par une même famille, celle de Marcel et Agathe Boudreau de Boucherville. Du côté de la direction, chaque directeur ou directrice doit trouver un montant de 200.00$. Lors des prochaines semaines, on devra mettre un peu plus de pression pour que notre projet puisse se concrétiser.

Du côté du président, il a fait appel à plusieurs intervenants comme les députés de toutes allégeances politiques, les compagnies et les industries. Les réponses tardent à venir mais comme je suis entêté, têtu et ………, je vous jure que je ne lâcherai pas d’un pouce. Nous avons un beau projet à mettre au monde, il nous faut y croire et aussi continuer à être tenace. Encore une fois, je réitère mon appel à vous tous qui êtes les membres. Lorsque vous enverrez votre paiement de la carte de membre, ajouter un petit montant et pour nous il deviendra vite la solution à notre inquiétude.

P.S. Ceux et celles qui voudraient nous aider en allant voir des commerces ou encore des industries dont vous connaissez bien les gens qui les dirigent, et qui pourraient vous octroyer des montants substantiels, alors nous sommes prêts à leur donner une place dans les pages des commanditaires de notre livre et un reçu pour fin d’impôt. Si vous avez aussi besoin d’une lettre de références pour la présentation de votre demande, alors, je peux vous la faire et vous l’envoyer avec le sceau de la Famille Boudrot.

Votre association a besoin d’un petit coup de pouce de votre part. Si nous nous mettons ensemble et nous fonçons tous dans la même direction, notre montant désiré sera vite comblé. On attend votre aide.


André Boudreault

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Le livre de généalogie

Grâce à la patience monastique de notre généalogiste, Gérard Buteau, qui compile, jours après jours les entrées généalogiques des membres et de tous les gens que nous avons contactés depuis maintenant quatre années, le livre des Boudrot, (eau)(lt)(x) prend de plus en plus de maturité. Aux derniers recensements avec notre ami Gérard,

Le voici notre généalogiste
Gérard Buteau
Comme par hasard, nous apercevons Carmen Boudreault, notre fidèle secrétaire.


celui-ci avait répertorié près de cinquante milles (50,000) noms. Gérard consacre en moyenne plus de 30 heures par semaine à l’élaboration du volume. En début, c’était près de 50 heures. Combien de fois, il a consulté la même page pour voir si le nom écrit sur les feuilles correspondait bien avec la bonne lignée? Combien de fois il a du s’interroger pour savoir s’il était dans la bonne direction? Combien de fois il a du remettre son travail suite à la maladie de sa Gisèle? Inlassablement, comme une fourmi, notre ami Gérard consulte, se questionne, écrit, efface et continue sans cesse à travailler bien souvent avec des disparus qui ne lui donnent pas toujours la réponse qu’il aurait souhaiter recevoir. C’est un travail de moine que notre généalogiste accompli et comme le dit souvent sa blonde : lorsqu’il sort ses livres et qu’il les étale sur son bureau, sur tous les meubles et les chaises de son chalet, alors je le perd pour plusieurs heures. Il oublie souvent quelques dîners et parfois Gisèle doit aller voir si à force de jouer avec les morts, celui-ci est encore vivant. Le travail de Gérard tire à sa fin et nous avons bien hâte de voir ce que sera notre volume lors de sa finition. Il restera au président à y mettre les textes sur les branches des familles et à y insérer des anecdotes que nous avons recueillis lors de l’accumulation de données reçues et d’y ajouter les photos de nos ancêtres ou encore de nos gens d’aujourd’hui. Je le dis souvent dans les rencontres que nous avons et je le répète encore, se sera le plus gros volume de données généalogiques pour une famille acadienne dans le monde. Il sera le dictionnaire de recherche pour notre Famille. À quelque part, on y retrouvera le lien qui manque souvent à nos branches pour se relier ensemble. Ceux et celles, qui parmi nos branches auront manqué de s’y inscrire, verront leur erreur de ne pas avoir voulu embarquer dans notre démarche.


André Boudreault.

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Bilan Financier

Comment se comporte notre santé financière depuis le début de l’année 2002. Nous avons 145 membres qui ont payés leur carte de membres sur les 320 actifs, donc nous avons un peu de retard avec notre bilan financier. Nous avons en banque présentement la somme de mille six cent dollars (1600.00$). Comme nous pouvons le constater, lorsque les arrérages d’argent seront rentrés, nous devrions être en pleine expansion. Nous aurons probablement des membres qui par leur oubli, ne régulariseront pas leur situation avec leur association. Ceux-là ne recevrons plus le Bulletin des Boudreau(lt) et pour nous c’est dommage car ils nous ont été fidèles pendant trois ou quatre ans et par négligence, ils ne pensent pas renouveler leur adhésion à notre Famille. Possiblement qu’en ne recevant plus le journal, ils se demanderont la raison et que par la suite, ils penseront à nous.

Si nous avons des entrées d’argent, nous avons aussi des dépenses et la liste qui suit sera un aperçu approximatif des sommes dépensées pour :

Le livre en quatre (4) tomes de généalogie de Denis M. Boudreau sur les familles des Iles de la Madeleine. Le coût : 285.00$. Il est très précieux pour notre famille, mais il est aussi une source de renseignements pour aider les autres généalogistes ou les autres familles Acadiennes qui travaillent à trouver leurs racines. Les échanges de votre président avec les autres familles sont très fréquentes et assidues.

Épinglettes et Armoiries de notre Famille : 210.00$. Payés à la Famille Boudreau du Nouveau-Brunswick, car c’est de là que vient la source. Il nous reste une vingtaine d’épinglettes et cinq copies de notre Blason.

Des dépenses de bureau pour 150.00$ qui se résument à : lettres, timbres, envois postaux, enveloppes pour le Bulletin des Boudreau(lt), ect, ect.

La mise en page de notre Bulletin par notre expert, Gilles Boudreault, qui occasionnent des frais si nous voulons garder notre qualité d’impression et d’image. Environ 120.00$.

Les abonnements que nous continuons à garder pour le contact avec les autre familles comme : Saguenayensia, les cartes de membres avec les Boudreau du Nouveau-Brunswick, les Boudreaux de la Louisiane, les Boudreau de Havre-Saint-Pierre et les Cousins Acadiens du Poitou en France. Le coût : 100.00$

Nous avons eu la chance de bénéficier d’une offre extraordinaire pour acquérir un sceau à l’effigie de la Descendance de Boudrot à Boudreau(lt)(x). Le coût : 250.00$.

Les messes chantées et les dons que nous payons à nos membres et à des gens qui sont près de notre grande famille, lors d’un décès. Le coût : 100.00$.

Ce sont en partie les dépenses que notre association à débourser pendant ces six derniers mois et les argents que nous devrions recevoir suite au retard de nos membres, fera en sorte que notre association devrait être en bonne posture financière.

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Memo

Pour souligner la rentrée de notre association: " La descendance de Boudrot à Boudrau(lt)(x) ", la direction se prépare à organiser un souper et une soirée dansante avec prix de présence et surprises pour le moi de septembre au local du Regroupement Acadien de Jonquière. Nous allons rencontrer la direction du local acadien et s'ils peuvent nous accomoder, nous allons vous envoyer des invitations. Nous travaillerons à négocier un prix susceptible de ne pas trop attaquer votre porte monnaie. Une telle rencontre serait possiblement la meilleure occasion de se revoir tous et toutes.

Des nouvelles très bientôt.

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Lettres aux médias

Je voulais vous démontrer le travail que le président se doit de faire pour sensibiliser les Boudreau(lt) ou alliances Boudreau(lt) en complicité avec les journaux ou hebdomadaires de toutes les régions du Québec. En tout et partout, pour réussir à contacter tous ces médias d’information écrits ou parler, radios et télévision et télévision communautaire, je me dois de leur envoyer : 125 fax ou appels téléphoniques et 240 lettres. De cette manière nous pouvons penser que chaque municipalité, ville et village seront couverts. Mais ce n’est pas toujours le cas, car ce n’est pas tous les médias ou journaux qui sont intéressés à passer de tel message. Mais si nous n’essayons pas, personne ne le fera à notre place. Donc voici un exemple de notre lettre qui s’adressait aux médias et l’autre qui s’adressait aux Boudreau(lt).


A/s Chef de pupitre,
Relations publiques

Madame, monsieur, auriez-vous encore une fois l’obligeance de passer cette annonce dans votre journal. Comme vous pourrez le constater dans la lettre ci-jointe, nous sommes presque à la fin de notre travail, amorcé depuis plusieurs années. Lorsque nous avons eu besoin de votre aide, il y a cinq ans passées, vous avez eu la gentillesse de nous appuyer dans notre démarche, par un texte que vous aviez édité dans votre hebdomadaire, sensibilisant les familles Boudreau(lt)(x) et alliancesBoudreau(lt)(x) à nous contacter dans le but de créer un volume de généalogie sur nos branches familiales.

Le succès que nous avons obtenu, grâce à votre soutien, fut au delà de nos espérances, compte tenu de la très grande réponse de nos gens. Malheureusement, nous savons que bien des Boudeau(lt)(x) ou alliances Boudreau(lt)(x) ne pourront pas se retrouver dans notre livre, suite à des oublis ou encore faute de ne pas avoir bien lu votre journal. C’est pourquoi, aujourd’hui, nous voulons, avec votre collaboration, faire une dernière tentative pour ramener ces oubliés avec nous.

Nous savons pertinemment que le meilleur moyen pour rejoindre le plus de gens possible, c’est la presse écrite qui le possède. Malgré la télévision et aujourd’hui, internet, les gens continuent à lire leur journal. C’est et cela restera le plus grand véhicule pour accrocher les gens. Les écrits restent et se consultent, les paroles s’envolent et s’oublient.

Donc, au nom de notre association « La descendance de Boudrot à Boudreau(lt)(x), nous voulons vous remercier pour l’attention que vous nous avez accordée et nous vous réitérons encore une fois notre demande de nous aider à réaliser un rêve si longtemps souhaité.


Arrondissement La Baie, André Boudreault, prés…
Le 13 mars 2002.

PS, bien sur que j’ai du changer quelques phrases lorsque j’envoyais les fax aux médias parlés, comme la télévision et la radio.


Lettres envoyées à tous les médias pour sensibiliser les Boudreau(lt).


Bonjour cette missive s’adresse à toutes les familles Boudreau(lt) ou alliances Boudreau(lt).

Nous, de La Descendance de Boudrot à Boudreau(lt)(x), sommes rendus à l’apogée de notre collecte d’informations généalogiques sur nos branches de Boudreau(lt)(x). Depuis maintenant cinq années, nous avons sollicité les familles Boudeau(lt)(x) de partout dans la province de Québec, de même que dans les autres provinces du Canada. Certaines informations nous sont même parvenues des USA et de la France.

En début de l’an 2003, nous allons procéder à l’édition de notre volume. Par la suite, se tiendra dans notre région du Saguenay-Lac-St-Jean, une conférence de presse pour le lancement de l’œuvre de nos généalogistes. Pour commémorer cet événement, des activités seront organisées pendant deux jours dans le but de contacter tous ceux et celles qui auront collaboré à ce volume, en nous faisant parvenir leur généalogie.

Malgré tout le travail fait et tous les contacts réalisés, nous savons pertinemment que certaines familles de Boudreau(lt)(x) ou alliances Boudreau(lt)(x) ne pourront être présentes dans ce gigantesque travail, simplement par manque d’intérêt ou par oubli. Ce serait dommage de passer à côté d’une œuvre si importante sans y prendre part. Quelle sera la réaction de vos descendants lorsqu’ils feuilletteront le livre des Boudreau(lt)(x) pour s’apercevoir que leur lignée ne fait pas partie de cette édition ?

Aujourd’hui, nous offrons à tous ceux et celles qui voudraient immortaliser leurs descendants à nous contacter avant le mois de septembre 2002. Pour les généalogistes, il s’agit de la date butoir, car nous en octobre, il y aura la partie dactylographie et montage du volume.

Nous profitons donc à ce jour de la générosité de votre journal pour faire une dernière tentative afin de vous donner la chance d’être avec nous. N’attendez pas à demain, il sera trop tard. Vous devez agir maintenant !!!


Pour nous contacter :
André Boudreault André Boudreault, prés..
2732, Avenue du Parc,
Arrondissement, La Baie, Québec,
G7B-1T8

Tél : 418-544-9260 Domicile

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Une année dans la vie du Président

Je me plaisais, il y a quelques semaines, suite à une question de nos membres, à repenser à ce que je pouvais faire pour l’association, pendant une année. Nonobstant le travail qui demande dix (10) heures par jour du lundi au vendredi et quelques fois la disponibilité d’un fin de semaine par cinq (5) semaines de travail, je me demandais comment je pouvais réussir à trouver le temps à consacrer à ma famille et à la Famille Boudreau(lt). Le vieux proverbe qui dit :quand on veut, on peut, est en fait une réalité. Si nous avons fondé cette association, c’était dans le but de lui consacrer un certain nombre d’heures par semaines ou par mois. Mes prévisions étaient de données approximativement trois (3) à quatre (4) heures par semaine, dans le maximum. Mais là ou je me suis trompé royalement, c’est le nombre d’heures accordées durant la semaine. Si tu commences ce genre de bénévolat, c’est d’abord que tu lui avais pensé bien avant mais tu ne peux pas savoir comment ce hobby peut te demander autant, tant et aussi longtemps tu n’es pas en plein dedans. Depuis maintenant neuf années que notre association existe, la moyenne d’heures passées à chercher des moyens de regrouper les membres, de faire des activités, d’organiser des rencontres, de sensibiliser nos gens et les instances gouvernementales à nous aider financièrement, de réaliser le livre des Boudreau(lt)(x), d’écrire le Bulletin des Boudreau(lt), de garder une correspondance écrite et assidue avec notre famille et les autres familles Acadiennes, de passer des heures et des fins de semaines à consulter Internet et la généalogie, de garder le contact avec plus de 280 correspondants sur Internet, font que les heures ne se comptent plus en jours mais beaucoup plus en mois.

Dans les quatre dernières années, ma femme Louise et moi, avons posté plus de Quinze milles (15,000) lettres à tous les Boudreau(lt) que nous avions trouvé dans le bottin téléphonique d’ Internet. Pour réaliser ce travail, nous avons du, pendant plusieurs semaines, trouver les code postaux de tous les noms du bottin téléphonique et tous les adressés à la main. Plus de sept cents (700) de ces lettres nous sont revenues car nous n’avions pas les numéros d’appartements. Comme les postiers ne voient pas le numéro, alors ils te retournent la lettre sans autre préavis. Pour tenter de rejoindre ces mêmes personnes dont les lettres nous revenaient, alors nous avons utilisé le téléphone. Plusieurs de nos soirées ont été plus qu’occupées par ce travail.

Plus tard, dans une autre édition du Bulletin des Boudreau(lt), nous verrons en détail combien de temps je prends pour écrire, éditer et poster le journal, organiser des rencontres de la Famille Boudreau(lt) dans les autre villes, assister aux déjeuners brunch, préparer les copies des procès verbaux, ect ect. Mais dans tout cela, il y a une chose que je ne dois pas oublié et c’est l’apport de ma femme à notre association. Sans son appui, la Famille Boudreau(lt) et son organisation n’en serait pas rendu à ce stade. Comme nous aimons tous les deux les gens que nous côtoyons et la chaleur humaine qui s’en dégage, alors nous ne voyons pas cela comme une corvée, mais beaucoup plus comme un plaisir renouvelé à toutes les fois que nous rencontrons notre famille agrandie. Combien de temps tout cela va durer, nous ne le savons pas. Une chose est sure, tant et aussi longtemps que cela ne nous sera pas un fait imposé, alors nous serons fidèles à notre association.


André Boudreault.

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Annexe

Bonjour à vous tous qui étiez membres de notre grande famille de Boudreau(lt). Aujourd'hui, vous recevez un exemplaire du Bulletin des Boudreau(lt). Vous pourrez constater par vous même comment votre association a évolué depuis ses tous débuts en janvier 1993.

Comme vous aviez arrêté de payer votre carte de membre, nous nous sommes posés la question: Pourquoi nos gens ont-ils abandonné leur intérêt pour leur association?

Puis, après bien des discutions, nous en sommes venus à la conclusion que ce n'était pas nécesairement du à un manque de vouloir ou encore d'un désintéressement, mais bien souvent un oubli qui vous avait poussé à délaisser notre Grande Famille.

De notre côté, nous avons toujours été peinés de votre départ, car lorsque les gens quittent le navire, le capitaine se demande souvent où celui-ci a fait les erreurs qui ont poussé ses marins à laissé le pont.

Auourd'hui, nous voulons que ceux et celles qui étaient les pionniers lors de la création de notre association et qui ont cru à son avenir reviennent visiter la Famille et regarde le travail fait depuis sa naissance.

Nous espérons sincèrement votre retour parmi nous et sachez que vous êtes toujours les bienvenus chez-vous.

André Boudreault, président.

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Épilogue

Avant de se quitter pour la belle saison d’été, j’aimerais vous souhaiter à tous et toutes du soleil à tous les jours, de la chaleur pour guérir les petits bobos quotidiens, de la chaleur humaine pour vivre pleinement heureux et de beaux échanges familiaux entre nos familles de Boudreau(lt). Si vous prenez la route pour de longues périodes, soyez prudents, conduisez dans les limites permises et revenez-nous tout entier. Nous vous voulons encore là, lorsque arrivera la saison automnale. Bon été à tous.

André et tout le comité.

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P"S" Pour tous commentaires écrits ou verbaux, contacter:

L'Association des Boudraux (eau) (lt)
Att. André Boudreault
2732 ave. du Parc
La Baie Qc.
G7B-1T8
418-544-9260
e-mail: boudroal@sympatico.ca

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