Le Bulletin des Boudreau (lt)
SOMMAIRE
Les Armoiries de la Famille Boudrot, Boudreau (lt) (eaux)
Clin d'oeil Bilan Financier
Nouveau conseil d’administration « Décès »
Voyage des Boudreau (lt)
dans les Maritimes
Généalogie des familles
Bon anniversaire Sans suite
Une histoire m’est racontée Epiloge
Activité de la Famille Boudreau (lt) au moulin des pionniers de la Doré
100 ans, ça se fête...


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Mot du président,

Bonjour à vous tous, chers membres de la grande famille des Boudrot, Boudreau (lt) (eaux). J’espère que la longue saison d’hiver ne vous a pas trop engourdi et que le retour du soleil printanier viendra nous réchauffer pour que nous puissions reprendre nos activités avec encore plus d’ardeur. Non pas que votre association s’est endormie durant la saison hivernale, mais comme tout le monde, la belle saison qui s’en vient nous donnera l’énergie nécessaire pour revenir encore plus actif.

De quoi sera composé notre cinquième volet? De généalogie bien sur, car lors de notre dernière parution, cet item a été oublié. Nous parlerons aussi de nos activités à venir, du voyage des Boudreau (lt) dans les Maritimes, de la santé de notre association, des nouveaux membres que nous avons recruté, des personnes qui sont partis pour le grand voyage, des anniversaires, nous prendrons plaisir à lire le nouveau poème de notre ami Achille et de réfléchir sur : la mesure de l’espace et du temps, de rendre un hommage particulier à une centenaire qui a été fêtée dernièrement par sa famille. On vous dit bonne lecture et si vous avez des interrogations ou des commentaires, alors nous sommes toujours là pour les accepter dans l’espoir de s’améliorer.

André

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Clin d'oeil

Pour notre chronique d’aujourd’hui, j’aimerais, même avec un peu de retard, souhaiter un prompt rétablissement à un athlète de 72 ans qui s’est fracturé la cheville en jouant au voley-ball. Cet homme plein de talent qu’est Léo-Paul Boudreau de Jonquière a possiblement voulu épater la galerie et il s’est produit ce qui devait arrivé. Léo-Paul et Rosita qui savent bien prendre la vie et ses petits malheurs sont des personnes qui donnent beaucoup de leur temps pour les autres. Ils font parti de plusieurs associations et sont toujours prêts lorsqu’ils sont sollicités. Compagnons de voyage hors pairs, Léo-Paul a fait fureur lors de notre voyage en Louisiane. En effet après un souper gastronomique à la plantation Nottoway, notre ami Léo-Paul s’est installé au piano et devant plus de deux cents convives ravis, celui-ci nous a démontré son grand talent de pianiste.

Je voudrais saluer l’association des Boudreaux de la Louisiane pour leur magnifique travail lors du Congrès Mondial Acadien de 1999. Le fait de réunir plusieurs centaines de Boudreau (x) (lt) est un exploit formidable en soi, mais ce qui est encore plus remarquable c’est que ces personnes, à travers tous les efforts déployés pendant trois années, ont réussi à redonner l’espoir que le français pourrait redevenir plus fort dans les familles cadiennes. Leur travail a tellement porté fruit, que le gouvernement de la Louisiane leur a donné l’autorisation d’avoir des écoles en immersion françaises. Le journal, « l’Étoile Acadienne » qu’ils ont fondé lors de la création de leur association et qui est édité dans le deux langues, est toujours bien vivant et il continue à garder le contact avec tous les membres de la famille Boudreau (x) (lt). Charles Boudreaux de Kingwood, Texas qui a gardé le fort pendant quatre années comme président a maintenant laissé sa place pour devenir président ex-officio. Inez Barras, New Iberia, Louisiane est maintenant la nouvelle présidente. Elle aussi connaît tous les rouages de l’association car elle est en place depuis les tous débuts. Encore une fois merci à tous les Boudreaux de la Louisiane pour le travail accompli durant le Congrès, leur hospitalité et leur gentillesse. Notre grande famille commence à grandir et de plus en plus à être reconnue partout dans le monde.

Notre journal, « le Bulletin des Boudreau (lt), qui n’en n’est qu’à ses premiers balbutiements, commence à être recherché. En effet depuis quelques temps, nous recevons par le courrier des demandes pour notre journal. Présentement le bulletin est distribué à tous ceux et celles qui sont membres de l’association. c’est à dire qu’on l’envoie dans la région du Saguenay-Lac-St-Jean, dans la région de Charlevoix, dans le bas du fleuve, Rimouski, New Richmond et Causapscal, à Québec, Montréal et Ottawa. On le livre aussi au Nouveau Brunswick et dans les Iles de la Madeleine. Il va faire un tour aussi dans le beau coin du Havre-St-Pierre. Plusieurs copies se retrouvent dans les régions de la France et de la Bretagne d’autres vers nos cousins cajuns de la Louisiane. On peut aussi le lire sur le site internet a:

http://saglac.qc.ca/~boudroal/journal/journal.htm

Nous avons mis en branle il y a plus d’un mois des lettres de généalogies que nous envoyons aux Boudreau (lt) que nous répertorions dans l’annuaire téléphonique du Canada. Nous avons postés plus de huit cents lettres et nous en sommes seulement qu’au début. Cette recherche de généalogie nous donnera une grande source de renseignements afin d’aider les gens à retrouver leurs ancêtres et de découvrir avec quelles branches ils peuvent se greffer l’un à l’autre. Si tout va bien, nous aurons terminé dans à peu près une année. Si les gens qui reçoivent notre demande nous répondent un tant soit peu, nous aurons ramasser une masse d’informations qui sera toujours utile à tous les généalogistes tant amateurs que professionnels. En attendant, le travail de Louise et André se continue.

André

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Nouveau conseil d’administration

Lors de la dernière réunion du mois de janvier 2000, les directeurs (trices) élus par les membres se sont réunis pour élire un nouveau conseil. Donc ceux et celles qui continueront à garder l’association la plus vivante possible sont :

André Boudreault président Ville de La Baie
Murielle Ouellet vice-présidente Ville de Jonquière
Carmen Boudreault Charette secrétaire-trésorière Ville d’Alma
Yvan Boudreault directeur Ville de Chicoutimi
Marc Boudreault directeur Ville d’Anse-St-Jean
Thérèse Boudreault directrice Ville de St-Félicien
Marcelle Boudreault Godin directrice Ville de Roberval
Rosita Boudreau directrice Ville de Jonquière
Ginette Boudreault (René) directrice Ville de Chicoutimi
Gaston Boudreault directeur Ville de La Baie

Ces personnes garderont le fort pendant la prochaine année et possiblement pour d’autres années à venir. Bien sur que pour une association comme celle de la Famille Boudreau (lt) puisse fonctionner si bien, il faut l’ajout de bénévoles qui n’ont pas peur de donner de leur temps et souvent de leur argent. Ce qui fait que la santé de La Descendance de Boudrot à Boudraux (eau) (lt) est si active, c’est que les directeurs et directrices de chacune des villes respectives ont su s’entourer d’une pléiade de bénévoles qui donnent de leur temps pour aider leur représentant (e) lors de chaque activité organisée dans leur municipalité. Même un activité comme le Brunch que votre comité fait de cinq à six fois par année, attire en moyenne soixante à soixante et dix personnes et cela dans n’importe quelle ville de la région Saguenay-Lac-St-Jean. C’est tout à l’honneur des bénévoles.
Je m’en voudrais de passer sous silence le travail combien estimé et important de Louise Boudreault pour aider à la trésorerie et surtout au président qui comme vous le savez est toujours parti dans des idées de grandeur. Elle est plus que son bras droit, elle est en partie responsable de la bonne marche de l’association.
Pour Carmen Boudreault secrétaire et trésorière de notre association, elle a comme renfort un jeune octogénaire encore très actif du nom de Roland Charrette qui avec son âge et sa sagesse ramène souvent le président à l’ordre lors de réunion.

Thérèse Boudreault s’est associée plusieurs personnes dont son frère Bertrand à St-Félicien, Hélenne (Antoine) à Dolbeau. Se sont des professionnels de la ligne téléphonique.
Yvan Boudreault a toujours sa Françoise et son éternel sourire.
Marc Boudreault a sa Odile et lors d’activité il s’adjoint toujours ses enfants.
Tous (tes) les directeurs (trices) ont ainsi leur personnel de soutien et ces gens sont le cœur et l’âme de notre réussite. Merci à ces gens, merci d’être les maîtres d’œuvre de notre Famille.

Mille mercis vont aussi à trois de nos dirigeants qui nous ont quitté comme directeur cette année. Depuis le tout début de notre association, Bertrand Boudreault de St-Félicien, Alcide Boudreau de Jonquière et Sylvaine Boudreault de St-Bruno qui était la trésorière attitrée, ont été les pierres angulaires de notre association. Ils ont laissé leur tâche à d’autres afin de naviguer dans d’autres sphères d’activités. Même si leur travail de directeur est terminé, ils nous ont assuré de leur aide lors d’activités à venir. Notre conseil aura à leur rendre hommage très bientôt.

Voilà en quelques mots ce qui fait présentement la force de notre famille. Même si les directeurs (trices) se retirent ils demeurent néanmoins dans le giron du conseil et ils sont toujours prêts à mettre l’épaule à la roue afin que toute activité devienne une réussite.

André

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Voyage des Boudreau (lt) dans les Maritimes

Suite à plusieurs demandes de nos membres qui nous demandaient d’organiser un voyage vers les provinces de nos ancêtres, votre association à décider de faire un itinéraire qui nous amènerait dans les régions des provinces maritimes et de visiter villes et villages dont la plupart de nos anciens ont fondé. Je ne vous donnerai pas le chemin que nous aurons à parcourir, car vous avez tous reçu le pamphlet du voyage. Où je voudrais revenir ce sont les endroits où nous aurons la chance de faire plus ample connaissance avec nos cousins et cousines de la Famille Boudreau (lt). Au Nouveau Brunswick, grâce à la complicité de Stella Boudreau et de plusieurs connaissances et amitiés que nous nous sommes faits lors de notre voyage en Louisiane, nous aurons la chance d’échanger et de souper avec nos cousins (nes). Le lendemain, il y aura présentation des armoiries de la Famille Boudrot par de hauts dignitaires du gouvernement et se sera encore là une occasion de fraterniser avec tout ce monde. Le travail fait par certaines personnes, depuis trois ans, pour que la famille puisse avoir ses armoiries officielles a porté fruit. Nous pouvons être fiers du travail accompli et lors de notre retour au Québec, il sera intéressant de montrer à tous nos membres notre fameux blason.
Quand notre itinéraire nous amènera dans les Iles de la Madeleine pour une durée de trois jours, encore là grâce à monsieur Achille Hubert, journaliste du Journal « Le Radar », et qui nous a confirmé son alliance Boudreau (lt) de par sa mère, celui-ci nous a fait et continuera à nous faire une publicité auprès des Boudreau (lt) des Iles. Encore là, nous aurons la possibilité de créer d’autres amitiés qui deviendront, je suis certain, durables.
Nous continuerons aussi à faire d’autres contacts pour que des Boudreau (lt) de l’Ile du Prince Édouard, dans la région d’Évangéline, puissent nous accueillir et échanger. Nous tenterons de faire la même chose avec les autres provinces. Le clou du voyage sera probablement lorsque nous visiterons Annapolis Royal, là où Michel Boudrot, notre ancêtre à tous, est arrivé, s’est établi et à commencer cette fameuse famille dont nous sommes tous descendants aujourd’hui.

Nous avons en date d’aujourd’hui vingt cinq personnes Boudreau (lt) ou alliances Boudreau (lt) qui nous ont garanti leur présence, mais nous travaillons dans le but d’être quarante personnes. Plus il y aura de gens intéressés à nous accompagner, plus le prix du voyage sera baissé. Des Boudreau (lt) de Québec, Montréal, et Rimouski seront avec nous et ils sont très fébriles à l’idée de partir. Nul doute que nous ferons une magnifique odyssée. En ce qui a trait aux Boudreau (lt) d’ici, j ‘espérais une meilleure participation du Saguenay-Lac-St-Jean, mais enfin !!!! Il nous reste encore de la place, n’attendez pas qu’il soit trop tard, se serait très regrettable de refuser des gens à la toute fin.

André

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Bon anniversaire

Jeannne D'Arc Tremblay, Antoine Boudreault et Thérèse
Boudreault qui lui remet un gateau pour ses 80 ans

Lors de notre dernière rencontre des Boudreau (lt) à St-Félicien, le 12 mars, nous avons eu l’occasion de fêter le quatre-vingtième anniversaire de naissance de Mr Antoine Boudreault de Dolbeau. Je ne veux pas vous faire une grande description de ce fameux personnage, mais mon oncle Antoine, dont certaines personnes ont l’honneur de l’appeler, présente un visage qui au premier abord semble sévère et interrogateur. Il vous transperce du regard avec ses yeux brillants, cherchant à connaître ce que représente pour lui la personne qu’il l’interpelle. Sous ses airs un peu grognons et rébarbatifs, se cache un personne fascinante et surtout très humaine. Il possède deux trésors : Jeanne-D’Arc et ses enfants. Vous n’avez qu’à vous asseoir près de lui et de l’écouter parler de ses deux richesses pour comprendre combien il peut les aimer. Maintenant qu’il a atteint l’âge vénérable du patriache il pourrait penser se reposer, mais avec une femme active comme Jeanne-D’Arc, il n’a pas le choix de rester jeune. Chaleureux, accueillant et fin causeur, il peut vous entretenir pendant des heures de son passé, de son travail et de tous les sacrifices que son épouse et lui-même ont eu à faire face pour réussir à élever dans la dignité une si belle famille. Un conseil des gens de cet envergure, ne peut être qu’une richesse pour des personnes comme nous. Mon oncle Antoine, je voudrais au nom de tous les Boudreau (lt) vous souhaiter encore plein de belles années auprès de cette merveilleuse famille quivous rend si bien l’amour que vous avez pour elle. Félicitations et bon anniversaire.

André

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Une histoire m’est racontée

Il est très agréable de recevoir, des membres, des textes que l’on peut publier avec un si grand plaisir. Pour certaines personnes, écrire c’est aussi facile que se nourrir et les mots, qui racontent une histoire, coulent de leur plume comme l’eau de la rivière.

« La mesure de l’espace et du temps »

Ce soir j’ai envie de remonter l’histoire et le temps de quelques cinq décennies. Je me retrouve donc en février 1948, je n’ai pas encore dix ans. Je viens de terminer mon souper et par la fenêtre givrée je vois au loin, danser une lumière. Je sais alors que ma tante Marie-Louise et sa fille Noémie sont attablées perès de la veilleuse à l’huile pour prendre leur repas du soir.

Toutes les deux habitent une maison basse sans fondation dont les planches extérieures grisées par l’âge n’ont jamais été peintes. Un tonneau plein d’eau gelée, fait le pion sous la gouttière d’une couverture de bardeaux de cèdre qui semble se soutenir sur les congères que le vent a amassées à l’arrière de l’habitation

Chez-nous à l’Anse-Saint-Jean, on mesure tout en temps : les distances, les vêtements, la température, l’argent, la capacité au travail, le nombre de vaches, ainsi de suite. Il n’est pas rare d’entendre dire : ¨ Sa maison est à dix minutes d’ici, il fait trop froid pour plus de cinq minutes dehors, il a du travail pour trois mois, il en a pour douze minutes avec le train ou il a de l’argent pour passer deux mois ¨. Ainsi la maison de ma tante se situe à cinq minutes de chez moi, quatre minutes en marchant vite, la vitesse diminue les distances.

Permission obtenue de ma mère, je commence à me vêtir pour cinq minutes, ne trouvant pas mon foulard, je marcherais vite. Après quatre minutes dans un chemin foulé par les chevaux, je me présente chez elle et j’ouvre la porte affaisée qu’il me faut soulever une seconde, afin que la clanche puisse échapper le dormant. Immédiatement une chaleur me souhaite la bienvenue et entendant les gonds grincer derrière moi, je suppose que la porte s’est bien fermée.
Une odeur particulière embaume la pièce. Il y plane une senteur permanente de bois. Les planches de sapin de Colombie non peintes qui ornent les murs diffusent une vapeur d’ambre chauffée. Des bûches fendues pour un poêle de cuisine, subissant leur dernier séchage sur la porte grande ouverte du four encensant la pièce. Elles attendent le temps d’aller se coucher sur le lit des tissons pour continuer à faire mijoter la bouilloire qui chante en permanence sur la cuisinière. On y flaire aussi une fine odeur de suie qui ruisselle des briques disjointes d'une cheminée qui a difficilement encaissé les années.

Trois chaises ornent l’appartement, une berçante et deux autres au dossier droit où sèchent un tablier et une serviette à vaisselle. Dans un coin, sous une tige de rameau de cèdre béni, un banc de quêteux attend et je m’y installe.

Les murs soutiennent un crucifix, quelques cadres d’images saintes et une tablette sur laquelle sont rangées un contenant d’eau bénite, un cierge et un chapelet fait de noisettes.

Attablées sous la fenêtre, les deux femmes partagent le souper puisant chacune leur tour dans la même assiette. Le repas consiste en un ragoût, un pain devant lequel ma tante a fait le signe de la croix avant d’en soutirer deux tranches, un peu de beurre et deux tasses de thé, le tout présenté dans un service de fer émaillé bleu, tacheté de gris. Deux chats, attirés par la faim, essaient de partager le souper.

Une lampe à l’huile, seul éclairage de la pièce veille devant des vitres remplies de buée. De son globe s’élancent des lueurs qui viennent enlacer celles sortant par la porte du poêle pour aller, ensemble, danser sur le plancher de bois jauni par les fortes lessives de soude caustique.

Ma tante n’a pas d’âge mais son visage ridé m’indique qu’elle les a tous. Le goître lui grossi le cou et une dent veille en solitaire dans sa bouche. Noémie est très discrète. On sent qu’elle partage nos discussions ou plutôt qu’elle aussi se plaît à écouter sa mère me parler de ce qu’elle a vécu.

Marie-Louise n’a jamais appris à lire ni à écrire mais elle s’est instruite à même la nature. Elle ne sait pas pourquoi mais elle peut m’expliquer les étoiles, elle me fait comprendre que la lune, ce grand miroir sur lequel je peux projeter mes rêves, court sous les nuages pour me rejoindre à la prochaine éclaircie. Elle a compris que l’on est jamais trop jeune pour avoir besoin de tout e la poésie d’un clair de lune.

Elle est guérisseuse et apothicaire, elle connaît bien des maladies et peut élaborer des remèdes pour faire passer une toux, diminuer une fièvre, faire disparaître une verrue ou entrer une hernie.

Elle s’intéresse à nos décorations scolaires, compatit à nos blessures. Elle est historienne et peut raconter en fabulant. Je l’écoute me parler de Georges se transformant en loup garou et qui vient hanter Welley les soirs sombres. Elle se souvient de Joseph-Louis ramant sur sa chasse-galerie en un soir de pleine lune. Elle croit aux pouvoirs des clairons ( aurores boréales) ; ils peuvent incandescents, nous tomber dessus. Moi, enfant de moins de dix ans, elle peut m’apeurer sous un manteau de mystères mais trouve toujours le moyen de ma calmer par un son de tendresse car elle sait s’en tenir à la forme fondamentale des choses.

Un jour la mort est passée et quand je l’ai vue étendue sur les planches, attendant son cercueil, j’ai compris que plus jamais elle ne me ferait revivre ses récits de guerre, de chantiers, de moissons ou d’engelures. Elle venait d’accéder au monde merveilleux qu’elle avait si souvent imaginé.

Elle m’a aidé à trouver le sens des mots et à graver dans mon esprit les odeurs, les sons, la chaleur, le froid et cette grande bonté qui était sienne.

Depuis la vie m’a fait connaître bien des extases; il en est d’atroces et d’autres d’une bouleversante douceur. J’ai bourlingué d’une activité à l’autre, manipulé la craie et la hache, pêché et chassé ou côtoyé la hardiesse et la peur. J’ai gardé souvenir de quelques valeurs et perdu le sens de certaines autres. Bien des saisons plus tard lorsqu’en plein golfe, étendu sur le pont d’un voilier, j’ai regardé l’oscillation du mât parmi les étoiles, je savais qu’à cinq minutes, en marchant vite, ma tante pouvait, à son tour venir me voir et m’écouter raconter.

Achille Boudreault.

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Activité de la Famille Boudreau (lt) au moulin des pionniers de la Doré

C'est le moulin des Pionners de la Doré.
Nous allons tenir notre activité le 8 juillet de cette année.

Cette année vous avez sans doute constater que notre activité printanière que nous tenions depuis trois années, la cabane à sucre, n’a pas eu lieu. Pour remplacer cette dernière activité, les Boudreau (lt) de St-Félicien, ayant comme chef de file Thérèse Boudreault et ses bénévoles, ont pensé nous faire une journée champêtre au vieux moulin des pionniers de la municipalité de La Doré.
Nous allons, avec l’aide de Guy Dufour, responsable du domaine du Moulin des Pionniers, concocté un programme pour une journée champêtre, avec souper et soirée dansante. Les prix pour ce forfait devrait plaire à toutes les bourses car nous voulons rassembler le plus grand nombre de membres de la famille Boudreau(lt). Plus de détails vont seront communiqués par téléphones ou encore par les médias. Cette activité devrait se tenir au mois de juin. Pour ceux et celles qui voudraient des renseignements, les directeurs et directrices pourront vous en fournir dans les prochaines semaines.

André

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100 ans, ça se fête...

100 ans, ça se fête et surtout lorsque cet anniversaire se passe à l’aube du nouveau millénaire. Qui peut se vanter dans cette salle d’avoir vécu au 19 ième 20 ième et 21 ième siècle. Eh bien ! notre jubilaire d’aujourd’hui, grand-maman, madame Marie-Louise Pelletier, jouit de ce privilège. C’est vraiment un privilège pour elle et nous profitons de ce rassemblement de parents et amis pour souligner le 100ième anniversaire d’une personne chère et précieuse aux yeux de tous et toutes ici présents.

Assise: Adéline Boudreault, Mme Arthur Boudreault, centenaire,
et sa soeur, madame Pelletier. Debout de gauche à droite,
Marcel, Reine et Marius, les enfants de madame Boudreault


Née en décembre 1899 à l’Anse St-Jean, elle convola en justes noces monsieur Arthur Boudreault natif du même village. Suite à leur mariage, ils s’installèrent à l’Anse St-Jean. Ils eurent 6 enfants dont 5 sont encore vivants. En 1925, ils décidèrent d’immigrer à Ville de La Baie. Ils avaient déjà 2 enfants, ma mère Adeline et mon oncle Marius qui était au berceau. Le dicton dit : « Qui prend mari prend pays » c’est le travail qui a décidé mes grands-parents à venir s’installer en ville.

Permettez-moi chère grand-maman, en tant que petite fille, de vous rendre hommage en ce jour d’anniversaire; hommage qui je l’espère, vous fera sentir notre appréciation et tout l’amour que nous avons pour vous. Pour débuter je dois vous dire, que pour nous, ses proches, grand-maman jusqu’à il y a une vingtaine d’années portait fièrement le prénom de Philippine et non Marie-Louise, ce n’est que lorsqu’elle a demandé un baptistère dans les années 70 qu’elle a découvert que Philippine n’était pas son vrai prénom. Mais pour ses frères et sœurs et enfants c’est Philippine et pour ses petits-enfants c’est grand-maman «pine»

Accueillante, généreuse, femme de caractère, et femme d’affaires, voilà quelques-unes des nombreuses qualités que je souhaite explorer avec vous.

Pour grand-maman, les portes de sa maison et de son cœur ont toujours été grandes ouvertes soit pour de grande fête ou des soupers du dimanche soir, elle disait « s’il y en a pour un y en pour dix ». La table était mise et c’était l’occasion de partager. Tous se rappelleront le plaisir qu’elle avait à préparer tous ces rassemblements. Accueillante, elle l’a été pour moi, peut-être un peu plus, car lorsque mon père décida de se bâtir une maison dans un quartier éloigné du centre ville de Port-Alfred, grand-maman qui demeurait à 2 pas de l’école m’hébergeait la semaine, car il n’était pas question que sa petite fille marche à pied de la 6ième avenue à l’avenue Lavoie. « C’est bien trop loin », disait-elle.

Les portes de son cœur ont toujours été aussi grandes ouvertes, que de fois elle a été la confidente de ses enfants, petits enfants et amis.. Elle savait par sa sagesse nous réconforter, pour grand-maman rien n’était dramatique elle disait « y pas de mort on va s’en sortir »

On ne peut passer sous silence combien grand-maman a fait preuve d’une grande générosité. Elle n’avait rien à elle, toujours prête à donner, le cœur sur la main, Souvent même elle devançait certaine fête pour que nous puissions jouir plus vite de notre cadeau.

A l’occasion de Noël, tout le monde avait sa petite boîte, enfants, gendres, brus et petits-enfants, elle se préparait des mois à l’avance. Il n’était pas rare chez les Boudreault de voir une cinquantaine de boîtes sous le sapin.

Généreuse de sa personne aussi, combien de fois elle prenait en charge ses petits-enfants afin de donner un peu de répit à mes parents, mes oncles et tantes. Elle aimait rendre service.

Les enfants et petits enfants de Madame Arthur Boudreault


Je ne vous apprendrez rien ici aujourd’hui en vous disant que celle que nous fêtons aujourd’hui a toujours été l’âme dirigeante du 491, 3ième rue. Elle voyait à tout, elle dirigeait les travaux de réparation de la maison, il y avait quelque chose de nouveau sur le marché vous pouvez être sûr qu’elle était la première à dire ça nous le prend. Eh croyez-moi, elle en a connu des premières au cours de ce siècle, elle est passée du fanal à l’électricité, de la planche à laver le linge aux appareils électroménagers sophistiqués, le téléphone, beaucoup se rappelleront l’avènement de la télévision, je me souviens le samedi soir l’on se rendait chez grand-maman pour écouter le hockey et le lundi soir pour Un homme et son péché. Elle était toujours à l’affût, avec grand-maman, pas de zigonnage, elle avait parlé donc il fallait passer par là. Je dois avouer qu’à ma connaissance, elle ne s’est pas souvent trompée. Il ne faudrait pas non plus négliger le fait qu’en ayant du caractère, il va sans dire qu’elle était très fière. Les beaux vêtements, on ne lui imposait pas un vêtement qu’elle n’aimait pas, même encore aujourd’hui c’est elle qui décide ce qu’elle va porter le matin. J’oserais dire aujourd’hui que nous, ses descendantes, avons fort heureusement hérité du fait que grand-maman est une femme de caractère, faudrait, un jour, en jaser plus longtemps avec nos conjoints et enfants.

Très jeune, elle travailla au presbytère de l’Anse St-Jean, mais pour moi, une femme qui en 1950, décide d’ouvrir un magasin de tissus à la verge sur la 3ième rue, je trouve ça audacieux, il n’y pas plus bel exemple de détermination que vous, grand-maman. A cette époque il n’y avait souvent que les hommes qui accédaient aux hautes études. Mais vous, vous avez su aller au-delà et vous avez fondé ce que l’on appellerait aujourd’hui une micro entreprise.

Que de fois vous êtes partie le lundi matin à 5h en camion avec M. Olivier Simard, qui à l’époque avait lui aussi une entreprise pour faire vos achats à Québec. Il n’y avait rien pour vous empêcher d’y aller, vous disiez « si M. Simard part, c’est que nous allons nous rendre à destination donc j’embarque » et tout le monde sait que les routes du temps n’étaient pas comme aujourd’hui. La journée des achats terminée, vous reveniez tard le soir et le lendemain tout redevenait à la normale.

Il faut dire que dans votre carrière de femme d’affaires, vous avez eu la chance d’avoir grand-papa, qui lui ayant plusieurs années de plus que vous, donc à la retraite avant vous, était là pour vous aider, non pas dans l’entreprise, mais dans le quotidien à la maison.

Je peux vous affirmer ici qu’à ma connaissance grand-maman fut une des premières femmes à Ville de La Baie que lorsqu’arrivait 5h30 après une journée passée derrière son comptoir, la table était mise, son assiette était prête. Souvent même que le repassage était fait, chanceuse. Grand-papa a toujours soutenu grand-maman, il savait reconnaître ses grandes qualités. Ma mère a aussi soutenu beaucoup grand’maman car lorsqu’elle se rendait faire ses achats, c’est maman qui gardait le fort. Je me souviendrai toujours que maman n’avait pu assister à ma confirmation car la veille, grand’maman avait eu une intervention chirurgicale au foie, donc maman se retrouvait derrière le comptoir. Mais il y a très longtemps de ça et je ne vous en ait jamais tenu rigueur.

En 1965, elle décide de fermer le magasin, c’est avec un pincement au cœur que j’ai vu cette entreprise s’en aller, car mon plus cher désir à l’époque, aurait été de continuer ce que grand-maman avait fondé mais mon père tenait à ce que je finisse mes études. Ce que je retiens de ces belles années, c’est qu’il n’y a que dans le dictionnaire que le « succès vient avant le travail » et grand-maman est la preuve vivante aujourd’hui que le travail n’a jamais fait mourir personne. Souvent lorsque je regarde ma carrière à moi et celles de vos petits-enfants, je me dis, elle a tracé le chemin.

En fermant le magasin, pour elle d’autres avenues s’ouvraient, plus de liberté, pas d’horaires fixes, elle rêvait de voir du pays, cependant quelques années après la fermeture du magasin, grand-papa, qui était son aîné de 15 ans, tomba malade et dû être hospitalisé à l’Hôpital de la Baie, pendant 3 ans, elle a pris soin de lui et en 1972 il nous quitta. Quelques années après le décès de grand-papa, elle décida qu’il était temps pour elle de réaliser certains de ses rêves, entre autres, voyager, elle est allée dans l’Ouest Canadien, en Ontario, dans les Maritimes, en Floride. A 75 ans, il fallait le faire, elle organisait son voyage, elle se trouvait quelquefois des compagnes de voyages, d’autres fois elle était accompagnée de mes oncles et tantes. Je me souviens une fois lui avoir dit, « vous n’avez pas peur de partir dans l’Ouest Canadien seule », elle m’avait répondu, « si jamais j’ai à mourir que ce soit ici ou dans l’ouest qu’est-ce que ça change, ce sera un peu plus d’ouvrage pour vous autres c’est tout ».

Avant de terminer, je ne peux passer sous silence ce que grand-maman a de plus précieux, sa grande foi, elle a une confiance inébranlable en la bonne Ste-Anne. Souvent, lorsque quelqu’un ne filait pas ou avait une maladie, elle disait « je vais prier la bonne Ste-Anne et elle va arranger tout ça ». Le souvenir le plus cher que j’ai de cette grande foi qui habite grand-maman, est qu’un jour Serge Desmeules, mon cousin, contracte la polyomyélite, les médecins ne savaient rien de cette maladie, c’était dans les premiers cas déclarés. Grand-maman a dit « on va faire un pélérinage à Ste-Anne de Beaupré et cet enfant là va guérir ». Aujourd’hui, Serge n’a aucune séquelle de cette maladie. Pour moi c’est un peu à cause de la science mais en grande partie à cause de la foi de grand-maman. Il y a quelques années par hasard, je me retrouve dans sa chambre ici au Foyer de Bagotville, et elle boude, je lui demande pourquoi, elle me dit « c’est la fête de la bonne Ste-Anne aujourd’hui et mon plus cher désir se serait qu’elle m’accueille près d’elle le jour de sa fête» je lui avait dit « ne vous en faites pas grand-maman le jour du grand départ, fête ou non, elle sera à la grande porte pour vous accueillir, vous une si fervente admiratrice.

Aujourd’hui vous avez 100 ans, grand-maman, votre famille s’est agrandie, depuis quelques mois une 5ième génération s’est ajoutée, nous sommes très chanceux de vivre de tels moments et c’est grâce à vous. Je suis fière de dire qu’à 50 ans j’ai encore ma grand-mère et je suis certaine que cette fierté est partagée de tous.

En écrivant ces quelques lignes, qui bien sûr, ne font que relater une infime partie de nos souvenirs j’ai pu mieux comprendre comment vous avez réussi vous et grand-papa, à gérer, organiser et soutenir une si belle famille. Comment vous avez, avec les modestes moyens du temps, réussit à nourrir et entretenir votre famille. Comment vous avez tenu votre maison avec classe et dignité, sans jamais vous plaindre, ni manifester le moindre découragement.

En terminant grand-maman, nous voulons vous dire combien nous vous aimons et combien vous nous êtes chère. Merci pour tout ce que vous nous avez donné et nous espérons que vous garderez un bon souvenir de ce 100ième anniversaire en compagnie de vos frères et sœurs, enfants, petits enfants, arrières petits-enfants, arrière-arrière petit-enfant, et depuis 5 ans, la grande famille du Foyer de Bagotville.

Permettez-moi au nom de ma famille de remercier la direction du Foyer de Bagotville, en particulier, madame Maryse Boudreault, coordonnatrice, de nous avoir donné l’opportunité de célébrer cette grande fête aujourd’hui.

Ce texte, composé et écrit par Nicole Lagotte est un hommage à sa grand mère.

Ce texte, composé et écrit par Nicole Lagotte est un hommage à sa grand mère.

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Les Armoiries de la Famille Boudrot, Boudreau (lt) (eaux)

RAPPEL

Notre demande d'une concession d'armoiries a été acceptée par Son excellence la très honorable Adrienne Clarkson, gouverneure générale du Canada. Le dessin
préliminaire de l'emblème de nos armoiries est présenté ci-dessous. Dans la réalisation finale en peinture, le jaune sera avantageusement rendu par de l'or.

Cette emblème comprend le bleu et rouge du drapeau acadien ainsi que l'étoile de Marie.

L'ancre représente le lien avec la navigation et l'installation des premiers Acadiens à Port Royal.

La balance rappelle le fait que Michel Boudrot occupait à Port Royal la position de magistrat.

La couronne représente le lien avec Port Royal; les fleurs de lys sur la couronne sont le symbole de la présence française et il y en a onze pour représenter les onze enfants de Michel Boudrot.


Suite

Lorsque nous avons fondé l’association de La Descendance de Boudrot à Boudraux (eau)(lt), nous avons tout de suite fait des recherches pour trouver les armoiries de la Famille Boudrot. Plusieurs sociétés généalogiques nous disaient de faire des contacts avec la mère patrie (la France) afin de trouver notre Blason. Des recherches nous en avons fait pendant trois années et des blasons, nous en avons répertorié jusqu’à sept différents, mais aucun n’avait la validation nécessaire pour que notre famille puisse s’associer à ces armoiries. Un comité a été formé au Nouveau-Brunswick ayant à sa tête, Stella Boudreau, présidente ex-officio de la Famille Boudreau des provinces maritimes et qui avait comme mandat de donner à la famille Boudrot ses armoiries officielles. Et bien après trois années de travail, de recherches, de correspondance et de consultations, notre demande acheminée au ministère de la Culture du gouvernement fédéral, a été acceptée.

La présentation officielle des armoiries à la famille Boudreau a été faite une première fois à Chéticamp, le 20 février 2000. Pourquoi à cet endroit? Tout simplement que la famille Boudreau fut une des familles fondatrices de ce pittoresque village du Cap Breton.

Lors des fêtes acadiennes qui se déroulent à chaque année au Nouveau Brunswick et donc nous serons présents à Barachois le 12 août, nous aurons le privilège, nous aussi, de recevoir le Blason de notre famille et de le ramener avec nous au Québec. Nous avons maintenant la photo de nos armoiries et nous vous en avons fait le détail lors de notre dernière parution du quatrième volet du Journal des Boudreau (lt). On peut aussi le voir sur Internet à : http://fafa.cea.umoncton.ca/boudreau.

André

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Bilan financier

La santé financière de notre association montrait au 1ier avril 2000, un montant de 1458.75$. Cette somme est le résultat du renouvellement des cartes de membres.

Au chapitre des dépenses, nous avons fait l’achat d’un livre sur la généalogie de St-Thomas Didyme et aussi l’achat de plus de trois milles enveloppes qui nous servent pour ramasser la généalogie des familles Boudreau(lt).

Si, parmi les gens que nous connaissons, quelqu’un avait la possibilité d’avoir une commandite pour ces enveloppes notre association s’en porterait que mieux.
Le travail de trésorerie se fera dorénavant par la secrétaire. Elle sera assistée par Roland Charrette. Dans le prochain numéro du journal, un compte rendu détaillé sera rendu sur les revenus et les dépenses de l’association.

André

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Décès

La grand Familles des Boudreau(lt) a perdu plusieurs de ses membres depuis quelques mois.

Le 29 décembre 1999, est décédée à St-David de Falardeau, Mme Fleur-Ange Boudreault, épouse de Laurent Tremblay. Elle était âgée de 65 ans et 4 mois.

Le 31 décembre 1999, à Alma, est décédé Mr Michel Boudreault, fils d’Adrien et Rita Boivin. Michel était âgé de 44 ans et 10 mois.

Le 21 janvier 2000, est décédée une grande amie à nous, Mme Marie-Hélène Boudreault, épouse de feu Noé Moore. Elle était âgée de 91 ans. Lors de la grande fête des Boudreau(lt) elle avait reçu un certificat d’honneur. Elle prenait plaisir à assister à nos réunions.

Le 25 janvier 00. À Alma est décédé Mr Roger Boudreault époux de Suzanne Villeneuve. Roger était âgé de 60 ans et 6 mois.

Le 26 février est décédée à Chicoutimi à l’âge de 63 ans, Mme Estelle Boudreault, épouse de Mr Claude Aubin.

Le 9 mars 00. Est parti vers un autre monde, Mr Philippe Boudreault époux de Rachelle Desmeules. Mr Boudreault était âgé de 75 ans.

Le 30 mars à Ville de la Baie, est décédé Mr Thomas Boudreault. Il était âgé de 85 ans et 11 mois.

Le 3 avril nous a quitté Mme Lucienne Girard, épouse de Mr Jean-Paul Boudreault, demeurant à Alma. Elle était âgée de 75 ans et 9 mois.

Le 13 avril, à La Baie, nous quittait pour un autre monde, Mr Adéodat Boudreault, époux de Rosane Bouchard. Il était âgé de 51 ans. Adéodat est une personne qui a donné beaucoup de son temps pour les autres.

À toutes les familles éprouvées par la perte de ces personnes aimées, notre association voudrait leur offrir ses plus sincères condoléances et leur dire que nos pensées sont avec ceux et celles qui demeurent et qui doivent continuer à vivre malgré la douleur qui nous afflige.

André

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Généalogie des familles

Aujourd’hui il serait de mise, je crois de parler de la généalogie de la famille de notre ami Achille Boudreault de l’Anse-St-Jean. Achille, dont la vocation était enseignant, a toujours eu le goût de l’écriture. À lire ses merveilleux poèmes on ne peut que se rendre à l’évidence. Peu de gens connaissent vraiment ce monsieur si mystérieux. Dans sa municipalité, Achille a été le directeur de la polyvalente Fréchette et il est encore impliqué dans les caisses populaires. Durant ses loisirs, Achille retrouve la paix intérieure en devenant coureur des bois. Sa passion pour la chasse et la pêche l’amène à disparaître de la circulation pendant de longues périodes.
Il est de verve facile et il peut vous parler de tous les sujets possibles, car dans ses grandes sorties en forêt, il cultive son esprit par la lecture. En effet, il dévore les livres comme une personne doit se nourrir pour rester en vie. Il est de commerce agréable et beaucoup de gens recherchent sa compagnie pour jaser autour d’un bon repas.
Il connaît comme pas un l’histoire de sa municipalité et tous les grands événements qui se sont passés depuis les tous débuts de la colonisation.
Il est bon d’être son ami et j’espère le demeurer pour qu’un jour nous ayons la chance de lire les écrits d’Achille.

Achille est né, a grandit et a pris épouse à l’Anse-St-Jean. De l’union d’Achille et Lise Bouchard sont nés: Louis et Agathe. Agathe est la maman de deux petits enfants qui font la joie de leur grand père.
Le père d’Achille s’appelait Georges. Il est né le 4 juillet 1899 à l’Anse-St-Jean. Marié le 1ier mars 1930 à Maria Perron, le couple a mis au monde 6 enfants.
1- Colette mariée à Yvon Lavoie ont eu trois enfants
2- Yves marié à Claire Boudreault ont eu quatre enfants
3- Pierrette mariée à Jacques Gaudreautl ont eu trois enfants
4- Ghislain marié à Irène Bernier ont eu deux enfants
5- Achille marié à Lise Bouchard ont eu deux enfants
6- Gérard marié à Lucette Boudreault ont eu trois enfants.

Le père de Georges était Joseph. Lui aussi est né, a grandi et s’est marié à l’Anse-St-Jean avec Georgiana Côté. De cet union, naîtront 9 enfants.

1- Marie mariée à Adélard Bouchard à l’Anse
2- Georges marié à Maria Perron ont eu six enfants
3- Léonidas marié Lucienne Côté ont eu quatre enfants, Léonidas et Lucienne sont toujours vivants.
4- Apoline mariée à Joseph Potvin ont eu douze enfants
5- Marie-Berthe marée à Charles-Émile Simard ont eu quatre enfants
6- Lévis marié à Madeleine Houde ont eu un enfant
7- Brigitte mariée à J,Eugène Bouchard ont eu deux enfants
8- Victor marié à Rachelle Simard n’ont pas eu de descendant
9- Elias marié à Georgette Perron ont eu quatre enfants.

Joseph était le fils de Simon Boudreault marié à l’Anse-St-Jean le 9 janvier 1871 à Virginie Thibeault. De ce mariage naîtront 11 enfants.

Le père de Simon était Vital marié aux Éboulements à Elmire Coulombe. 13 enfants naîtront de cet union. Tous ces enfants sont nés à l’Anse-St-Jean. La famille de Vital est une des familles qui fonda la municipalité de l’Anse-St-Jean.

Nous allons maintenant à la 6ième génération. Joseph marié à Marie Véronique Bouchard à Baie St Paul. 9 enfants de cet union.

La cinquième génération était Pierre marié à l’Isle aux Coudres en 1774 à Josephte Tremblay. 5 enfants naîtront de ce mariage.

La quatrième génération est celle de René marié à Marie Judith Pitre. René est un de nos ancêtres qui aidé par les Indiens Mic-Mac se sont enfuis de l’Acadie lors de la déportation. À travers les forêts, les lacs et les rivières, ils sont arrivés à l’Isle aux Coudres et se sont établis dans la région de Charlevoix.

La troisième génération est celle de Michel Boudrot marié à Cécile Leblanc à Grand Pré en Acadie.

La deuxième génération est celle de Claude marié à Marie Thibodeault.

La première génération est notre ancêtre à tous : Michel Boudrot marié à Michelle Aucoin. Le mariage a été célébré quelque part entre la France et Annapolis Royal. Et si Michel Boudrot s’était marié à bord du bateau qui l’amenait de La Rochelle au Canada ? Qui peut répondre à cette question ?
Voilà une partie de la généalogie de la famille d’Achille Boudreault. Si vous désirez avoir plus de détails, notre association garde encore quatre livres, qui en passant, sont les derniers de la deuxième édition.
André

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Sans suite

Au tout début de mon introduction sur la généalogie, je vous décrivais dans mes mots, pas toujours enrubannés de nuages, les sentiments fraternels que je ressentais envers Achille. Vous allez lire maintenant et comprendre comment cet homme à un pouvoir facile de faire vibrer les mots.

Poème d’Achille Boudreault : »Sans Suite »

Je voudrais vous raconter les étoiles
Avant que le jour les fasse dormir,
Pour les couvrir du brillant voile
Jusqu’à autre nuit, pour ensuite revenir.

Je connais leur brillance et leur nom;
Je sais l’endroit où les situe l’heure
Trouant le velours comme griffes de lion
Diminuant la nuit et la folle peur.

Elles sont l’infime partie de Cassiopée
De la Licorne, de l’Hydre, d’Orion
Elles peuvent être d’Andromède, de Céphée
De la Grande Ourse ou du Dragon.

Je voudrais vous raconter le rêve du solitaire
Où la jeune femme songe au noir coursier,
Ombre dans les bois aux nuances de vert;
Elle l’imagine fier aux flancs gonflées.

Qu’importent les saisons, la pluie et le temps,
S’y baignent les beaux pieds de cette jeune fille
Sous cette brume que la mer attend
En roulant ses galets au son de billes.

Je voudrais vous raconter le mirage des vents
Et même si au désert, point de fleurs
Je voudrais vous faire sentir l’encens
Quand l’espoir fait, que l’ennui meurt.

J’amènerais goût d’épices aux sources des sables
A la fontaine où commence chaude terre
Qui évapore l’eau devenue brouillard
Pour que miroitent, aux dunes, infimes lumières.

J’aimerais vous raconter l’hiver d’ancienne façon
Pour que jamais le temps ne devienne solitude
Et que le vent vous fasse entendre sa chanson
Cachant le froid et ses côtés rudes.

Hélas, je ne suis que l’éveil de ce vieux ridicule
Portant l’Éros qui ne veut pas mourir;
Et en ces simples mots qui forcent le recul
Je vous dis bonne nuit avec souhaits de bien dormir.

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Epilogue

Avant de se quitter, j’aimerais vous inviter aux deux activités que nous aurons lieu cet été soit : La journée champêtre à La Doré au mois de juin et le voyage de la Famille Boudreau(lt) du 10 août au 23 août : La Tournée des Maritimes et des Iles de la Madeleine.

L’été nous ramènera le chaud soleil et le plaisir du travail à l’extérieur de la maison. Donc amusez-vous ferme et profiter des bons moments de la vie. Soyez patients sur la route et conduisez avec prudence. Nous voulons vous garder encore très longtemps. Bonne lecture et bonne saison estivale.
André

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P"S" Pour tous commentaires écrits ou verbaux, contacter:

L'Association des Boudraux (eau) (lt)
Att. André Boudreault
2732 ave. du Parc
La Baie Qc.
G7B-1T8
418-544-9260
e-mail: boudroal@sympatico.ca

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