Mot du président,
Bonjour à vous tous, chers membres de la grande famille des Boudrot, Boudreau (lt) (eaux). Jespère que la longue saison dhiver ne vous a pas trop engourdi et que le retour du soleil printanier viendra nous réchauffer pour que nous puissions reprendre nos activités avec encore plus dardeur. Non pas que votre association sest endormie durant la saison hivernale, mais comme tout le monde, la belle saison qui sen vient nous donnera lénergie nécessaire pour revenir encore plus actif.
De quoi sera composé notre cinquième volet? De généalogie bien sur, car lors de notre dernière parution, cet item a été oublié. Nous parlerons aussi de nos activités à venir, du voyage des Boudreau (lt) dans les Maritimes, de la santé de notre association, des nouveaux membres que nous avons recruté, des personnes qui sont partis pour le grand voyage, des anniversaires, nous prendrons plaisir à lire le nouveau poème de notre ami Achille et de réfléchir sur : la mesure de lespace et du temps, de rendre un hommage particulier à une centenaire qui a été fêtée dernièrement par sa famille. On vous dit bonne lecture et si vous avez des interrogations ou des commentaires, alors nous sommes toujours là pour les accepter dans lespoir de saméliorer.
André
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Clin d'oeil
Pour notre chronique daujourdhui, jaimerais, même avec un peu de retard, souhaiter un prompt rétablissement à un athlète de 72 ans qui sest fracturé la cheville en jouant au voley-ball. Cet homme plein de talent quest Léo-Paul Boudreau de Jonquière a possiblement voulu épater la galerie et il sest produit ce qui devait arrivé. Léo-Paul et Rosita qui savent bien prendre la vie et ses petits malheurs sont des personnes qui donnent beaucoup de leur temps pour les autres. Ils font parti de plusieurs associations et sont toujours prêts lorsquils sont sollicités. Compagnons de voyage hors pairs, Léo-Paul a fait fureur lors de notre voyage en Louisiane. En effet après un souper gastronomique à la plantation Nottoway, notre ami Léo-Paul sest installé au piano et devant plus de deux cents convives ravis, celui-ci nous a démontré son grand talent de pianiste.
Je voudrais saluer lassociation des Boudreaux de la Louisiane pour leur magnifique travail lors du Congrès Mondial Acadien de 1999. Le fait de réunir plusieurs centaines de Boudreau (x) (lt) est un exploit formidable en soi, mais ce qui est encore plus remarquable cest que ces personnes, à travers tous les efforts déployés pendant trois années, ont réussi à redonner lespoir que le français pourrait redevenir plus fort dans les familles cadiennes. Leur travail a tellement porté fruit, que le gouvernement de la Louisiane leur a donné lautorisation davoir des écoles en immersion françaises. Le journal, « lÉtoile Acadienne » quils ont fondé lors de la création de leur association et qui est édité dans le deux langues, est toujours bien vivant et il continue à garder le contact avec tous les membres de la famille Boudreau (x) (lt). Charles Boudreaux de Kingwood, Texas qui a gardé le fort pendant quatre années comme président a maintenant laissé sa place pour devenir président ex-officio. Inez Barras, New Iberia, Louisiane est maintenant la nouvelle présidente. Elle aussi connaît tous les rouages de lassociation car elle est en place depuis les tous débuts. Encore une fois merci à tous les Boudreaux de la Louisiane pour le travail accompli durant le Congrès, leur hospitalité et leur gentillesse. Notre grande famille commence à grandir et de plus en plus à être reconnue partout dans le monde.
Notre journal, « le Bulletin des Boudreau (lt), qui nen nest quà ses premiers balbutiements, commence à être recherché. En effet depuis quelques temps, nous recevons par le courrier des demandes pour notre journal. Présentement le bulletin est distribué à tous ceux et celles qui sont membres de lassociation. cest à dire quon lenvoie dans la région du Saguenay-Lac-St-Jean, dans la région de Charlevoix, dans le bas du fleuve, Rimouski, New Richmond et Causapscal, à Québec, Montréal et Ottawa. On le livre aussi au Nouveau Brunswick et dans les Iles de la Madeleine. Il va faire un tour aussi dans le beau coin du Havre-St-Pierre. Plusieurs copies se retrouvent dans les régions de la France et de la Bretagne dautres vers nos cousins cajuns de la Louisiane. On peut aussi le lire sur le site internet a:
http://saglac.qc.ca/~boudroal/journal/journal.htm
Nous avons mis en branle il y a plus dun mois des lettres de généalogies que nous envoyons aux Boudreau (lt) que nous répertorions dans lannuaire téléphonique du Canada. Nous avons postés plus de huit cents lettres et nous en sommes seulement quau début. Cette recherche de généalogie nous donnera une grande source de renseignements afin daider les gens à retrouver leurs ancêtres et de découvrir avec quelles branches ils peuvent se greffer lun à lautre. Si tout va bien, nous aurons terminé dans à peu près une année. Si les gens qui reçoivent notre demande nous répondent un tant soit peu, nous aurons ramasser une masse dinformations qui sera toujours utile à tous les généalogistes tant amateurs que professionnels. En attendant, le travail de Louise et André se continue.
André
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Nouveau conseil dadministration
Lors de la dernière réunion du mois de janvier 2000, les directeurs (trices) élus par les membres se sont réunis pour élire un nouveau conseil. Donc ceux et celles qui continueront à garder lassociation la plus vivante possible sont :
André Boudreault président Ville de La Baie
Murielle Ouellet vice-présidente Ville de Jonquière
Carmen Boudreault Charette secrétaire-trésorière Ville dAlma
Yvan Boudreault directeur Ville de Chicoutimi
Marc Boudreault directeur Ville dAnse-St-Jean
Thérèse Boudreault directrice Ville de St-Félicien
Marcelle Boudreault Godin directrice Ville de Roberval
Rosita Boudreau directrice Ville de Jonquière
Ginette Boudreault (René) directrice Ville de Chicoutimi
Gaston Boudreault directeur Ville de La Baie
Ces personnes garderont le fort pendant la prochaine année et possiblement pour dautres années à venir. Bien sur que pour une association comme celle de la Famille Boudreau (lt) puisse fonctionner si bien, il faut lajout de bénévoles qui nont pas peur de donner de leur temps et souvent de leur argent. Ce qui fait que la santé de La Descendance de Boudrot à Boudraux (eau) (lt) est si active, cest que les directeurs et directrices de chacune des villes respectives ont su sentourer dune pléiade de bénévoles qui donnent de leur temps pour aider leur représentant (e) lors de chaque activité organisée dans leur municipalité. Même un activité comme le Brunch que votre comité fait de cinq à six fois par année, attire en moyenne soixante à soixante et dix personnes et cela dans nimporte quelle ville de la région Saguenay-Lac-St-Jean. Cest tout à lhonneur des bénévoles.
Je men voudrais de passer sous silence le travail combien estimé et important de Louise Boudreault pour aider à la trésorerie et surtout au président qui comme vous le savez est toujours parti dans des idées de grandeur. Elle est plus que son bras droit, elle est en partie responsable de la bonne marche de lassociation.
Pour Carmen Boudreault secrétaire et trésorière de notre association, elle a comme renfort un jeune octogénaire encore très actif du nom de Roland Charrette qui avec son âge et sa sagesse ramène souvent le président à lordre lors de réunion.
Thérèse Boudreault sest associée plusieurs personnes dont son frère Bertrand à St-Félicien, Hélenne (Antoine) à Dolbeau. Se sont des professionnels de la ligne téléphonique.
Yvan Boudreault a toujours sa Françoise et son éternel sourire.
Marc Boudreault a sa Odile et lors dactivité il sadjoint toujours ses enfants.
Tous (tes) les directeurs (trices) ont ainsi leur personnel de soutien et ces gens sont le cur et lâme de notre réussite. Merci à ces gens, merci dêtre les maîtres duvre de notre Famille.
Mille mercis vont aussi à trois de nos dirigeants qui nous ont quitté comme directeur cette année. Depuis le tout début de notre association, Bertrand Boudreault de St-Félicien, Alcide Boudreau de Jonquière et Sylvaine Boudreault de St-Bruno qui était la trésorière attitrée, ont été les pierres angulaires de notre association. Ils ont laissé leur tâche à dautres afin de naviguer dans dautres sphères dactivités. Même si leur travail de directeur est terminé, ils nous ont assuré de leur aide lors dactivités à venir. Notre conseil aura à leur rendre hommage très bientôt.
Voilà en quelques mots ce qui fait présentement la force de notre famille. Même si les directeurs (trices) se retirent ils demeurent néanmoins dans le giron du conseil et ils sont toujours prêts à mettre lépaule à la roue afin que toute activité devienne une réussite.
André
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Voyage des Boudreau (lt) dans les Maritimes
Suite à plusieurs demandes de nos membres qui nous demandaient dorganiser un voyage vers les provinces de nos ancêtres, votre association à décider de faire un itinéraire qui nous amènerait dans les régions des provinces maritimes et de visiter villes et villages dont la plupart de nos anciens ont fondé. Je ne vous donnerai pas le chemin que nous aurons à parcourir, car vous avez tous reçu le pamphlet du voyage. Où je voudrais revenir ce sont les endroits où nous aurons la chance de faire plus ample connaissance avec nos cousins et cousines de la Famille Boudreau (lt). Au Nouveau Brunswick, grâce à la complicité de Stella Boudreau et de plusieurs connaissances et amitiés que nous nous sommes faits lors de notre voyage en Louisiane, nous aurons la chance déchanger et de souper avec nos cousins (nes). Le lendemain, il y aura présentation des armoiries de la Famille Boudrot par de hauts dignitaires du gouvernement et se sera encore là une occasion de fraterniser avec tout ce monde. Le travail fait par certaines personnes, depuis trois ans, pour que la famille puisse avoir ses armoiries officielles a porté fruit. Nous pouvons être fiers du travail accompli et lors de notre retour au Québec, il sera intéressant de montrer à tous nos membres notre fameux blason.
Quand notre itinéraire nous amènera dans les Iles de la Madeleine pour une durée de trois jours, encore là grâce à monsieur Achille Hubert, journaliste du Journal « Le Radar », et qui nous a confirmé son alliance Boudreau (lt) de par sa mère, celui-ci nous a fait et continuera à nous faire une publicité auprès des Boudreau (lt) des Iles. Encore là, nous aurons la possibilité de créer dautres amitiés qui deviendront, je suis certain, durables.
Nous continuerons aussi à faire dautres contacts pour que des Boudreau (lt) de lIle du Prince Édouard, dans la région dÉvangéline, puissent nous accueillir et échanger. Nous tenterons de faire la même chose avec les autres provinces. Le clou du voyage sera probablement lorsque nous visiterons Annapolis Royal, là où Michel Boudrot, notre ancêtre à tous, est arrivé, sest établi et à commencer cette fameuse famille dont nous sommes tous descendants aujourdhui.
Nous avons en date daujourdhui vingt cinq personnes Boudreau (lt) ou alliances Boudreau (lt) qui nous ont garanti leur présence, mais nous travaillons dans le but dêtre quarante personnes. Plus il y aura de gens intéressés à nous accompagner, plus le prix du voyage sera baissé. Des Boudreau (lt) de Québec, Montréal, et Rimouski seront avec nous et ils sont très fébriles à lidée de partir. Nul doute que nous ferons une magnifique odyssée. En ce qui a trait aux Boudreau (lt) dici, j espérais une meilleure participation du Saguenay-Lac-St-Jean, mais enfin !!!! Il nous reste encore de la place, nattendez pas quil soit trop tard, se serait très regrettable de refuser des gens à la toute fin.
André
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Bon anniversaire

Jeannne D'Arc Tremblay, Antoine Boudreault et Thérèse
Boudreault qui lui remet un gateau pour ses 80 ans
Lors de notre dernière rencontre des Boudreau (lt) à St-Félicien, le 12 mars, nous avons eu loccasion de fêter le quatre-vingtième anniversaire de naissance de Mr Antoine Boudreault de Dolbeau. Je ne veux pas vous faire une grande description de ce fameux personnage, mais mon oncle Antoine, dont certaines personnes ont lhonneur de lappeler, présente un visage qui au premier abord semble sévère et interrogateur. Il vous transperce du regard avec ses yeux brillants, cherchant à connaître ce que représente pour lui la personne quil linterpelle. Sous ses airs un peu grognons et rébarbatifs, se cache un personne fascinante et surtout très humaine. Il possède deux trésors : Jeanne-DArc et ses enfants. Vous navez quà vous asseoir près de lui et de lécouter parler de ses deux richesses pour comprendre combien il peut les aimer. Maintenant quil a atteint lâge vénérable du patriache il pourrait penser se reposer, mais avec une femme active comme Jeanne-DArc, il na pas le choix de rester jeune. Chaleureux, accueillant et fin causeur, il peut vous entretenir pendant des heures de son passé, de son travail et de tous les sacrifices que son épouse et lui-même ont eu à faire face pour réussir à élever dans la dignité une si belle famille. Un conseil des gens de cet envergure, ne peut être quune richesse pour des personnes comme nous. Mon oncle Antoine, je voudrais au nom de tous les Boudreau (lt) vous souhaiter encore plein de belles années auprès de cette merveilleuse famille quivous rend si bien lamour que vous avez pour elle. Félicitations et bon anniversaire.
André
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Une histoire mest racontée
Il est très agréable de recevoir, des membres, des textes que lon peut publier avec un si grand plaisir. Pour certaines personnes, écrire cest aussi facile que se nourrir et les mots, qui racontent une histoire, coulent de leur plume comme leau de la rivière.
« La mesure de lespace et du temps »
Ce soir jai envie de remonter lhistoire et le temps de quelques cinq décennies. Je me retrouve donc en février 1948, je nai pas encore dix ans. Je viens de terminer mon souper et par la fenêtre givrée je vois au loin, danser une lumière. Je sais alors que ma tante Marie-Louise et sa fille Noémie sont attablées perès de la veilleuse à lhuile pour prendre leur repas du soir.
Toutes les deux habitent une maison basse sans fondation dont les planches extérieures grisées par lâge nont jamais été peintes. Un tonneau plein deau gelée, fait le pion sous la gouttière dune couverture de bardeaux de cèdre qui semble se soutenir sur les congères que le vent a amassées à larrière de lhabitation
Chez-nous à lAnse-Saint-Jean, on mesure tout en temps : les distances, les vêtements, la température, largent, la capacité au travail, le nombre de vaches, ainsi de suite. Il nest pas rare dentendre dire : ¨ Sa maison est à dix minutes dici, il fait trop froid pour plus de cinq minutes dehors, il a du travail pour trois mois, il en a pour douze minutes avec le train ou il a de largent pour passer deux mois ¨. Ainsi la maison de ma tante se situe à cinq minutes de chez moi, quatre minutes en marchant vite, la vitesse diminue les distances.
Permission obtenue de ma mère, je commence à me vêtir pour cinq minutes, ne trouvant pas mon foulard, je marcherais vite. Après quatre minutes dans un chemin foulé par les chevaux, je me présente chez elle et jouvre la porte affaisée quil me faut soulever une seconde, afin que la clanche puisse échapper le dormant. Immédiatement une chaleur me souhaite la bienvenue et entendant les gonds grincer derrière moi, je suppose que la porte sest bien fermée.
Une odeur particulière embaume la pièce. Il y plane une senteur permanente de bois. Les planches de sapin de Colombie non peintes qui ornent les murs diffusent une vapeur dambre chauffée. Des bûches fendues pour un poêle de cuisine, subissant leur dernier séchage sur la porte grande ouverte du four encensant la pièce. Elles attendent le temps daller se coucher sur le lit des tissons pour continuer à faire mijoter la bouilloire qui chante en permanence sur la cuisinière. On y flaire aussi une fine odeur de suie qui ruisselle des briques disjointes d'une cheminée qui a difficilement encaissé les années.
Trois chaises ornent lappartement, une berçante et deux autres au dossier droit où sèchent un tablier et une serviette à vaisselle. Dans un coin, sous une tige de rameau de cèdre béni, un banc de quêteux attend et je my installe.
Les murs soutiennent un crucifix, quelques cadres dimages saintes et une tablette sur laquelle sont rangées un contenant deau bénite, un cierge et un chapelet fait de noisettes.
Attablées sous la fenêtre, les deux femmes partagent le souper puisant chacune leur tour dans la même assiette. Le repas consiste en un ragoût, un pain devant lequel ma tante a fait le signe de la croix avant den soutirer deux tranches, un peu de beurre et deux tasses de thé, le tout présenté dans un service de fer émaillé bleu, tacheté de gris. Deux chats, attirés par la faim, essaient de partager le souper.
Une lampe à lhuile, seul éclairage de la pièce veille devant des vitres remplies de buée. De son globe sélancent des lueurs qui viennent enlacer celles sortant par la porte du poêle pour aller, ensemble, danser sur le plancher de bois jauni par les fortes lessives de soude caustique.
Ma tante na pas dâge mais son visage ridé mindique quelle les a tous. Le goître lui grossi le cou et une dent veille en solitaire dans sa bouche. Noémie est très discrète. On sent quelle partage nos discussions ou plutôt quelle aussi se plaît à écouter sa mère me parler de ce quelle a vécu.
Marie-Louise na jamais appris à lire ni à écrire mais elle sest instruite à même la nature. Elle ne sait pas pourquoi mais elle peut mexpliquer les étoiles, elle me fait comprendre que la lune, ce grand miroir sur lequel je peux projeter mes rêves, court sous les nuages pour me rejoindre à la prochaine éclaircie. Elle a compris que lon est jamais trop jeune pour avoir besoin de tout e la poésie dun clair de lune.
Elle est guérisseuse et apothicaire, elle connaît bien des maladies et peut élaborer des remèdes pour faire passer une toux, diminuer une fièvre, faire disparaître une verrue ou entrer une hernie.
Elle sintéresse à nos décorations scolaires, compatit à nos blessures. Elle est historienne et peut raconter en fabulant. Je lécoute me parler de Georges se transformant en loup garou et qui vient hanter Welley les soirs sombres. Elle se souvient de Joseph-Louis ramant sur sa chasse-galerie en un soir de pleine lune. Elle croit aux pouvoirs des clairons ( aurores boréales) ; ils peuvent incandescents, nous tomber dessus. Moi, enfant de moins de dix ans, elle peut mapeurer sous un manteau de mystères mais trouve toujours le moyen de ma calmer par un son de tendresse car elle sait sen tenir à la forme fondamentale des choses.
Un jour la mort est passée et quand je lai vue étendue sur les planches, attendant son cercueil, jai compris que plus jamais elle ne me ferait revivre ses récits de guerre, de chantiers, de moissons ou dengelures. Elle venait daccéder au monde merveilleux quelle avait si souvent imaginé.
Elle ma aidé à trouver le sens des mots et à graver dans mon esprit les odeurs, les sons, la chaleur, le froid et cette grande bonté qui était sienne.
Depuis la vie ma fait connaître bien des extases; il en est datroces et dautres dune bouleversante douceur. Jai bourlingué dune activité à lautre, manipulé la craie et la hache, pêché et chassé ou côtoyé la hardiesse et la peur. Jai gardé souvenir de quelques valeurs et perdu le sens de certaines autres. Bien des saisons plus tard lorsquen plein golfe, étendu sur le pont dun voilier, jai regardé loscillation du mât parmi les étoiles, je savais quà cinq minutes, en marchant vite, ma tante pouvait, à son tour venir me voir et mécouter raconter.
Achille Boudreault.
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Activité de la Famille Boudreau (lt) au moulin des pionniers de la Doré

C'est le moulin des Pionners de la Doré.
Nous allons tenir notre activité le 8 juillet de cette année.
Cette année vous avez sans doute constater que notre activité printanière que nous tenions depuis trois années, la cabane à sucre, na pas eu lieu. Pour remplacer cette dernière activité, les Boudreau (lt) de St-Félicien, ayant comme chef de file Thérèse Boudreault et ses bénévoles, ont pensé nous faire une journée champêtre au vieux moulin des pionniers de la municipalité de La Doré.
Nous allons, avec laide de Guy Dufour, responsable du domaine du Moulin des Pionniers, concocté un programme pour une journée champêtre, avec souper et soirée dansante. Les prix pour ce forfait devrait plaire à toutes les bourses car nous voulons rassembler le plus grand nombre de membres de la famille Boudreau(lt). Plus de détails vont seront communiqués par téléphones ou encore par les médias. Cette activité devrait se tenir au mois de juin. Pour ceux et celles qui voudraient des renseignements, les directeurs et directrices pourront vous en fournir dans les prochaines semaines.
André
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100 ans, ça se fête...
100 ans, ça se fête et surtout lorsque cet anniversaire se passe à laube du nouveau millénaire. Qui peut se vanter dans cette salle davoir vécu au 19 ième 20 ième et 21 ième siècle. Eh bien ! notre jubilaire daujourdhui, grand-maman, madame Marie-Louise Pelletier, jouit de ce privilège. Cest vraiment un privilège pour elle et nous profitons de ce rassemblement de parents et amis pour souligner le 100ième anniversaire dune personne chère et précieuse aux yeux de tous et toutes ici présents.

Assise: Adéline Boudreault, Mme Arthur Boudreault, centenaire,
et sa soeur, madame Pelletier. Debout de gauche à droite,
Marcel, Reine et Marius, les enfants de madame Boudreault
Née en décembre 1899 à lAnse St-Jean, elle convola en justes noces monsieur Arthur Boudreault natif du même village. Suite à leur mariage, ils sinstallèrent à lAnse St-Jean. Ils eurent 6 enfants dont 5 sont encore vivants. En 1925, ils décidèrent dimmigrer à Ville de La Baie. Ils avaient déjà 2 enfants, ma mère Adeline et mon oncle Marius qui était au berceau. Le dicton dit : « Qui prend mari prend pays » cest le travail qui a décidé mes grands-parents à venir sinstaller en ville.
Permettez-moi chère grand-maman, en tant que petite fille, de vous rendre hommage en ce jour danniversaire; hommage qui je lespère, vous fera sentir notre appréciation et tout lamour que nous avons pour vous. Pour débuter je dois vous dire, que pour nous, ses proches, grand-maman jusquà il y a une vingtaine dannées portait fièrement le prénom de Philippine et non Marie-Louise, ce nest que lorsquelle a demandé un baptistère dans les années 70 quelle a découvert que Philippine nétait pas son vrai prénom. Mais pour ses frères et surs et enfants cest Philippine et pour ses petits-enfants cest grand-maman «pine»
Accueillante, généreuse, femme de caractère, et femme daffaires, voilà quelques-unes des nombreuses qualités que je souhaite explorer avec vous.
Pour grand-maman, les portes de sa maison et de son cur ont toujours été grandes ouvertes soit pour de grande fête ou des soupers du dimanche soir, elle disait « sil y en a pour un y en pour dix ». La table était mise et cétait loccasion de partager. Tous se rappelleront le plaisir quelle avait à préparer tous ces rassemblements. Accueillante, elle la été pour moi, peut-être un peu plus, car lorsque mon père décida de se bâtir une maison dans un quartier éloigné du centre ville de Port-Alfred, grand-maman qui demeurait à 2 pas de lécole mhébergeait la semaine, car il nétait pas question que sa petite fille marche à pied de la 6ième avenue à lavenue Lavoie. « Cest bien trop loin », disait-elle.
Les portes de son cur ont toujours été aussi grandes ouvertes, que de fois elle a été la confidente de ses enfants, petits enfants et amis.. Elle savait par sa sagesse nous réconforter, pour grand-maman rien nétait dramatique elle disait « y pas de mort on va sen sortir »
On ne peut passer sous silence combien grand-maman a fait preuve dune grande générosité. Elle navait rien à elle, toujours prête à donner, le cur sur la main, Souvent même elle devançait certaine fête pour que nous puissions jouir plus vite de notre cadeau.
A loccasion de Noël, tout le monde avait sa petite boîte, enfants, gendres, brus et petits-enfants, elle se préparait des mois à lavance. Il nétait pas rare chez les Boudreault de voir une cinquantaine de boîtes sous le sapin.
Généreuse de sa personne aussi, combien de fois elle prenait en charge ses petits-enfants afin de donner un peu de répit à mes parents, mes oncles et tantes. Elle aimait rendre service.

Les enfants et petits enfants de Madame Arthur Boudreault
Je ne vous apprendrez rien ici aujourdhui en vous disant que celle que nous fêtons aujourdhui a toujours été lâme dirigeante du 491, 3ième rue. Elle voyait à tout, elle dirigeait les travaux de réparation de la maison, il y avait quelque chose de nouveau sur le marché vous pouvez être sûr quelle était la première à dire ça nous le prend. Eh croyez-moi, elle en a connu des premières au cours de ce siècle, elle est passée du fanal à lélectricité, de la planche à laver le linge aux appareils électroménagers sophistiqués, le téléphone, beaucoup se rappelleront lavènement de la télévision, je me souviens le samedi soir lon se rendait chez grand-maman pour écouter le hockey et le lundi soir pour Un homme et son péché. Elle était toujours à laffût, avec grand-maman, pas de zigonnage, elle avait parlé donc il fallait passer par là. Je dois avouer quà ma connaissance, elle ne sest pas souvent trompée. Il ne faudrait pas non plus négliger le fait quen ayant du caractère, il va sans dire quelle était très fière. Les beaux vêtements, on ne lui imposait pas un vêtement quelle naimait pas, même encore aujourdhui cest elle qui décide ce quelle va porter le matin. Joserais dire aujourdhui que nous, ses descendantes, avons fort heureusement hérité du fait que grand-maman est une femme de caractère, faudrait, un jour, en jaser plus longtemps avec nos conjoints et enfants.
Très jeune, elle travailla au presbytère de lAnse St-Jean, mais pour moi, une femme qui en 1950, décide douvrir un magasin de tissus à la verge sur la 3ième rue, je trouve ça audacieux, il ny pas plus bel exemple de détermination que vous, grand-maman. A cette époque il ny avait souvent que les hommes qui accédaient aux hautes études. Mais vous, vous avez su aller au-delà et vous avez fondé ce que lon appellerait aujourdhui une micro entreprise.
Que de fois vous êtes partie le lundi matin à 5h en camion avec M. Olivier Simard, qui à lépoque avait lui aussi une entreprise pour faire vos achats à Québec. Il ny avait rien pour vous empêcher dy aller, vous disiez « si M. Simard part, cest que nous allons nous rendre à destination donc jembarque » et tout le monde sait que les routes du temps nétaient pas comme aujourdhui. La journée des achats terminée, vous reveniez tard le soir et le lendemain tout redevenait à la normale.
Il faut dire que dans votre carrière de femme daffaires, vous avez eu la chance davoir grand-papa, qui lui ayant plusieurs années de plus que vous, donc à la retraite avant vous, était là pour vous aider, non pas dans lentreprise, mais dans le quotidien à la maison.
Je peux vous affirmer ici quà ma connaissance grand-maman fut une des premières femmes à Ville de La Baie que lorsquarrivait 5h30 après une journée passée derrière son comptoir, la table était mise, son assiette était prête. Souvent même que le repassage était fait, chanceuse. Grand-papa a toujours soutenu grand-maman, il savait reconnaître ses grandes qualités. Ma mère a aussi soutenu beaucoup grandmaman car lorsquelle se rendait faire ses achats, cest maman qui gardait le fort. Je me souviendrai toujours que maman navait pu assister à ma confirmation car la veille, grandmaman avait eu une intervention chirurgicale au foie, donc maman se retrouvait derrière le comptoir. Mais il y a très longtemps de ça et je ne vous en ait jamais tenu rigueur.
En 1965, elle décide de fermer le magasin, cest avec un pincement au cur que jai vu cette entreprise sen aller, car mon plus cher désir à lépoque, aurait été de continuer ce que grand-maman avait fondé mais mon père tenait à ce que je finisse mes études. Ce que je retiens de ces belles années, cest quil ny a que dans le dictionnaire que le « succès vient avant le travail » et grand-maman est la preuve vivante aujourdhui que le travail na jamais fait mourir personne. Souvent lorsque je regarde ma carrière à moi et celles de vos petits-enfants, je me dis, elle a tracé le chemin.
En fermant le magasin, pour elle dautres avenues souvraient, plus de liberté, pas dhoraires fixes, elle rêvait de voir du pays, cependant quelques années après la fermeture du magasin, grand-papa, qui était son aîné de 15 ans, tomba malade et dû être hospitalisé à lHôpital de la Baie, pendant 3 ans, elle a pris soin de lui et en 1972 il nous quitta. Quelques années après le décès de grand-papa, elle décida quil était temps pour elle de réaliser certains de ses rêves, entre autres, voyager, elle est allée dans lOuest Canadien, en Ontario, dans les Maritimes, en Floride. A 75 ans, il fallait le faire, elle organisait son voyage, elle se trouvait quelquefois des compagnes de voyages, dautres fois elle était accompagnée de mes oncles et tantes. Je me souviens une fois lui avoir dit, « vous navez pas peur de partir dans lOuest Canadien seule », elle mavait répondu, « si jamais jai à mourir que ce soit ici ou dans louest quest-ce que ça change, ce sera un peu plus douvrage pour vous autres cest tout ».
Avant de terminer, je ne peux passer sous silence ce que grand-maman a de plus précieux, sa grande foi, elle a une confiance inébranlable en la bonne Ste-Anne. Souvent, lorsque quelquun ne filait pas ou avait une maladie, elle disait « je vais prier la bonne Ste-Anne et elle va arranger tout ça ». Le souvenir le plus cher que jai de cette grande foi qui habite grand-maman, est quun jour Serge Desmeules, mon cousin, contracte la polyomyélite, les médecins ne savaient rien de cette maladie, cétait dans les premiers cas déclarés. Grand-maman a dit « on va faire un pélérinage à Ste-Anne de Beaupré et cet enfant là va guérir ». Aujourdhui, Serge na aucune séquelle de cette maladie. Pour moi cest un peu à cause de la science mais en grande partie à cause de la foi de grand-maman. Il y a quelques années par hasard, je me retrouve dans sa chambre ici au Foyer de Bagotville, et elle boude, je lui demande pourquoi, elle me dit « cest la fête de la bonne Ste-Anne aujourdhui et mon plus cher désir se serait quelle maccueille près delle le jour de sa fête» je lui avait dit « ne vous en faites pas grand-maman le jour du grand départ, fête ou non, elle sera à la grande porte pour vous accueillir, vous une si fervente admiratrice.
Aujourdhui vous avez 100 ans, grand-maman, votre famille sest agrandie, depuis quelques mois une 5ième génération sest ajoutée, nous sommes très chanceux de vivre de tels moments et cest grâce à vous. Je suis fière de dire quà 50 ans jai encore ma grand-mère et je suis certaine que cette fierté est partagée de tous.
En écrivant ces quelques lignes, qui bien sûr, ne font que relater une infime partie de nos souvenirs jai pu mieux comprendre comment vous avez réussi vous et grand-papa, à gérer, organiser et soutenir une si belle famille. Comment vous avez, avec les modestes moyens du temps, réussit à nourrir et entretenir votre famille. Comment vous avez tenu votre maison avec classe et dignité, sans jamais vous plaindre, ni manifester le moindre découragement.
En terminant grand-maman, nous voulons vous dire combien nous vous aimons et combien vous nous êtes chère. Merci pour tout ce que vous nous avez donné et nous espérons que vous garderez un bon souvenir de ce 100ième anniversaire en compagnie de vos frères et surs, enfants, petits enfants, arrières petits-enfants, arrière-arrière petit-enfant, et depuis 5 ans, la grande famille du Foyer de Bagotville.
Permettez-moi au nom de ma famille de remercier la direction du Foyer de Bagotville, en particulier, madame Maryse Boudreault, coordonnatrice, de nous avoir donné lopportunité de célébrer cette grande fête aujourdhui.
Ce texte, composé et écrit par Nicole Lagotte est un hommage à sa grand mère.
Ce texte, composé et écrit par Nicole Lagotte est un hommage à sa grand mère.
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Les Armoiries de la Famille Boudrot, Boudreau (lt) (eaux)
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RAPPEL
Notre demande d'une concession d'armoiries a été acceptée par Son excellence la très honorable Adrienne Clarkson, gouverneure générale du Canada. Le dessin
préliminaire de l'emblème de nos armoiries est présenté ci-dessous. Dans la réalisation finale en peinture, le jaune sera avantageusement rendu par de l'or.
Cette emblème comprend le bleu et rouge du drapeau acadien ainsi que l'étoile de Marie.
L'ancre représente le lien avec la navigation et l'installation des premiers Acadiens à Port Royal.
La balance rappelle le fait que Michel Boudrot occupait à Port Royal la position de magistrat.
La couronne représente le lien avec Port Royal; les fleurs de lys sur la couronne sont le symbole de la présence française et il y en a onze pour représenter les onze enfants de Michel Boudrot. |
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Lorsque nous avons fondé lassociation de La Descendance de Boudrot à Boudraux (eau)(lt), nous avons tout de suite fait des recherches pour trouver les armoiries de la Famille Boudrot. Plusieurs sociétés généalogiques nous disaient de faire des contacts avec la mère patrie (la France) afin de trouver notre Blason. Des recherches nous en avons fait pendant trois années et des blasons, nous en avons répertorié jusquà sept différents, mais aucun navait la validation nécessaire pour que notre famille puisse sassocier à ces armoiries. Un comité a été formé au Nouveau-Brunswick ayant à sa tête, Stella Boudreau, présidente ex-officio de la Famille Boudreau des provinces maritimes et qui avait comme mandat de donner à la famille Boudrot ses armoiries officielles. Et bien après trois années de travail, de recherches, de correspondance et de consultations, notre demande acheminée au ministère de la Culture du gouvernement fédéral, a été acceptée.
La présentation officielle des armoiries à la famille Boudreau a été faite une première fois à Chéticamp, le 20 février 2000. Pourquoi à cet endroit? Tout simplement que la famille Boudreau fut une des familles fondatrices de ce pittoresque village du Cap Breton.
Lors des fêtes acadiennes qui se déroulent à chaque année au Nouveau Brunswick et donc nous serons présents à Barachois le 12 août, nous aurons le privilège, nous aussi, de recevoir le Blason de notre famille et de le ramener avec nous au Québec. Nous avons maintenant la photo de nos armoiries et nous vous en avons fait le détail lors de notre dernière parution du quatrième volet du Journal des Boudreau (lt). On peut aussi le voir sur Internet à : http://fafa.cea.umoncton.ca/boudreau.
André
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La santé financière de notre association montrait au 1ier avril 2000, un montant de 1458.75$. Cette somme est le résultat du renouvellement des cartes de membres.
Au chapitre des dépenses, nous avons fait lachat dun livre sur la généalogie de St-Thomas Didyme et aussi lachat de plus de trois milles enveloppes qui nous servent pour ramasser la généalogie des familles Boudreau(lt).
Si, parmi les gens que nous connaissons, quelquun avait la possibilité davoir une commandite pour ces enveloppes notre association sen porterait que mieux.
Le travail de trésorerie se fera dorénavant par la secrétaire. Elle sera assistée par Roland Charrette. Dans le prochain numéro du journal, un compte rendu détaillé sera rendu sur les revenus et les dépenses de lassociation.
André
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Décès
La grand Familles des Boudreau(lt) a perdu plusieurs de ses membres depuis quelques mois.
Le 29 décembre 1999, est décédée à St-David de Falardeau, Mme Fleur-Ange Boudreault, épouse de Laurent Tremblay. Elle était âgée de 65 ans et 4 mois.
Le 31 décembre 1999, à Alma, est décédé Mr Michel Boudreault, fils dAdrien et Rita Boivin. Michel était âgé de 44 ans et 10 mois.
Le 21 janvier 2000, est décédée une grande amie à nous, Mme Marie-Hélène Boudreault, épouse de feu Noé Moore. Elle était âgée de 91 ans. Lors de la grande fête des Boudreau(lt) elle avait reçu un certificat dhonneur. Elle prenait plaisir à assister à nos réunions.
Le 25 janvier 00. À Alma est décédé Mr Roger Boudreault époux de Suzanne Villeneuve. Roger était âgé de 60 ans et 6 mois.
Le 26 février est décédée à Chicoutimi à lâge de 63 ans, Mme Estelle Boudreault, épouse de Mr Claude Aubin.
Le 9 mars 00. Est parti vers un autre monde, Mr Philippe Boudreault époux de Rachelle Desmeules. Mr Boudreault était âgé de 75 ans.
Le 30 mars à Ville de la Baie, est décédé Mr Thomas Boudreault. Il était âgé de 85 ans et 11 mois.
Le 3 avril nous a quitté Mme Lucienne Girard, épouse de Mr Jean-Paul Boudreault, demeurant à Alma. Elle était âgée de 75 ans et 9 mois.
Le 13 avril, à La Baie, nous quittait pour un autre monde, Mr Adéodat Boudreault, époux de Rosane Bouchard. Il était âgé de 51 ans. Adéodat est une personne qui a donné beaucoup de son temps pour les autres.
À toutes les familles éprouvées par la perte de ces personnes aimées, notre association voudrait leur offrir ses plus sincères condoléances et leur dire que nos pensées sont avec ceux et celles qui demeurent et qui doivent continuer à vivre malgré la douleur qui nous afflige.
André
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Généalogie des familles
Aujourdhui il serait de mise, je crois de parler de la généalogie de la famille de notre ami Achille Boudreault de lAnse-St-Jean. Achille, dont la vocation était enseignant, a toujours eu le goût de lécriture. À lire ses merveilleux poèmes on ne peut que se rendre à lévidence. Peu de gens connaissent vraiment ce monsieur si mystérieux. Dans sa municipalité, Achille a été le directeur de la polyvalente Fréchette et il est encore impliqué dans les caisses populaires. Durant ses loisirs, Achille retrouve la paix intérieure en devenant coureur des bois. Sa passion pour la chasse et la pêche lamène à disparaître de la circulation pendant de longues périodes.
Il est de verve facile et il peut vous parler de tous les sujets possibles, car dans ses grandes sorties en forêt, il cultive son esprit par la lecture. En effet, il dévore les livres comme une personne doit se nourrir pour rester en vie. Il est de commerce agréable et beaucoup de gens recherchent sa compagnie pour jaser autour dun bon repas.
Il connaît comme pas un lhistoire de sa municipalité et tous les grands événements qui se sont passés depuis les tous débuts de la colonisation.
Il est bon dêtre son ami et jespère le demeurer pour quun jour nous ayons la chance de lire les écrits dAchille.
Achille est né, a grandit et a pris épouse à lAnse-St-Jean. De lunion dAchille et Lise Bouchard sont nés: Louis et Agathe. Agathe est la maman de deux petits enfants qui font la joie de leur grand père.
Le père dAchille sappelait Georges. Il est né le 4 juillet 1899 à lAnse-St-Jean. Marié le 1ier mars 1930 à Maria Perron, le couple a mis au monde 6 enfants.
1- Colette mariée à Yvon Lavoie ont eu trois enfants
2- Yves marié à Claire Boudreault ont eu quatre enfants
3- Pierrette mariée à Jacques Gaudreautl ont eu trois enfants
4- Ghislain marié à Irène Bernier ont eu deux enfants
5- Achille marié à Lise Bouchard ont eu deux enfants
6- Gérard marié à Lucette Boudreault ont eu trois enfants.
Le père de Georges était Joseph. Lui aussi est né, a grandi et sest marié à lAnse-St-Jean avec Georgiana Côté. De cet union, naîtront 9 enfants.
1- Marie mariée à Adélard Bouchard à lAnse
2- Georges marié à Maria Perron ont eu six enfants
3- Léonidas marié Lucienne Côté ont eu quatre enfants, Léonidas et Lucienne sont toujours vivants.
4- Apoline mariée à Joseph Potvin ont eu douze enfants
5- Marie-Berthe marée à Charles-Émile Simard ont eu quatre enfants
6- Lévis marié à Madeleine Houde ont eu un enfant
7- Brigitte mariée à J,Eugène Bouchard ont eu deux enfants
8- Victor marié à Rachelle Simard nont pas eu de descendant
9- Elias marié à Georgette Perron ont eu quatre enfants.
Joseph était le fils de Simon Boudreault marié à lAnse-St-Jean le 9 janvier 1871 à Virginie Thibeault. De ce mariage naîtront 11 enfants.
Le père de Simon était Vital marié aux Éboulements à Elmire Coulombe. 13 enfants naîtront de cet union. Tous ces enfants sont nés à lAnse-St-Jean. La famille de Vital est une des familles qui fonda la municipalité de lAnse-St-Jean.
Nous allons maintenant à la 6ième génération. Joseph marié à Marie Véronique Bouchard à Baie St Paul. 9 enfants de cet union.
La cinquième génération était Pierre marié à lIsle aux Coudres en 1774 à Josephte Tremblay. 5 enfants naîtront de ce mariage.
La quatrième génération est celle de René marié à Marie Judith Pitre. René est un de nos ancêtres qui aidé par les Indiens Mic-Mac se sont enfuis de lAcadie lors de la déportation. À travers les forêts, les lacs et les rivières, ils sont arrivés à lIsle aux Coudres et se sont établis dans la région de Charlevoix.
La troisième génération est celle de Michel Boudrot marié à Cécile Leblanc à Grand Pré en Acadie.
La deuxième génération est celle de Claude marié à Marie Thibodeault.
La première génération est notre ancêtre à tous : Michel Boudrot marié à Michelle Aucoin. Le mariage a été célébré quelque part entre la France et Annapolis Royal. Et si Michel Boudrot sétait marié à bord du bateau qui lamenait de La Rochelle au Canada ? Qui peut répondre à cette question ?
Voilà une partie de la généalogie de la famille dAchille Boudreault. Si vous désirez avoir plus de détails, notre association garde encore quatre livres, qui en passant, sont les derniers de la deuxième édition.
André
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Au tout début de mon introduction sur la généalogie, je vous décrivais dans mes mots, pas toujours enrubannés de nuages, les sentiments fraternels que je ressentais envers Achille. Vous allez lire maintenant et comprendre comment cet homme à un pouvoir facile de faire vibrer les mots.
Poème dAchille Boudreault : »Sans Suite »
Je voudrais vous raconter les étoiles
Avant que le jour les fasse dormir,
Pour les couvrir du brillant voile
Jusquà autre nuit, pour ensuite revenir.
Je connais leur brillance et leur nom;
Je sais lendroit où les situe lheure
Trouant le velours comme griffes de lion
Diminuant la nuit et la folle peur.
Elles sont linfime partie de Cassiopée
De la Licorne, de lHydre, dOrion
Elles peuvent être dAndromède, de Céphée
De la Grande Ourse ou du Dragon.
Je voudrais vous raconter le rêve du solitaire
Où la jeune femme songe au noir coursier,
Ombre dans les bois aux nuances de vert;
Elle limagine fier aux flancs gonflées.
Quimportent les saisons, la pluie et le temps,
Sy baignent les beaux pieds de cette jeune fille
Sous cette brume que la mer attend
En roulant ses galets au son de billes.
Je voudrais vous raconter le mirage des vents
Et même si au désert, point de fleurs
Je voudrais vous faire sentir lencens
Quand lespoir fait, que lennui meurt.
Jamènerais goût dépices aux sources des sables
A la fontaine où commence chaude terre
Qui évapore leau devenue brouillard
Pour que miroitent, aux dunes, infimes lumières.
Jaimerais vous raconter lhiver dancienne façon
Pour que jamais le temps ne devienne solitude
Et que le vent vous fasse entendre sa chanson
Cachant le froid et ses côtés rudes.
Hélas, je ne suis que léveil de ce vieux ridicule
Portant lÉros qui ne veut pas mourir;
Et en ces simples mots qui forcent le recul
Je vous dis bonne nuit avec souhaits de bien dormir. |
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Epilogue
Avant de se quitter, jaimerais vous inviter aux deux activités que nous aurons lieu cet été soit : La journée champêtre à La Doré au mois de juin et le voyage de la Famille Boudreau(lt) du 10 août au 23 août : La Tournée des Maritimes et des Iles de la Madeleine.
Lété nous ramènera le chaud soleil et le plaisir du travail à lextérieur de la maison. Donc amusez-vous ferme et profiter des bons moments de la vie. Soyez patients sur la route et conduisez avec prudence. Nous voulons vous garder encore très longtemps. Bonne lecture et bonne saison estivale.
André
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