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tix


Mon premier concert de l'Allman Brothers Band.
Tommy Hilfiger at Jones Beach, Wantagh NY, 08/24/05

Forcément, ça compte !
Oui, je sais, pour un webmaster, ça fait pas sérieux.         

Pour situer, non seulement je suis fan de ce groupe depuis 30 ans, non seulement j'ai loupé leurs 2 passages en France pour cause de vide d'information dans les 80's, mais en plus ce concert est venu en point d'orgue (Hammond B3) d'un fantastique voyage aux Etats-Unis avec mes enfants, qui les découvraient à cette occasion. (les Etats-Unis, et les Brothers aussi, d'ailleurs !)

Une fois n'est pas coutume, sur ce site francophone, une page en anglais par Josh Chasin, un spectateur très calé, qui avait rédigé les notes
du DVD  Beacon 03 !




gregg warrenderek

    



Jones Beach, comment ça marche ?

Endroit improbable, comme le reste des Etats Unis. A 40 bornes de New York, un gigantesque théâtre ultra moderne, en bord de plage.

Le temps est parfait, 25°, pas de vent. Le soleil va se coucher. Les tix disent "rain or shine". qu'il pleuve ou pas, le concert aura lieu. Il a fait beau, tant mieux

En première partie Moe, les potes à Warren. (la prochaine tournée US de Gov't Mule a lieu avec eux, avec un concert complet de chacun des groupes, alternativement en première et deuxième partie). Country rock agréable au début, montant en régime assez sensiblement. Très honnêtement, le groupe est grevé d'un manque criant de vocals. Ça grimpe gentiment , jusqu'au rappel. Mr Warren Haynes et Mr Derek Trucks arrivent en guest pour un rappel forcément torride. 4 guitares dont les deux compères à la slide.

Il fait nuit, le concert peut commencer.
Parlons tout de suite du choc culturel. Alors que tout le monde pourrait avoir une visibilité parfaite, (tout le monde a un siège), une bonne moitié du public est debout, y compris la part importante de mastodontes. Personne ne gueule. ça c'est pas encore trop grave. Par contre, ça va, ça vient, ça quitte son siège en plein morceau pour aller pisser ou aller chercher un hot dog. ça discute pas mal aussi.
Hot Tuna dans leur itv à Crossroad par Jean do Bernard (juillet 05) donne une partie de l'explication (confirmée par la fin de la présente revue). Les américains sont gavés de concerts, ils viennent passer une soirée, avec musique en fond. J'exagère à peine. Nous européens sommes sevrés de nos groupes préférés et assistons à un concert quasi religieusement (ce qui nous empêche pas de mettre de l'ambiance, bien au contraire, et les groupes américains adorent le public européen).

Le concert maintenant :

Techniquement parfait, la machine est magnifiquement huilée. Première surprise, Derek est passé au centre de la scène. Habillé de blanc (Warren est en noir), il prend tous les projos et se tient 3 mètres devant Warren et Oteil. Musicalement, il prend une grosse majorité des soli, en nombre comme en temps. Toujours aussi intériorisé, il exprime un peu plus de sentiments tout de même (sourires, regards…). Des novices verraient en lui le leader de la bande. mais ce sont bien toujours Gregg, Warren, et Butch qui mènent la barque.
Sa technique est toujours époustouflante. Mais son style de jeu sans médiator, avec tous les doigts de la main droite en action, qui lui donne cette vitesse ahurissante sur chaque corde, impliquaient un son un peu étouffé, un peu "mouillé". il y a remédié, et ses attaques sont encore plus vives.

Il reste très reconnaissable par rapport à Warren, et les deux s'affrontent dans des joutes épiques à chaque morceau.

Les 4 de derrières sont impériaux, Butch en leader, surtout sur les fûts, Jaimoe qui a maintenant les cheveux intégralement blancs, cisèle les cuivres. Marc, immense, relance en permanence, comble le moindre interstice. Pas grand chose à dire sur Oteil, magistral.

Le solo de drums (solo à 3 en fait) est somptueux. Sur disque c'est souvent indigeste, mais sur place la complicité des trois compères est extra.
A noter la longue partie aux timbales de Butch, qui rend le morceau très original.
Sortie en douceur à la basse, avec un petit Happy Birthday pour Oteil.

Gregg prend un plaisir immense à diriger sa petite bande. Sa voix est posée, imposante, et alterne toujours magnifiquement avec celle de Warren. Mon fils préfère Gregg, moi j'aime bien Warren. Y'en a pour tous les goûts, on va pas se bagarrer.

Les morceaux s'enchaînent :
Revival
Don't Keep me Wandering
Midnight rider
Good Morning little school girl
Wasted Words
Desdemona
Egypt
Soulshine
Dreams
Rockin'Horse
Drums
Bass
Jessica
Rappel : Southbound.

Du classique, donc. Egypt est la seule création 2005, un instrumental commencé assez soft avec les deux guitares sur le même chant, puis une série de soli solides. Du tout bon.
Alors bien sûr le tout dure 2h45'. c'est magnifique mais il manque des choses !
Après enquête, c'est la plus petite set list de l'été. 12 morceaux, contre 14 ou 15, sans comper les drums et bass auxquels tout le monde a droit. Sur un catalogue de 58 titres, on en a 12 ! Pas de Liz Reed, pas de Whipping post (j'attendais secrètement l'un de ces deux titres en deuxième rappel. Çà s'est vu en 2004, et en 2005), pas de Mountain Jam, pas de Layla non plus. pas de Patchwork Quilt, qui évoque justement Jones Beach. pas de, pas de.....

A la sortie du concert, soit 15 minutes après la fin du show, on va chercher l'Instant Live, l'enregistrement soundboard de l'intégralité du concert, mixage parfait ! (réservé avant le show pour 25 $ / 20 €). Adieu bootlegs. On le met dans le lecteur, les immenses parkings se vident à merveille et sur le highway on écoute pour la première fois d'une longue série le souvenir de ces moments magiques.




Lendemain matin. Petit dej au motel. Un mec m'aborde, moi et mon tee shirt tout frais.
- T'étais au show hier ?
- Ben ouais.
- T'as trouvé comment ?
- Bien, forcément, mais c'était mon premier, et toi ?
- Moi, je compte plus. Même cette année je sais pas combien j'en ai vu. Mon pote, là, a vu les 8 Beacon. Moi j'ai pas pu. On est monté de Floride pour le 21 dans le New jersey, et Jones Beach. comme tous les ans. D'habitude Jones Beach est mieux. Là c'était le contraire. Le show a bien grimpé sur les trois premiers morceaux, et puis ça a plafonné. Mais c'était bien quand même.
On va essayer d'aller en voir 4 ou 5 dans le Sud à partir de septembre...

Ça laisse rêveur, limite jaloux, ça confirme certains points. La set list était pas parfaite.
Ça sera encore mieux la prochaine fois !

Gregg : Goodbye New York, see ya at the Beacon !
On va essayer !
derek warren